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Full text of "Bulletin Societe D'Histoire Naturelle de Toulouse (et de Midi Pyrenees)."

8 JUL 1886 




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SOCIETE 




D'HISTOIRE NATURELLE 



DE TOULOUSE. 



DIX-HUITIÈME ANNÉE. — 1884 



BULLETIN TRIMESTRIEL 

Janvier. — Février. — Mars. 

TOULOUSE 

IMPRIMERIE DURAND, F1LLOUS ET LAGARDE 

BUE SAINT-ROME, 44 

1884 





Extrait du règlement de la Société d'Histoire \aturelle. de Toulouse 

Art. 1 er . La Soc été a pour but de former des réunions dans lesquelles les 
naturalistes pourront exposer et discuter les résultats de leurs recherches et 
de leurs observations. 

Art. 2. Elle s'occupe de tout ce qui a rapport aux sciences naturelles, 
Minéralogie, Géologie, Botanique et Zoologie. Les sciences physiques et his- 
toriques dans leurs applications à l'Histoire Naturelle, sont également de son 
domaine. 

Art. 3. Son but plus spécial sera d'étudier et de faire connaître la consti- 
tution géologique, \<t flore, et la faune de la région dont Toulouse est le 
centre. 

Art. 4. La Société s'efforcera d'augmenter les collections du Musée d'His- 
toire Naturelle de Toulouse. 

Art. 5. La Société se compose : de Membres-nés — Honoraires — Titu 
i-Mres — Cor nts. 

.«•didats au titre de membres titulaires devront être agréés 
p a . ^ .iission d'admission. La propos-tion sera faite par un mem- 

bre de la Société et remise entre les mains du Président. 

La Commission d'admission est composée des membres du bureau et de 
ceux du comité de publication, ses décisions ne seront valables qu'avec 
un minimum de 5 membres présents. 

Art. 9. La Société statuera par un vote au scrutin secret sur les présen- 
tations acceptées par la Commission d'admission, au plus tard dans la 
seconde séance qui suivra la présentation. 

Art. 10. Les membres titulaires paient une cotisation annuelle de 1-2 fr., 
payable au commencement de l'année académique contre quittance délivrée 
par le Trésorier. 

Art. 11. Le droit au diplôme est gratuit pour les membres honoraires e» 
correspondants ; pour les membres titulaires il est de 5 francs. 

Art. 12. Le Trésorier ne peut laisser expédier les diplômes qu'après avoii 
reçu le montant du droit et de la cotisation. Alors seulement les membres 
sont inscrits au Tableau de la Société. 

Art. 14. Lorsqu'un membre néglige d'acquitter son annuité, il perd, après 
deux avertissements, l'un du Trésorier, l'autre du Président, tous les droits 
attachés au titre de membre. 

Art. 18. Le but de la Société étant exclusivement scientifique, le titre de 
membre ne saurait cire utilisé dans une entreprise industrielle. 

Art. 20. Le bureau de la Société se compose des officiers suivants : Prési- 
dent; 1 er et 2 e Vice-présidents; Secrétaire-général ; 2 Secrétaires -adjoints : 
Trésorier ; Bibliothécaire-Archiviste. 

Art. 31. L'élection des membres du Bureau, du Conseil d'adminîsration 
et du Comité de publication, a lieu au scrutin secret dans la première quin 
zaine de janvier. Ils sont nommés pour une année. Le Secrétaire-général, les 
Secrétaires -adjoints, le Trésorier, l'Archiviste et les Membres du Conseil etdu 
Comité peuvent seuls être reélus immédiatement dans les mêmes fonctions. 

Art. 33. La Société tient ses séances le mercredi à 8 heures du soir. Elles 
s ouvrent le premier mercredi après le 15 novembre, et ont lieu tous les 1 er et 3 e 
mercredi de chaque moisjusqu'au 1 er mercredi du mois d'août inclusivement. 

An. 39. La publication des découvertes ou études faites par les membres 
Ji la Société et par les commissions, a lieu dans un recueil imprimé aux frais 
de celle ci, sous le titre de : Bulletin de la Société d'Histoire naturelle 
de Toulouse. Chaque livraison porte son numéro et la date de sa publication. 

Art. 4t. La Société laisse aux auteurs la responsabilité de leurs travaux et 
de leurs opinions scientifiques. Tout Mémoire imprimé devra donc porter la 
signature de l'auteur. 

Art. 42. Celui-ci conserve toujours la propriété de son œuvre. Il peut en 
obtenir des tirages à part, des réimpressions, mais par l'intermédiaire de la 
Société. 

Art. 48. Les membres de la Société sont tous invités à lui adresser les 
échantillons qu'ils pourront réunir. 

Art. 52. En cas de dissolution, les diverses propriétés de laSoc.été revien- 
dront de droit à la vijis de Toulouse. 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIETE D'HISTOIRE NATURELLE 

DE TOULOUSE 



r r 



SOCIETE 



D'HISTOIRE NATURELLE 



DE TOULOUSE 



BULLETIN 



DIX-HUITIEME ANNÉE. — 1884. 




TOULOUSE 

TYPOGRAPHIE DURAND , FILLOUS et LAGARDE 

BUE SAINT-ROME, H. 



1884 



COMPOSITION DU BUREAU DE LA SOCIÉTÉ 
pour l'année 4884. 



Président : M. Lartet. 

Vice-présidents : 
M. L. de Malafosse. | M. de Rey-Pailhade. 

Secrétaire- général. Secrétaires -adjoints, 

M. Paul Fabre. I MM. Crouzil et Guénot. 

Trésorier. Archiviste. 

M. Jules Chalande. | M. Henri Chalande. 

Conseil d'administration. 
M. Debat-Ponsan. I M. Lacroix. 



Comité d'impression. 

M. Peragallo. 1 M. de Saint-Simon. 

M. Marquet. M. Trutat. 

Commission des grandes courses. 

M. Lartet I M. Regnault. 

M. Ch. Fabre» M. de Malafosse. 

M. Trutat. ! 

Commission des petites courses. 

M. J. Chalande. M. de Saint-Simon. 

M. Regnault. 



- 6 — 

ÉTAT 

DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 

DE TOULOUSE 
31 mars 18 8 4. 

membres nés. 

M. le Préfet du département de la Haute-Garonne. 

M. le Maire de Toulouse. 

M. le Recteur de l'Académie de Toulouse. 



Membres honoraires. 



MM. 



Blanchard (Emile) $S membre de l'Institut, Professeur au Muséum, 
Paris. 1873. 

D r Clos ^ , Directeur du Jardin des Plantes, membre correspondant 
de l'Institut, 2, allée des Zéphirs, Toulouse. 1866. 

Daguin $e > ancien Professeur à la Faculté des sciences, 1 , rue du Pont 
de Tounis, Toulouse. 1868. 

L'abbé D. Dupuy $f, Professeur au Petil-Séminaire, Auch (Gers). 1872. 

D r Hayden (F.-V.), Directeur du Comité géologique des Etats-Unis, 
Washington. 1878. 

D r Joly (N.) >ft, ancien Professeur à la Faculté des sciences, membre cor- 
respondant de l'Institut, 52, rue des Amidonniers, Toulouse. 1866. 

De Lacaze-Dutdiers ^V> membre de l'Institut, Professeur à la Sor- 
bonne, Paris. 1883. 

Lavocat $f, ancien Directeur de l'Ecole vétérinaire, allée Lafayette, 66, 
Toulouse. 1866. 

De Lesseps (Ferdinand) C $s membre de l'Institut, Paris. 1879. 

D r Noulet (N.) $s Directeur du Musée d'histoire naturelle, grand'rue 

Nazareth, 19, Toulouse. 1866. 
De Rouville (Paul) $s Doyen de la Faculté des sciences, Montpel- 
lier. 1872. 
D 1 ' Soubeyran (Léon) $f, Professeur à l'École supérieure de pharmacie, 
Montpellier. 1868. 



- 7 - 

Membres titulaires. 

Fondateurs. 

MM. D'àubuisson (Auguste), 1 , rue du Calvaire, Toulouse. 
Cartailhac (Emile) , 5, rue de la Chaîne, Toulouse. 
Fouque (Charles), 25, rue Boulbonne, Toulouse. 
D r Garrigou (Félix), 38, rue Valade, Toulouse. 
Lacroix (Adrien), 20, rue Peyrolières, Toulouse. 
Marquet (Charles), 4 5, rue Saint-Joseph, Toulouse. 
De Montlezun (Armand), Menville, par Lévignac-sur-Save(H.-G-).. 
Trutat (Eugène), Conservateur du Musée d'histoire naturelle, rue 
des Prêtres, 3, Toulouse. 

MM. 

Abeille de Perrin, place des Palmiers, 41, Hyères (Var). 4 873. 
Adoue, Professeur à 1 école Saint-Charles, rue de Passy, 46, Paris. 1883.. 
Ancely (Georges), 63, rue de la Pomme, Toulouse. 1875. 
Arthez (Emile), officier d'administration, Orléans. 1878. 
Avignon, rue de la Fonderie, 19, Toulouse. *S72. 
Azam (Henri), rue Deville, 2, Toulouse. 1880. 

Barrât, avenue Frizac, Toulouse. 1873. 

Bayle (Edmond), licenciées-sciences, au Muséum, Paris. 1879. 

Bégouen (Comte) $f, place Saint-François-Xavier, 10, Paris. 1879. 

D r Bégué, Inspecteur des enfants assistés, rue Boulbonne, 29, Tou- 
louse. 1872. 

De Belcastel (Auguste), Jardin-Royal, 3, Toulouse. 1880. 

Bessaignet (Paul), rue des Chapeliers, Toulouse. 1874. 

Bidaud (Louis), Professeur à l'Ecole vétérinaire, Toulouse. 1872. 

Bordenave (Auguste), Chirurgien-dentiste, quai de Tounis_, aux bains 
chinois, Toulouse. «866. 

Du Boucher (Henri), Président de la Société scientifique de Borda , Dax 
(Landes). 1875. 

Boudet, Professeur au Lycée, rue Bavard, 5, Toulouse. 1883. 

Boule, Licencié ès-sciences naturelles, rue du Sénéchal, 6 bis, Tou- 
louse. 1883. 

Brevière, receveur des domaines, à Port-Sainte-Marie (L.-et-G). 1881. 

D 1 " Cadène, rue Croix-Baragnon, Toulouse. 4 881. 

De Calmels (Henri), propriétaire à Carbonne (Haute-Garonne). 1866. 



- 8 - 

Caralp, Licencié ès-sciences naturelles, mai ire de conférences à la Fa- 
culté des sciences, Toulouse. 1883. 

Castaing fils, rue Riquet, 39, Toulouse. 4 883. 

Causse (Louis), boulevard de Strasbourg, 46, Toulouse. 1882. 

Chalande (Henri), rue des Couteliers, 51, Toulouse. 1879. 

Chalande (Jules), 51, rue des Couteliers, Toulouse. 1874. 

D r Clary (Raphaël), aide-major au 80 e de ligne, Tulle (Corrèze). 1880. 

Comère (Joseph), Pharmacien, faubourg St-Etienne, 19, Toulouse. 1882. 

Cossaune (G.), rue du Sénéchal, 10, Toulouse. 1878. 

Courso, manufacturier, rue Pharaon, 41, Toulouse. 1873. 

Crouzil ^Victor), instituteur primaire, rue du ponl de Tounis, Tou- 
louse. 1876. 

D r Dépéré, médecin-major, à Grenoble. 1881. 

Deljougla, rue Mage, Toulouse. 1881. 

Deltil (André;, notaire, Lavaur (Tarn). 1879. 

Deleyez, Directeur de l'École normale, Al bi. 1871. 

Desjardins, jardinier en chef à l'Ecole vétérinaire, Toulouse. 1871. 

Dispan (Henri), rue du Canard, 7, Toulouse. 1882. 

Doumet-Adanson, Cette (Hérault). 1873. 

Duc (Jules), pharmacien, Caylus (Tarn-et-Garonne). 1873. 

Ducbalais, Inspecteur des forêts, Bourges (Cher). 1883. 

Ducros (Raymond), rue Perchepinte, 27, Toulouse. 1882. 

Dunac (Paul), Tarascon (Ariège). 1 8 8 3 . 

Fabre (Charles), maître de conférences à la Faculté des sciences, 
rue Fermât, 18, Toulouse. 1875. 

Fabre (Georges), inspecteur des forêts, Alais (Gard) 1 873. 

Fabre (Paul), Licencié ès-sciences naturelles, rue d'Austerlitz, 10, Tou- 
louse. 1879. 

Fagot (Paul), notaire à Villefranche-de-Lauragais (H. -G.). 1869. 

Fayol, Ingénieur principal des mines de Carmaux (Tarn). 1883. 

Flotte (Léon), à Vigoulet, par Castanet (Haute-Garonne). 1869. 

Foch (Charles), à Lédar, près Saint-Girons (Ariège). 1875. 

Fontan (Alfred), conservateur des hypothèques, à Castres (Tarn). 1872. 

Frankoual, interne des hôpitaux, St-Joseph de la Grave, Toulouse. 1883. 

Galy, Conseiller de Préfecture, Foix (Ariège). 1883. 

Gantier (Antoine), rue Ninau 10, Toulouse. 1868. 

Gauran, Médecin de 2 e classe de la marine, au 2 me d'infanterie de ma- 
rine, Guadeloupe. 1879. 

Géraud (Bernard), instituteur en retraite, roule de Castres, 5, Tou- 
louse. 1883. 



- 9 - 

Gèze (Louis), 7, place d'Assézat, Toulouse. 1872. 

Gineste (Fernand), rue des Lois, 32 bis, Toulouse. 1883. 

D r Gobert, rue de la Préfecture, à Mont-de-Marsan (Landes). 1873. 

Guknot, rue des Couteliers, 26, Toulouse. 1882. 

Guy, rue Saint- Antoine duT, 12, Toulouse. 1871. 

Haas, Inspecteur des forêts, école ftrestière des Barres, près Montargis 

(Loiret). 18*2. 
Helson, Ingénieur civil des mines, à Bruniquel ,Tarn-et-Garonne). 1883. 
Héron (Guillaume), rue Dalayrac, 2, Toulouse. 1879. 
Hurel, rue Beaurepaire, 26, Paris. 1880. 

Izarn, commis princ. des douanes, allées Lafayette, 45, Toulouse. 1 869. 

Lacaze, pharmacien, rue Boulbonne, 18, Toulouse. 1882. 

Lajoye (Abel), Reims (Marne). 18^5. 

De Laplagnolle (Henri), allée St-Michel, 25, Toulouse. -1883. 

Lartet, Professeur à la Faculté des sciences, rue du pont de Tonnis, Tou- 
louse. 1883. 

Lassère (Raymond) *fi*, capitaine d'artillerie en retraite, 9, ruedeRé- 
musat, Toulouse. 1866. 

Lasserre (Bernard), rue Saint-Aubin, 12, Toulouse. 

Laulanié, Professeur à l'Ecole Vétérinaire, Toulouse. 1883. 

DeLwALETTE (Roger), à Cessales, près Villefranche-de-Lauraguais (Haute- 
Garonne). 187 6. 

Leygue (Raymond), place Dupuy, 24 bis, Toulouse. 1882. 

De Malafosse (Gaston) , château de La Roque, par Sallèles d'Aude 
(Aude), et rue Mage, 20, Toulouse. !87i. 

De Malafosse (Louis), château des Varennes, par Villenouvelle (Haute- 
Garonne). <866. 

Martel (Frédéric), à Castelmaurou, près Toulouse. 1875. 

Marty, boulevard de Strasbourg, 67, Toulouse. 1880. 

Mélac (Guillaume), à Sabonnères, par Rieumes (Haute-Garonne). 1 879. 

Mestre (Gaston), rue Valade, 22, Toulouse. 1877. 

Monclar, allée St-Etienne, 41, Toulouse. 1874. 

D r Moner, plaza Oataluna Vergara, 18, Barcelonne (Espagne). 

Générât de Nansouty (Charles), C $, Directeur honoraire deTObserva- 
toiredu Pic du Midi, Bagnères-de-Bigorre (Hautes Pyrénées). 1872. 
Pailhès, Ingénieur aux Mines de Carmaux, Albi. 1882. 
Paquet (René), avocat, rue de Vaugirard, 34, Paris. 1882. 
Pendriez, Répétiteur à l'Ecole Vétérinaire, Toulouse. 1883. 



- 10 - 

PsRàGALLO (H.) #, Capitaine d'artillerie, rue Mage, 24, Toulouse. 

D r Peykonnet, boulevard Si- Aubin, 18, Toulouse. 1882. 

Pianet (Emile), Toulouse. 1879. 

Pianet (Jules), Toulouse. 1879. 

Pianet (Sébastien), Toulouse. 1874. 

De Pianet (Edmond) *fc , Ingénieur civil, rue des Amidonniers, 41, 

Toulouse. 180 G. 
Ponsax (Ch. Débat-), rue Pharaon, 13, Toulouse. 1881. 
Pougés (Gabriel), rue Sf-Aubin, 5, Toulouse. 1872. 
Provost, photographe, rue d'Alsace-Lorraine, Toulouse. 1832. 
Pugens (Georges), ingénieur en chef à Agen. 1874. 

Rachou (Auguste), Ingénieur civil, rue de l'Echarpe, 3, Toulouse. 1879. 

Rataboul, propriétaire, à Moissac (Tarn-et-Garonne). 1882. 

D 1 " Régi, rue de la République, 62, Toulouse. 1 881 . 

Regnault (Félix), rue de la Trinité, 19, Toulouse. 1866. 

D r Resseguet (Jules;, rue Joutx-Aigues, 3, Toulouse. 1871. 

Reverdit, rue des Récollets, 9n, Toulouse. 1882. 

Rey-Lescure, Faubourg du Moustier, Montauban (Tarn-et-Gar.). 1872. 

De Rey-Pailuade, Ingénieur civil des mines, rue du Taur, 38, Tou- 
louse. 1879. 

De Rivals-Mazères (Alphonse) &, rue Boulbonne, 50, Toulouse. 1872. 

Romestin (Victor;, rue Périgord, 10 bis, Toulouse. 1878. 

Ronso (Olivier) sous-directeur du Crédit Lyonnais, rue de la Dalbade, 22, 
Toulouse. 1884. 

Rousseau (Théodore), Inspecteur des Eaux et Forêts, rue d'Alsace, 19, 
Carcassonne (Aude). 1874. 

Roux-Guy, place Saintes-Scarbes, 11, Toulouse. 1882. 

De Saint-Simon (Alfred), 6, rue Tolosane, Toulouse. 1872. 
Saunier (Edouard , rue Ninau, 15, Toulouse. 1879. 
Comte de Sambucy-Luzençon (Félix), rue du Vieux Raisin, 31, Tou- 
louse. 1868. 
Scuwabb (A.), porte St-Etienne, 41, Toulouse. 1880. 
Sicard (Germain), château de Rivières, par Caune (Aude.) 

Tassy, Inspecteur des Eaux et Forêts, àDie(Drôme). 1875. 

De Tersac, à St-Lizier (Ariége). 1880. 

Teulade (Marc), rue des Tourneurs, 45, Toulouse. 

Dr Thomas (Philadelphe), à Gaillac (Tarn). 

Tujague, pharmacien, rue Bayard, 30. 1882. 

De la Vieuville (Paul), boulevard de Strasbourg, 36, Toulouse. 1873. 



- Il — 

Membres correspondants, 



MM. 



Baux, Canton (Chine). 1874. 

Biche, Professeur au Collège, Pézénas (Hérault). 1871. 

D r Bleicher, Professeur à la Faculté de Médecine de Nancy. 1866. 

L'abbé Boissonade, Profess. au Petit-Séminaire, à Mende (Lozère). 1 873. 

De Bormains, faubourg de Paris, 52, Valenciennes. 1883. 

D 1 Caisso, à Clenhont (Hérault). 1867. 

Cavalié, principal du collège d'Eymoutiers (Haute-Vienne). 1873. 

Cazalis de Fondouce, rue des Etuves, 18, Montpellier. 1867. 

Chantre (Ernest), sous-directeur du Muséum de Lyon (Rhône). 1 867. 

De Chapel-d'Espinassoux (Gabriel), avocat, Montpellier (Hérault). 1871. 

Combes, pharmacien, à Fumel (Lot-et-Garonne). 1874. 

D r Cros (Antoine), 1 1, rue Jacob, Paris. 1876. 

Marquis de Folin (Léopold)^, rue d'Espagne, Biarritz (B.-Pyr.). 1871, 
Fourcade (Charles), naturaliste, à Bagnères-de-Luchon (Hante-Ga- 
ronne). 1867. 

Gallieni $f, commandant d'infanterie de marine, Martinique. 1881, 
Germain (Rodolphe) $S vétérinaire au 29 e d'artillerie, à Lyon. 1873. 

Issel (Arthur), professeur à l'Université, Gênes (Italie). 1871. 

Jougl\ (Joseph), conducteur des Ponts et Chaussées, à Foix (Ar.). 1874, 

Ladevèze, au Mas-d'Azil (Ariége). 1877. 

Lalande (Philibert), receveur des hospices, Brives (Corrèze). 18 67. 

Lucante, naturaliste, à % Courrensan (Gers). 1874. 

De Maïnof (W.), secrétaire de la Société de Géographie, St-Péters- 
bourg. 1875. 

Malinowski, professeur de l'Université, en retraite, Cahors(Lot). 1869. 

Massenat (Elie), manufacturier, Brives (Corrèze). 1867. 

D r De Montesquiou (Louis) , Lussac , près Casteljaloux (Lot-et-Ga- 
ronne). 1871. 

Peyridieu, place Risso, 2, Nice. 1874. 

Piette (Edouard), juge au tribunal, Angers. 4 871. 

Poubelle (J.) &, préfet de la Seine. 1873. 



- 12 - 

D r Retzius (Gustave) , professeur à l'Institut Karolinien de Stoc- 
kholm. 1873. 



Marquis de Sàportà (Gaston) ft , correspondant de l'Institut, Aix, 

(Bouches-du-Khône). 1867, 
D r Sauvage (Emile) , aide-naturaliste au Muséum , rue Monge , 2 , 

Paris 1873. 
Savès (Théophile), à Nouméa, Nouvelle-Calédonie. 1879. 
Schmidt (Waldemar) $s attaché au Musée des antiquités du Nord, 

Copenhague (Danemarck). 1867. 
SERs(Eugène), ingén. civil, à St-Germain, près Puylaurens (Tarn). 1874. 
Soleillet (Paul), de Nîmes, voyageur français en Afrique 1877. 

Tissandier (Gaston), rédacteur en chef de La Nature, 19, avenue de 
l'Opéra, Paris. 1877. 

Vaussenat, ingénieur civil, directeur de l'Observatoire, à Bagnères-de- 
Bigorre (H.-Pyr.). 1873. 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 

DE TOULOUSE. 
DIX-HUITIÈME ANNÉE 1884. 

TRAVAUX ORIGINAUX 



Catalogue des Diatomées des environs de Toulouse. 

Par M. Joseph Comère, 

Pharmacien de I ie classe, Membre de la Société d'Histoire naturelle 
de Toulouse. 

En publiant notre première liste des Diatomées des envi- 
rons de Toulouse, nous n'avons eu d'autre but que celui de 
donner un simple aperçu de la florule de ces infiniment 
petits. Nous nous proposons plus tard, lorsque nous aurons 
multiplié nos recherches et étendu le rayon de nos investi- 
gations , d'entreprendre une étude plus complète sur ce 
sujet. 

Les Diatomées se rencontrent assez abondamment dans 
nos environs ; les bassins du Jardin des Plantes, les ramiers 
du Bazacle et du Moulin du Château, le canal du Midi, les 
marais de Braqueville et de Croix-Daurade, etc., etc., four- 
nissent des espèces aussi intéressantes que variées, et les 



- 14 - 

Pyrénées, si rapprochées de nous, offrent encore de belles 
récoltes à ceux qui ont l'occasion de les parcourir. 

Dans nos pays, les Diatomées se montrent à peu près pen- 
dant toute l'année ; les meilleures trouvailles se font cepen- 
dant pendant les mois de février, mars et avril, et c'est à ces 
époques que l'on a le plus de chances de rencontrer les 
espèces pures ; plus tard et dans le courant de l'été, l'on a 
presque toujours affaire, dans la plupart des cas, à des mé- 
langes renfermant souvent un v grand nombre de variétés. 
Dans les Pyrénées , nous avons fait cependant quelques 
bonnes récoltes dans les mois d'août et de septembre. Dans 
ces régions, l'abondance des sources et des cours d'eau favo- 
rise beaucoup leur développement. 

Pour classer notre liste, nécessairement incomplète, nous 
avons adopté la méthode de M. Smith. Les espèces qui figu- 
rent dans cette nomenclature proviennent , pour la plus 
grande partie, des environs de Toulouse. Quelques-unes ont 
été récoltées aux Pyrénées, dans la région voisine de notre 
ville. 

4 re Tribu. — RAPHIDÉES 

1 rc Famille. — Cymbellées. 

Genre I. — Amphora , Gr. 

Ovalis, Ktz Assez commune , mais toujours mélangée à d'autres 

espèces. 
Bassins du Jardin des Plantts ; à l'Embouchure, près 
' les Ponts-Jumeaux, sur les plantes aquatiques. 
Affinis, Ktz Assez rare ; n'est probablement qu'une variété de la pré- 
cédente. 
Chantiers Raynaud, au Pont des Demoiselles ; vallons 
de Pech-David, près Vieille-Toulouse, dans les petits 
ruisseaux. 
Minutissima, W.Sm. Se trouve très fréquemment. 



- 15 - 



Commutata, Gr. 



Ramiers du Bazacle, dans les fossés; canal du Midi, sur 

les plantes aquatiques. 
Communiquée par M. H. Peragallo. 
Marais de Rayssan (Médoe). 



Lanceolalum, Em 



Cymbiformis, Breb. 

Var. parva 

Gistula, Hemp. . . . 

Maculata, Kg. . . . 



Affiinis, Kg. ... 
Gracilis, v. lœvis, K. 



Turgidula, Gr. . . . 
Cœspitosum, Kg. . 



Var a Ventricosa, A. 
Var. 6 Pediculus, E, 



Genre II. ■ — Cymhella, Ag. 

Commune. 

Sur les plantes aquatiques, canal du Midi, au Pont des 
Demoiselles. 

Se trouve souvent avec la précédenle, dont elle paraît 
n'être qu'une variété. 

Canal du Midi, sur les Spirogyrées. 

Assez rare. 

Au ramier du Bazacle, conduites en bois, près les mou- 
lins ; chaussées de la Garonne, à Braqueville. 

Assez commune. 

Bagnères-de-Lucbori , dans le parc de l'établissement 
thermal. 

Peu commune. 

Ramier du Bazacle, conduites en bois près le moulin, en 
mélange avec la C. cymbiformis ; au Pont des Demoi- 
selles. 

Se trouve assez rarement en mélange. 

Rigoles d'arrosage dans les prairies du ramier du Bazacle; 
canal du Midi, près le pont du chemin de fer ; Lu- 
dion, petits ruisseaux à Saint-Mamet. 
Assez commune. 

Ramiers de Braqueville ; à Moissac, sur la chaussée du 
grand moulin (M. Rataboul). 

Cette espèce est très commune à Bagnères-de Luchon, où 
je l'ai rencontrée très fréquemment sur les vannes des 
usines, le long de la route de Bigorre. 

Communiquée par M. Rataboul, de Moissac. 

Une des espèces les plus communes. On la rencontre 
partout et le plus souvent très pure. 

Bassins de la plaça des Carmes, de la place Saint-Pan- 
taléon ; au ramier du Bazacle ; canal du Midi, etc., etc. 

Aussi répandue que la précédente. 

Ramier du Bazacle, canal du Midi, etc., etc., à Luchon 
où elle est particulièrement abondante. 

Se trouve aussi abondamment et aux mêmes localités. 



- 1(3 - 
2 e Famille. — Naviculées 

Genre I — Stauroncis, Ehr. 

Phœnicenteteron, Ehr. Assez rare aux environs de Toulouse, où je ne l'ai 
rencontrée qu'une seule fois, mêli'c à d'autres espèces. 
Assez abondante à Moissac (J. Rataboul). 

Ancep$v.eiïiptica,K. Assez fréquente. 

Bassins du Jardin des Plantes, sur les Lem?ia, les Pota- 
mogeton, etc. 

Gracilis, Sm Bassins de construction de bateaux, au Pont des De- 
moiselles. 

Cohnii, Hilse. . . . Cette espèce se rencontre assez fréquemment aux Pyré- 
nées, Ludion, Bigorre, Vicdesscs, etc., etc. Nous ne 
l'avons jamais trouvée dans la plaiije. 

Minuta, Kg Paraît être une simple variété de la précédente. Elle fc 

trouve, du reste, aux mêmes localités. 

Geîsre II. — Navicula, Bory. 

Nobilis, Ehr Se trouve assez souvent en mélange. 

Plaine de la Garonne, marais de Braqueville où nous 
l'avons récollée avec le Pleur osigma attenuatum 
et la JSavicula radiosa ; marais du Polygone d'ar- 
tillerie. 

Major, Kg N'est probablement qu'une variété du N. nobilis, Ehr. 

On rencontre les deux formes ensemble et aux mêmes 
localités. 

Viridis, Kg En mélange çà et ta. 

Ramier du Bazacle ; étangs de Croix-Daurade, sur les 
plantes immergées. 
Brebissonii, Kg. . . Se trouve dans les mêmes conditions que la précédente. 

Vieille-Toulouse, dans les ruisseaux du vallon. 
Mesolepta, Ehr. . . Assez rare. 

Ramier du Bazacle, près la chaussée ; dans les fossés, à 
Braqueville. 
Legumen, Ehr. . . . Peu commune. 

Je no l'ai trouvée qu'une seule fois à Carbonne. 
Gracillima, Prist. . Rare. 

Petits ruisseaux sur les rives de PAriège, àCroix-Falgarde 



Oblonga, Rab. . . 
firacilis, Kg. . . . 
Radiosa, Kg. . . . 



Viritlula, v. Ehren- 

bergii. Kg. 
Rhyncocephala, Kg. 

Cryptoccphala, Kg:., 



Elliptiea, Kg. . . . 
Cuspidata, Kg. . . 
Bacilum, Ehr. . . 

Bïnodk, W. Sm.. . 
Neglecta, Berb.. . . 

Trinodis, W. Sm. . 
Ambigua, Ehr.. . . 

Oculata, Breb. . . . 



M 



Assez commune. 

Canal du Midi, près le ponl du chemin de fer. 

Commune à Moissac. 

Je ne l'ai pas rencontrée dans nos environs. 

Très répandue ; se rencontre partout. 
Canal du Midi, sur les Spirogyrées ; marais de Bra- 
queville -, viviers du Jardin des Plantes, etc., etc. 

Canal du Midi, sur les algues ; grand bassin de l'Em- 
bouchure. 

Peu commune. 

Ramiers du Château et du Bazacle ; fossés à Braqueville. 

Très répandue. 

Fontaine de Purpan ; la Garonne, au ramier du Ba- 
zacle ; canal du Midi, etc., etc. 

Assez rare. 

A Moissac (Tarn-et-Garonne). 

N'est pas très commune dans nos environs. 

Sur les plantes aquatiques, dans les fossés, à Carbonne. 

Très rare. 

Bagnères-de-Luchon, sur les plantes fluitantes des petits 
ruisseaux, h Saint-Mamet. 

Asstz rare ; mêlée à d'autres Diatomées. 

Portet-Saint-Simon ; dans les fossés ; à Moissac. 

Assez commune dans les eaux vives. 

La Garonne, entre Portet-Saint-Simon et Braqueville -, 
la Pique, à Luchon 

Sur les plantes fluitantes ; petits ruisseaux à Saint- 
Mamet, près Luchon. 

Se trouve assez fréquemment. 

Ruisseaux de l'allée Saint-Michel, en mélange avec la 
Nitzchia palea ; fossés à Croix-Daurade, où elle est 
très abondante. 

Sur les plantes aquatiques. Assez abondante aux bassins 
de construction de bateaux, au Pont des Demoiselles, 
en mélange avec une foule d'autres espèces. 



Genre III. — Amphiplcui'a, Kg. 



Pellucida, Kg. . . . Assez commune. 



Fossés à Pech-David ; canal du Midi au Pont de Demoi- 
selles. 

2 



- 18 - 

Obs. — A Bagnères-de-Luchon, nous avons récolté 
une variété qui diffère notamment par sa taille réduite 
du type normal. 

Vamphipleura pellucida est, du reste, assez va- 
riable. 

Genre IV. — Pleurosigma, W. Sra. 

Scalproïdes, Rob. . . Ne se trouve qu'en mélange avec d'autres espèces. 

Ramier du Bazacle ; abondante à Moissac. 
Curvulum, Gr. . . . Communiquée par M. H. Peragallo. 

Sainl-Seurin-de-Cadourne(Médcc), où elle est commune. 
Attenuatum, Stn .. Assez commune. 

Marais de Braqueville ; Pecb- David, au-dessous de 
Vieille-Toulouse; à Carbonne. Particulièrement abon- 
dante à Moissac. 
Acuminatum, Gr. . Se trouve dans les conditions du précédent auquel elle 

est parfois mêlée et dans les mêmes localités. 
Kulzingii, Gr. . . . Communiquée par M. J. Rataboul, de Moissac. 
Très abondante aussi dans celte dernière région. 
Spencerii, Gr. ... La Garonne, au ramier du Bazacle. 

On la trouve isolée au milieu d'autres espèces. 

3 e Famille. — Gomphonemées. 

Genre I. — Gomphonema, Ag. 



Acuminatum, Ehr. Assez abondante. 

Eaux stagnantes, sur les plantes aquatiques ; bassins 
Raynaud, au Pont des Demoiselles. 
Capitatum, Ehr. . . Commune. 

Canal du Midi, bassins de l'Embouchure. 
Angustatum , Gr. . Assez rare. 

Bassins du Jardin des Plantes; canal du Midi. 

Obs. — Cetlo forme paraît être une simple variété 
de la suivante. 
Intricatum, G. . . . Assez commune. 

Canal du Midi, sur les plantes aquatiques, en mélange 
avec d'autres espèces de Gomphonema. 
Augur, Ehr Plus rare que les précédentes. 



— 19 — 

Se trouve dans les mêmes localités, toujours sur les 
plantes aquatiques. 
Olivaceum, Lyng. . Commune. 

Dans les eaux stagnantes : canal du Midi ; marais à la 
Cépière ; au Polygone, etc. 
Abreviatum, Ag. . . Commune. 

Bassins du Jardin des Plantes marais au Polygone. 
Constrictum, Ehr. . Très commune. 

Au Jardin des Plantes ; canal du Midi, sur les Spiro 
gyrées. 

Genre II. — Rhoicosphenia. 

Curvata , Gr. . . . Très commune. 

Bassins de l'Embouchure; canal du Midi, sur les plantes 
aquatiques. 

4 e Famille. -- Âchnantées. 
Genre. — Acimautes, Bory. 

Exilis, Kg. Se trouve très communément. 

var. minutissima. . Sur les cailloux immergés et les plantes aquatiques, aux 

ramiers du Bazacle et du Château. 
Flexella, Breb. . . . Très répandue. En mélange avec d'autres espèces. 

La Pique, à Ludion ; la Neste, à Arreau. 
Lanceolata, Breb. . Commune. 

Petits ruisseaux dans les ramiers de la Garonne, au 
moulin du Baza^le. 
Delicatula, Kg.. . . Très commune. 

Canal du 'Midi, au Pont des Demoiselles; à Bagnères- 
de-Luchon; au pic du Midi (M. Ch. Fabre). 

5 e Famille. — Goeconeidées. 

Genre. — Coceoiaeâs, Rab. 

Pediculus, Ehr. . . Assez commune dans les eaux stagnantes, sur les Lemna, 
les Potamogeton et autres plantes aquatiques. 
Bassins du Jardin des Plantes ; canal du Midi ; bassin de 
l'Embouchure ; marais du Polygone. 
Placentula, Ehr. . . Aussi commune et mêmes localités que la précédente. 



— 20 — 

2* Tribu. — PSEUDO-RAPHIDÉES 

1 ro Famille. — Fragillariées. 

Genre I. — Epithemia, Breb. 

Turgida, Ehr. . . . Assez commune. 

Sur les plantes aquatiques, canal du Midi ; marais du 
Polygone d'artillerie. 

Zébra, Kg Assez rare. Je ne l'ai rencontrée qu'une seule fois à la 

vallée de Burbes, près Bagnères-de-Luchon, en mé- 
lange avec d'autres espèces d'Epithemia et avec 
YAmphipleura pellucida. 

Gibba, Ehr Commune. 

Canal du Midi, sur les plantes aquatiques ; bassins Ray- 
naud, au l'ont des Demoiselles ; vallée de Burbes, 
près Luchon. 

Sorex, Kg Toujours , comme les précédentes , sur les plantes 

aquatiques. 
Canal du Midi ; bassins de l'Embouchure. 

Genre II. — Eunotia, Ehr. 

Gracilis, Ehr. ... Je ne l'ai rencontrée que dans les mares du Polygone 
d'artillerie, où elle est très commune. 

Arcus, Ehr Espèce essentiellement pyrénéenne; très abondante dans 

la Pique, à Luchon; Vicdessos ; pic du Midi, etc., etc. 

Var.am/;/iî/ocds,Rab. Mêmes localités. Ordinairement mêlée au type. 

Genre III. — Synedra, Ehr. 

Capitata, Ehr. . . . Assez commune. 

Flaques d'eau aux bords de la Garonne, après le pont 
suspendu de Blagnac ; marais de laCépière. 

Ulna, Ehr Est souvent mélangée à l'espèce suivante. Très répandue. 

On la rencontre partout: bords de la Garonne, dans 
les petits ruisseaux ; canal du Midi, etc., etc. 
Obs. — Sur une borne-fontaine près de la porte 
sud du Jardin des Plantes, j'ai récollé des frustules de 



_ 24 - 

Synedra ulna, contournés en S ; très intéressants à 
observer. 
Var. a œqualis. . . Aussi commune que la précédente. Mômes localités. 
Var. b longissima. . Très abondante. 

Marais près le pont de lîlagnac ; canal du Midi. En mé 
lange avec l'espèce type. 
V. c amphyrinchus. Moins commune que les précédentes. 

Petits ruisseaux au ramier du Bazacle. 
Vaucheriae, Kg. . . J'ai récolté cette espèce à Arreau (Hautes-Pyrénées). Je 

ne l'ai jamais rencontrée dans la plaine. 
Pulchella, Sm. ... Se trouve assez fréquemment sur les plantes aquatiques. 
Canal du Midi, à l'Embouchure, dans les bassins de 
l'écluse. 

Gracilis, Kg Mêmes localités que la précédente. 

Delicalissima, W. S. Assez rare. 

A Flourens (près Toulouse), sur les plantes aquatiques 
d'un vivier. 



Genre IV. — Fragillaria, Kg. 

Harrisotinii, Sm, . Rare. 

Bassins du Jardin des Plantes. 
Construens, Gr. . . Ruisseaux, sur les plantes Huilantes. 

Bagnères-de-Luchon, vallée de Burbes. Rare aux envi- 
rons de Toulouse. 
Contracta, Schrn. . . Assez rare. Ramier du Bazacle, sur les plantes aquatiques 

des rigoles d'irrigation. 
Capucina, Desm. . . Très variable et assez abondante. 

Chantiers Raynaud, au Pont des Demoiselles, etc., etc. 

Genre V. — Denticula, Kg. 

Tenuis, Kg Assez répandue, mais toujours mélangée à d'autres espèces. 

Ramier du Bazacle; Croix-Falgarde, dans les fossés. 
Inflata, W. Sm. . . Très abondante dans les Pyrénées ; à Arreau ; à Bagnè- 
res-de-Luchon, près du village de Monlauban, dans les 
ruisseaux. 
Tabellaria, Gr. . . , Quelques rares frustules en mélange avec beaucoup 
d'autres espèces. 
Au ramier du Bazacle, dans les petits canaux d'irri- 
gation. 



22 



Genre VI. — Diatoma, de Caudolle. 

Vulgare, Bory. . . . Commune. 

Viviers du Jardin des Plantes; à l'Embouchure dans le 
grand bassin, etc., clc. 
Elongatum, Ag. . . Moins abondante que la précédente. 

La Garonne, au Pont du Roi ; la Pique, à Bagnèrcs-de 
Luchon. 

Genre VII. — Mei'Idion. 

Circulare, Ag. . . . Eaux courantes. 

Cascades du Lys et du Cœur, à Luchon ; Vicdessos -, 
l'Ariège, à Croix- Falgarde. 

Genre VIII. — Ondontidium, 

Hyeinale , Lynb , Abondante aux Pyrénées. Ne se rencontre jamais dans 
Var. Mesodon. la plaine. 

Vicdessos: pic du Midi-, la Pique à Luchon. 

9 e Famille. — Surirellées 

Genre I. — Cymatopleura, W. Sm. 

Solea, Breb Assez commune. 

Flaques d'eau à Portet-Saint-Simon ; dans les fossés à 
Carbonne, où elle est assez abondante. 
Apiculata, W. Sm. N'est probablement qu'une variété de l'espèce précédente 
à laquelle elle est ordinairement mêlée. 
Dans les fossés, au ramier du Bazacle, à Carbor.ne. 
Elliptica, Breb. . . Rare. 

Je l'ai récoltée une seule fois à Moissac dans les petits 
ruisseaux, des coteaux avoisinant la ville et isolée au 
milieu d'autres espèce?. 

Genre II. — Nitzchia, Hass. 

Sigmoïdea, W. Sm. Commune. 

Canal du Midi, à l'Embouchure; canal de Saint-Mar- 
tory, otc. 



23 - 



Brebissonii, W. Sm, 

Sigma, W. Sm. . 

Var. rigida et var 

tigidula. . . 
Var. sigmatella. . 



Vitrea, Norm. 
Linearis, Ag. 
Palea, Kg. . 



Communis, Rab. 



Tenuis, W. Sm. . 
Fonticola, Gr. . . 



Stagnorum, Rab. 
Ovalis, Arn. Man. 



Acicularis 



Communiquée par M. Peragallo. 

Saint-Seurin-de-Cadourne (Médoc). 

Assez rare. 

Chantiers Raynaud, au Pont des Demoiselles. 

Communiquées par M. Peragallo. 

Assez commune. 

Bassins Raynaud ; dans le fossé qui longe le chemin du 

Pont des Demoiselles. 
Très abondante à Luchon, où je l'ai rencontrée très pure. 

Je dois la détermination de cette espèce intéressante à 
mon collègue et ami, le professeur Brun, de Genève. 
Commune. 
Les bords de la Garonne, au ramier du Bazacle ; à Pech- 

David, etc., etc. 
Très commune et aussi très variable. 
Se trouve partout : fossés à Raynal ; marais de Croix- 

Dauiade; vannes de l'écluse Bayard ; ruisseaux de 

l'allée Saint-Michel, etc., etc. 

Obs. — Les frustule? récoltés dans celte dernière 
localité me paraissent constituer une variété toute spé- 
ciale à stries très fines. 
Assez abondante. 
Fontaine de Purpan ; Ramier du Bazacle ; à Saint-Ma- 

met, près de Luchon. 
Rare. Fossés à Braqueville. 
Commune. 
Au ramier du Bazacle, dans les petits ruisseaux, près 

des filatures. 
Déversoir près de l'Orphelinat, à l'extrémité du ruisseau 

qui longe l'allée du Pont des Demoiselles. 
Commune dans le ruisseau de l'allée Saint-Michel, près 

le laboratoire du Muséum, seule localité où je l'ai 

rencontrée. 
. Peu commune. 
La Garonne, au ramier du Bazacle ; la Ncste, à Arreau, 

où elle est très abondante. 



Splendida, Ehr. 



Genre III. — Surîrella, Turpin. 

. . Assez rare aux environs de Toulouse. 
A Saint-Mamet, près de Luchon. 



- 24 - 

Ovata, Kg Assez fréquente. 

Fontaine de I'urpan; canal du Midi, près le pont du 
chemin de fer. 
Minuta, Breb. . . . Très probablement une variété de la précédente. 

Flaques d'eau à I'ortel-Saint-Simon ; ruisseaux de l'allée 
Saint-Michel ; marais de Croix-Daurade. 
Pinnata, W. Sm. . Assez commune. 

Fossés au ramier du Bazacle ; la Garonne à Braqueville. 
Angusta, Kg. ... Se trouve avec la précédente et dans les mêmes localités. 
Spiralis, Sm. . . . Rare. Je ne l'ai rencontrée qu'en mélange avec d'autres 
espèces. 



3* Tribu. — CRYPTO-RAPHIDEES 

1 re Famille. — Melosirées. 

Genre. — IMtalosira. 

Varians, Ag L'espèce la plus répandue et la plus abondante de nos 

environs. 
Se trouve partout et souvent en "quantités énormes. 
Abreuvoirs et bassins des places publiques; la Garonne, 
au pont de Blagnac ; canal du Midi, etc., etc 
• Obs. — Bien que le genre Melosira renferme quel- 
ques autres espèces d'eau douce, je n'ai encore trouvé 
dans nos environs que le M. varians, Ag. 

2 e Famille. — Goscinodiscées. 
Genre. — Cyolotella. Kg. 

Kutzingiana, Thw.. Assez peu commune. 

Ramier du Bazacle, sur les bords de la Garonne. 

Meneghiana, Kg. . . J'ai trouvé celle espèce, qui peut être considérée comme 
une variété de la C. Kutzingiana, sur les plantes 
aquatiques d'un bassin, dans le jardin d'une maison 
de la ville. 



- 25 — 

Mollusques souterrains de l'Europe et 
de l'Algérie, 

Par M. P. Fagot, membre titulaire. 



INTRODUCTION 

Durant ces dernières années, l'attention des entomolo- 
gistes a été appelée sur certains insectes aveugles que l'on 
rencontre spécialement dans les grottes et cavernes et sur 
d'autres oculés qui vivent indifféremment dans ces mêmes 
lieux ainsi qu'en plein air, mais abrités sous de gros blocs 
de rochers enfouis depuis longtemps. Ces insectes ont donné 
lieu à des travaux intéressants, parmi lesquels je citerai ceux 
de nos collègues MM. Marquet et Chalande, insérés dans 
notre Bulletin (1). 

Cinquante ans se sont écoulés depuis le moment où les 
conchyliologistes connaissaient l'existence de mollusques 
privés d'yeux. Férussac, le premier, avant 1824, constata 
que les tentacules des Cœcilianella ne portaient aucune 
trace de points oculaires. 

En 1856, M. Bourguignat donna la monographie d'espèces 
spéciales aux souterrains de la Carniole vivant en compa- 
gnie d'insectes, de poissons et de reptiles tous aveugles, et 
que par analogie (l'anatomie des animaux n'ayant jamais 
été faite) il considéra comme dénués de l'organe de la 
vision. 

M. Wiedersheim constata, en 1873, que de petits mollus- 

(1) Marquet, Excursion entomologique dans les cavernes de l'Àriège, 
t. VII, p. 332, 1873 -, Excursion à la Massanne, t. IX, p. 275, 1875. 
— J. Chalande : De la Sensibilité chez les insectes aveugles cavernicoles, 
t. XV, p. 126, 1881. 



- 26 - 

ques aquatiques passant leur vie entière dans les eaux de la 
grotte de Falkenstein, près d'Uracli (Wurtemberg), possé- 
daient des yeux simplement rudimentaires un peu en des- 
sous de la base externe des tentacules, et peu de temps après 
M. de Rougemont, étudiant une autre espèce du même genre, 
recueillie par lui dans le puits de l'école anatomique de 
Munich, trouvait que l'animal ne présentait aucun rudiment 
d'organes visuels. 

Depuis cette époque, plusieurs recherches ont été effec- 
tuées dans le but de trouver d'autres mollusques aveugles ; 
si ces recherches sont demeurées encore trop restreintes, 
elles ont donné lieu à des découvertes dignes d'intérêt. 

Aucun travail d'ensemble n'a été fait, à notre connais- 
sance, sur les mollusques souterrains. Des documents épars 
dans des monographies, brochures ou ouvrages généraux 
relatifs à la malacologie, sont le seul endroit où l'on puisse 
trouver des matériaux. Nous avons essayé de réunir et de 
coordonner ces documents, croyant faire ainsi une œuvre 
utile en appelant l'attention des naturalistes sur des faits 
ignorés du plus grand nombre. 

CHAPITRE I. — Mollusques terrestres. 

§ 1 . Organes de la vision atrophiés ou absents. 

Les véritables mollusques spéciaux aux grottes sont les 
Zospeum. On ne les a rencontrés jusqu'ici que dans les ca- 
vernes de la Carniole, dans des endroits éloignés de l'ori- 
fice, là où aucune lumière ne peut parvenir. 

Les Zospeum sont de très petites coquilles de la taille d'un 
Carychium minimum, mais présentant plutôt l'aspect d'un 
Vertùjo. La première espèce, trouvée par Rossmâssler dans 
la « salle de la danse» de la caverne d'Adelsberg, a été dé- 
crite sous le nom de Carychium spelœum. Depuis lors, 



- 27 - 

d'autres espèces ont été découvertes dans des grottes de la 
même contrée et publiées sous le vocable générique de 
Carychium. 

Le premier, M. Bourguignat (1) soutint que tous ses 
prédécesseurs avaient eu le tort de rapporter ces sin- 
guliers mollusques aux Carychium et dit que pour lui, ces 
animaux devaient servir de type à un genre spécial voisin 
des Carychium, auquel il donna le nom de Zospeum, genre 
dont les animaux devaient être aveugles comme ceux avec 
lesquels ils vivaient. La manière de voir de M. Bourguignat 
a été confirmée à suite de l'anatomie faite par M. Ullepitsch. 
Ce savant a trouvé que l'animal pourvu de quatre tenta- 
cules, ne possédait aucune trace de points oculaires pig- 
mentés. 

Le genre Zospeum est universellement admis de nos jours ; 
seulement sa place dans la méthode est encore incertaine. 
Bourguignat, après l'avoir rapproché en 1856 des Carychium, 
le plaça en 1876 (2) dans le voisinage des Vertigo. Schacko, 
ayant trouvé que la radule était identique à celle des Cari- 
chium, l'a de nouveau rapproché de ce genre, et c'est la ten- 
dance actuelle des naturalistes allemands, si l'on en croit 
M. Paul Fischer (3). 

Frauenfeld (4) a décrit sous le nom de Zospeum Schauffussi 
une coquille découverte parle botaniste Schauffus dans une 
caverne de l'Espagne (in caverna quadam Hispaniœ) ; mais 
rien n'est venu confirmer l'exactitude de cette prétendue 
découverte qui nous laisse incrédules. 

Les Cœcilianella sont de petits mollusques à coquilles 
hyalines lorsqu'ils sont en vie et à test lactescent après leur 
mort, ayant à peu près la forme d'une grosse aiguille écourtée 

(t) Amên. malac, t. II, p. 1-18, 4 856. 

(2) Ess. classif. mail. syst. Européens. 

(3) Alan, de Conchyl., p. 480, 188t. 

(4) In ; Verh. zool. bot. Gesf. Wien, 1862, 



— 28 — 

que l'on rencontre en abondance dans tons les alluvions des 
ruisseaux, mais qu il est difficile de se procurer avec l'ani- 
mal. En effet, nos mollusques se blottissent au fond de 
petites galeries souterraines creusées dans le sol à environ 
un pied de profondeur, dans les endroits humides ou maré- 
cageux, principalement dans les prairies au bord des fossés 
et des ruisseaux. Ces petites galeries sont de véritables grottes 
adaptées à la taille lilliputienne des Cœcilianella. Quelques 
sujets vivent dans les cavernes ordinaires, où on les ren- 
contre de temps en temps ; ces animaux ne sortent que la 
nuit; il est pourtant arrivé d'en trouver, pendant le jour, sous 
de grosses pierres, au milieu de décombres; mais cela d'une 
manière exceptionnelle. Les fourmis, en creusant leurs mi- 
croscopiques terriers, amènent quelquefois au jour des co- 
quilles vides. 

Aucun genre n'a été plus ballotté dans la méthode que 
celui qui nous occupe ; il a été rapproché tour à tour des 
Buccins terrestres, des Bulirnes, des Agathines, des Zua, des 
Glandines, etc. 

Actuellement tous les auteurs sont d'accord pour le main- 
tenir comme genre distinct que l'on rapproche généralement 
de la famille des Helicidœ ou des Slenogyridœ. M. Bourgui- 
gnat est le seul qui en ait composé la famille distincte des 
Cœcilianellidœ. 

| 2. Oculés. 

Les mollusques nus, comme les Arion, les Limax, eic, 
ou à coquille mince et fragile, parmi lesquels nous citerons 
les Vitrina, les Zonites, les Hyalinia, les ïïelix, des sections 
Patulaal Campylœa, les Clausilia,elQ,., etc., préférant natu- 
rellement les endroits humides et ombragés, viennent sou- 
vent chercher un abri dans les anfractuosités du sol. Quel- 
ques-uns même, trouvant cet abri à leur convenance, s'y 
établissent à poste fixe et acquièrent ainsi à la longue des 



- 29 - 

caractères spéciaux. C'est à ces circonstances qu'il est dû de 
trouver dans les grottes, cavernes, dolmens, tumuli et autres 
cavités soit naturelles, soit creusées ou établies de main 
d'homme, des espèces vivant sur le sol ou très affines de ces 
dernières. 

Parmi les principales, nous citerons les Teslacella et Par- 
macella, animaux nocturnes, ennemis du grand jour; les 
Limax, hôtes ordinaires des caves, puits et éviers ; les Vi- 
trifia, Zonites et Hyalinia aimant à se cacher dans les celliers, 
sous les feuilles mortes au pied des murs ; les Hélix roiun- 
data,' obvoluta, lapicida, quimperiana, etc. 

Le Zonites cryptus Parreyss, habite les grottes de la Dal- 
matie. Nous avons recueilli V Hyalinia septenlrionalis Bour- 
guignat, lors d'une excursion de notre Société, à une assez 
grande profondeur, dans la grotte de Limousis (Aude). Il 
n'e-st presque point de grotte où nous n'ayons recueilli, mais 
toujours près de l'orifice, les Hélix rotundata, lapicida et 
obvoluta. Notre ami M. E. Harlé nous a rapporté l'Hélix 
quimperiana d'une grotte espagnole. L'Hélix Hauffeni 
Schmidt habite dans les grottes de la Carniole. Même obser- 
vation pour les Clausilia nigricans et parvula, les Poma- 
tias, etc. 

Nous avons été le premier à observer que le séjour dans 
les cavernes donnait aux Pomatias un faciès assez distinct 
pour les séparer de leurs congénères exposés au soleil. C'est 
à suite de ces observations que nous avons établi nos Poma- 
tias spelœus de la grotte du Bédat, près Bagnères-de-Bigorre, 
modification du Pomatias crassilabris Dupuy, récolté en 
abondance aux environs immédiats de cette cavité, et Po- 
matias Lapurdensis de la grotte des Espélugues, près Lourdes, 
très voisin du Pomatias Partioti Moquin-ïandon du cirque 
de Gavarnie, du plateau de Lourdes. 

Les mêmes espèces ou d'autres voisines se retrouvent 

à l'état subfossile dans les cavernes où elles ont vécu jadis. 

Le Pomatias Frossardi Bourguignat est déposé dans la 



- 30 - 

caverne d'Aurensan , près Bigorre, en compagnie des 
cervus tarandus et elaphus, ainsi que d'autres espèces émi- 
grées (1). 

Plusieurs Hyalinia, de la section des Cellariana, des Hélix 
nemoralis, obvoluta, lapicida, etc., se trouvent englobés dans 
les dépôts des cavernes de Bédeillac (Ariège), comme il est 
facile de s'en convaincre en examinant la collection de fos- 
siles tertiaires et quaternaires déposée par M. le D r Noulet 
dans le Muséum de Toulouse. 

M. Bourguignat (2) a fait connaître la faune curieuse du 
tumulus du Plan de Nove, près Vence (Alpes-Maritimes). 

De nombreuses coquilles ont été trouvées dans les dol- 
mens de France et de l'Algérie. 

Il reste encore beaucoup à faire pour la connaissance 
de cette faune quaternaire dont les cavités naturelles ou arti- 
ficielles recèlent une bonne partie Malheureusement, les 
paléontologistes attachent une très minimo importance à ces 
coquilles mesquines sur lesquelles on jette un regard dédai- 
gneux dans les vitrines des collections, à côté des superbes 
Ursus, Felis, Bos, Cervus, etc., ne se doutant pas que ces 
êtres dédaignés sont ceux qui servent le mieux à déterminer 
les changements survenus depuis leur enfouissement, puis- 
qu'ils constituent, comme il a été dit à juste titre, les mé- 
dailles des époques disparues. Puisse notre appel être 
entendu des paléontologistes et procurer une source inépui- 
sable d'informations pour les travaux à venir. 



(1) Emilien et Charles Frossard : Note sur une grotte renfermant des 
restes humains de l'époque paléolithique (exlr. Bull. Soc. Ramond, 
br. in-8'\ 1870). 

(2) In : Act. Soc. sciences et belles- lettres de Cannes, t. III, 4 873. 



- 31. - 
CHAPITRE II. — Mollusques aquatiques. 

§ \ . Organes visuels atrophiés ou disparus. 

Comme pour les terrestres, on n'a constaté jusqu'ici que 
deux genres privés des organes de la vue ou ayant ces or- 
ganes atrophiés, genres vivant dans les eaux souterraines: 
ce sont les Bythiospeum et les Paulia. 

Les coquilles de quelques espèces qui constituent le genre 
Bythiospeum avaient été recueillies avant 1834; mais à cette 
époque de l'enfance de ia conchyliologie, elles étaient con- 
fondues avec les Paludina , amalgame de presque tous les 
operculés aquatiques. 

En 1868 le docteur Meinert, de Copenhague, pénétra dans 
la grotte de Quenstedt (Wurtemberg) et captura un grand 
nombre de Bythiospeum vivants. Quelques exemplaires par- 
vinrent au professeur Leydig , qui les rapporta à YHydrobia 
(cyclostoma) vitreum Draparnaud (1). 

Wiedersheim, élève de Leydig, fit l'anatomie complète de 
l'animal, compara la coquille avec celle des autres souter- 
rains du Wurtemberg et de la Bavière et composa, à ce su- 
jet, un très bon mémoire (2); malheureusement, il conserve 
aux espèces le nom d'Hydrobia créé par Hartmann pour le 
cyclostoma acutum de Draparnaud , espèce oculée des eaux 
saumâtres. 

Dans ce mémoire l'auteur dit que les yeux se montrent à 
l'état rudimentaire, un peu au-dessus de la base externe des 
tentacules. 

Peu de temps après M. de Rougemont, pendant ses re- 
cherches sur les amphipodes du puits de l'école d'anatomie 



(1) Beik. und Bemerk Zur Wurtemberg Fauna, 4871. 

(2) Beitr. Zur Kent. (1er Wurtein. hôhlen Fauna, in : Werhand (1er 
Physik. rnedec. Ges. in Wuzrburg. Band IV, s. 207, 1873. 



- 32 - 

de Munich, découvrit un nouveau Bythiospeum dont il put 
étudier à loisir l'animal vivant et en faire avec soin l'ana- 
tomie. Le résultat de ses observations a été consigné dans 
une étude où l'auteur affirme qu'il n'y a aucun rudiment de 
points oculaires à l'endroit indiqué par Wiedersheim (1). 

M. le D r Clessin (2) établit pour ces espèces souterraines 
et à organes de la vue imparfaits , le genre Vitrella qui ne 
peut être maintenu, d'après les règles de la nomenclature, 
parce qu'il existait déjà un genre Vitrella établi par Swainson 
dans son Treat of malac, p. 370, 1840, pour les espèces 
venant se grouper autour de la Bulla fragilis Sowerby prise 
comme type. 

En janvier 1882, M. Bourguignat (3) instituait le genre 
Bythiospeum qui doit être seul adopté. 

Presque à la même époque, mais postérieurement, M. Cles- 
sin (4) donnait la monographie du genre Vitrella, synonyme 
de Bythiospeum , auquel il adjoignait, par erreur, quelques 
Lartetia qui doivent en être exclus, comme nous l'indique- 
rons bientôt. 

Les Bythiospeum sont de petites coquilles hyalines, en 
forme de cornet plus ou moins évasé, et ressemblant assez, 
comme port, aux Peringia et Paludestrina des eaux saumâ- 
tres. Elles n'ont été constatées authentiquement, jusqu'à ce 
jour, que dans les cours d'eau souterrains de la Bavière, du 
Wurtemberg, de la Carynthié, de la Carniole , ainsi que 
dans la nappe d'eau alimentant les puits de la ville de Mu- 
nich. 

M. Bourguignat en a signalé une espèce {B. africanum) 
recueillie par M. de la Péraudière à l'orifice des eaux jaillis- 

(1) Elude sur la faune des eaux privées de lumière, 1876. 

(2) Deutsch. excurs. mollusk. Fauna, s. 384, 1877. 

(3) Bythiospeum, ou description d'un nouveau genre de mollusques 
aveugles. 

(4) In : Malak. Wâlt. (N. F.)- Iîlind v > s - H 4 -m, laf. 4, 1882. 



— 33 - 

santés du puits artésien de Tuggurt (Àlgéiie); mais la dé- 
termination de cette coquille nous parait douteuse pour le 
moment. 

La découverte du second genre est toute récente. Elle est 
due à M. Henri Nicolas , conducteur des ponts et chaussées , 
qui trouva les premiers Paulin dans un puits de son domi- 
cile, rue de la Velouterie, n° 9, à Avignon (Vaucluse). Quel- 
ques exemplaires parvinrent, par l'entremise de M.. Paul 
Bérenguier, de Nîmes, entre les mains de M. Bourguignat, 
qui s'empressa de les publier en dédiant le nouveau genre 
à M. Paul Bérenguier (4). Dans cette publication , deux es- 
pèces sont décrites : P. Berenguieri et Locardiana. M. Nicolas, 
ignorant la publication de la brochure de M. Bourguignat, 
présenta à l'Académie de Vaucluse quelques « notes sur le 
genre Avenionia, nouveau mollusque découvert dans les 
puits et les eaux souterraines du sous-sol de la ville d'Avi- 
gnon, » et décrivit trois espèces : Avenionia Vayssieri Nico- 
las, Fabrei id., et Locardiana Bourguignat (9). La première 
est synonyme de Paulia Berenguieri , la seconde doit être 
appelée Paulia Fabrei, et la dernière est synonyme de Paulia 
Locardiana . 

M. Berthelin trouva dans les eaux d'un puits, à Gourtenot 
dans l'Aube, de nombreux sujets d'une espèce qu'il adressa 
à M. Charles Perroud, entomologiste lyonnais. Celui-ci les 
donna à son compatriote et ami, M. Arnould Locard, qui les 
publia sous le vocable de Paulia Berenguieri (3). 

Comme le suppose M. Locard, il est probable que de nou- 
velles recherches amèneront la découverte de plusieurs es- 
pèces inconnues de ce genre intéressant. 

(1) Paulia, ou. description d'un nouveau groupe générique de mol- 
lusques habitant la nappe d'eau des puits de la ville d'Avignon. Poissy, 
mai 1882. 

(2) In : Même acad. Vaucluse. 2 e livr., p. 159, 1882. 

(3) Description d'une espèce nouvelle de mollusque appartenant au 
genre Paulia. In-8°, 6 p. Lyon, 1883. 

3 



- 34 - 

Les Paulia ne sont point complètement privés d'yeux ; 
mais ces organes sont atrophiés, comme il convient à des 
mollusques destinés à vivre dans des nappes d'eau ou au 
fond des puits. 

La coquille , au lieu de ressembler à celle des Bythios- 
peum, offre plutôt une spire tronquée ou à sommet émoussé 
comme celle des Bythinella , genre de paludinidœ très com- 
mun dans les montagnes et dont quelques espèces descen- 
dent même jusqu'à Toulouse (fossés de Bourrassol , fontaine 
de Purpan). 

S 2. Organes visuels ordinaires. 

Parmi les oculés aquatiques, quelques-uns vivent indiffé- 
remment à la surface du sol ou dans les eaux souterraines. 
Certains habitent ces dernières de préférence et ne se mon- 
trent que rarement à l'extérieur; d'autres ne s'aventurent 
qu'accidentellement dans les nappes aquatiques. Les co- 
quilles des premiers sont souvent charriées par les crues des 
rivières et des ruisseaux , et viennent se déposer dans les 
anses de leurs berges parmi les alluvions. Nous citerons 
les Paladilhia , les Lartetia, les Moitessieria , les Lhotelle- 
ria, etc. 

Le genre Paladilhia a été institué, en janvier 1865, par 
M. Bourguignat (1) pour de petites coquilles recueillies, de- 
puis plus de vingt ans, dans les alluvions du Lez et de la 
Mosson, rivières du département de l'Hérault, près Mont- 
pellier. 

D'après l'aspect seul de la coquille, le créateur du genre 
présuma que les animaux devaient habiter dans des con- 
duits ou des trous des plus humides et des plus obscurs, ou 
dans de petites galeries souterraines à l'instar de quelques 
autres mollusques, comme les Cœcilianella , par exemple, 

(4) Monogr. du nouv, genre Paladilhia. Br. in-8°, 21 p., 4 pi. 



- 35 - 

bien que les Paladilhia ne fussent point aveugles et se 
tinssent quelquefois au niveau de l'eau. 

Peu après la publication de la brochure de M. Bourgui- 
gnat, le D r Paladillie recueillit, en juin 1865, au retour 
d'une promenade sur les bords du Lez, un exemplaire vi- 
vant de la Paladilhia Moitessieri , au fond d'une poche de 
toile avec laquelle il venait de rechercher les petits mollus- 
ques d'eau douce. Cet individu fut placé dans un bocal , 
examiné avec soin, et les observations du D r Paladilhe 
confirmèrent pleinement les suppositions de M. Bourgui- 
gnat (1). 

Depuis cette époque aucune Paladilhia n'a été retrouvée 
vivante, à notre connaissance; mais l'area de dispersion de 
ce genre a été étendu. On a signalé : Paladilhia sequanica 
Bourguignat (2) , des alluvions de la Seine à Verrières, à 
iO kilom.. au dessus de Troyes (Aube); Paladilhia Servaini 
Bourguignat (3), des alluvions de l'Ebre , près Saragosse en 
Espagne; enfin Paladilhia Robiciana Clessin (il), d'un fossé 
ou canal près d'Ulrischberg, en Garinthie, mais seulement 
des individus morts. 

La coquille des Paladilhia offre à peu près l'aspect d'un 
petit cornet, comme celle des Bythiospeum ; seulement elles 
sont caractérisées par le rebord de l'ouverture dilaté en 
forme du pavillon d'un cor de chasse , et la présence d'une 
fente pleuroto-moïdale dans le voisinage de la jonction de 
ce bord avec l'avant-dernier tour. 

M. Bourguignat a établi, en 1869, le genre Lartetia (5) 
pour de petites coquilles d'eau douce , voisines des Paladi- 

(i) Vide Paladilhe, Nouv. rniscell. malac, p. 24, 1869. 
(î) Descrip. espèc. nouv. Cœlestele et Paladilhia, recueillies en Es- 
pagne par Servain, p. 81 (nomen), 1880. 

(3) Loc. cit., p. 22. 

(4) In : Malak. blâtt., Band V (N. F.), s. 130, taf. 2, fig. 15. 1882.. 

(5) Cat. moll. terr. flav. diluv. envir. de Paris, p. 15-17. 



- 36 - 

Ihia, mais présentant à un moindre degré les caractères 
aperturaux, découvertes dans le diluvium des environs de 
Paris. Plus tard, le docteur Paladilhe reconnut deux espèces 
qu'il décrivit sous le nom de Lartetia Bourguignati et Mous- 
soniana (1), dans un lot d'alluvions de la source de l'Ain 
(Jura). Le même auteur imposa le nom (VHydrobia Char- 
pyi (2) à une véritable Lartetia, recueillie vivante par 
M. Charpy à Saint-Amour, dans le ruisseau delà Grande- 
Combe-des-Bois, vis-à-vis La Chaux-de-Fonds (Doubs). Cette 
même espèce fut retrouvée, en 1870, par M. le commandant 
L. Morlet, dans un réservoir du petit village de Pérouse 
près Belfort. 

L'année suivante (1870), le docteur Paladilhe reconnut 
une Lartetia dans un exemplaire de la Paludina diaphana > 
trouvée par Michaud parmi des alluvions du Rhône, à Lyon. 

En 1880, de Stephani (3) tit connaître le Lartetia cornu- 
copia du fleuve Arbias, près Sienne (Italie). 

Il y a deux ans, M. Glessin, dans sa monographie du genre 
Vitrella, décrivit et figura, sous ce nom spécifique, plusieurs 
espèces de Lartetia de Suisse et du Jura français. 

Enfin, M. Arnould Locard, de Lyon, vient de donner ré- 
cemment (1882; une excellente monographie des espèces 
appartenant au genre en question. 

Malgré que les Lartetia vivent dans les eaux superficielles 
comme les Melanidœ et les Paludinidœ, nous avons cru de- 
voir les admettre dans les genres pouvant se rencontrer dans 
les eaux souterraines. Dans tous les cas, nous aurons appelé 
l'attention sur des coquilles incomplètement connues et 
dont l'anatomie n'a point été encore donnée. 

Un autre genre ayant incontestablement des habitudes 
souterraines, est le genre Moitessieria. 

(i) Nouv. miscell. malac . . p. 436-438. 

(î) Loe. cit., p. 58. 

(3) Moll. viv. nel'Ital. central., in : Bollet. malac. liai., p. 83, tav. 6. 



- 37 - 

Ces coquilles microscopiques et aciculiformes étaient con- 
nues depuis longtemps. C'est à M. Léon Partiot qu'est due 
leur découverte dans les alluvions de la Garonne à Tou- 
louse. M. Partiot les remit à son professeur Moquin-Tandon, 
et celui-ci les inscrivit sous le nom de Paludina vitrea (1). 
M. Jean Charpentier, de Bex (Suisse), auquel quelques échan- 
tillons furent communiqués, en fit une nouvelle espèce dé- 
diée par lui à notre savant collègue M. de Saint-Simon, 
autre élève de Moquin, et décrite par ce dernier sous le vo- 
cable de Paludina Simoniana Charpentier (2). 

M. l'abbé Dupuy les plaça dans les Bythinia (Catal. extra- 
mar. testac, 1848) et, avec doute, parmi les Hydrobia, en 
1861 (3). 

Dans le courant de l'année 1855 , Moquin-Tandon (4) eut 
l'idée singulière de ranger nos coquilles dans le genre ter- 
restre Acme. 

En 1863, M. Bourguignat, voyant que les espèces qu'il 
avait sous les yeux ne répondaient à aucun genre connu, 
lit paraître la monographie du nouveau genre Moitessieria, 
dédié à M. Moitessier, de Montpellier. 

Déjà en 1842 M. Paul Massot, de Perpignan, avait trouvé 
des Moitessieria vivantes clans une source dite Fouradada, 
à 2 kilomètres environ au nord de Tautavel, sur les bords 
d'une route qui conduit dans l'Aude; mais cette trouvaille 
était, restée inédite jusqu'en 1862, époque à laquelle Michaud 
publia à ce sujet une note dans le Journal de Conchyliologie. 
Ces faits nous sont attestés par M. Massot lui-même, 
en 1872 (5). 

(1) Moll. Toulouse, p. 17. 1843 (extr. Mémoir. Acad. Toulouse). 

(2) Saint-Simon, Miscell. malac, I, p. 38, 18 58 (Toulouse). 

(3) Hist. moll. franc., t. V, p. 574. 

(4) Hist. nat. moll. franc., l. II, p. 51 1. 

(5) Massot, Énum. moll. terr. et fluv. viv. Pyrénées- Orientales , 
p. 60. 



- 38 - 

Dernièrement, M. Georges Coutagne de Saint-Chamas, 
ayant découvert une nouvelle Moitessîeria dans les alluvions 
du Rhône à Lyon, a eu l'heureuse idée d'étudier à nouveau 
ce genre peu connu. De cette étude est sorti un travail ac- 
tuellement en cours de publication (I). 

Dans cette brochure, nous apprenons que la Moitessîeria 
•puteana a été prise, en compagnie des Paulia, dans le puits 
de l'immeuble rue de la Velouterie, 9, à Avignon. Cette cap- 
ture nous laisse supposer que l'on pourra découvrir de nou- 
velles Moitessieria dans les eaux souterraines. 

M. le marquis de Folin a émis l'idée, dans le Journal de 
Conchyliologie (2), que le genre Lhotelleria Bourguignat, 
qu'il réédite sous le nom de Locardia, pourrait être souter- 
rain, parce qu'une espèce de ce genre, le Lhotelleria apocry- 
pha, a été trouvé dans les alluvions du Rhône au nord de 
Lyon. Mais M. Bourguignat a combattu cette opinion en se 
fondant sur le fait que toutes les autres espèces vivantes, au 
nombre de sept, connues à ce jour, ont été trouvées en Algérie 
et en Egypte en compagnie des Amnicola, Melanopsis, pa- 
ludestrina, etc. (3), genres habitant les eaux superficielles. 

Parmi les coquilles des genres vivant à l'air libre et dont 
quelques espèces seulement se sont propagées dans les eaux 
souterraines, nous citerons les Valvata, les Paludeslrina, les 
Bythinella et les Ancylns. 

Deux espèces ont été décrites sous le nom de Valvata 
[Valvata erythropomatia et Spelœa, par Hauffen qui les avait 
recueillies dans les cavernes de la Carniole (ij. Mais nous ne 



(1) Révision sommaire du genre Moitessieria, in : feuill. jeun, nat., 
il" 152, p. 96, 1883. 

(2) 3™ S é r ie, t. XX, no 3, p. 327, 1880. 

(3) Monographie des genres Pechaudla et Hagenmulleria découverts 
e n Algérie, suivie Descript. nouv. Lhotelleria et notice sur ce genre. 
Paris, juin 1881 . 

ij Hauffen, in : Verbli Zool. bot. Ges. Wien., taf. 7, fig. 1-2, 1856. 



— 39 — 

croyons pas que ces coquilles appartiennent à ce genre, 
nous sommes plutôt tentés de les rapporter, à cause de la 
couleur rougeàtre de leur opercule, à la famille des Paludi- 
nidœ, dans le voisinage de VHydrobia valvatœformis Môllen- 
dorf (I). 

Plusieurs Paludestrina ont été découvertes dans les puits 
artésiens de Tuggurt et dans le gouffre froid de Biskra (Al- 
gérie). 

M. le conseiller Aristide Letourneux a récolté une foule de 
petites Paludinidœ non encore décrites dans la rivière qui 
coule à 1 intérieur de la grotte de Verlika (Dalmatie). 

Les Bythinella semblent se plaire à l'orifice ou à la sortie 
des cours d'eau souterrains. 

Ainsi, M. le D r Servain a trouvé une espèce inédite aux 
sources jaillissantes de la Bosna, près de Serajewo, en 
Bosnie; M. Georges Coutagne a découvert dans le gouffre 
d'où jaillit, au moment des grandes eaux, la fontaine de Vau- 
cluse, la Bythinella Sorgica (%). Nous-même nous avons ré- 
colté en abondance la Bythinella Beyniesi Dupuy aux sources 
mêmes du ruisseau le Théron, près Alet (Aude), à l'endroit où 
ce petit cours d'eau s'élance du sol par cinq ou six orifices en 
soulevant des colonnes de sable qui troublent l'onde d'une 
manière continue. Le docteur Paladilhe a décrit dans ses 
Miscellanées malacologiques et autres opuscules, les Bythi- 
nella Anianensis et eutrepha recueillies par lui, la première 
dans les sources profondes de la Font-Cauquillade, près 
Aniane, et la seconde dans les alluvions du Lez, ruisseau 
venant au jour par un oritice souterrain. 

Tous les mollusques aquatiques dont nous avons parlé 
jusqu'ici rentrent dans l'ordre des branchifères operculés, 
appartenant aux deux familles voisines des Melanidœ et des 
Paludinidœ, familles dont les genres sont constitués naturel - 

(1) Beitr. Zur Fauna Bosniens, s. 59, 1873. 

(2) Faune mnlac. bass, du Rhône, p. 41, 1881. 



- 40 - 

lement pour vivre au fond do l'eau adhérent aux rochers, 
pierres, feuilles mortes, racines de plantes, etc. 

Un seul genre de l'ordre des pulmobranches, qui a élé 
rencontré jusqu'ici dans les eaux souterraines ou à l'orifice 
de cavernes, est le genre Ancylus. 

VA. Sandbergeri Wiédersheirn (4), a été retiré des grottes 
des Alpes de la la Souabe. M. Louis de Malafosse a constaté 
la présence d'espèces du même genre dans la fontaine inter- 
mittente de Fontestorbes, près Bélesta (Ariège), véritable 
ruisseau sortant des entrailles du sol, ainsi que dans les cu- 
rieux affluents souterrains du Tarn, dont notre collègue a 
donné la description détaillée dans son étude magistrale sur 
les gorges du Tarn entre les grands causses (2). 

Les Ancylus, parmi les pulmobranches, sont les mieux 
organisés pour vivre au fond de l'eau, puisqu'ils restent col- 
lés aux quartiers de roche, pierres et bois submergés. Les 
Lymnœa, Physa, Planorbis, etc., qui viennent souvent respi- 
rer à la surface du liquide, n'ont pas été au contraire si- 
gnalés dans les eaux souterraines. 

CONCLUSION 

De nos constatations il résulte qu'un certain nombre de 
mollusques se sont sélectes des caractères spéciaux pour 
vivre dans les nappes d'eau et les cavernes, que ces mol- 
lusques s'observent principalement dans les régions calcaires 
les plus riches en grottes et crevasses de toute sorte dues 
aux plissement, contournement et failles des strates qui 
composent ces terrains, ainsi que dans les pays où les eaux 



(1) Verbh. Wurzburg, Physiol. mèd. Ges. (N. F.) Band IV, taf. 1 
fig. <-3, 1875. 

(2) Supplément au 6 me bulletin de la Société de Géographie de Tou- 
louse, 1882, et tiré à part. 



8 JUL 1886 




DÉCISIONS DU COMITÉ D'IMPRESSION 

Séance du 13 février 1884. 

1° Les Mémoires paraîtront selon leur ordre de rentrée au Secrétariat. 

2° Le Secrétaire-général, chargé de la correction des épreuves, laisse 
aux auteurs huit jours par feuille pour cette correction. Ce délai expiré, 
il sera passé outre. 

3° Le bulletin présentera trois paginations : la première affectée aux 
travaux inédits, la seconde aux procès- verbaux, et la troisième à l'énu- 
mération des ouvrages reçus par la Société. 



MM. les auteurs de Mémoires imprimés dans le Bulletin 
pourront en faire exécuter à leurs frais un tirage à part aux 
prix suivants, par l'intermédiaire de la Société : 



NOMBRE DE FEUILLES. 



Pour uni feuille (16 pages), papier, 
pliage, piqûre et enveloppe de couleur 

Trois quarts de feuille (12 pages). . . 

Demi-feuille (8 pages) 

Quart de feuille (4 pages) 

Pour les Mémoires qui auraient plus 
d'une feuille d'impression, la 2 e et les 
suivantes seront comptées ehacune à 
raison de. 

Un titre d'une page est de. . . . 

Une couverture imprimée. . . . 



50 


100 


200 | 


* 

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exemp. 


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25 » 

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3 » 



SOCIETE D'HISTOIRE NATURELLE DE TOULOUSE. 

Les séances se tiennent à 8 heures précises du soir, rue St-Rome, 28, 

les 1 er et 3 e mercredi de chaque mois, 

du 3 e mercredi de Novembre au 1 er mercredi d'Août. 

MM. les Membres sont instamment priés de faire connaître 
au secrétariat leurs changements de domicile. 



Adresser les envois d'argent au trésorier, M. J. Chalande, 
51, rue des Couteliers, Toulouse. 

Ou au Secrétariat, rue Saint-Rome, 28. 



Sommaire du présent bulletin. 

Pages. 

Composition du Bureau de la Société pour l'année 1 884 5 

Etat des membres de la Société d'histoire naturelle de Toulouse, au 

1 er février t 884 6 

Travaux originaux. — J. Comèue : Catalogue des Diatomées des 

environs de Toulouse \ 3 

P. Fagot : Mollusques souterrains de l'Europe et de l'Algérie. 25 

Procès-verbaux, 1884. — Séances des 2, <6 janvier et 6 février. . i 

Publications reçues par la Société j 



Toulouse. — Typographie de DuranJ, Fillous et Lagarde, rue Saint-Rome, 44. 



8 «UL 1886 




SOCIÉTÉ 




D'HISTOIRE NATURELLE 



DE TOULOUSE 



DIX-HUITIÈME ANNÉE. — 1884 



BULLETIN TRIMESTRIEL 



Avril 




Juin. 




TOULOUSE 

IMPRIMERIE DURAND , FILLOUS ET LAGARDE 

RUE SAINT-ROME, 44 

1884 




Extrait du règlement de la Société d'Histoire Naturelle de Toulouse 

Art. 1 er . La Soc. été a pour but de former des réunions dans lesquelles les 
naturalistes pourront exposer et discuter les résultats de leurs recherches et 
de leurs observations. 

Art. 2. Elle s'occupe de tout ce qui a rapport aux sciences naturelles. 
Minéralogie, Géologie, Botanique, et Zoologie. Les sciences physiques et his- 
toriques dans leurs applications à l'Histoire Naturelle, sont également de son 
domaine. 

Art. 3. Son but plus spécial sera d'étudier et de faire connaître la consli- 
t ution géologique, \a flore, et la faune de la région dont Toulouse est le 
centre. 

Art. 4. La Société s'efforcera d'augmenter les collections du Musée d'His- 
toire Naturelle de Toulouse. 

Art. 5. La Société se compose : de Membres-nés — Honoraires — Titu 
laires — Correspondants. 

Art. 8. Les candidats au litre de membres titulaires devront être agréés 
par une Commission d'admission. La propos'tion sera faite par un mem- 
bre de la Société et remise entre les mains du Président. 

La Commission d'admission est composée des membres du bureau et de 
ceux du comité de publication, ses décisions ne seront valables qu'avec 
un minimum de 5 membres présents. 

Art. 9. La Société statuera par un vote au scrutin secret sur les présen- 
tations acceptées par la Commission d'admission, au plus tard dans la 
seconde séance qui suivra la présentation. 

Art. 10. Les membres titulaires paient une cotisation annuelle de 12 fr., 
payable au commencement de l'année académique contre quittance délivrée 
par le Trésorier. 

Art. 11. Le droit au diplôme est gratuit pour les membres honoraires el 
correspondants ; pour les membres titulaires il est de 5 francs. 

Art. 12. Le Trésorier ne peut laisser expédier les diplômes qu'après avoii 
reçu le montant du droU et de la cotisation. Alors seulement les membres 
sont inscrits au Tableau de la Société 

Art. 14. Lorsqu'un membre néglige d'acquitter son annuité, il perd, après 
deux avertissements, l'un du Trésorier, l'autre du Président, tous les droits 
attachés au titre de membre. 

Art. 18. Le but de la Société étant exclusivement scientifique, le titre de 
membre ne saurait être utilisé dans une entreprise industrielle. 

Art. 20. Le bureau de la Société se compose des officiers suivants : Prési- 
dent; 1 er et 2 e Vice-présidents; Secrétaire-général ; 2 Secrétaires -adjoints ; 
Trésorier ; Bibliothécaire-Archiviste. 

Art. 31. L'élection des membres du Bureau, du Conseil d'adminisration 
et du Comité de publication, a lieu au scrutin secret dans la première quin 
zaine de janvier. Ils sont nommés pour une année. Le Secrétaire-général, les 
Secrétaires -adjoints, le Trésorier, l'Archiviste et les Membres du Conseil etdu 
Comité peuvent seuls être reélus immédiatement dans les mêmes fonctions. 

Art. 33. La Société tient ses séances le mercredi à 8 heures du soir. Elles 
s ouvrentle premier mercredi après lel5novembre,etont lieu tous les 1 er et 3« 
mercredi de chaque mois jusqu'au 1 er mercredi du mois d'août inclusivement. 

Art. 39. La publication des découvertes ou études faites par les membres 
\ii la Société et par les commissions, a lieu dans un recueil imprimé aux frais 
de celle ci, sous le titre de : Bulletin de la Société d'Histoire naturelle 
de Toulouse. Chaque livraison porte son numéro et la date de sa publication. 

Art. 41. La Société laisse aux auteurs la responsabilité de leurs travaux et 
de leurs opinions scientifiques. Tout Mémoire imprimé devra donc porter la 
signature de l'auteur. 

Art. 42. Celui-ci conserve toujours la propriété de son œuvre. Il peut en 
obtenir des tirages à part, des réimpressions, mais par l'intermédiaire de la 
Société. 

Art. 48. Les membres de la Société sont tous invités à lui adresser les 
échantillons qu'ils pourront réunir. 

Art. 52. En cas de dissolution, les diver s es propriété» de laSoc.été revien- 
dront de droit à la ville de Toulouse. 



- 41 - 

souterraines s'étendent en nappes coulant dans le sol à de 
faibles profondeurs. 

La recherche de ces mollusques a été un peu négligée 
jusqu'à ces dernières années; mais si les paléontologistes, 
les entomologistes et les amateurs de diatomées ou autres 
organismes vivant dans les eaux privées de lumière, joi- 
gnaient leurs efforts à ceux des malacologistes pour recueillir 
les coquilles vivant dans les conditions biologiques indiquées 
par nous, nous ne doutons pas qu'on n'arrive à des résultats 
satisfaisants. Pour nous occuper du bassin garumnien, les 
Pyrénées, les sources souterraines des gorges du Tarn, les 
puits artésiens des Pyrénées-Orientales, n'ont point encore 
livré tous leurs secrets. 

Nous formons des vœux pour que notre appel soit entendu 
de tous les naturalistes qui ont l'occasion de visiter ou d'ex- 
plorer ces régions. Avec un peu d'habitude, il est facile de 
récolter ces petits mollusques peu encombrants et dont la 
coquille se conserve indéfiniment sans préparation aucune. 
Trop heureux si notre travail sans prétention peut obtenir 
le résultat auquel il est destiné ! 



OBSERVATIONS. 

Si nous avons laissé les Hélix Hauffeni Schmidt, Valvata 
erythro-pomatia et spelœa Hauffen, parmi les oculés, c'est 
que ces espèces appartiennent à des genres dont tous les 
autres représentants sont munis d'yeux. Nous n'avons pas 
cependant voulu dire que ces espèces cavernicoles possè- 
dent les organes de la vision, puisque d'après les observa- 
tions de Schmidt (in Malak. blatt., s. 10, 1861), l'animal de 
VHelix Hauffeni est blanc, presque transparent et muni de 
quatre tentacules comme les autres hélicéens, mais sans 
qu'il ait été possible de découvrir aucune trace de points 

4 



— 42 — 

oculaires sur ces tentacules. 11 doit en être de même pour 
les prétendues valvata des souterrains de la Carniole. Quoi- 
que appartenant à des genres dont les espèces oculées sont 
très nombreuses, elles sont probablement aveugles par 
atrophie d'organes devenus superflus dans le milieu où 
elles sont destinées à vivre. Si nous ne sommes point aussi 
affirmatif à cet égard , c'est que l'anatomie de leurs ani- 
maux n'a pas encore été faite , du moins à notre connais- 
sance. 

Il est regrettable que les personnes qui habitent les con- 
trées où se trouvent des mollusques souterrains , ne fassent 
point l'anatomie de ces mollusques ou ne les expédient à 
des savants capables de procéder à cette anatomie. Ce serait 
le moyen le plus sûr d'arriver à la démonstration palpable 
de la théorie de Tadaption aux milieux, théorie que l'on 
soupçonne, mais que l'observation directe n'a pas encore 
confirmée. 



- 43 — 
LES LAMELLICORNES FRANÇAIS 

Par M. Jules Chalande, membre titulaire. 

Plusieurs raisons m'ont déterminé à entreprendre la clas- 
sification des Lamellicornes français en tableaux, dichotomi- 
ques. Je n'ai pas besoin de faire ressortir l'utilité de ce genre 
de classification ; peu d'ouvrages permettent aux débutants 
de dénommer par eux-mêmes les insectes qu'ils rapportent 
■de leurs chasses , et les remarquables travaux qu'a fait 
naître cette importante famille, sont plutôt des encyclopé- 
dies destinées, grâce à l'abondance des matières, à fixer les 
caractères de chaque espèce d'après la description des au- 
teurs, que des travaux réellement pratiques pour la détermi- 
nation. 

J'ai cherché pour établir ces tableaux, à signaler, non les 
caractères naturels sur lesquels sont basées les coupes ou les 
divisions spécifiques, mais les caractères les plus saillants et 
les plus faciles à distinguer, sans avoir recours à la mutila- 
tion des insectes que l'on veut dénommer. C'est aux com- 
mençants que ce travail est particulièrement destiné et une 
division peut-être plus savante leur eut oiïert moins 
d'avantages. Néanmoins, j'ai l'espoir qu'il pourra être un 
auxiliaire utile à tous. 

Pour la rédaction de ces tableaux dichotomiques , j'ai 
adopté une forme encore peu usitée dans les travaux ento- 
mologiques , mais qui me semble plus correcte et facilite 
moins les erreurs. Cependant, il ne faut pas se faire illu- 
sion : malgré toute l'attention qu'y mettra un commençant, 
il pourra faire parfois fausse route, aussi est-il toujours bon 
de vérifier avec soin le résultat acquis, avec les descriptions 
complètes données par les auteurs. 

J'ai signalé certaines espèces qui m'ont paru trop dou- 



- 44 — 

teuses ; bien d'autres aussi méritaient d'être annotées ; mais 
c'eut été une révision complète des Lamellicornes qu'il 
m'aurait fallu entreprendre , et j'aurais craint de sortir du 
cadre restreint que je m'étais tracé et d'outrepasser mon 
but. 



LES LAMELLICORNES FRANÇAIS 

Caractères. — Cinq articles à tous les tarses. — Antennes insérées au- levant 
des yeux, composées de huit à onze articles -, terminées eu massue, celle- 
ci formée par les derniers articles dilatés, du côté interne, en forme de la- 
melles, pouvant s'ouvrir ou se fermer comme les feuillets d'un livre. 

Beaucoup d'auteurs ont réuni à cette famille, celle des 
Pectinicornes, sous le nom de Scarabéides ou Lamellicornes. 
Cependant Lacordaire les a considérés comme formant 
deux familles distinctes, et a très nettement établi les carac- 
tères qui ne permettaient pas de les réunir. Aujourd'hui, 
c'est l'opinion généralement adoptée. 

Les caractères distinctifs de ces deux familles, peuvent se 
résumer ainsi : 

'Antennes à massue feuilletée, composée d'articles mobiles comme les 
feuillets d'un livre Lamellicornes. 

Antennes à massue pectiniforme composée d'articles fixes disposés en 
forme de peigne Pectinicornes. 

Au point de vue anatomique, le système nerveux présente 
chez tous les Lamellicornes étudiés jusqu'ici, une grosse 
masse ganglionnaire dans le thorax, et point de ganglions 
abdominaux ; tandis qu'il existe chez les Pectinicornes des 
ganglions thoraciques et abdominaux distincts. Néanmoins, 
le groupe des Passâtes, composé d'espèces américaines, et 
qui n'a pas de représentants en Europe, semble établir le 
passage entre ces deux caractères. 



- 45 - 
Tableau dichotomique des genres. 

/Joues dilatées en tranche horizontale formant avec l'épislome un chaperon 
■ i|! voilant le labre et les mandibules ...... 2 

(Labre et mandibules à découvert 3 

Tibias postérieurs armés d'un éperon. — Pygidium non voilé par les 

i élytres. — Antennes de huit ou neuf article?, , les trois derniers 

I constituant la massue. 1 er groupe, Scarabœ'idœ. 4 3 

% ■ . 

ITibias postérieurs armés de deux éperons. — Pygidium voilé par les 

F élytres. — Antennes de neuf articles, les trois derniers constituant la 

\ massue 2 me groupe, Aphodidœ. 24 

! Antennes de onze articles, les trois derniers constituant la massue . . 
3 me groupe, Geotrupidœ. 37 
Antennes de moins de onze articles 4 

\Pygidium voilé par les élytres 5 

I Pygidium non voilé par les élytres 6 



Abdomen de cinq arceaux. — Elytres à intervalles tuberculeux. — 
l Antennes de dix articles, les trois derniers constituant la massue. . . 

4 me groupe, Trogidœ. 42 

jAbdomen de six arceaux. — Elytres non tuberculeuses. — Antennes de 

F dix articles, les trois derniers constituant la massue. 

\ 5 me groupe, Hybalidœ. 43 

Epistome en triangle, à angle antérieur plus ou moins tronqué ou 

arrondi, débordé de chaque côté par les mandibules. — Antennes de 

dix articles, les trois derniers constituant la massue. — Prosternum 

ordinairement relevé postérieurement (4). 6 me groupe, Oryctidœ. 44 
6( 
[Epistome jamais en triangle ; rectangulaire ou trapézoïdal, et tronqué ou 

arqué en avant. — Antennes de huit à dix articles, dont les derniers, 
en nombre variable, constituent la massue. — Prosternum jamais re- 
levé postérieurement 7 



(1) Les Ochodœus n'ont pas le prosternura relevé postérieurement; ils font 
seuls exception à c°tte règle. 



- 46 - 

(Antennes de huit articles 7 me groupe, Calicnemidœ. 47 

(Antennes de neuf à dix articles , 8 

'Antennes non insérées dans une sinuosité des côtés de la tête, composées 
de neuf à dix articles ; à massue formée d'un nombre variable de feuil- 
lets. — Epislome séparé du front par une légère suture 9 

Antennes insérées dans une sinuosité profonde des côtés de la tète, com- 
posées de dix articles, les trois derniers constituant la massue. — 
Epistome non séparé du front par une suture 12 



(Ongles des pieds intermédiaires et postérieurs égaux 10 

(Ongles des mêmes pieds inégaux 11' 



Tête constituant avec l'épistome un rectangle allongé, environ deux fois 
aussi long que large. — Antennes de dix articles, les trois der- 
niers constituant la massue. — Ongles longs et grêles 

8 me groupe, Anthypnidœ. 48 

|Epistome transversal. — Antennes de neuf ou dix articles, à massue 
composée d'un nombre variable de feuillets. — Ongles forts munis 
en dessous d'une dent ordinairement arquée, ou d'une membrane. . . 

9 me groupe, Melolonthidœ. 49 

Jambes antérieures armées d'un éperon, les postérieures de deux éperons. 
— Tarses postérieurs terminés par deux ongles. — Antennes de neuf 

articles, les trois derniers constituant la massue 

I0 me groupe, Anomalidœ. 5&- 

jJambes antérieures et postérieures sans éperons. — Tarses postérieurs 
terminés par un seul ongle, quelquefois bifide. — Antennes de neuf à 

dix articles, les trois derniers constituant la massue 

11 me groupe, Hopliidœ. 60 

(Elylres fortement échancrées à leur côté externe 

jg] 12 me groupe, Cetonidœ. 61 

(Elytres sans échancrure à leur côté externe. 13 mc groupe, THchiidœ. 63. 



13< 



47 — 



1 er Groupe. — ScarabjEid^e. 



'Tibias intermédiaires et postérieurs étroits à la base. — Tarses grêles 
et filiformes 14 

'Tibias intermédiaires et postérieurs fortement élargis à la base. — Tarses 
comprimés I 6 



/Antennes de huit articles. — Pygidium en triangle plus long que large. 
^; 1 er genre, Sisyphus. 

Antennes de neuf articles. — Pygidium en triangle plus large que long. 15 

(Tarses antérieurs nuls. — Dernier article des tarses postérieurs de même 
longueur que le premier. — Elylres non échancrées à leur bord 
externe . 2 me genre, Scarafoseus. 

(Tarses antérieurs existant. — Dernier article des tarses postérieurs plus 
long que les quatre premiers réunis. — Elytres présentant une forte 
échancrure à leur bord externe. . . 3 me genre, Gymnopleurus. 



(Ecusson indistinct 17 

16 

(Ecusson apparent ou remplacé par un vide scutellaire 20 



Prothorax sans fossette apparente vers le milieu de ses côtés. — Elytres 
l à huit stries, y compris la marginale.' 
47/ Antennes de neuf articles 18 

/ Protborax présentant une fossette large et profonde vers le milieu de ses 
\ côtés. — Elylres à neuf stries 4 9 



Cuisses intermédiaires et postérieures munies de rangées de points pili- 
fères ou parsemées de gros points enfoncés. 4 me genre, Onthopkagus. 

[Cuisses intermédiaires et postérieures sans rangées de points pilifères ni 
parsemées de gros points ; presque lisses. . 5 me genre, Caccobius. 



- 48 - 

Antennes de neuf articles. — Prothorax non échancré sur les côtés avant 
ses ongles postérieurs ; creusé d'une sillon médian plus ou moins appa- 
I rent. — Intervalle juxta-marginal des élytres non relevé en forme de 
carène. — Tarses antérieurs existant 6 me qenre, Copi-is. 

.Antennes de huit articles. — Protborax écbancré sur le> côtés avant ses 
I angles postérieurs ; creusé de deux courts sillons sur la partie mé- 
diaire de sa base. — Intervalle juxta-nurginal relevé en forme de 
v carène — Tarses antérieurs nuls 7 mo genre, Babas. 

Antennes de huit articles. — Protborax creusé en arrière de deux 
courts sillons dans la partie niédiaire de sa base. — Elytres à neuf 
stries. — Tarse? antérieurs nuls, au moins chez Ses tf . . .' . . . 
.){)( 8 me genre, Onitis. 

(Antennes de neuf articles. — Prothorax non creusé de sillons à la base. 
— Elytres à huit stries. — Tar.-es antérieurs existant o* et Ç • 
9 me genre, Oniticellus. 

% m * Groupe. — Aphodid^e. 

(Labre et mandibules entièrement voilés par le chaperon. ....... 22 

21 

(Labre et mandibules incomplètement voilés par le chaperon 36 

'Prothorax non creusé d'un sillon sur la moitié postérieure de sa ligne 
\ médiane. — Elytres entières à Tangte suturai 23 

22 Prothorax creusé d'un sillon sur la moitié postérieure du sa ligne médiane; 
/ ou, non creusé de ce sillon, mais alors, élytres obliquement coupées 
! à l'angle suturai, et armées d'une épine à l'extrémité de la suture. . 31 

(Ecusson égal au quart ou au cinquième de la longueur des élytres. . . 24 
(Ecusson plus court que le cinquième de la longueur des élytres. ... 28 

i El vires légèrement planes à la base, autour de l'écusson 25 

24 

'Elytres plus ou moins convexes 27 

(Elytres tronquées à leur sommet. . . . 10 me genre, Colobopterus. 
25 

(Elytres obtuses ou arrondies au sommet 26 



- 49 - 

Elytres à stries ponctuées, non rebordées. — Prothorax fortement 
ï rebordé à la base. — Ventre rouge. 1 \ me genre, Coprimorphus. 

26 Elytres à stries ponctuées, les cinq premières finement rebordées. — 

» Prothorax finement rebordé à la base. — Ventre noir 

\ 4 2 me genre, Eupleurus. 



[Stries profondes crénelées. — Long. 4 mm à 5 mm 1/2 

1 4 3 mc genre, ©f ophorus. 

2tf 

JStries peu profondes ponctuées. — Long. 9 mm à 1 2 mm 

4 4 me genre, Teuchestes. 



.Œlytres à dix stries, les cinq premières s'avançant jusqu'à la base, entre 

\ le calus et la suture numérale. . « 29 

38 

iElytres à dix stries, les sept premières s'avançant jusqu'à la base ; ou 

elytres creusées de sept sillons 30 



.'Tête non voûtée. — Partie supérieure des yeux à peine voilée par le 

\ prothorax 4 5 me genre, Aphodius. 

29< 

JTête voûtée. — Partie supérieure des yeux en majeure partie, ou entiè- 

\ rement voilée par le prothorax 4 6 me genre, Ammsecius. 



/Elytres à dix stries, les sept premières s'avançant jusqu'à la base ... . 
30 4 7 me genre, Hexalus. 

(Elytres creusées de sept sillons 4 8 me genre, Heptaulacus. 

I Prothorax non creusé d'un sillon sur sa ligne médiane. — Elytres 
obliquement coupées à l'angle suturai, et armées d'une épine à l'extré- 
3/j,' mité de la suture \9 m ~ genre, Plagiogonus. 

iProthorax creusé d'un sillon sur la moitié postérieure de sa ligne mé- 
\ diane 32 

Cuisses postérieures moins renflées que les antérieures. — Tibias posté- 
l térieurs bidentés ou quadridentés à leur côté externe. — Tarses 
1 grêles, à premier article filiforme. — Ongles très distincts 33 

32<Cuisses postérieures plus renflées que les antérieures. — Tibias poslé- 
j rieurs munis de cinq à huit dents à leur cô;é externe. — Tarses 
F ramassés, graduellement plus petits, à premier article triangulaire. 
\ — Ongles presque indistincts 35 



- 50 - 

I Prothorax sans sillons transverses. — Tibias postérieurs bidentés. . . 
\ 20 me genre, Oxyomus. 
| Prothorax creusé de sillons transverses, plus ou moins profonds. — 
\ Tibias postérieurs quadridentés 34 

/ Prothorax faiblement sillonné transversalement sur son disque. . . . 
V 24 me genre, Pleurophorus. 

JProthorax creusé de sillons transverses n'atteignant pas les bords latéraux 
( et séparés par des intervalles saillants. . 22 me genre, Rhyssemus. 

, Prothorax creusé de légers sillons transverses, non séparés par des 
[ intervalles saillants. — Eperons des jambes postérieures étroits. . 
1 23 me genre, Diast ictus. 

(Prothorax creusé de forts sillons transverses, séparés par des intervalles 
saillants. — Eperons des jambes postérieures un peu dilatés et com- 
primés 24 me genre, Psammobius. 

Eperons des jambes postérieures parallèles ou aigus. — Ongles grêles, 

1 très distincts. — Prothorax rebordé à la base 

] 25 me genre, Dimalia. 

jEperons des jambes postérieures aplatis en forme de spatule. — Ongles 
f rudimentaires et peu distincts. — Prothorax sans rebord à la base. 
\ 26™e genre, ASgyalia» 

3 me Groupe. — GeotrupidjE. 

/Front non chargé d'une corne & et $ . — Intervalle suturai des élytres 

\ non rebordé 38 

37/ 

j Front armé chez le ç? d'une corne élevée, fixe ou mobile. — Intervalle 
' suturai des élytres rebordé le long de la suture k\ 

j Prothorax armé de cornes et de saillies. . 27 me genre, Minotaurus. 
Soi 

(Prothorax sans cornes ni saillies 39 

jEpistome en angle arrondi en avant. — Article intermédiaire de la 

l massue des antennes un peu plus court que les autres, caché pendant 

la contraction 28 me genre, Geotnipes. 

39/ 

jEpistome en demi-cercle. — Article intermédiaire de la massue des 

1 antennes de la même longueur que les autres, visible pendant la con- 
\ traction , 40 



- 51 - 

/Elytres libres, recouvrant des ailes propres au vol 

\ 29 m e genre, Silotrupes. 

JElytres soudées. — Ailes nulles ou rudimentaires 

I 30 me genre, Thorectes. 

Protborax à angles postérieurs arrondis en demi-cercle. — Front armé 
I chez le ç? d'une corne élevée et fixe. — Yeux divisés à moitié par le 
1 prolongement des joues 31 rne genre, Bolboceras. 

44 \Prothorax à angles postérieurs prononcés, presque droits et émoussés. 
I — Front armé cbez le o* d'une corne allongée et mobile. — Yeux 

entièrement divisés par le prolongement des joues. 

\ 32 me genre 1 Odontseus. 

4 me Groupe. — Trogidjî. 
42 Un seul genre 33 me genre, Trox. 

5 me Groupe. — Hybalid^e 

Elytres sans calus humerai saillant ; présentant des stries à peine visibles. 

— Jambes antérieures tridentées à leur côté externe 

34 me genre, Hybalus. 

43(Elytres présentant des rangées striales de points au nombre de dix- sept 

(à dix-huit, dont les neuf premières s'avancent jusqu'à la base, entre 
la suture et le calus humerai -, celui-ci saillant. — Jambes antérieures 
bidentées à leur côté externe 35 me genre, Hyhosorus. 

6 me Groupe. — Orycthle. 

/Yeux non coupés en avant par les joues. — Prosternum non relevé pos- 
l térieurement. — Jambes antérieures armées de deux dents à leur 
] côté externe 36 me genre, Ochodîeus. 

JYeux coupés en avant par les joues. — Prosternum relevé postérieure- 
F ment. — Jambes antérieures armées de trois dents à leur côté 
\ externe 45 



- 52 - 

Prothorax présentant une saillie Iransverse. — Prosternum relevé 

\ postérieurement et couronné de poils .... 37 me genre, Oryctes. 
45 

i Prothorax sans saillie transverse. — Prosternum relevé antérieurement 

et postérieurement 46 

Mandibules arquées extérieurement. — Suture frontale chargée d'une 
corne, et prothorax offrant une dépression en avant chez le a* ; ou 
suture frontale gibbeuse et prothorax sans dépression chez la $ . . . 
4.(3] 38 me genre, Phyllognathus. 

^Mandibules tridentées à leur côté externe. — Suture frontale chargée 
d'un ou de deux tubercules, et prothorax sans dépression en avant 
o* et 9 * 39 me genre, Péntodon. 

7 me Groupe. — Galicnemid^e. 

Massue des antennes composée de trois articles. — Tarses postérieurs 
i plus courts que le tibia et terminés par un seul ongle. ....... 

] 40 tne genre, Calicnemis. 

47' 

ïMassue des antennes composée de cinq articles. — Tarses postérieurs 

I plus longs que le tibia et terminés par deux ongles 

\ 41 me genre, Pachypus. 

8 me Groupe. — AnthypnidjE. 

48 Un seul genre 42 me genre, Anthypna. 

9 rne Groupe. — Melolonthid^. 

, Elytres sans côtes ni nervures. — Pygidiura non prolongé, ni échancré 

) «à l'extrémité 43 me genre, Polyphylla. 

49 , 

i Elytres chargées de nervures plus ou moins apparentes, ou rayées de 

dix stries environ 50 

.Elytres chargées de nervures plus ou moins apparentes 51 

^0 Elytres rayées chacune de dix stries environ. — Antennes de neuf ou 
( dix articles, les trois derniers constituant la massue. ... . . 54 



- 53 - 

/Massue des antennes composée de plus de trois feuillets. — Ongles 

1 armés chacun en dessous d'une dent assez longue et arquée S2t 

51 'Massue des antennes composée de plus de trois feuillets tf et Ç . — 
! Ongles armés chacun d'une petite dent relevée, située ordinairement 
' à la base 53 

/Massue des antennes composée de sept feuillets chez le <f et de six 

i chez la $. — Pygidium terminé par un prolongement 

I 44 me genre , Meloloiatha. 

0/41 f 

jMassue des antennes composée de cinq feuillets chez le <j* et de quatre 
I chez la $ . — Pygidium non prolongé; échancré à l'extrémité. . . 

4 5 me genre, Anoxia. 

/Antennes de neuf articles, les troisième et quatrième allongés, environ 
deux fois aussi longs que larges, les cinquième et sixième très courts, 
plus larges que longs, les trois derniers constituant la massue. . . . 

kb me genre, Amphimallus. 

53( 

(Antennes de ùix articles, les troisième, quatrième et cinquième courts, 

presque globulaires, les sixième et septième très courts, plus larges 

que longs ; les trois derniers constituant la massue 

47 me genre, Rliizotrogus. 

^Jambes antérieures bidentées à leur côté externe 55 

(Jambes antérieures tridenlées à leur côté externe 57 

/Yeux saillants débordant au-dessus du front. — Elytres presque paral- 
1 lèles, environ quatre fois aussi longues que le prothorax. — Antennes 

55< de neuf articles 48 ffie genre, Serica. 

iYeux non saillants. — Elytres élargies vers les 2/3 postérieurs, environ 
! deux fois 1/2 ou trois fois aussi longues que Se prothorax 56 

Antennes de dix articles. — Prothorax tronqué en ligne transverse à la 

base 49 mc qenre, Malatîera. 

JAntennes de neuf articles. — Prothorax arqué et bissinué à la base. . . 

50 me genre, ©maloplia. 

[Antennes de dix articles. — Ongles non munis en dessous d'une 

\ membrane 51 me genre, Triodonta. 

57< 

(Antennes de neuf articles. — Ongles munis en dessous d'une membrane. 
52 me genre, Hymenoplia. 



- 54 - 

10™ Groupe. — Anomalid.e. 

Elytres convexe?. — Abdomen glabre pourvu sur chaque arceau d'une 
rangée de points pilifères. 
]j$' Epis tome transversal 53 mo genre, Anomala. 

fElytres planiuscules ou peu convexes sur le dos. — Abdomen plus ou 
■ moins pubescent, au moins sur les côtés . 59 

Epistome transversal. — Abdomen hérissé de poils longs au moins sur 
les côtés 54 me genre, Phyllopcrtha. 

SîJ'jEpistome trapézoïdal, offrant en avant une protubérance relevée.' — Ab- 
domen densément revêtu de poils ordinairement blanchâtres, plus ou 
moins couchés 55 me genre, Anisoplia. 

11 me Groupe. — Hopliid.e. 

60 Un seul genre 56 me genre, Hoplia. 

12 me Groupe. — Cetonid.e. 

/Jambes antérieures bidenlées à leur côté externe 

61/ 57 me genre, Oxythyrea. 

(jambes antérieures tridentées à leur côté externe 82 

[Dessus du corps complètement recouvert de poils longs et serrés. . . . 
(52: 58 me genre, Epicomctis. 

(Dessus du corps glabre ou presque glabre . . . 5 9 me genre, Cetonîa. 
13 me Groupe. — TrichiidjE. 



.Prothorax offrant deux saillies longitudinales. — Elytres déprimées sur 
* l,i suture 64 

63 , ' -, 

I Prothorax sans saillies longitudinales. — Elytres non déprimées sur la 
suture 65 



- 55 - 

S Prothorax parallèle dans sa partie basilaire. — Elytres en partie recou- 
vertes d'écaillettes. — Long. 7 à 10 mm .. . . 60 me genre, Valgus. 

iProthorax rétréci à la base. — Elytres ne présentant pas d'écaillés. 
[ — Long. 30 mm environ 61 me genre, Osmoderma. 

/Prothorax pubescent, légèrement rétréci à la base. 62 me genre, Trichins. 

65<jProthorax glabre, offrant à la base sa plus grande largeur 

( 63 me genre, Gnorinus. 



Tableaux dichotomiques des espèces. 

fer Groupe. 
SCARAB^EID^E. 

Caractères. — Joues dilatées en tranche horizontale formant avec l'épistome 
un chaperon voilant le labre et les mandibules. — Antennes de huit ou 
neuf articles, les trois derniers constituant la massue. — Pygidium non 
voilé par les elytres. — Abdomen de six segments. — Tibias postérieurs 
armés d'un seul éperon. 

Les insectes de ce groupe sont ordinairement noirs, quel- 
ques espèces ont des couleurs métalliques. Ils vivent tous 
au sein des matières stercoraires. 

1 er Genre. — Sisyphus, Latreille. 

Les Sisyphus se rencontrent principalement sur nos co- 
teaux du Midi, on les trouve roulant des crottins de chèvres 
sur lesquels les femelles déposent leurs œufs. 

Il existe peu de différences entre les deux sexes : 

o* — Eperon des jambes antérieures plus long que la première dent antérieure 

externe. 
9 — Eperon des jambes antérieures efQlé, de la même longueur que la première 

dent antérieure externe. 



- 56 — 
Ce genre n'est r présenté que par une seule espèce: 

Noir. — Chaperon bidenté. — Prothorax finement chagriné. — 
Elytres marquées de faibles stries . — Abdomen presque triangu- 
laire.— Long. 6 mm 1/2 à \ \ mm S. Sclisefferi, L, 

2 me Genre. — Scarab.ecs, Linné. 

Les Scarabœus (Atenchus Web.) sont des insectes de grande 
taille, d'une couleur noire plus ou inoins brillante ; ils vi- 
vent principalement sur le littoral méditerranéen, au milieu 
des dunes, où on les trouve roulant de grosses boules de 
matières excrémentielles, qu'ils enfouissent dans le sable. 

o* — Jambes postérieures plus arquées. 
9 — Jambes postérieures moins arquées. 

Ce genre est représenté en France par trois espèces : 

i Prothorax couvert de petits points saillants. Long. 22 mm à 32 mm . . . 
4) S. sacer, L. 

( Prothorax marqué de gros points varioliques épars 2 

; Elytres à stries légères ; intervalles plans. — Long. \ 5 mm à 32 mm . . . 
\ S. semipunctatus, F. 

2< . 

(Elytres à sillons profonds; intervalles convexes de la même largeur que 
les sillons. — Long, H mm à 23 mm S. laticollis, L. 

3 rae Genre. — Gymnopleurtts, Illiger. 

Les Gymnoplearus ont le faciès des Scarabœus ; ils sont 
plus petits et possèdent souvent un éclat métallique; ils se 
distinguent à première vue de ces derniers par l'échancrure 
du bord externe de leurs élytres. 

çf* — Eperon des jambes antérieures à peu près droit, obtus, paraissant émoussé 

ou taillé en biseau. 
Ç — Eperon des jambes antérieures efûlé, pointu et légèrement recourbé. 



- 57 - 

Nous possédons en France quatre espèces le ce. genre, 
qui se trouvent répandues principalement dans les régions 
chaudes : 

iProtliorax et élytres marqués de gros points varioliques. — Long. f J mm 
l) à U nim 1/2 Ci. flagellâtes, F. 

(Prothorax et élytres non marqués de points varioliques 2 

jProlborax très finement et presque uniformément granuleux. — Elytres 
\ finement et granuleusement marquées de petits points saillants épars. 
i Long. 10 mm à 1 5 mm Ci. Sîsïrmi, Mac L. 

' Prothorax et élytres densément et rugucusement granuleux 3 

[Deuxième et troisième intervalles des élytres présentant des saillies 
] transverses irrégulières. — Long. 10 m:n à 15 mm . Ci. cantharus, Er. 

iDeuxième et troisième intervalles des élytres sans saillies transverses. — 
! Long. 9 m!n à 15 mm • . Ci. Geoffroy!, Sulz. 

Le Gymnopleifrus décrit par Mulsant sous le nom de G. ob- 
tusus^ semble n'être qu'une variété du G. Geoffroyi, chez 
lequel l'épistome serait simplement tronqué au lieu d'être 
échancré. Ce caractère ne paraît pas suffisant pour établir 
une nouvelle espèce. 

i me Genre. ~ Ontiiophagus, Latreille. 

Les Onthophayus sont des bousiers de petite taille ; ils 
diffèrent des genres précédents par la conformation de leurs 
tibias intermédiaires et postérieurs fortement dilatés à la 
base. 

Les caractères sexuels extérieurs, qui résident sur la tête, 
varient beaucoup dans les deux sexes , et subissent de 
grandes modifications dans les individus appartenant à une 
même espèce, suivant que la larve s'est trouvée dans des 
conditions plus ou moins avantageuses ou défavorables, au 
point de vue de la nutrition. 

5 



a* — Suture frontale nulle ou à peine saillante. — Front ordinairement chargé 

d'une ou deux cornes assez longues. 
9 — Suture frontale saillante. — Front chargé d'une lame transverse parfois 

relevée à ses extrémités en forme de dent. 

L'O. Amyntas fait exception à cette règle : 

io* — Suture frontale trituherculeuse. 
0. Amyntas. 

1 ? — Suture frontale unituberculeuse. 

Les Onthophagus sont représentés en Fiance par les espèces 
suivantes, répandues à peu près également dans toutes nos 
provinces. 

(Elvtres noires 2 

1 
(Elytres jaunâtres 8 

/Tète glabre. — Long, de 6 m »> 1/2 à I1 mm 1/2 3 

2<Tète pubescenle. — Long de 4 mra à 6 mm 1/2. — Chaperon toujours 
[ échancré en avant 5 

Chaperon échancré en avant. — Dessous du corps et pattes hérissés de 
poils noirs. — Long 8 mm à 11 mm 1/2 O. Amyntas, 01. 

iChaperon non échancré en avant. — Dessous du corps et pattes hérissés 
\ de poils bruns ou roussâtres 4 

Prothorax glabre en dessus. — Cuisses imperceptiblement pointillées. à 
part les rangées de points pilifères. — Long. 6 mm 1/2 à il mm >f / 2 . 

O. faurus, L. 

/Prolhorax pubescent. — Cuisses grossièrement ponctuées. — Long. 
7 mm 1/2 à 10 mm O. autans, F. 

!Tête et prolhorax presque glabres, munis seulement de quelques poils 
râpeux à peine visibles. — Long. 5 mm 1/2 à 6 mm 
O. punctatus, Ulig. 
Tête et prothorax densément pubescents 6 



1 



Prothorax hérissé de poils raides noirs. — Long. 5 mm 1/2 à 6 mm 1/2. 

O. semicornis, Pz. 

Prolhorax hérissé de poils d'un gris jaunâtre 7 



- 59 - 

(Elytres parées chacune d'une tache rouge à leur extrémité. — Long. 4 mm 

1 à 5 mm 1/2 ... . O. furcatus, I. 

JElytres complètement noires. — Long. 4 mm 1/2 à 5 mm 1/2 

O. o va tus, L. 

^Elytres parées de taches irrégulièrement disséminées 9 

\ Elytres parées d'une ou deux rangées transversales de taches 14 

(Replis des elytres entièrement noirs. — Long 9 mm à 11 mm '. 

9\ (1) O. marginalis, Gebl. 
^Replis des elytres au moins en partie testacés 10 

(Replis des elytres entièrement testacés 11 

(Replis des elytres en partie noirs ou bruns vers leur base. . ... , . 13 

/Prolhorax sinué au côté externe de ses angles de devant. — Elytres mar- 
\ quées de taches vertes. — Presque glabre. — Long. 9 mm à 

i 43mm .1/2 O. Austriacus, Panz. 

^Prothorax en ligne courbe au côté externe de ses angles de devant. . . 12 

[Prothorax d'un vert cuivreux, brillant. — Elytres parées de taches nom- 
\ breu-es vertes, ainsi que la suture. — Long. 6 mm 1/2 à 1l mm 1/2. 

. n ) O. vacca, L. 

A z< 

IProthorax d'un bronzé doré. — Elytres parées de taches peu nombreuses, 

/ noires ou obscures. — Long. 6 mm 1/2 à I0 mm 

! O. cœnobita, Herbst. 

Joues auriculées constituant avec l'épistome un chaperon bissinué sur les 

côtés, et tronqué en avant. — Prothorax sinué au côté externe de 

ses angles de devant. — Elytres ordinairement non marquées d'une 

tache noire à la base du cinquième intervalle. — Long. 5 mm à 10 mm . 

O. fracticornis, Preyfs. 
I o ^ 

Chaperon en demi-cercle, non sinué ou à peine sinué, tronque en avant. 

— Prolhorax arqué en dehors au côté externe de ses angles de devant. 

— Elytres ordinairement marquées d'une tache carrée noire à la base 
du cinquième intervalle. — Long. 5 mm l/2à9 mm 

O. nuchicornis, L. 

(1) L'O. marginalis n'avait pas encore été signalé comme appartenant à la 
faune française. J'ai dû à l'obligeance de M. Marquet la communication de 
plusieurs individus capturés par lui dans les environs de Bcziers, et qui appar- 
tiennent bien à cette espèce. • 



- 60 - 

Prothorax tuberculeux en avant. — Elytres parées d'une rangée trans- 
versale détaches noires. — Long. 5 mm 1/2 à 9 mm . O. lcmur, F! 

* *\Prothorax sans tubercules en avant. — Elytres parées d'une ou deux 
rangées transversales de lâches noires. — Long. S mm 4/2 à 8 mm .. 

O. maki, Ulig. 



5 me Genre. — Caccobius, Thoms. 

Les Caccobius se lient naturellement aux Onthophagus, ils 
ont le même faciès ; leur genre de vie est identique et comme 
eux on les trouve répandus à peu près dans toute la France, 
mais principalement dans les parties méridionales. 

o* — Prolhorax tuberculeux en avant. 

9 — Prolhorax obliquement déclive en avant et non tuberculeux. 

Une seule espèce : 

Noir brillant. — Elytres parées chacune de deux taches rouges. — 
Long. o mm à 1 mm C. Sclireberi, L. 



6 rne Genre. — Copris, Geoffroy. 

Les Copris s'éloignent des précédents par leur forte taille 
et par leurs tibias postérieurs armés de deux fortes dents, en 
comptant celle de l'extrémité ; ils se distinguent des Bubas 
par leurs antennes de neuf articles et leurs tarses antérieurs 
existants. 

Des deux espèces de ce genre que possède la faune fran- 
çaise, l'une, le C. lunaris, se trouve répandue dans toutes 
nos provinces ; l'autre, le C. hispanus, exclusivement méri- 
dionale, se trouve principalement dans la Provence et le 
Bas-Languedoc. 

Les caractères sexuels varient suivant les espèces. 



- 61 - 

(cf — Eperon des jambes antérieures tronqué à l'extrémité 9 
plus long que la première dent antérieure externe. 
V. hîspanus. ( 

j $ — Eperon des jambes antérieures terminé en pointe émoussée, 

\ à peine aussi long que la première dent antérieure externe. 

(3* — Corne de la tête terminée en pointe. 
1 $ — Corne de la tête tronquée ou bifide à l'extrémité. 



C. lunaris... 



Tableau des espèces. 

'Prothorax échancré dans le milieu de son bord antérieur, densément cou- 
vert de points enfoncés sur le disque et saillants en avant et sur les 
côtés. — Long. 20 mm à 25 mm C. hispanus, L. 

jProthorax non échancré dans le milieu de son bord antérieur, couvert de 
points non saillants, lisse sur son disque chez la 9 • — ■ Long. 1 5 mm 
4/2 à 2o mm C. lunaris, L. 

7 me Genre. — Bubas, Mulsant. 

Les Bubas sont remarquables par leur prothorax échancré 
aux angles postérieurs. Ils sont d'un noir brillant en dessus 
et de la taille des Copris. 

çj* — Suture frontale relevée à chacune de ses extrémités, en une corne arquée. 
$ — Suture frontale présentant seulement à ses extrémités une faible dent 
parfois nulle. 

Nous possédons deux espèces de ce genre qui sont parti- 
culières au littoral méditerranéen : 

Saillie transversale du prothorax non interrompue -, sillon médian affaibli 
en avant. — Long. 15 mm 4/2 à 20 mm B. bison, L. 

^Saillie transversale du prothorax échancré dans son milieu ; sillon médian 

avancé jusqu'à la saillie. — Long. 12 mm 1/2 à 18 mm 

B. bubalus, Oi. 



- 62 - 

8 œe Genre. — Onitis, Fabricius. 

Les Onitis diffèrent des genres qui précèdent par la pré- 
sence d'un écusson, ou d'un vide scutellaire le remplaçant. 
Ils se rapprochent par la taille, des Bubas, mais leur suture 
frontale n'est jamais relevée à ses extrémités. 

a* — Jambes antérieures grêles et plus longues que la cuisse. 
Ç — Jambes antérieures larges et plus courtes ou de même longueur que la 
cuisse. 

Le chaperon et la suture frontale varient aussi suivant les 
sexes. 
Les espèces françaises sont exclusivement méridionales : 

. Prothorax sans reliefs ni dépressions, offrant seulement les traces d'un 
i sillon sur sa ligne médiane ; sans rebord à sa base, sauf au devant de 
1 i'écusson. — Pygidium presque lisse. — Long. 21 mm à 27 mm . . . 

O. Olivieri, Illig. 



Prothorax chargé de reliefs ou présentant des dépressions varioliques ; 
finement rebordé à la base. — Pygidium ponctué 2 

Prothorax couvert de points râpeux et chargé de deux reliefs en zigzag. 
\ Long. 13 mm 1/2 à 1 8 mn0 O. Hungaricus, Herbst. 

\{ 

(Prothorax couvert de dépressions varioliques. — Long. 11 mm 1/2 à 
13 m ™ 1/2 , . O. Ion, 01. 

9 me Genre. — Oniticellus, Lep. et Serv. 



Les Oniticellus possèdent un écusson, même très appa- 
rent ; comme grosseur et couleur ils rappellent les derniers 
Onthophagus, mais leur prothorax, beaucoup plus développé, 
est plus large dans son milieu que les élytres ; selon les in- 
dividus, il atteint des dimensions plus ou moins grandes. 

tfi — Epistome chargé de deux saillies transverses. — Prothorax plus développé. 
$ — Epistome sans lignes saillantes. 



- 63 - 

Des deux espèces de ce genre que l'on trouve en France, 
l'une, 0. pallipes, est exclusivement méridionale, l'autre 
est répandue dans la plupart de nos provinces, mais surtout 
dans les parties chaudes et tempérées : 

Prothorax marqué de points assez gros, sans saillie ni sillon sur sa ligne 
i médiane. — Pygidium chargé d'une ligne médiane Saillante, creusé 
l d'une fossette postérieurement. — Long. 7 mm 1/2 à H mm 1/2. . . 
] O. pallipes, F. 

jProlhorax marqué de points assez petits ; ligne médiane légèrement 
l saillante en avant et creusée d'un sillon sur sa moitié basilaire. — 
f Pygidium sans saillie ni fossette. — Long. 7 mm 1/2 à 9 mm 1/2. 

O. fflavipes, F. 

S me Groupe. 

APHODID^:. 

Caractères. — Joues dilatées formant avec l'épistome un chaperon voilant le 
labre et les mandibules. — Antennes de neuf articles, les trois derniers 
constituant la massue. — Pygidium voilé par les élytres. — Abdomen de 
six segments. — Tibias postérieurs armés de deux éperons. 

Les insectes de ce groupe vivent pour la plupart dans les 
matières stercoraires, quelques-uns se trouvent parmi les 
végétaux en décomposition ou dans le sable. Un grand nom- 
bre ont une activité diurne. Ils ne creusent pas de trous et 
déposent simplement leurs œufs dans le fumier ou les 
excréments. 

On les rencontre dans toutes nos provinces, mais princi- 
palement dans les zones tempérées ou froides. 

40 me Genre. — Colobopterus, Mulsant. 

Les Colobopterus, ainsi que les quatre genres suivants, sont 
remarquables par la grandeur de leur écusson. Leur corps 



- 64 - 

est peu allongé, et leurs élylres déprimées sur le dos et 
tronquées à l'extrémité. 

o* — Suture frontale chargée d'un tubercule saillant, parfois bifide. 
9 — Suture frontale non ou à peine bifide. 

Une seule espèce : 

Tête et prothorax noirs. — Elytres d'un flave jaunâtre sale, à 
suture obscure,- tronquées à leur sommet. — Long. C mm à 8 mm 1/2. 

C. erraticus, L. 

1 l me Genre. — Coprimorphus, Mulsant. 

Les Coprimorphus diffèrent des précédents par leur taille 
plus grande et par leurs élytres non tronquées à l'extrémité. 

o* — Tèle chargée de trois tubercules, celui du milieu corniforme. — Protho- 
rax présentant une dépression en avant. 

Q — Tête chargée de trois tubercules égaux. — ■ Prothorax sans dépression en 
avant. 

Une seule espèce : 

Tête noire. — Prothorax fortement rebordé à la base, noir sur son 
disque et rougeâtre sur les côtés. — Elytres d'un rouge roux, 
obtusément arrondies à leur extrémité. — Ventre rouge. — 
Long. 9 min \ji à 13'™ 1/2 C. scrutâtes- Herbst. 



'I2 me Genre. — Eupleurus, Mulsant. 

Les Eupleurus se distinguent aisément des genres voisins 
par leurs élytres, dont les cinq premières stries sont rebor- 
dées. 

o* — Front présentant trois tubercules saillants. — Prothorax creusé d'une 

fossette en avant. 
2 — Front présentant trois tubercules à peine saillants. — Prothorax non 

creusé d'une fossette. 



- 65 - 

Une seuleespèce : 

D'un noir brillant. — Elytres marquées de stries profondes, ponc- 
tuées ; les cinq premières rebordées. — Ventre noir. — Lon- 
gueur 5 mm 1/2 à 6 mm 1/2 E. subterraneus, L. 

13 me Genre. — Otophorus, Mulsant. 
Taille beaucoup plus petite. 

cr* — Front chargé de trois tubercules, celui du milieu plus saillant. 
Q — Front chargé de trois tubercules égaux. 

Une seule espèce : 

Court, d'un noir luisant. — Elytres noires, rouges vers leur sommet 
et souvent sur le calus humerai ; à stries profondes crénelées par 
des strioles. — Long 4 mm à 5 mm 1/2. O. Iisemorrhoidalis, L. 

14 me Genre. — Teuchestes, Muisant. 

D'un noir brillant. — Elytres convexes arrondies à l'ex- 
trémité. 

Ces insectes sont rares dans le Midi ; ils abondent au 
contraire dans les contrées froides de la France. 

3* — Front chargé de trois tubercules, le médiaire cornifonne. — Prothorax 

creusé d'une fossette en avant. 
£ — Front chargé de trois tubercules presque égaux. — Prolhorax non 

creusé d'une fossette en avant. 

Une seule espèce : 

Noir brillant, elytres parfois brunes ou rougeâtres, à stries peu 
profondes. — Long. 9 mm à 1 2 mm T. fossor, L. 

45 ra8 Genre. — àphodius, Illiger. 

Ce genre est le plus nombreux de la famille des Lamelli- 
cornes. Presque tous les Aphodius ont le corps à peu près 



— 06 - 

cylindrique ou demi-cylindrique, ils sont de petite taille et 
d'une couleur noire, rouge ou fauve. On les trouve répandus 
dans toutes nos provinces, mais principalement dans les 
parties froides ou tempérées. 

Les caractères sexuels varient suivant les espèces et ré- 
sident le plus souvent dans les tubercules frontaux, le 
prothorax et la plaque métasternale. 

o* — En général, chez les ç? la saillie frontale ou les tubercules frontaux sont 
plus saillants ; les gibbosités ou reliefs de l'épistome plus apparents. La plaque 
métasternale est ordinairement concave, parfois subconcave, ou creusée d'une 
fossette dans son milieu, ou encore convexe (A. Zenkeri). 

Le prothorax présente parfois une fossette en avant {A. conjugalus, scy- 
balarius, sulcatus, fœtens,, ftmetarius) . 
Ç — Chez les 9 Ut suture frontale ou les tubercules frontaux sont générale- 
ment peu saillants; l'épistome peu ou point gibbeux, sans relief apparent. 
La plaque métasternale toujours plane. 

Le prothorax ne présente jamais de fossette en avant. 

Tableau des espèces françaises 



3 



Prothorax coupé obliquement à l'extrémité de ses côtés et de ceux de sa 
base ; creusé d'une large fossette en avant chez le tf 2 

(Prolhorax à angles postérieurs plus ou moins prononcés ou subarrondis; 
non creusé d'une fossette en avant chez le a* & 

'Elytres jaunes. 

\Prothorax présentant toujours un petit espace lisse vers le milieu 
de ses cotés. . . . '. 3 

Elytres noires ou rouges 4 

Prothorax noir, paré d'une tache orangée à ses angles de devant. — 
Elytres jaunes, parées d'une large bande transverse noire. — Lon- 
gueur 8 mm à \0 mm . . . A. conjugatus, Panz. 

iProlhorax noir sans taches. — Elytres d'un jaune sale présentant par- 

' fois des taches nébuleuses. — Long. 8 mm à \ù mm 

A. scybalarius, Illig. 



- 67 - 

/Elytres noires. — Prothorax entièrement noir, ne présentant pas d'espace 

l lisse vers le milieu de ses côtés. — Long. S mm 1/2 à 6 mm 1/2. 

U A. sulcatus, F. 

) 

lElytres rouges. — Prothorax paré d'une tache rouge à ses angles de 

[ devant; présentant un petit espace lisse vers le milieu de ses côtés. 5 

(Ventre rouge. — Long. 5 mm à 9 mm A. fcetens, F. 

(.Ventre noir. — Long. 5 mm 1/2 à 7 mm 1/2. . . A. fimetavius, L. 

Elytres à intervalles lisses ou superficiellement ponctués, ou marqués 
de points petits et écartés ; parfois grossièrement ponctués, mais alors, 
joues toujours coupées transversalement au-devant des yeux 7 

"\EIytres à intervalles densément marqués de points apparents, ou grossiè- 
rement pondues, ou encore rebordés chacun sur leurs côtés. — 
Joues anguleusement dilatées ou en arc, jamais coupées transversale- 
ment au-devant des yeux 61 

(Joues auriculées ou en arc dirigé en arrière, quelquefois coupées oblique- 
ment au-devant des yeux, mais alors, prothorax toujours rebordé à la 
base. — Prothorax convexe. — Elytres en forme de fourreau, cylin- 
driques, convexes 8 

jJoues généralement coupées transversalement au-devant des yeux, parfois 
coupées obliquement, mais alors, prothorax toujours non rebordé dans 
sa partie médiaire. — Prothorax faiblement convexe. — Elytres con- 
vexiuscules aplaties . 50 

Tête noire, parfois brune sur les côtés, jamais en partie d'un flave rou- 
geâtre ou jaunâtre. — Prothorax toujours noir, parfois bordé de 
brun ou de rougeâtre — Elytres noires ou brunes, jamais jaunes ; 
parfois rougeâtres, mais alors, jamais les cuisses intermédiaires et 
3 / postérieures d'un flave livide ou d'un rouge pâle 9 

|Tête jamais entièrement noire, si ce n'est chez les espèces ayant les 
elytres au moins en partie jaunâtres. — Elytres d'un flave jaunâtre 
ou rousses, jamais noires. — Cuisses intermédiaires et postérieures 
ordinairement d'un flave livide ou d'un rouge pâle. 31 

I Prothorax rebordé à la base 10 
Prothorax non rebordé dans la partie médiaire de sa base 2 4 



- 68 - 

Ecusson en triangle, plus large à la base que les deux premiers inter- 
valles des élytres. — » Premier article des tarses postérieurs générale- 
ment plus grand que les deux suivants réunis, parfois égal aux deux 
suivants {A: pusillus et A. k-guttatus). 

^Pro thorax ne présentant jamais d'espace lisse vers le milieu de 
ses côtés H 

J Ecusson rétréci en avant, ou allongé et parallèle dans sa moitié basilaire, 
| moins large ou égal à la base aux deux premiers intervalles des 
élytres. — Premier article des tarses postérieurs plus petit ou égal 
aux deux suivants réunis 18 

; Suture frontale soit trituberculeuse, soit cbargée d'un tubercule médiaire, 
au moins chez le o*. — Premier article des tarses postérieurs plus 
long que les deux suivants réunis, ou égal aux trois suivants. — Les 
trois premières stries des élytres ordinairement libres et subterminales. 
jH( — Long. 3 mm 1/2 à 8 mm .12 

(Suture frontale sans tubercules médiaires cf* et 2, parfois légèrement 
relevée à ses extrémités. — Premier article des tarses postérieurs égal 
aux deux suivants. — Les quatre ou cinq premières stries des élytres 

' ordinairement libres et subterminales. — Long. 3 mm à 4 mm 1/2. 17 

[Prothorax complètement noir 13 

^ ^jProthorax noir ou noir brun, rougeâtre sur les côtés ou au moins aux 
' angles de devant 16 

(Elytres plus larges vers les deux tiers postérieurs qu'à la base. — Lame 

1 mésosternale non transitante, plane. — Long. 4 mm 1/2 à 8 mm . . . 

zj 3. A. piceus, Gyll. 

/Elytres presque parallèles. — Lame mésosternale tranchante. — Lon- 
gueur 3 mm 1/2 à 5 mm 1/2 14 

. Corps court. — Stries des élytres à peine ou non crénelées. 
i Prothorax marqué de points inégaux, plus serrés sur les côtés. 
— Tibias antérieurs munis à leur côté externe de trois fortes 
'*i dents, non denticulés ou à peine denticulés à leur base. — 
j Long. 3 mm 1/2 à 5 mra 1/2 A. ater, de G. 

Corps ob'.ong. — Stries des élytres crénelées 15 



- (59 - 

Prothorax densément couvert de points gros et profonds presque égaux. 

I Tibias antérieurs munis à leur côté externe de trois fortes dents, non 
denticulés ou à peine denticulés à leur base. — Long. 5 mm .... 

A. aseemlens, Reiche. 

iProtborax densément couvert de points inégaux, plus finement ponctué 
sur les côtés. — Tibias antérieurs munis à leur côté externe de trois 
fortes dents, et denticulés à leur base. — Long. 4 mm 1/2 à 5 mm 1/2. 

A. constans, Duft. 



Protborax densément marqué de points presque égaux. — - Elylres d'un 

rouge brun, parfois parées d'une tache nébuleuse sur leur disque. 
\Téte toujours entièrement noire. — Long. 3 mm 1/2 à 5 mm 1/2. 

A fœtidus, F. 

|Prothorax marqué de points médiocres, entremêlés de points très petits. 
— Elylres d'un brun rougeâtre, parées chacune d'une tache plus claire 
sur le calus humerai et d'une autre vers l'extrémité. — Long. 3 mm 1 jl 
à 4 mm 1/2 A. putridus, Slurm, 



, Elytres noires passant au brun à leur extrémité. 
Tête et prothorax noirs, ce dernier ordinairement d'un brun 
rougeâtre à ses angles de devant. — Long. 3 mm à 4 mm 1/2. 

A. psisillus, Herbst. 

'î7(Elytres noires parées chacune de deux taches rouges envahissant souvent 
toute leur surface. 
Tête et pro thorax noirs, ce dernier paré à ses angles de devant 
d'une tache rouge-jaune souvent prolongée sur toute l'étendue 
' de ses côtés. — Long. 3 mm 1/2 à 4 mm 1/2. A. 4-guttatus, Herbst. 



Prothorax offrant un petit espace lisse imponctué, vers le milieu de ses 

côtés. 
\Premier- article des tarses postérieurs toujours moins long que les 
\ deux suivants réunis et que X éperon externe 19 

Prothorax n'offrant pas un espace lisse imponctué, vers le milieu de ses 
côtés : 20 



— 70 — 

Tète et protliorax entièrement noirs, ce dernier inégalement parsemé de 
i points, plus rares sur le disque. — Elytres noires, rougeâlres à leur 
i extrémité. — Long. 2 mm 1/2 à 4 mm 1/2. . . A. granai'ius, L. 
jTèle et prothorax noirs avec les côtés rougeâtres, ce dernier peu ponctué 
sur son disque, imponctué près du bord antérieur et de la base. — 
Long. 3 mm à 4 ,um . . . . . (1) A. kipocrita, Mis. 

Intervalles quatrième et huitième desélytres marqués de points apparents, 
disposés symétriquement sur une seule rangée. 
20 {Tête, prothorax et élytres entièrement noirs. — Long. 3 mm 
/ à 4 mm A. parallèles, Mis. 

^Intervalles des élytres non régulièrement ponctués sur une seule rangée. 21 

i Elytres rouges avec l'intervalle juxta-sutural noir. 
Tête et pro thorax noirs, ce dernier souvent marqué d'une tache 
rouge aux angles de devant. Parfois la couleur noire envahit 
une grande partie des élytres. — Long. 3 mm à 3 Mm 1/2. . . 



A. sanguinnlentus, Pz. 

Elytres noires ou brunes, avec ou sans taches rouges 22 

Protliorax entièrement noir, parfois bordé d'une teinte rougeâtre sur les 
côtés — Elytres noires ou brunes, d'une couleur plus claire à l'extré- 
mité, mais non parées de t tches. — Long. 3 mm 1/2 à 5 mm 1/2. 

(2) A. tristis, Panz. 

Prothorax noir, ou paré d'une tache rougeâtre à ses angles de devant. — 
Elytres parées chacune d'une ou deux taches rouges. — Longueur 
ne dépassant pas 3 mm 1/2 23 

/Prothorax entièrement noir. — Elytres parées chacune d'une tache rouge 

i sur le calus humerai et d'une autre vers l'extrémité. 

VTéte noire. — Long. 3 mm à 3 mm 1/2. ... A. 4-s:)aculatus, L. 

( &3\ Prothorax marqué d'une tache rougeâtre à ses angles de devant. — 
Elytres parées chacune d'une tache rouge orange vers l'extrémité. 
] Tête noire, parfois avec une transparence d'un rouge brun sur 
les côtés. — Long. 2 mm à 2 mm 1/2, . . A. fciguttatus, Germ. 

(1) L'A. hypocrita ne nous semble être qu'une variété de VA. granarius, 
chez laquelle la malière colorante n'a pas reçu tout son développement. 

(2; VA. tristis présente plusieurs variations de couleur, suivant que la ma- 
tière colorante noire s'est plus ou moins développée. Parfois les élytres ont une 
légère transparence rougeâtre vers lecalus humerai, d'autres fois la partie claire 
de l'extrémité se réduit à un point situé sur le quatrième intervalle. Enfin, dans 
certains cas, les élytres et les côtés du prothorax sont entièrement d'un rouge brun. 



- 71 — 

[Ecusson moins large ou presque aussi large à la base que les deux pre- 
■ql) miers intervalles des élytres 25 

(Ecusson plus large à la base que les deux premiers intervalles des élytres. 28 

/Prothorax offrant vers le milieu de ses côtés un petit espace lisse imponc- 
1 tué. — Ecusson moins large à la base que les deux premiers inter- 
valles des élytres. 26 

25 

IProthorax n'offrant pas un espace lisse imponclué vers le milieu de ses 

F côtés. — Ecusson presque égal à la base aux deux premiers inler- 
\ valles des élytres 27 

( Tête et prothorax noirs ou d'un noir brun graduellement rougeâtre sur 
les côtés. — Elytres noires graduellement rougeâtres à leur extrémité. 
— Premier article des tarses postérieurs plus long que les deux sui- 
vants réunis, ou presque aussi long que les trois suivants. — Lon- 
26'' gueur 4 mm 1/2 à 5 mm A. cylimlrïcws, Reiche. 

jTête et prothorax entièrement noirs. — Elytres entièrement noires ou 
parées d'une tache numérale rouge. — Premier article des tarses 
postérieurs moins long que les deux suivants réunis, ou presque aussi 
long. — Long. 5 mm à 7 mm A. variaiis, Duft. 

j Elytres noires parées près de la suture d'une tache longitudinale rou- 

l geâtre. — Tête et prothorax noirs. — Long. 3 mm 1/2 à 5 mm . 

9>7/ A. plagiatus, L. 

(Elytres complètement noires. — Tête et prothorax noirs. — Lon- 
gueur 3 mm 1/2 à 5 mni A. variété niger, Illig. 

(Ecusson en triangle non rétréci en avant 29 

28 

(Ecusson rétréci en avant et parallèle dans sa moitié basilaire. .... 30 

/Long. 4 mm 1/2 à 7 mm . — Elytres ordinairement d'un noir brun, passant 

au rougeâtre. — Premier article des tarses postérieurs presque aussi 

long que les trois suivants réunis. 

n ête et prothorax noirs A. alpinus, Scop, 

29< 

Long. 3 mm à 4 mm . — Elytres toujours complètement noires. — Pre- 
mier article des tarses postérieurs de même longueur ou à peine plus 
long que les deux suivants réunis. 

Tête et prothorax noirs. . . -, A. corvinus, Er. 



- 72 - 

Kcusson aussi large à la base que les trois premiers intervalles des élytres. 

Tête et prothorax entièrement noirs. — Elytres d'un rouge ce- 
rise ordinairement parées d'une grande tache suturale brune 
ou noire. — Long. S mm 1/2 à 6 mm . . . A. satellitlus, Ilerbst. 

30/ixusson moins large à la base que les trois premiers intervalles de* 
élytres, à peine plus large que les deux premiers. 
)Tête, prothorax et élytres d'un noir brun, plus clair sur les 

côtés du prothorax. — Long. 9 mm 1/2 à 4 mni 1/2 

A . pvsecox, Er. 



[Joues obliquement coupées au-devant des yeux. 
^iProlhorax rebordé 32 

Joues plus ou moins auriculées, jamais coupées au-devant des yeux. . . 34 



'Tête, protborax et élytres jamais noirs, d'une couleur rougeàtre à peu 
près uniforme 33 

ooyTète noire, parée de chaque côté d'une tache roussâtre. — Prothorax 
noir, avec les côtés et souvent une partie de la base d'un flave fauve. 
— Elytres d'un jaune livide parées chacune d'une large tache nébu- 
leuse 51 



Long. 6 mm à 7 mrn . — D'un rouge roux. — Suture frontale sans tuber- 
cules cr* et 9- — Cuisses postérieures présentant une rangée de 
douze à quinze points pilifères A. castaneus, Illig. 

33\Long. 4 mm à o mm . — D'un brun châtain. — Suture frontale trituber- 

j culeuse cf. — Cuisses postérieures ta rangée de points pilifères 

f nulle ou presque nulle, ou réduite à deux ou trois points 

[ A. Solieri, Mis. 



'Tôle, prothorax et élytres jamais noirs, d'une couleur rouge roux ou 
rouge flave, à peu près uniforme, plus pâle sur les côtés 35 

iProthorax au moins noir ou brun sur le disque. — Elytres de couleur 
variable. 



- 73 - 

Ecusson en triangle, plus large à la base que les deux premiers inter- 
valles des élytres. — Prothorax sans rebord à la base. — Premier 
article des tarses postérieurs aussi long que les trois suivants réunis. 
— Long. 3 mm à 3 mm 1/2 A. Illigeri, Heiz. 

*^\Ecusson allongé, parallèle dans sa moitié basilaire, moin i large à la base 
que les deux premiers intervalles des élytres. — Prothorax finement 
rebordé à la base. — Premier article des tarses postérieurs à peine 
aussi long que les deux suivants réunis. — Long. 5 mm à 5 mm 1/2. 

A. ferrugineus, Mis. 

/Elytres jaunâtres, avec la suture ou le rebord suturai noir ou brunâtre, 
3g) sans taches sur le reste de leur surface 37 

(Elytres jaunâtres, parées de lignes ou de taches noires sur leur surface. 44 

Ecusson allongé, parallèle dans sa moitié basilaire, moins large à la 
base que les deux premiers intervalles des élytres. 

Tête rougeâtre. — Suture frontale trituberculeuse. — Protho ■ 
rax noir sur le disque et sur le devant; d'un [lave roussâtre 
sur les côtés et à la base, non rebordé dans la partie mé- 
diaire de celle-ci. — Elytres rougeâires avec l'intervalle 
juxta-sutural brunâtre; marquées d'une tache nébuleuse sur 
leur disque. — Long. 4 mm à 4 mm 1/2.. . . A. lividus, OU. 

Ecusson en triangle, plus large à la base que les deux premiers inter- 
> valles des élytres. 38 

(Suture frontale trituberculeuse 39 

38 

(Suture frontale sans saillies 43 

Prothorax rebordé en avant. 

Tête d'un rouge roux. — Prothorax d'un roux testacé sur les 
côtés et à la base; couvert sur son disque d'une large tache 
d'un brun noir couvrant la majeure partie du bord antérieur, 
39( rétrécie en arrière et atteignant la base sur la ligne médiane; 
marqué vers le milieu de ses côtés d'un point noirâtre. — 
Elytres d'un roux testacé, à stries obscures. — Long. 8 mm 
à 1 mm A. bydrochseridis, F. 

Prothorax non rebordé en avant 40 

6 



37 



- 74 - 

Prothorax couvert sur son disque (l'une grande tache brune, non prolon- 
gée jusqu'à la base. 
Tête d'un rouge brun, plus obscur sur le front. — Côtés et 
base du prothorax d'un jaune testacé. — Ehjtres d'un jaune 
40/ roussàtre, avec la suture brune ; garnies postérieurement de 
poils livides, fins et peu apparents. — Long. 5 mm 1/2 à 8 mm . 

A. sordidus, F. 
Prothorax couvert sur son disque d'une grande tache brunâtre, prolongée 
jusqu'à la base • 41 

Longueur de 7 mm 1/2 à 9 mm 1/2. — Epistome faiblement auriculé. 
— Suture frontale légèrement ti '(tuberculeuse o* et 2 . — Protho- 
rax à peine ou non rebordé dans la partie médiaire de sa base. — 
Premier article des tarses postérieurs plus grand que les deux suivants 
réunis, presque égal aux trois suivants. 
A\(Elytres d'un jlave rougeâtre avec la suture et le bord externe 

bruns A. lugens, Creutz. 

Longueur ne dépassant pas 6 mm 1/2. — Epistome auriculé. — Suture 
frontale chargée de tubercules saillants au moins chez le a", plus 
faible chez la Q . — Prothorax rebordé à la base. — Premier article 
| des tarses postérieurs égal aux deux suivants kl 

Long. 5 mm 1/2 à 6 mm 1/2. — Tète d'un rouge roux. — Prothorax 
rebordé à la base. — Elytres roussàtres, souvent obscures sur leur 
disque. — Cuisses intermédiaires et postérieures pointillées, munies 

d'une rangée de trois à cinq points pilifères A. rufus, Moll. 

jLong. 4 mm 1/2 à 5 mm 1/2. — Tête brune sur le front. — Prothorax 
I finement rebordé. — Elytres d'un flave rougeâtre avec seulement la 
[ suture brune. — Cuisses intermédiaires et postérieures lisses ou im- 
\ percepliblemenl. pointillées A. nitidulus, F. 

Tête d'un rouge roux, obscure sur le front. — Prothorax finement re- 
bordé à la base, d'un brun luisant sur le dos et d'un roux testacé 

I sur les côtés, marqué vers le milieu de ceux-ci d'un point brun. — 

i Elytres d'un jaunâtre mat à suture obscure. — Long. 5 mm à h mm 1/2. 
43/ A. immundus, Creutz. 

|Tôte complètement noire. — Prolhorax non rebordé dans la partie mé- 
diaire de sa base; noir avec les angles antérieurs et parfois les côtés 
d'un jaune orangé. — Elytres d'un jaune orangé avec l'intervalle 
juxta-sutural noir. — Long. 3 mm à 4 mm 1/2. A. merdarius, F. 



44 



- 75 — 

Tête entièrement noire 45 

Tête noire avec les côtés d'un rouge roux ou fauve 49 



/Elytres à stries noires, avec ou sans taches sur les intervalles. 
Prothorax finement rebordé à la base, d'un noir brillant, avec 
les cotés d'un jaune roussâtre. — Intervalle juxta-sutural des 
W élytres, et stries au moins en partie noirs— Long. 4 mm à 5 mm . 

A. lineolalus, Illi 

Elytres à stries de la même couleur que les intervalles, ou brunes ; parées 
sur les intervalles de taches noires ou brunes plus ou moins nombreuses, h 



Elytres parées chacune de quatre taches noires isolées, et d'une ligne 
longitudinale noire située sur le septième intervalle. — Ecusson en 
triangle, moins large ou aussi large à la base que les deux premiers 
intervalles des élytres. 
ffilProthorax finement rebordé à la base, noir, avec les côtés d'un 
rouge roux, paré vers le milieu de ceux-ci d'un point obscur. 
— Long. 4 mm 1/2 à 6 mm A. melanostictus, Schm. 

Elytres parées de groupes de taches en partie raliées ensemble. — Ecus- 
son plus large à la base que les deux premiers intervalles des élytres. 47 



/Elytres parées chacune de trois taches ou g'roupe de taches, situées : 
la première à la bjise du cinquième intervalle, la deuxième au quart 
antérieur des troisième et quatrième intervalles ; la troisième aux 
deux tiers des troisième, quatrième et cinquième intervalles; et pré- 
sentant une bande noire allongée sur le septième. — Ventre jaunâtre. 
tnlProthorax finement rebordé à la base, noir, avec les angles de 
devant ou les côtés rougeâtres. — Long. 3 mm 1/2 à 6 mm 1/2. 

A. iiftfguinaius, Herbst. 

Elytres parées chacune de deux rangées de taches courbées à leur extré- 
mité, et se réunissant plus ou moins à la suture. — Ventre noir ou 
brun 4$ 



- 76 - 

Tache antérieure du quatrième intervalle des élylres n'atteignant pas la 
base de cet intervalle -, rangée externe brune et confuse, naissant à 
la base des septième et huitième intervalles et se prolongeant jusqu'aux 
deux tiers. — Cuisses postérieures fauves. 

Prothorax faiblement rebordé à la base, noir, avec les angles 
antérieurs ou les côtés rougeâtres ; marqué vers le milieu de 

j ceux-ci d'un point obscur. — Long. 4 mm à 5 mm 

4g/ A. pictus, Sturm^ 

Tache antérieure du quatrième intervalle allongée, atteignant la base de 
cet intervalle ; rangée externe noire et assez nettement indiquée, 
naissant à la base des septième, huitième et dixième intervalles. — 
Cuisses postérieures brunes. 

Prothorax rebordé à la base, noir, parfois avec une transpa- 
rence rougeâtre sur les côtés, ou seulement aux angles anté- 

i rieurs. — Long. 3 mm 1/2 à 5 mm A. tessulatus, Payk. 

Elylres d'un fauve jaunâtre, parées chacune de sept à huit taches noires 
isolées. — Premier article des tarses postérieurs aussi long que les 
deux suivants réunis. 

Tête noire, rugueusement ponctuée, avec les côtés d'un rouge 
roux. — Prothorax à peine rebordé à la base, noir,, avec les 
côtés jaunâtres, et parfois la base d'un rouge roux. — Lon- 
gueur 3 mm 1/2 à 5 mm 1/2 A. conspurcatus, L.. 

49(Elytres d'un fauve rougeâtre parées chacune de deux rangées longitudi- 
nales de taches noires. — Premier article des tarses postérieurs 
aussi long que les trois suivants réunis. 
Tête presque lisse, finement et éparsement ponctuée, noire, avec 
les côtés d'un fauve livide. — Prothorax presque indistincte- 
ment rebordé dans la partie mêdiaire de sa base J d'un fauve 
livide, marqué parfois d'une tache obscure vers le milieu de 
ses côtés. — [Long. 4 mm à 5 mm A. sticticus, Panz* 

Elytres d'un flave jaunâtre, ordinairement parées chacune d'une grande 

tache nébuleuse. 
\Prothorax noir, avec les côtés et souvent une partie de la base 

d'un flave jaunâtre 51 

'Elytres sans taches nébuleuses; d'une couleur uniforme ou parées de 
taches 53 



- 77 - 

,Joues obliquement coupées au-devant des yeux. — Têle noire, parée de 
chaque côté de l'épistome d'une tache jaunâtre. — Suture frontale 
trituberculeuse a*, ou à peine trituberculeuse 9. 
\Ely 'très garnies postérieurement d'une pubescence peu apparente . 
•<M> Long. 4 mm à 5 mm A. coitsputus, Greutz. 

[Joues transversalement coupées au-devant des yeux. — Tête noire, 
parfois avec une transparence rougeàtre sur les côtés de l'épistome, 
mais alors suture frontale saus saillie a" et $ 62 



Suture frontale plus a* ou moins $ trituberculeuse. — Tête noire. 
— Prothorax ordinairement sans rebord à la base. — Plaque métas- 
ternale ponctuée sur toute sa surface. — Long. 4 mm à 6 mm . . . . 

A. punctato-sulcatus, St. 

Suture frontale sans saillies a* et Ç. — Tête noire. — Prothorax ordi- 
I nairement rebordé à la base. — Plaque métaslernale ponctuée seu- 
lement sur les bords. — Long, 4 mm 1/2 à 7 mm 1/2 

(1) A. prodomus, Brahm 

Suture frontale sans saillies a* et £ • — Tête noire, parfois d'un rouge 
roux sur les côtés. — Prothorax sans rebord à la base. — Plaque 

métasteruale pubescente. — Long. 4 ram 1/2 à 5 mm 1/2 

A. pubescens, Sturm. 

Prothorax rebordé à la base. 

Joues transversalement coupées au-devant des yeux. — Tête et 
pro thorax d'un noir bronzé, avec les bords de la première et 
les côtés du second d'un rouge orange. — Elytres en partie 
\ pubescentes, jaunâtres, parées de deux groupes de taches noires 
! ou brunes et d'une bande noire sur le calus humerai 54 

\Prothorax non rebordé dans la partie médiaire de sa base 55 



(l) Il est difficile d'admettre VA. prodomus et VA. pubescens, comme deux 
-espèces différentes du punctato-sulcatus, les caractères qui les séparent n'étant 
pas constants; ceux fournis par la plaque métasternale, signalés par Erichson 
«et par Mulsant, ne sont pas de nature à justifier l'existence de ces trois espèces* 



— 78 — 

i Corps oblong. — Elytres sensiblement élargies vers les deux tiers posté- 
rieurs. — Tarses d'un jaune livide. — Long. 4 ram 1/2 à 7 mm 1/2. 
54J (1) A. contaminatus, Herbst.. 

jCorps étroit, allongé. — Elytres presque parallèles. — Tarses d'un 
roux fauve. — Long. 5 mm 1/2 à 6 mm 1/2. . . A. affinis, Panz. 

Joues coupées transversalement au-devant des yeux. — Premier article 
i des tarses postérieurs presque aussi long que les trois suivants réunis. 
} — Longueur de 6 mm 1/2 à 13 mm 1/2 56 

jJoues coupées obliquement au-devant des yeux. — Premier article des 
tarses postérieurs aussi long ou moins long que les deux suivants 
réunis. — Longueur ne dépassant pas 6 à 7 mm ' 5& 

Tête et prolhorax entièrement noirs. — Intervalles des elytres densément 
ponctués, ou seulement bissérialcment pointillés 57 

56<JTête noire ou d'un noir brun. — Prothorax noir et rouge sur les côtés, 
ou d'un brun noirâtre plus clair sur les côtés. — Intervalles des 
elytres lisses ou presque impointillés 58 

Intervalles des elytres plans et bissérialement pointillés. — Suture 

frontale en angle dirigé en arrière. 
Elytres d'un flave jaunâtre à stries noires, avec ou sans taches 
de cette couleur sur les intervalles; ou complètement noires. 
57/ — Long. 6 mm 1/2 à 10 mm (2) A. luridus, F.. 

Intervalles des elytres subconvexes et densément ponctués. — Suture 
frontale en ligne transverse. 

Elytres passant du rouge au rouge roux et au noir. — Lon- 
gueur 6 mm 1/2 à 8 mm 1/2 A. depresstis, Kug. 



(i) L'4. obliteralus, Panz , considéré par plusieurs auteurs comme une es- 
pèce distincte de VA. contaminatus, ne nous semble être qu'une synonymie de 
ce dernier, tout au plus pourrait-on en faire une variété; mais il est difficile 
de l'élever au rang d'espèce, d'après le peu de caractères dislinctifs qui les sé- 
parent. Ces caractères sont les suivants : 

/Prothorax cilié sur les côtés. — Long. 5 mm 1/2 à 7 n,m 

\ A. contaminatus, Herbst. 

i 

|Prothorax non cilié sur les côtés. — Long. 4™m 1/2 à 5 m,n 1/2 

A. obliteratus, Panz. 

(2) Muller a décrit sous le nom de A. gagales, la variété noire de VA. luridus^ 



- 79 - 

(Intervalles des élytres plans, lisses. — Stries fines et légères. — Tête 
et prothorax noirs, le second rouge sur les côtés — Elytres d'un 
rouge brique, parées chacune d'une tache noire vers leur milieu. — 
5g/ Long. 9 mm à\\ mm A. foisnacuSatus. Laxn. 

(intervalles des élytres subconvexes, presque impointillés. — Tète, pro- 
thorax et élytres d'un noir brun plus clair sur les côtés ; parfois élytres 
d'un rouge brun. — Long. 10 mm à \3 mm * /2. . . A. mfipes, L. 

Prothorax présentant un petit espace lisse imponctué vers le milieu de 
ses côtés. — Tête et prothorax entièrement noirs ou d'un noir brun. 
— Elytres d'un noir brun, plus clair sur le calus humerai et à l'ex- 
59) trémité. — Long. 4 mm */2 à 5 mm f/2. A. sniontivagus, Er. 

|Protborax sans espace lisse vers le milieu de ses côtés. — Tête et pro- 
thorax d'un rouge roux brun, ou d'un noir brun rougeâtre sur les 
bords. — Longueur dépassant 5 mm 60 

Suture frontale sans saillies 3* et 9 • — Dessus du corps entièrement 
d'un rouge roux brun, plus clair sur les élytres. — Intervalles de 
celles-ci superficiellement pointillés. — Long. î5 mm à 6 mm . . . . 

A. pollicatus, Er. 

"\Suture frontale trituberculeuse o*> ou sans tubercules 9. — Tête et 
.prothorax d'un noir brun rougeâtre sur les bords. — Elytres d'un 
noir brun inégal, parfois rougeàtres en partie, ou présentant des taches 
rougeâtre*. — Intervalles ponctués, parfois ruguleux. — Long. 6 mm 
à 7™ 1/2 A. mixtus, Vill. 



(Interva'les des élytres non rebordés 62 

61 , 

(Intervalles des élvtres rebordés chacun sur les côtés 65 



[Prothorax toujours glabre. — Elytres noires ou brunes, toujours glabres 

sur leur disque. 
\Ecusson au moins aussi large à la base que les deux premiers 

intervalles des élytres . 6$ 

Prothorax pubescent au moins chez le 0*. — Elytres complètement pu- 
bescentes a* et $ . . *. . 64 



— 80 — 

Elylres complètement glabres ; intervalles ponctués sur un fond granuleu- 

sement et densément pointillé. 
Tête et prothorax noirs, le second rebordé à la base. — Elytres 

noires ou d'un noir brun. — Long. 6 mm à 7 mm 1/2 

A. sericatus, Schmt. 
, Elytres finement pubescentes vers leur extrémité; intervalles grossière- 
I ment et ruguleusement ponctués. 
ITéte et prothorax noirs, le second rebordé à la base. — Elytres 

brunes ou d'un brun rouge. — Long. 6 mm à 8 mm 

A. thermicola, Sturm. 



Proiborax rebordé à la base. — Ecusson plus large à la base que les 
deux premiers intervalles des elytres. — Celles-ci finement pubes- 
centes, rougeâtres ou d'un rouge brun, avec des taches plus claires 
sur le calus humerai et près de l'extrémité. — Long. 5 mm 1/2 
à 7 mm A. lutarius, Payk. 

Prothorax non rebordé dans la partie médiaire de sa base. — Ecusson 
moins large à la base que les deux premiers intervalles des elytres. 
— Celles-ci brunes, garnies de points pilifères bissérialement disposés, 

d'où sortent des poils jaunâtres. — Long. 3 mm à 3 mm 1/2 

A. s ero fa, F. 



64 



'Prothorax rebordé à la base. — Tête et prothorax noirs. — Ecusson 
aussi large à la base que les deux premiers intervalles des elytres. — 
Celles-ci d'un rouge violâlre, à intervalles rebordés, chargés chacun 
dans leur milieu d'une ligne longitudinale en relief et guillochée. — 
Long. 3 mm 1/2 à o™ m 1/2 A. porcus, F. 

b°|Prothorax non rebordé dans la partie médiaire de sa base. — Tête et 
prothorax noirs bordés de rouge roux. — Ecusson plus large à la 
base que les deux premiers intervalles des elytres. — Celles-ci d'un 
rouge roux clair, parées de taches noires confuses vers l'extrémité ; 
intervalles finement rebordés chacun sur leurs côtés, lisses dans leur 
milieu. — Long. 4 mm 1/2 à 5 mm 1/2. . . A. Zenkeri, Germ. 



— 81 - 
16 me Genre. — Ammœcius, Mulsant. 

Les Ammœcius se lient naturellement aux Aphodius, ce- 
pendant leur faciès est différent. Ils ont la tête voûtée, sou- 
vent fortement échancrée au-devant de l'épistome, et les 
élytres arquées sur le dos. 

•o* — Plaque métasternale concave. 
$ — Plaque métasternale plane. 

Les Ammœcius sont représentés en France par les espèces 
suivantes : 



/Chaperon chargé d'un relief transverse. — Prolhorax en partie imponc- 
J{} tué en avant 2 

iChaperon sans relief transverse. — Prothorax complètement ponctué. 3 



Angles antérieurs du chaperon en forme de dent. — Prothorax offrant 
1 vers le milieu de ses côtés un espace lisse imponctué.— Long. 5 mm 1/2 
J à 6 mm 1/2 A. elevatus, 01. 

/Angles antérieurs du chaperon subarrondis — Côtés du prothorax 
I presque sans espace lisse. — Long 4 mm à 5 mm . A. brevis, Er. 



/Suture frontale sans saillies o* et 9 . — Intervalles des élytres imponc- 

\ tués. — Long 3 mm 1/2 à 4 mm 1/2. ..... A. gibbus, Germ. 

-3' 

JSuture frontale trituberculeuse chez le o*, mutique ou peu apparente 

\ chez la $ . — Intervalles des élytres ponctuées 4 



I Cuisses et jambes ordinairement noires, parfois brunes. — Tarses d'un 
rouge lestacé pâle. — Long. 4 mm à 5 mm . A. Pyrenseus, du V. 

iPattes entièrement d'un beau rouge, ou d'un rouge roux clair. — 
\ Lonf. 4 mm à 5 mm A. variété rugiceps, Mis. 



— m . — 

17 ne Genre. — Hexalus, Mulsant. 

Les Hexalus diffèrent des Aphodius et des Ammœcius, par 
la disposition des stries de leurs élytres, dont les sept pre- 
mières, au lieu de cinq, s'avancent jusqu'à la base entre le 
calus humerai et la suture. 

Une seule espèce : 

Complètement noire, luisant. — Suture frontale presque indistincte. 
— Prothorax rebordé à la base, ponctué } offrant un espace 
lisse vers le milieu de ses côtés. — Ecusson plus étroit à la base 
que les deux premiers intervalles des élytres. — Celles-ci à stries 

profondes et intervalles lisses. — Long. 4 mm à '6 mm 

H. simplicipes, Mis. 

I8 me Genre. — Heptaulacus, Mulsant. 

Les Heptaulacus ont les élytres creusées de sept sillons, 
séparés par des intervalles saillants, au lieu d'être rayées de 
dix stries. Ce caractère ne permet pas de les confondre avec 
les autres Aphodidœ. On les trouve principalement dans les 
terrains sablonneux et arides. 

Dans chaque espèce de ce genre, les sexes se différencient 
par des caractères particuliers. En général, l'éperon des 
jambes antérieures est obtus, est souvent courbé en forme 
de crochet à l'extrémité, chez le o* ; tandis que d'ordinaire 
il est graduellement rétréci et droit chez la $. 

Ce genre est représenté dans la faune française par les 
quatre espèces suivantes : 

'Joues aunculées. — Les cinq premiers sillons internes des élytres moins 

larges que les intervalles. 
\Téte, prothorax et élytres d'une couleur fauve ou brunâtre. — 

Long. 3 mm 1/2 à 4 mm 1/2 H. villosus, Gyll. 

Joues coupées au-devant des yeux transversalement ou obliquement. — 
Sillons des élytres plus larges que les intervalles . . 2 



- 83 — 

/Tête et prothorax fauves ou d'un rougeâtre livide. — Chaperon à angles 
antérieurs assez vifs. — Sillons des élytres non ponctués. 

Uoues transversalement coupées au-devant des yeux. — Elytres 
2/ d'un fauve clair, marquées chacune de cinq taches brunes. — 
Long. 2 mm 1/2 à 5 mm H. sus, Herbst. 

Tête et prothorax noirs. — Chaperon à angles antérieurs subarrondis. 
\ — Sillons des élytres ponctués 3 

Chaperon tronqué en avant, non échancré et non abaissé dans le milieu 
i de son bord antérieur. — Joues transversalement coupées au-devant 
I des yeux. — Elytres fauves marquées de taches brunes. -- Lon- 

1 gueur 3 mm 1/2 à 5 mm H. alpinus, Drap. 

IChaperon échancré et abaissé dans le milieu de son bord antérieur. — 
I Joues obliquement coupées et arquées au-devant des yeux. — Elytres 
[ d'un rouge fauve, marquées de taches brunes. — Long. 3 mm à 4 mm . 
* H. testtirïinarius, F. 

19 me Genre. — Plagiogonus, Mulsant. 

Les Plagiogonus se distinguent des genres voisins, par 
leurs élytres obliquement coupées à l'angle suturai, armées 
chacune d'une petite épine à l'extrémité de leur suture, et 
offrant seulement leurs cinq premières stries avancées jus- 
qu'à la base. 

O* — Siture frontale en angle dirigé en arrière. 
9 — Suture frontale transversale, en ligne droite. 

Ce genre est réduit à une seule espèce qui vit de préférence 
dans les terrains sablonneux : 

Noir, ou noir châtain. — Prothorax écointé à ses angles postérieurs 
et non rebordé. — Long. 2 mm 1/2 à 3 mm 1/2. P. areuarius, Ol. 

20 me Genre. — Oxyomus, de Castelnau. 

Les Oxyomus sont faciles à distinguer par leurs élytres 
creusées de dix sillons au lieu de sept, et par leur prothorax 
creusé d'un sillon sur sa ligne médiane. 



— 84 - 

Ils vivent principalement dans les matières végétales en 
décomposition, et ne volent que le soir après le coucher du 
soleil. 

o* — Epistoiue gibbeux dans son milieu. — Suture frontale légèrement sail- 
lante à ses extrémités. 

Ç — Gibbosité de l'épislome presque effacée. — Suture frontale non saillante 
à ses extrémités. 

Une seule espèce : 

Noir parfois grisâtre en dessus — Prothorax rougeâtre en devant 
— Long. 2 mm 4/2 à 3 mm O. porçatus, F. 

<21 mo Genre. — Pleurophorus, Mulsant. 

Les Pleurophorus diffèrent des Oxyomus, avec lesquels ils 
ont une certaine affinité, par leur pro thorax sillonné et leurs 
tibias postérieurs quadridentés à leur côté externe. 

Pas de caractères sexuels bien saillants. Ce genre renferme 
les deux espèces suivantes : 

'Chaperon entaillé en avant et faiblement rebordé dans l'entaille. — 
Premier article des tarses postérieurs parallèle, allongé, plus long que 
les deux suivants réunis, — Long. 3 mm à 3 mm 1/2. P. caesus, Hanz. 

^Chaperon échancré en avant et non rebordé dans cette échancrure. — 
Premier article des tarses postérieurs court, graduellement renflé vers 
l'extrémité, moins long que les deux suivants réunis. — Long. 3 mm 
à 3 mm 1/2 P. sabulosus, Mis. 

22 me Genre. — Rhyssemus, Mulsant. 

Les Rhyssemus ont un faciès particulier ; leur prothorax 
est creusé transversalement de sillons plus ou moins pro- 
fonds, séparés par des intervalles saillants. Ils vivent égale- 
ment dans les végétaux en décomposition, et en général 
dans les lieux secs et sablonneux. 



~ 85 - 

£>* — Plaque mésosternale concave. 
$ — Plaque mésosternale plane. 

Les espèces françaises de ce genre sont 



/Elytres sillonnées de rainurelles larges, crénelées pqr des points. . . 2 
'Elytres à stries ou rainurelles étroites, non crénelées ou faiblement cré- 
( nelées par des slrioles transverses ■ 3 



/Intervalles des élytres également plans, présentant chacun dans leur 
milieu une rangée de granulations plus ou moins saillantes. — 
Long. 3 inm 1/2 à 4 mm R. algiricus, Luc„ 

[Intervalles des élytres ûnement marqués de points distincts, plans, 
excepté les troisième, cinquième et septième qui sont légèrement ca- 
rénés. — Long. 4 mm R. Marque ti, Reiche. 

Intervalles des élytres inégalement saillants 4 

Intervalles des élytres également saillants 5 



Prothorax à sillons peu profonds et intervalles lisses, peu saillants, sou- 
vent réduits à de simples gibbosités. — Suture et intervalles deuxième, 
quatrième et sixième des élytres, à arête lisse, légèrement plus 

saillants que les autres. — Long. 4 mm à 4 mm 1/2 

4( R. sulcigaster, Mis. et R. 

Prothorax à sillons profonds et intervalles saillants, mal délimités, ver- 
ruqueux. — Suture et intervalles deuxième, quatrième et sixième 
des élytres fortement saillants, à arête légèrement crénelée. — 
Long. 3 mm à 4 mm R. Oodarti, Mis. 

Prolhorax à sillons profonds, granuleux, et intervalles saillants, lisses, 

sauf celui de la base. — Elytres à intervalles plans chargés d'une 

double rangée de verrues. — Soies du bord postérieur du prothorax 

graduellement raccourcies entre sa partie médiane et ses bords latéraux. 

^/ — Long. 3 mm à 4 mm R. germanus, L. 

Prothorax à sillons peu profonds, verruqueux ; intervalles fortement 
verruqueux. — Elytres à intervalles fortement saillants et à arête 
tuberculeuse. — Soies du bord postérieur du prothorax de longueur 
presque uniforme. — Long. 3 mm 1/2 à 4 mm . R. verrucosus, Mis. 



- 86 — 

Le R. Algir icus n'avait pas encore été signalé comme 
espèce française. J'ai trouvé cette espèce en nombre près de 
la plage de Cette, en décembre 4880. Depuis, j'ai reconnu 
encore celte espèce dans des individus trouvés par M. Mayet 
à Montpellier, à Béziers, à Garpentras, à Amélie-les-Bains 
et à Banyuls. 11 n'y a donc pas à douter que YAlgiricus 
n'appartienne à notre faune. 

Le R. Marqueti semble être une espèce douteuse ; je n'ai 
jamais vu l'unique exemplaire décrit par M. Reiche, et jamais 
aucun Rhyssemus se rapportant à cette description, ne m'est 
passé sous les yeux ; il y a tout lieu de croire que. l'auteur 
se sera trouvé en présence d'une des nombreuses variétés 
de VAlgiricus. 

23 me Genre. — Diastichus, Mulsant. 

Les Diastichus se distinguent des Rhyssemus, par leur pro- 
thorax non cilié sur les côtés, et ne présentant pas des inter- 
valles saillants séparant les sillons. 

Ils habitent principalement dans nos provinces du Nord, 
mais ils recherchent toujours les parties sablonneuses ou 
sèches. 

Une seule espèce : 

Noir ou d'un noir brun en dessus. — Tête ordinairement d'un 
rougeâtre clair en avant. — Prothorax paré près de ses côtés d'une 
tache rougeâtre. — Long. î mm 1/2 à 3 mm . D. value ratais; Siurm. 

24 me Genre. — Psammobius, Gill. 

Les Psammobius diffèrent des genres précédents, par leur 
prothorax cilié sur les cotés, et creusé de sillons transverses 
profonds ; par leurs tarses à premier article triangulaire et 
leurs ongles presque indistincts. 

Ils vivent dans les endroits secs, sous les pierres ou dans 
le sable. 



- 87 - 

[.es o* se distinguent des 9 par une faible impression sur 
le métasternum. 

Les espèces françaises sont les suivantes : 

j Prol borax non ciiié à la base. — Intervalles des éiytres plans; stries 

ï étroites, peu profondes. — Long. ^ mm 1/2 à 4 mm 1/2 

jl P. basai is, Mis. 

/prothorax cilié à la base. — Intervalles des éiytres convexes ; stries 
' profondes 2 

/Jambes postérieures munies de huit dentelures environ. — Long.'3 mm 1/2 
2/ à 4 nun 1/2 P. poreicollis, Illig. 

\Jambes postérieures munies de trois à quatre dents assez fortes 3 

/Cils du prothorax courts, renflés à leur extrémité. — Sillons du protho- 

' rax presque imponctués. — Long. 3 mm à 3 mm 1/2 

**j P. sulcicollis, Illig. 

' Cils du prothorax grêles et allongés, sillons ponctués 4 

.'Côtés du prothorax non relevés en tranche horizontale. — Long. 4 mm 
\ à 4 mm 1/2. P. insculptus, Kust. 

JCôtés du prothorax relevés en tranche presque horizontale, surtout en 
\ avant. — Long. 4 mm à 4 mm 1/2 P. scutellaris, Mis. 

25 mc Genre. — Dimalia, Mulsant. 



Les Dimalia se rapprochent des Psammobius par leur pro- 
thorax cilié sur les côtés et à la base, mais ils s'éloignent de 
tous les Aphodidœ par leurs organes buccaux incomplètement 
voilés par le chaperon ; ils partagent ce caractère avec les 
Mggalia. 

Ces insectes vivent dans les matières organiques en décom- 
position, sur les terrains sablonneux. 

Une seule espèce : 

Noir ou noir brun en dessus. — Tête et prothorax couverts de 
points cycloïdes, ce dernier rebordé à la base. — Eiytres à stries 



— 88 - 

profondes et intervalles à peine plus larges que les stries. — 
Long. ô mm à 5™«>i/2 D sa buleti, Payk. 

26 me Genre. — tEgyalia, Latreille. 

Les JEgyalia forment le passage des Aphodidœ aux Geotru- 
pidœ par leurs organes buccaux incomplètement voilés par 
le chaperon. Ils se distinguent des Dimalia par leurs jambes 
postérieures munies, avant l'extrémité, d'une forte saillie 
transverse ; par leurs ongles rudimentaires à peine distincts, 
et par l'éperon externe des jambes postérieures en forme de 
spatule. 

Une seule espèce: 
Noir ou d'un noir brun brillant en dessus. — Tête granuleuse. — 

Pro thorax lisse en dessus, sans rebord à la base. — Elytres à 

stries fines et légères. — Long. 4 mm à 5 mm 1/2. A. arenaria, F» 

gme Groupe. 

GEOTRUPID,E 

Caractères. — Joues dilatées en forme de tranche horizontale coupant en 
partie le côté externe des yeux. — Antennes de onze articles, les trois 
derniers constituant la massue. — Pygidium en partie voilé par les élytres. 
— Abdomen de six segments. — Tibias postérieurs armés de deux épe- 
rons. 

Ces insectes vivent dans les matières stercoraires, sous 
lesquelles ils creusent des trous très profonds pour y déposer 
leurs œufs. 

27 me Genre. — Minotaurus, Mulsant. 

Les Minotaurus sont des insectes d'assez forte taille, d'un 
noir brillant, et remarquables par les cornes dont leur pro- 
thorax e=t armé chez le cr*. 



- 89 — 

j — Prothorax armé do trois cornes. 

Ç> — Prothorax chargé en avant d'un relief transverse et d'une petite der.t sur 
chacun de ses côtés. 

Ce genre est réduit en France à une seule espèce, qui 
paraît habiter toutes nos provinces. 

Ovale oblong, d'un noir brillant. — Pi othorax lisse sur son disque. 
— Elytres creusées de quatorze à quinze stries, les sept premières 
avancées jusqu'à la base entre la suture et le calus humerai. — 
Long, 13 mm . \/l à 21 mm M. typhaeus, L. 

28 me Genre. — Geotrupes, Latreille. 

Ces insectes sont ordinairement noirs, ou d'une couleur 
métallique variant du bleu au vert et au violet Ils sont de 
la taille des Minotaurus, mais s'en distinguent par leur pro- 
thorax sans cornes ni saillie. 

o* — Arête longitudinale inférieure des jambei antérieures présentant toujours 
une ou plusieurs fortes dénis en avant. — Cuisses postérieures offrant l'extré- 
mité de leur trochanter relevé en forme de dent et armées à leur bord posté- 
rieur d'une autre dent. 

Le G. sylvaticus fait exception à cette règle : chez lui, les cuisses pos- 
térieures sont inermes, tf et $. 

$ — Arête longitudinale inférieure des jambes antérieures, le plus souvent, 
presque uniformément denticulée sur toute sa tranche, présentant parfois 
quelques dents plus saillantes en avant, mais toujours plus faibles que chez le 
a*. — Cuisses postérieures inermes, sauf chez le G. vemalisetG. Pyre- 
nœus; les $ de ces deux espèces ont les cuisses conformées comme celles 
des cf. 

Les espèces françaises sont : 

i Elytres à stries profondes -, intervalles convexes 2 

^ ^Elytres à stries légères et intervalles plans, ou présentant des rangées 
striâtes de points 4 

7 



- 90 - 

Elytres à dix huit stries, les neuf premières s'avançant jusqu'à la base 
entre la suture et le calus humerai. — Long. i4 mm à 25 mm . . . 

(G. imitai or. Marsh. 
Elytres à quatorze stries, les sept premières s'avançant jusqu'à la base. 3 

l'Abdomen complètement pourvu de points pilifères. — Long 18 mm à 
\ 25«>m G stercorarïos, L. 

3 

JAbdomen longitudinalement pourvu d'une raie lisse sans points ni poils.. 

I — Long. U">n> à 24 mm G. puncticollis, Malin. 



,! 



Elytres à stries légères, intervalles plans 5 

Elytres présentant des rangées striales de points, peu marquées, superfi- 
cielles et en partie peu distinctes 6 

Jambes postérieures armées à leur côté externe de deux saillies transver- 
sales. — Long. I3 mm à <8 mm G. sylvaticus, l'anz. 

ijambes poslérieures armées à leur côté externe de trois saillies trans- 
l versales. — Long. 4 6 mm à20 mm G. hypocrita, Illig. 

'Prolhorax dénuement ponctué. — Abdomen complètement pourvu de points 
\ pilifères. — Long. U mm à 1 8 inm G. voiiialis, L. 

(Prothorax d'apparence lisse. — Abdomen lisse sur son disque. — 
Long. 12 mm à 17 mm G. Pyrenaeus, Charp. 

29 me Genre. — Silotrupes, Mulsarit. 

Les Silotrupes forment le passage entre les Thorectes et 
les Geotrupes ; ils ont des elytres libres recouvrant des ailes 
propres au vol comme ces derniers, mais en diffèrent par 
leur épistome en demi-cercle, et par l'article intermédiaire 
de la massue des antennes qui est entièrement visible pen- 
dant la contraction. 

a* — Arèle inférieure des jambes antérieures présentant en avant une dent 
plus saillante que les autres. — Cuisses postérieures offrant des traces do 
dentelures. 

$ — Arête inférieure des jambes antérieures irrégulièrement denliculée. — 
Cuisses poslérieures inermes. 



- 91 - 

Ce genre est réduit à une seule espèce, qui paraît parti- 
culière au midi de la France : 

Corps ovale, convexe, d'un noir luisant en dessus. — Prothorax 
plus ou moins ponctué, muni à sa base d'un rebord deux fois 
interrompu. — Ely très presque lisses, avec quelques traces déran- 
gées slriales de points. — Long. 12 mm À*4 mm . S. epistomalis, Mis. 

30 me Genre. — Thorectes, Mulsant. 

Les Thorectes ont le faciès des précédents, mais leurs 
élytres sont soudées et ne recouvrent que des ailes rudi- 
mentairas ou nulles. Ils s'éloignent des Minotaurus et des 
Geotrupes, et se rapprochent des Silotrupes par leur épis- 
tome en demi-cercle , et la massue de leurs antennes à 
article intermédiaire visible entièrement sur sa tranche pen- 
dant la contraction. 

a* — Arèle inférieure des jambes antérieures irrégulièrement denticulée. 
Ç — Arête inférieure des jambes antérieures uniformément denticulée. 

En France ce genre est réduit à une seule espèce, qui est 
essentiellement méridionale : 

■Ovale, convexe, noir en dessus. — Prothorax muni à la base d'un 
rebord deux fois interrompu. — Elytres marquées de rangées 
striales de points. — Dessous du corps et pattes d'un bleu foncé. 
— Long. Il™ à 20 mm T. lœvigatus, F. 

31 me Genre. — Bolboceras, Kirby. 

Les Bolboceras et le genre suivant, les Odontœus, semblent 
se détacher des autres Geotrupidœ et former un sous-groupe 
bien tranché par leur caractère. Us ont la suture frontale en 
ligne transversale, au lieu de lavoir en angle dirigé en ar- 
rière ; le front armé d'une corne élevée chez le d* t et la su- 
ture des êlytres rebordée de chaque côté. 



- 92 - 

o* — Front armé d'une corne élevée et fixe. 
9 — Front chargé d'un relief transverse. 

Ce genre est représenté en France par une seule espèce 
exclusivement méridionale : 

Corps presque hémisphérique, à peine allongé, d'un noir brillant en 
dessus. — Prothorax rebordé à la base. — Elytres à environ 
quinze stries crénelées, dont les sept premières s'avancent jusqu'à 
la base, entre la suture et le calus humerai. — Intervalles lisses. 
Long. H mm à 14 mm B. Gallicus, Mis. 



32 me Genre. — Odontjïus, Klug. 



Les Odontœus ressemblent aux Bolboceras, mais sont d'une 
taille plus réduite. Ils se distinguent de ces derniers par leurs 
yeux entièrement divisés par le prolongement des joues, par 
leur prothorax à angles presque droits, et par la corne fron- 
tale du <?; qui est mobile au lieu d'être fixe. 

o* — Front armé d'une corne mobile. — Prothorax muni de chaque côté d'une 

saillie corniforme. 
9 — Front présentant un tubercule de chaque côté de sa ligne médiane. — 

Prothorax sans saillie corniforme. 

Ce genre est réduit à une seule espèce qui, quoique rare, 
semble se rencontrer dans toutes nos provinces. Son habitat 
n'est pas exactement connu : 

Ovale presque hémisphérique, noir brillant ou brun en dessus. — 
Prothorax rebordé. — Elytres à quinze stries crénelées par des 
points, les sept premières s' avançant jusqu'à la base entre la su- 
ture et le calus humerai. — Intervalles lisses. — Long. 6 mm 
à 9 mm , . . O. armiger, Scop. 



- 93 — 

4 me Groupe. 

ÏROGlDiE 

-Caractères. — Labre et mandibules à découvert. — Antennes de dix articles, 
les trois derniers constituant la massue. — Elytres à intervalles tubercu- 
leux. — Pygidium voilé. — Abdomen de cinq segments. — Jambes pos- 
térieures armées de deux éperons. 

Un seul genre français. 

33 me Genre. — Trox, Fabricius. 

Les Trox sont noirs, généralement lerreux en dessus, ils 
sont remarquables par leurs élytres tuberculeuses. Ils vivent 
en général dans les terrains secs, pierreux ou sablonneux, 
et se nourrissent de matières animales desséchées. 

Les espèces françaises de ce genre sont les suivantes : 

/Front bituberculeux. — Elytres ebargées de lubercu'es ne formant ni côtes 
zj | ni sillons réguliers. — Long. 8 mm à 10 mm . T. perlatus, Scrib. 

^Front non tuberculeux. — Elytres offrant des- côtes et des sillons réguliers. 2 
/Elytres présentant dix stries ponctuées. — Intervalles troisième, cin- 



/Elytres présentant dix stries ponctuées. — Intervalles troisième, cin- 
1 quième, septième et neuvième, peu relevés, chargés de tubercules à 
; peine saillants. — Long 5 mm 1/2 à 6 mm 1/2. . . T. scaber, L. 



Intervalles troisième, cinquième, septième et neuvième, fortement relevés 
et chargés de tubercules garnis chacun d'une touffe de soies 3 



i Rebord suturai des élytres non canaliculé. — Long. 8 mm à 9 mm . . . 
* T. Mspidus, Laich* 

3 i 

| Rebord suturai des élytres finement canaliculé. — Long. 8 mm à 9 mm . 

T. sabulosus, L. 



- 94 - 

Le T. cadaverinus , Illiger, qui ne paraît pas appartenir à 
la faune française, quoique ayant été signalé capturé en 
France, se rapproche du T. sabulosus ; il en diffère par sa 
taille plus grande et par les intervalles de ses élytres, qui 
sont tous garnis dune rangée de petites touffes de soies. 

gr.ic Groupe. 

HYBALID.E 

Caractères. — Labre et mandibules à découvert. — Antennes de dix articles,, 
les trois derniers constituant la massue. — Elytres non tuberculeuses. — 
Pygidium voilé par les élytres. — Abdomen de six segments. — Jambes 
postérieures terminées par deux éperons. 

Les insectes de ce groupe sont ordinairement d'un noir 
brunâtre ; à première vue ils rappellent, mais en petit, les 
Geotrupidœ. 

Ils ne sont représentés en Europe que par quelques espèces 
qui habitent les contrées les plus chaudes et recherchent de 
préférence les excréments du porc ou de l'homme. 

34 me Genre. — Hybalus, Brullé. 

L'Europe ne possède que deux espèces de ce genre, qui 
paraissent assez rares en France, où elles ne se rencontrent 
que dans certaines parties de notre littoral méditerranéen : 

o* — Epistome armé d'une forte corne légèrement arquée à son extrémité. 
Ç — Epistome inerme. 

/Tète rugueusement ponctuée. — Prolhorax creusé en avant chez fe a* 1 
i d'une fossette séparant deux petits tubercules. — Long. 7 mm à S mm ~. 

H. <•<>■• ni fruits, Hiull. 

ÏTètc lisse ou imperceptiblement et éparsement ponctuée. — Prothorax 
I sans fossette ni tubercules o* et Ç. — Long. 7 mm à 8 mm . . . 

H. «loi cas, F 



— 95 - 

35 me Genre. — Hybosorus, Mac-Leay. 

Les Hybosorus se distinguent des Hybalus, par leur calus 
humerai saillant et leur épistome inerme à* et 9. 

L'unique espèce que nous possédons en France, se trouve 
dans nos provinces méridionales, mais rarement : 

Noir brun en dessus. — Tête ponctuée, lisse sur le front. — Pro- 
thorax superficiellement ponctué. — Elytres à dix-sept ou dix- 
huit stries, les neuf premières s' avançant vers la base entre la 
suture et le calus humerai.— Long. ô mm à 7 mm . H. Illigeri, Reiche. 

6 œe Groupe. 

ORYCTID^ 

Caractères . — Labre et mandibules à découvert. — Epistome en triangle. — 
Antennes de dix articles, les trois derniers constituant la massue. — Pygi- 
dium non voilé par les élytres. — Abdomen de six segments. — Jambes 
postérieures armées de deux éperons. 

Les insectes de ce groupe vivent principalement dans nos 
provinces méridionales ; on les trouve au pied des arbres, 
dans les débris de matières végétales, dans les bois vermou- 
lus et sur le bord des chemins, dans les endroits sablonneux. 
Ils ont une activité crépusculaire. 

Les Oryctidœ se divisent en plusieurs genres qui sont : 

36 me Genre. — Ochod^eus, Le Pel. et Serv. 

Les Ochodœus se distinguent des autres Oryctidœs, par leur 
petite taille, leur prosternum non relevé, ni antérieurement 
ni postérieurement, leurs yeux non coupés en avant par le 
prolongement des joues, leur couleur d'un fauve pâle et leur 
pubescence. 



- 96 - 

Ces insectes forment le passage entre les Hybalidœ et les 
Oryctidœ, certains auteurs les ont rangés avec les premiers; 
mais la forme de leur épistome et leur pygidium, non recou- 
vert par les élytres, indiquent suffisamment leur place dans 
ce dernier groupe. 

Les Ochodœus sont représentés en France par une seule 
espèce, qui paraît même assez rare : 

Ovale, jaunâtre en dessus. — Tête et prothorax pubescents. — Ely- 
tres à huit stries. — Intervalles marqués de points donnant nais- 
sance chacun à un poil jaunâtre. — Dessous du corps jaunâtre. 
Long. 5 mm à 6 mra \/i. . . O. chryson*elinus, F. 

37 m « Genre. — Oryctes, llliger. 

Les Oryctes sont des insectes de grande taille, d'une cou- 
leur marron ; ils ont les yeux coupés en avant par le pro- 
longement des joues, et le prothorax muni d'une saillie 
transverse ; ce dernier caractère ne permet pas de les con- 
fondre avec les autres Oryctidœ. 

Ces insectes sont répandus à peu près dans toutes nos 
provinces, mais principalement dans le Midi ; ils vivent au 
pied des arbres dont leurs larves attaquent les racines. On 
les trouve assez fréquemment dans le tan. 

ç? — Tête armée d'une corne relevée. 

Ç — Tèle chargée d'un tubercule conique. 

Elytres complètement marquées de points assez rapprochés. — Lon- 
gueur 27 mm d 36 mm O. nasicornis, L, 

lEIytres lisses sur leur disque ou imperceptiblement ponctuées. — Lon- 
gueur 26 ,nm à 45 mm O. grypns, Illig. 

Ce simple caractère ne semble pas de nature à pouvoir 
établir deux espèces; la deuxième ne doit être considérée 
que comme une variété de la première. 



— 97 — 
38 me Genre. — Phyllqgnathus, Eschscholtz. 

Les Phyllognathus n'ont pas de saillie sur le prothorax et 
sont d'une taille plus petite que celle des Orycles. 

<fi — Tête armée d'une corne. — Prothorax présentant en avant une dépression 

profonde. 
9 — Tète inerme. — Prothorax sans dépression. 

Ce genre est réduit à une espèce répandue seulement dans 
le Midi : 

Oblong, convexe, marron en dessus. — Télé et prothorax fortement 
ponctués, ce dernier rebordé à la base. — Ehjtres non striées, 
offrant quelqms traces incomplètes de nervures. — Long. 1 8 mm 
à 28 mm P. silenus, F. 

39 me Genre. — Pentodon, Hope. 

Les insectes de ce genre sont de la taille des précédents ; 
ils en diffèrent par leur couleur noire ou noir-brun, par leurs 
mandibules tridentés au côté externe, et par la suture fron- 
tale et le prothorax semblables dans les deux sexes. 

Comme tous les Oryctidœ, les Pentodon sont principale- 
ment crépusculaires ; on les trouve errant sur le bord des 
chemins, et parfois sous des bouses. 

Nous en possédons en France deux espèces, qui vivent 
dans nos provinces méridionales. 

.Suture frontale bituberculeuse. — Prothorax non rebordé à la base, 
i marqué de points moins gros que ceux des élytres. — Pygidium den- 
j sèment ponctué. — Long. 19 mm à 2b mm . P. panetatins, Viilers. 

^Suture frontale chargée d'un tubercule medi^ire. — Prothorax finement 
J rebordé à la base, marqué de points un peu plus gros que ceux des 
I élytres. — Pygidium légèrement poncîué. — Long. 19 mm à 25 mm . 
1 P. p une tic»! lis. Burm. 



- 98 - 

7 me Groupe. 

CAL1CNEMID.E 

Caractères. — Labre et mandibules à découvert. — Aniennes de huit articles, 
les trois ou cinq derniers constituant la massue. — Elytres ciliées sur les 
côtés, ne voilant pas le pygidium. — Cuisses postérieures monstrueusement 
renflées ; jambes postérieures armées de deux éperons. 

Ce groupe se divise en deux genres réduits chacun en 
France à une seule espèce. 

40 me Genre. — Calicnemis, Castelnau. 

Les Calicnemis se distinguent des Pachypus par leurs mas- 
sues antennaires, composées seulement de trois articles, et 
par leurs tarses postérieurs terminés par un seul ongle. 

L'espèce que nous possédons se rencontre sur notre littoral 
méditerranéen, dans les terrains sablonneux. 

cf — Prothoiax armé d'une dent en avant ; faiblement déprimé derrière 

celle-ci. 
9 — Prothorax inerme. — Pygidium gibbeux. 

Oblong, convexe. — Tête et pro thorax d'un rouge brun, ou d'un 
brun rougeâtre, brillant. — Elytres d'un fauve jaunâtre avec 
Vintervalle juxta-sutural d'un brun rougeâtre ou marron. — 
Long. 1o mm à 16 mm C. Latreillei, Cast. 

41 me Genre. — Pachypus, Latreille. 

Les Pachypus ont la massue des antennes composée de 
cinq articles, et leurs tarses postérieurs terminés par deux 
ongles. Les 9 sont complètement aptères. 

Ils se rencontrent sur notre littoral méditerranéen ; les & se 



- 99 - 

tiennent pendant le jour sur les branches des oliviers, et 
les 9, privées d'ailes, vivent cachées aux pieds de ces arbres. 

o* — Des élytres et des ailes. 
9 — Pas d'élytres ni d'ailes. 

Tête et prothorax ordinairement noirs cr", ou d'un brun rouge 9- 
— Chez le <j* des élytres d'un rouge brique ou d'un rouge marron, 
parées vers leur extrémité d'une tache oblique noire. — Chez la 
Ç, élytres représentées par deux petites écailles placées après le 
prothorax, et abdomen d'un roux jaunâtre, parfois noir. — 
Long. 13 mm à I5 mm P. candidœ, Petagn. 

8 œe Groupe. 

ANTHYPNIDiE 

Caractères. — Labre et mandibules à découvert. — Tête constituant avec 
l'épistome un rectangle allongé, environ deux fois aussi long que large. — 
Front séparé de l'épistome par une légère suture. — Antennes insérées sur 
les côtés du front, composées de dix articles, les trois derniers constituant 
la massue. — Pygidium à découvert. — Abdomen de six segments. — 
Jambes postérieures armées de deux éperons ; tarses postérieurs terminés 
par deux ongles longs et grêles. 

Ce groupe ne renferme qu'une espèce française, qui ap- 
partient au genre Anthypna. 

4i me * Genre. — Anthypna, Latreiile. 

Les mœurs des Anthypna sont peu connues, les a* seraient 
arboricoles et les 9 se tiendraient ordinairement cachées 
sous terre. 

cf* — Abdomen dépassant les élytres. — Jambes intermédiaires offrant une 
écbancrure profonde sur le côté interne, avant Pextrémilé. 

9 — Abdomen complètement couvert par les élytres , le pygidium seul à 
découvert. 



- 100 - 

Tête et prothorax d'un vert foncé, hérissé de poils de couleur rou- 
geàtrc. — Elytres d'un brun rougeâtre légèrement foncé, avec 
quelques poils épars ferrugineux. — Pattes noires avec leurs 
tarses d'un rouge foncé. — Long. 7 mm à 9 mm . A. abclominalis, F 



9 me Groupe. 

MELOLONTHID^E 

Caractères. — Labre et mandibules à découvert. — r Epistome transversal, 
séparé du front par une légère suture. — Antennes insérées- sur les côtés 
du front, composées de neuf à dix articles, à massue d'un nombre variable 
de feuillets. — Pygidium à découvert. — Abdomen de six segments. — 
Jambes postérieures armées de deux éperons. — Ongles forts, munis en 
dessous d'une dent ordinairement arquée ; ceux des pattes intermédiaires 
et postérieures toujours égaux. 

Les insectes de ce groupe sont arboricoles ; à l'état par- 
fait, ils dévastent le feuillage des arbres, tandis que leurs 
larves, se nourrissant de racines, causent souvent de véri- 
tables ravages dans nos cultures. 

43 me Genre. — Polyphylla, Harr. , 

Les Polyphylla sont remarquables par leurs élytres sans 
côtes ni nervures, rougeâtres et parées de taches blanches. 
— Ils vivent dans les endroits sablonneux et habitent la 
plupart de nos provinces. 

a* — Antennes à massue allongée, composée de sept feuillets égaux. 
2 — Antennes à massue courte, composée de six feuillets inégaux. 

Ce genre est réduit à une espèce française : 

Rougeâtre ou noirâtre en dessus. — Antennes de dix articles. — 
Elytres parées de taches formées par des écaillettes blanches. — 
Pygidium sans prolongement. — Long. 33 mm à 36 mm . P. fullo, L. 



- 101 — 

44 me Genre. — Melolontha, Fabricius. 

Ces insectes se distinguent des précédents par leurs ély- 
tres à nervures longitudinales et leur pygidium terminé par 
un prolongement. 

Ils se rencontrent à peu près dans toute la France et ap- 
paraissent y certaines années , en nombre si considérable , 
qu'ils sont alors un véritable fléau pour l'agriculture. 

cr* — Antennes à massue allongée, composée de sept feuillets égaux. 
$ — Antennes à massue courte, composée de six feuillets inégaux. 

Les espèces françaises sont : 

/Rebord externe des élytres d'un flave jaunâtre. — Pygidium terminé par 

) un prolongement tronqué à son extrémité a* et £ 2- 

if 
JRebord externe des élytres noir. — Pygidium terminé chez le a* par 

\ un prolongement arrondi à son extrémité 3 

/ Ecusson plus large à la base que long sur sa ligne médiane. — Prolonge- 
i ment du pygidium ovalaire et renflé avant l'extrémité. — Long. 20 mm 
J à 27 ram M. vulgaris, F. 

jEcusson moins large à la base que long sur sa ligne médiane. — Prolon- 
F gement du pygidium graduellement rétréci chez le a*, presque nul chez 
\ la $. — Long. 24 mm à 27 mm M. variété albida, Friv. 

/Prothorax et pattes d'un flave rougeâtre. — Long. 20 mm à 22 mm . . . 
\ M. liippocastani, F. 

3 
iProthorax et pattes entièrement noirs. — Long. -20 mm à 22 mm . . . 

M. variété nigripes, Corn. 

Le M. albida, érigé en espèce par certains auteurs, n'est 
qu'une variété peu constante du M. vulgaris. De même le 
M. nigripes n'est qu'une variété du M. hippocastani. 

Le M. pectoralis, Germ., n'est ni une espèce, ni une va- 
riété, mais une synonymie de la variété albida. 



- 402 — 



45 mo Genre. — Anoxia, Gastelnau. 

Les Anoxia diffèrent des Melolontha, par leur corps plus 
cylindrique, leurs élytres sans côtes saillantes, et leurs an- 
tennes à massue composée seulement de cinq feuillets chez 
le a* et de quatre chez la 2. Ils s'éloignent des Polyphylla 
également par la massue de leurs antennes, et par leurs ély- 
tres non parées de taches et portant des traces de côtes. — 
Leur pygidium ne présente pas de prolongement et est 
échancré à l'extrémité chez les espèces de France. 

a* — Antennes à massue allongée, composée de cinq feuillets. 

9 — Antennes à massue courte, ovalaire, composée de quatre feuillets. 



Nos espèces françaises sont principalement réparties sur 
le littoral méditerranéen. 



/Ventre couvert de longs poils, laiteux et ondulés. — Long. 22 mm à 
\) 27 mm A. villosa, F. 

(Ventre couvert de poils courts et couchés 2 

(Dessus du corps complètement noir, ainsi que les antennes et les pattes. 
g/ Long. 22 mm à 25 mm A. scutellaris, Mis. 

^Entièrement d'un rouge testacé ou brunâtre 3 

Prothorax sillonné sur les deux tiers de sa ligne médiane. — Rebord 
suturai des élytres non saillant. — Ongles munis en dessous, vers 

leur milieu, d'une dent arquée. — Long. 22 mm à 25 mm 

q} A. australis, Sel). 

jPiothorax peu distinctement sillonné. — Rebord suturai des élytres 
saillant. — Ongles munis en dessous, à la base, d'une dent arquée. 
— Long. 28 mm à 30 mrn A. matutinalis, Cast. 






— 103 — 
46 me Genre. — Amphimallus, Lalreille. 

Les Amphimallus ont les antennes composées de neuf ar- 
ticles, dont les trois derniers seulement constituent la 
massue à* et 9 . Ce caractère ne permet pas de les confondre. 

Ils ont le même genre de vie que les Mélolontha, et parfois 
leurs larves causent autant de ravages. 

cf* — Antennes à massue allongée. 

$ — Antennes à masse courte, ovalaire. 

Les espèces françaises sont les suivantes : 

'Prothorax presque glabre sur son disque ; noir avec les côtés jaunâtres. 
— Elytres chargées chacune de cinq côtes, en comptant la suturale. 2 

4 \Prolhorax pubescent sur son disque, d'une couleur uniforme, ou paré de 
/ deux bandes brunes. — Elytres chargées chacune de trois ou quatre 
' côtes 3 

/Prothorax garni au-devant du milieu de sa base, de poils blanchâtres 
L assez longs. — Elytres brunes sur les côtés et à l'extrémité ; pat fois 

] entièrement noires. — Long. 13 mm 1/2 à 4 5 mm . A. pygialis, Mis. 

2 { 

jProthorax presque glabre, non garni de longs poils blanchâtres au- 

F devant de sa base. — Elytres d'un fauve testacé. — Long. 1 4 mm à 

\ I6 mm A. pini, Ol. 

/Prothorax inégalement pubescent, hérissé de poils très longs sur le disque, 
3) et très courts ou presque nuls sur les côtés 4 

(Prolhorax également hérissé de poils sur toute sa surface 6 

jPygidium granuleux, hérissé de poils. — Long. 16 mm 1/2 à 18 mm . 
,jj A. solsticialis, L. 

(Pygidium ponctué , glabre 5 

Front noir. — Epislome d'un fauve jaunâtre. — Prothorax testacé, paré 
l de deux bandes longitudinales brunes. — Ecusson finement ponctué, 
1 pubescent. — Long. 1 4 mm 1/2 à I5 mm 1/2. A. ochraceus, Knoch. 

jTête complètement noire. — Prothorax d'une couleur uniforme, brune. 
I — Ecusson grossièrement ponctué, peu garni de poils. — Lon- 
\ gueux I2 mm 4/2 à 1 3 mm 4/2 A. nomadicus, Reiche. 



— 104 — 

(Elytres presque glabres. — Long. 1 2 mm 1/2 à U mm 1/2. A. fusons, Ol. 
6 

(Elytres densément pubescentes 7 

, Tête, prothorax, écus"son, suture des elytres et bord externe et apical, 
* noirs ou d'un brun foncé. — Abdomen complètement glabre. — 
', Long. 10 n,m à I2 mm 4/5 A. ruficornis, F. 

Complètement d'un rouge rosatou jaunâtre. — Abdomen pubescent. . . 8 

Protuorai couvert de poils assez longs. — Elytres creusées d'une fossette 
bumérale — Abdomen présentant une rangée de poils bérissés, lisse 
\ sur le reste. — Long. 4 mn > à 13 mm 1/2. A. asstmllis, Herbst. 

8^Protborax couvert d'une pubescence très courte. — Elytres non creusées 
d'une fossette bumérale. — Abdomen complètement garni d'une pu- 
bescence courte et peu apparente. — Long. I4 mm à \6 mm 

A rufescens, Lalr. 

47 me Genre. — Rhizotrogus, Latreille. 

Les Rhizotrogus sont intimement liés avec les Amphimal- 
lus; aussi beaucoup d'auteurs les ont réunis en un seul 
genre. Leur distinction est facile par le nombre des articles 
composant leurs antennes, qui est de neuf chez les Amphi- 
mallus et de dix chez les Rhizotrogus. Chez ces derniers le 
front est toujours rougeâtre, jamais noir. 

<j" — Antennes à massue allongée. 

9 — Antennes à massue courte, ovalaire. 

La faune française comprend les espèces suivantes : 

/Prolhorax hérissé de poils. — Epistome sans saillies transversales, ou 
i en offrant seulement les traces. 
4'Pygidium pubescent 2 

/ Prothorax glabre. — Epistome toujours glabre, chargé d'une saillie transver- 
\ sale vers le milieu et parfois d'une seconde, moins prononcée en arrière. 3 

Epistome hérissé de poils, sans trace de saillie transversale. — Lon- 

\ gueur 15 mM 1/2 à 18 mm R. sequinoctialis, Herbst. 

Z 

, Epistome glabre, offrant les traces d'uue saillie transversale sur le milieu 

du front. — Long. 13 mm 1/2 à 15 mm 1/2. R. marginipes, Mis. 



— 105 — 

Prothorax hérissé d'une touffe de cils relevés à son bord postérieur, au- 
dessus de i'écusson. 
Prothorax cilié en devant, avec sa ligne médiane, la région su- 
turale des élytres, leur bord externe et une bande sur le py- 
3/ gidium, d'un brun rougeâtre ; tout le reste d'un (lave rou- 

geâtredair. — Long. 12 mm 1/2 à 14 mm 1/2 

R. maculicollis, Vill. 

Prothorax non hérissé de cils relevés à son bord postérieur — Pygidium 
jamais paré d'une bande brune 4 

iProthorai cilié à son bord antérieur 5 

4 
(Prothorax non cilié à son bord antérieur 6 

Prolhorax marqué de points assez gros, séparés par des espaces dcnsé- 
ment pointillés. — Ecusson superficiellement pointillé. — Région su- 
turale des élytres brune. — Ongles munis d'une dent située à leur 
base. — Long. U mm 1/2 à 16 mm R. sestivus, Ol. 

5( Prothorax marqué de points séparés par des espaces pre*que lisses. — 
Ecusson lisse marqué de quelques points épars sur les côtés. — Ely- 
tres d'un flave jaunâtre avec la région suturale de même couleur. — 
Ongles munis d'une dent située vers la moitié ou le tiers de leur 
1 longueur. — Long. 13 mm 1/2 à 17 mm . R. eicafricosus, Mis. 

Ecusson lisse marqué de quelques points sur les côtés ou vers l'extrémité. 

i— Pygidium couvert d'une pubescence très courte et peu distincte. — 
Jambes antérieures tridenlées fortement chez la 9 , faiblement chez 
) le çj*. — Long. 11 mm 1/2 à 13 mm 1/2. . . R. v ici mis, Mis. 

[Ecusson densément ponctué, rayé d'un sillon sur sa ligne médiane -, voilé 
en partie par une frange de soies naissant de la base du prothorax. 
— Pygidium glabre. — Jambes antérieures bidentées. — Long. 1 4 mm 
à 15 mm R. Reichei, Mis. 

48 me Genre. — Serica, Mac-Leay. 

Ces insectes sont remarquables parmi les Melolonthidœ, 
par leurs yeux en boule, très saillants, débordant fortement 
au-dessus du front. Ils s éloignent des genres précédents, par 

8 



- 106 — 

leurs élytres rayées de dix stries environ et par leur taille 
bien plus petite; ils se rattachent par ces caractères aux 
genres qui vont suivre, et diffèrent de ceux-ci par leurs ély- 
tres très allongées et presque parallèles. 

a* — Antennes à massue allongée. 

9 — Antennes à massue courte, ovalaire* 

Ce genre est représenté en France par une seule espèce 
qui habite principalement les contrées froides et monta- 
gneuses : 

Allongé, d'un rouge roux ou testacé. — Antennes de neuf articles. 
— Prothorax glabre légèrement ponctué. — Elytres à stries et 
intervalles ponctués. — Jambes antérieures bidentées à leur côté 
externe. — Long 8 mm à I0 mm S. brunea, L. 

49 me Genre. — Maladera, Mulsant. 

Les Maladera se lient naturellement aux précédents, mais 
leurs yeux sont peu saillants, leurs élytres plus courtes et 
leurs antennes composées de dix articles. 

Ils ont une activité plutôt diurne que crépusculaire. 

a* — Antennes à massue allongée. 

$ — Antennes à massue courte, ovalaire. 

Une seule espèce française : 

Ovale, ordinairement noir, parfois rougeâtre ou jaunâtre, mais rare- 
ment; soyeux en dessus. — Antennes de dix articles. — Elytres 
élargies vers les deux tiers postérieurs. — Jambes antérieures 

bidentées à leur côté externe. — Long. 7 nim à 8 mm 

NI. holoserica, Scop. 

50 me Genre. — Omaloplia, Stephens. 

Les Omaloplia diffèrent des Serica, par leurs yeux non 
saillants et leurs élytres plus courtes ; des Maladera, par leurs 
antennes composées seulement de neuf articles et par leur 



— 107 — 

prothorax bissinué à la base. Ils se distinguent des genres 
suivants par leurs jambes antérieures bidentées à leur côté 
externe. 
Ils ont une activité diurne. 

a* — Poils du prothorax d'un gris noirâtre. 
9 — Poils du prothorax d'un gris livide. 

Ce genre est représenté en France par une seule espèce 
que l'on rencontre presque dans toutes nos provinces, mais 
principalement sur le littoral méditerranéen : 

.Presque ovale. — Tête, prothorax et écusson toujours noirs. — Ely- 
tres d'un rouge brique avec la suture et les bords externes noirs, 
ou entièrement noires. — Antennes de neuf articles. — Jambes 
antérieures bidentées à leur côté externe. — Long. 6 mm à7 mm 1/2. 

O. ruricola, F. 



51 me Genre. — Triodonta, Mulsant. 

Les Triodonta se distinguent des trois genres précédents, 
par leurs jambes antérieures tridentées à leur côté externe, 
et des Hymenoplia par leurs antennes composées de dix articles 
et les ongles non munis en dessous d'une membrane. 

o* — Massue des antennes légèrement allongée. 
9 — Massue des antennes courte, ovalaire. 

Ce genre est réduit, en France, à une espèce répandue dans 
nos provinces du Centre, mais principalement dans le 
Midi : 

Oblong allongé, d'une couleur jaunâtre, complètement pubescent en 
dessus, sauf sur l'épistome. — Elylres s élargissant jusqu'aux 
deux tiers de leur longueur. — Antennes de dix articles. — 
Jambes antérieures tridentées à leur côté externe. — Long, 7 mm 
à 8 mm 1/2. . , T. aquila,Cast. 



- 108 - 

52 me Genre. — Hyajenoplia, Eschscholtz. 

Les Hymenoplia diffèrent des Triodonta, avec lesquels ils 
ont beaucoup d'analogie, par leurs antennes composées de 
neuf articles et leurs ongles munis en dessous d'une mem- 
brane ; ils s'éloignent des autres genres précédents, par leurs 
jambes antérieures tridentées à leur côté externe et par la. 
présence de cette membrane sous les ongles. 

</• — Ongles des pattes antérieures inégaux, l'interne élargi et fortement 

courbé. 
$ — Ongles des pattes antérieures égaux. 

Ces insectes ont une activité diurne ; ils vivent sur les 
Heurs et les graminées, et se rencontrent plutôt dans nos 
provinces méridionales. 

Nous en possédons en France deux espèces, mais la seconde 
semble douteuse, et ne doit être qu'une variété minor de la 
première. 



Longueur 7 mm à 7 mm 1/2. — Epistome saillant sur le milieu de son 
rebord : convexe longitudinalement sur sa ligne médiane. — Prolhorax 
finement rebordé. — Elytres offrant sur leurs trois cinquièmes de la 
partie interne, deux stries et trois sortes de côtes, dont la première et 
la suturale parées de cinq bandes longitudinales de poils blancs. . . 

H. strigosa, lil. 

Longueur 4 mm 1/2 à 5 mrn . — Epistome moins saillant sur son rebord, 
et moins convexe. — Prothorax presque sans rebord, surtout aux si- 
nuosités. — Elytres offrant sur leurs trois cinquièmes de la partie in- 
terne, six stries alternativement plus prononcées, et parées de deux 

ou trois bandes longitudinales de poils blancs 

H. C he violât i Mis. 



— 409 - 

10 me Groupe. 
ANOMALIDiE. 

-Caractères. — Labre et mandibules à découvert. — Epistome transversal ou 
rétréci d'avant en arrière, séparé du front par une suture. — Antennes 
insérées sur les côtés de la tête, composées de neuf articles, les trois der- 
niers constituant la massue. — Pygidium non voilé par les élytres. — 
Abdomen de six segments. — Jambes antérieures bidentées à leur côté 
externe, munies d'un éperon ; les postérieures de deux éperous. — Tarses 
postérieures terminés par deux ongles inégaux. 

Les insectes de ce groupe sont ordinairement parés de vives 
couleurs, souvent métalliques; ils ont une activité diurne. 
On les trouve la plupart voltigeant en plein soleil autour 
des arbres et surtout des jeunes arbrisseaux dont ils dévorent 
les feuilles; certains recherchent particulièrement les grami- 
nées et les céréales, d'autres enfin restent enfouis dans le 
sable et ne sortent qu'à certaines heures. 

53 me Genre. — Anomala, Samouelle. 

Les Anomala sont parés de couleurs brillantes ordinaire- 
ment avec reflets métalliques. Ils se distinguent des Phyllo- 
pertha par leurs élytres convexes, par leur abdomen glabre 
pourvu seulement sur chaque arceau d'une rangée de points 
pilifères, et par leurs jambes postérieures renflées près de 
la base. Ils s'éloignent des Anisoplia par leur epistome 
transversal et parleur abdomen. 

a* — Massue des antennes allongée. 
2 — Massue des antennes courte. 

Nous possédons en France les espèces suivantes qui habi- 
tent principalement nos provinces méridionales : 



- HO - 

/Ongles des pieds antérieurs entiers. — Prothorax rebordé à la base. . . %■ 

l \Ongle interne des pieds antérieurs bifide. — Prothorax non rebordé à la 
( base 3 

SProlhorax non cilié à la base au-dessus de l'écusson. — Dessus du corps 
de couleur ordinairement uniforme \ vert métallique. — Long. \ 6 mm 
à 18 mm A. aurata, F. 

2{ 
JProthorax cilié à la base au-dessus de l'écusson. — Dessus du corps de 

couleurs variables passant du vert métallique au jaune doré brillant. 

— Long. M mm \/2 à l3™M/2 A. junii, Duft. 

, Prothorax couvert d'une pubescence longue et soyeuse. 
iZ)mus du corps de 'couleurs variables passant du bleu obscur 
3/ au fauve rougeâtre. — Long. 12 mm à 13 mm 1/2. ....... 

A. devota, Rossi. 

Prothorax glabre 4 

/Massue des antennes testacée ou brune. — Pygidium visiblement pubes- 
4) cent 5 

(Massue des antennes noire. — Pygidium presque glabre 6 

/Massue des antennes d'un testacé pâle. — Epistome d'un vert cuivreux. 

— Bord antérieur des cuisses et extrémités des antérieures et inter- 
médiaires, bordées de flave, ainsi que les côtés du prothorax et de la 
base des élytres. — Long. 1 2 mm à I7 mm A. vitis, F. 

jMassue des antennes brunâtre, au moins en partie. — Epistome d'un 
vert jaunâtre métallique. — Bords antérieurs de toutes les cuisses, 
bordés de flave ainsi que les côtes du prothorax et de la base des ély- 
tres. — Long. I3 mm à I6 mm A. Ausonia, Er. 

j Ongle interne des pieds antérieurs graduellement rétréci. — Prothorax 
{ et cuisses d'une couleur toujours uniforme. — Long. I2 mm 1/2 à 

' 4 5""" 1/2 A. sénea, de (à. 

6 

jOngle interne des pieds antérieurs renflé en dessous dans son milieu. — 

Prothorax et cuisses ordinairement bordé de flave. — Long. 13 mm à 
16 mm A. oblonga , Er. 

VA. Ausonia d'Erichson, semble n'être qu'une variété de 
VA. Vitis. Il en est de même pour VA. Oblonga du même au- 



— 111 — 

teur, qui n'est qu'une variété peu constante de l'A. œnea. 
On trouve tous les passages entre ces prétendues espèces > et 
les espèces types déjà décrites. 

54 me Genre. — Phyllopertha, Stephens. 

Ces insectes se rapprochent des précédents par leur épis- 
tome transversal, mais leurs élytres sont plutôt planiuscules 
sur le dos, et leur abdomen est hérissé de poils longs au 
moins sur les côtés. Ils ont la tête et le prothorax toujours 
hérissé de poils livides. 

o* — Tarses antérieurs à dernier article échancré en dessous. 
Ç — Dernier article des tarses sans échancrure en dessous. 

Nos espèces françaises sont les suivantes : 

/Tête et prothorax ordinairement d'un bleu ou vert métallique. — Ely- 
l très hérissées de poils, à environ douze rangées striales de points. — 
/ Long. 9 mm à 11 mm 1/2 P. horticola, L. 

/Tête et prothorax ordinairement noirs ou bronzés. — Elytres glabres à 
\ environ dix stries. — Long. 9 mm à H" 11 » 1/2. P. campestris, Latr. 

55 me Genre. — Anisoplu, Lepelet. 

Les Anisoplia se rattachent aux Phyllopertha par leurs 
élytres planiuscules sur le dos, mais ils s'éloignent de ces 
derniers et des Anomala, par leur épistome trapézoïdal, 
offrant en avant une protubérance relevée. 

O* — Massue des antennes allongée. 

$ — Massue des antennes courte, ovalaire. 

Le bord externe des élytres, leur couleur, les tarses et 
les ongles des pattes antérieures, offrent encore des modifi- 
cations dans les deux sexes, suivant les espèces. 

Ces insectes sont répandus à peu près dans toutes nos 



— 112 — 

provinces, on les trouve principalement sur les fleurs de 
graminées. 

lElytres glabres ou garnies de poils seulement autour de l'écusson. . . 2 
(Elytres hérissées de poils 6 



( Prothorax glabre ou garni d'une pubescence peu apparente 3 

(Prothorax, au moins en partie hérissé do poils , 5 



Jambes postérieures munies, vers les deux tiers postérieurs de leur côté 
i externe, d'une couronne de cinq à six épines espacées entre elles irré- 
gulièrement. — Long. 12 mm à I4 mm . . . A. austrïaca, Herbst. 

(Jambes postérieures munies, vers les deux tiers postérieurs, d'une saillie 
obliquement transverse armée d'une série de dix à douze épines con - 
tiguës 4 

«Jambes antérieures munies d'une dent conique et pointue située à l'extré- 
mité interne, au point d'insertion des tarses. — Long. 1 2 mm à 
13<™ 1/2 A. lata, Er. 

jJambes antérieures ne présentant pas de dent à leur extrémité interne au 

F point d'insertion des tarses. — Long. 12 mm à 13 mm 1/2 

\ A. tempestiva, Er. 

Prothorax ordinairement sillonné sur toute la longueur de sa ligne mé- 
diane. — Ecusson rebordé sur les côt<'s. — Dessous du corps densé- 
ment couvert de poils couchés sur l'abdomen. — Long. I0 mm à 
1 2 mm . . A. crueifera, Herbst. 

^(Prothorax offrant seulement les traces d'un sillon sur la partie antérieure 
de sa ligne médiane. — Ecusson non robordé. — Dessous du corps 
couvert de poils peu serrés, en partie relevés sur l'abdomen. — 

[ A. agi*'* cola, L. 

Long. I0 mm à 1l mm 1/2 

(A. arvicola, Ol. 

IKeplis des élytres garnis de longs cils flavescents. — Long. 1 1 mm à 
12 mm . A. segetum , Herbst. 

Replis des élytres non garnis de longs cils flavescents 7 



— 413 - 

/Ongle externe des jambes antérieures aussi long en se repliant que les 
deux derniers articles des tarses o*, ou aussi long que le dernier £. 

— Ongle interne nes'avançant pas jusqu'à la fente de l'ongle externe. 

— Long. S mm à 10 mm A. villica, Mis. 

jOngle externe des jambes antérieures, aussi long en se repliant que le 
dernier article des tarses o", ou moins long $ . — Ongle interne 
presque aussi long que l'ongle externe. — Long. 8 mm à 10 mm . . . 

A. depressa, Er. 

4 4 me Groupe. 
HOPLIIDyE. 

Caractères. — Labre et mandibules à découvert. — Epistome transversal. — 
Antennes non insérées dans une sinuosité des côtés de la tête, composées 
de neuf articles, parfois de dix, les trois derniers constituant la massue. — 
Pygidium non voilé par les élytres. — Jambes antérieures et postérieures 
sans éperons. — Tarses postérieurs terminés par un seul ongle quelquefois 
bifide. 

Ces insectes sont souvent revêtus de couleurs métalliques 
brillantes, produites par des écaillettes qui recouvrent leur 
corps. Ils vivent sur les graminées et les arbustes, et sont 
principalement floricoles. 

Ce groupe est réduit au genre suivant : 

56 me Genre. — Hoplia, llliger. 

Chez les Hoplia les caractères différentiels Jes sexes varient 
suivant les espèces. En général les & ont le corps plus étroit 
et les pattes postérieures plus robustes ; chez plusieurs 
espèces, les élytres et le prothorax sont plus densément 
squameux chez le <? et les jambes antérieures souvent mu- 
nies à leur côté externe, d'une dent de moins que chez 
la 2. 

Nous possédons en France les espèces suivantes : 



- 114 - 

'Elytres rebordées sur les côtés, mais non à l'extrémité. — Longueur 
de 7 mm à 11 mm . 

4. 

Elytres rebordées sur tout leur pourtour. — Longueur ne dépassant pas 
6mm ^ 7mm. _ Ongles des pattes postérieures légèrement bifides, fc 

Ongle des tarses postérieurs bifide*. — Ecusson sans poils ni écailles. 
Prothorax noir. — Elytres noires ou brunes o*, ou fauve Ç, 
garnies d'écaillés non contiguës comme le prothorax. — 
g( Pattes noires a* ou fauve Ç. — Long. 7 mm 1/2 à 9 mm . . . 

(1) H. i» h i lu ut li us, Sulz. 

Ongles des tarses postérieurs entiers. — Ecusson revêtu de poils ou 
\ d'écaillés.. 3- 

Dessus du corps couvert de poils o*, ou d'écaillettes $ , non contiguës, 
ne voilant jamais entièrement la couleur foncière des elytres. — Des- 
sous du. corps et pattes noirs, revêtus de poils, mais jamais d'écaillés. 

\Prothorax à angles postérieurs vifs et prononcés. — Long. 9 mm 
à 11 mm 1/2 H - praticola, DufU 

Dessus du corps couvert d'écaillés contiguës ou imbriquées, voilant tou- 
jours la couleur foncière chez le a*, ou parfois la laissant apparaître 
chez la 9 • — Dessous du corps et cuisses revêtus d'écaillés. . . 4 

Prothorax à angles postérieurs arrondis et non relevés. — Dessus du 
corps couvert d'écaillés imbriquées, voilant complètement la couleur 
foncière chez le çj* , ou d'écaillettes contiguës la laissant apparaître 
chez la $ . — Elytres garnies de quelques poils courts, presque glabres. 

Dessus du corps d'un beau bleu argenté chez le cr", ou d'un 

brun noirâtre chez la $ . — Long. 9 mm à 10 mm 

*\ H. cœi'iilea, Drury. 

Prothorax à angles postérieurs vifs et prononcés, relevés sur les côtés. 
— Dessus du corps couvert d'écaillettes contiguës, voilant la couleur 
foncière a* et $. — Elytres garnies de poils râpeux. 
' Dessus du corps d'une couleur mate, variant du vert cendré au 
i jaune rougeâtre. — Long. 9 mm à \\ mm 1/2. H. farinosa, L. 

(1) VH. philanthus et Vil. praticola, se séparent naturellement des autres 
Boplia, par leurs antennes de dix articles, au moins chez le (f, tandis qu'elles 
sont toujours de neuf chez les autres espèces. Nous avons cru mile pour l'usage 
de ce tableau, de ne pas tenir comple de cette coupe, dans la pratique, ce 
caractère étant trop difficile à apprécier. 



- 415 - 

'Elytres, dessous du corps et cuisses, revêtus d'écaillettes espacées entre 

elles. 
[Dessus du corps d'un brunnoirâtre. — Long. 5 mm 1/2 à 6 mm 1/2. 

H. graminicola, F. 

5\ 
(Elytres, dessous du corps et cuisses, revêtus de poils courts et couches, 

très brillants sur l'abdomen. 

Dessus du corps d'un roux brunâtre passant au fauve. — 

Long. 6 mm à 7 mm . H. brunnipes, Bon. 

VH. Hungarica, Burn. (nuda, Er.), semble n'être qu'une 
variété de VH. brunnipes : elle n'appartient pas à notre 
faune française. 

*2 m e Groupe. 
CETONID.E. 

Caractères. — Labre et mandibules à découvert. — Epistome peu visiblement 
séparé du front par une suture. — Antennes insérées dans une sinuosité 
profonde des côtés de la tête, composées de dix articles, les trois derniers 
constituant la massue. — Elytres fortement échancrées à leur côté externe. 
— Pygidium non voilé. — Abdomen de six segments. — Jambes anté- 
rieures armées de deux ou trois dents à leur côté externe. — Jambes 
postérieures munies de deux éperons. 

Les insectes de ce groupe vivent principalement sur les 
fleurs, on les trouve aussi suçant les gommes sécrétées par 
les plaies des arbres. 



57 me Genre. — Oxythyrea, Mulsant. 

Les Oxythyrea se distinguent des insectes composant les 
genres suivants, par leurs jambes antérieures bidentées à 
leur côté externe ; ils s'éloignent surtout des Cetonïa par 
leur corps hérissé de longs poils et par les côtes de leurs 
elytres. 



— MO — 

o* — Abdomen présentant une dépression sur sa ligne médiane, et paré d'une 

tache blanche sur chacun des quatre premiers arceaux. 
$ — Abdomen sans dépression et sans tache. 

Une seule espèce française : 

Dessus du corps d'un noir métallique brillant parfois verdâlre. — 
Prothorax chargé d'une carène sur sa ligne médiane. — Pygi- 
dium maculé de blanc. — Long. 8 mm à i4 mm . O. stictica, L. 

58 me Genre. — Epicometis, Burm. 

Les Epicometis diffèrent des Oxythyrea, par leurs jambes 
antérieures munies de trois dents à leur côté externe ; ils se 
rapprochent des Cetonia par ce caractère, mais ils s'en éloi- 
gnent par leur taille plus petite et leur corps complètement 
hérissé de longs poils. Ils sont d'un noir ordinairement 
verdâtre, et parés de fascies blanchâtres. 

a* — Eperons des jambes postérieures effilés et terminés en pointe. 
$ — Eperons des jambes postérieures aplatis, l'externe élargi à l'extrémité et 
émoussé. 

Nous possédons en France deux espèces de ce genre, dont 
Tune, VE. Squalida, est particulière au Midi. 

Ecusson marqué sur chacun de ses côtés, depuis la base jusqu'au sommet, 
à d'une rangée irrégulière de points obliquement enfoncés, et donnant 
| chacun naissance à un poil long et soyeux. — Long. 9 mm à 13 mm . 

E. liirtella, L. 

Ecusson ponctué seulement aux deux angles de la base, lisse sur le 
reste. — Long. 10 mm à 13 mm 4/ 2 E - squalida, L. 

59 me Genre. — Cetonia, Fabricius. 

Les insectes de ce genre ont une taille plus grande que 
celle des précédents, leur corps est glabre ou presque glabre 
en dessus, jamais hérissé de longs poils, et leurs jambes an- 



- in- 
térieures sont tridentées à leur côté externe. La plupart pré- 
sentent des couleurs métalliques très brillantes. 

Les caractères différentiels entre les deux sexes varient 
suivant les espèces : En général les tarses sont plus longs 
chez les <? que chez 2. Dans la plupart des espèces, le pygi- 
dium est simplement convexe chez le a*, tandis qu'il pré- 
sente des dépressions de chaque côté de sa ligne médiane 
chez la 9 . 

On rencontre des espèces de ce genre dans toutes nos 
provinces, mais certaines sont exclusivement méridionales. 

/Saillie mésosternale ne dépassant pas les hanches en avant. — Ecusson 

\ marqué à sa base de points pilileres râpeux 2 

4 / 

iSaillie mésosternale dépassant les hanches en avant. — Ecusson non 

[ marqué de points pilifères? ... 4 

, Prothorax non échancré au-devant de l'écusson. 
[Saillie mésosternale lisse. — Corps d'un noir luisant en dessus, 
| avec les côtés du prothorax et des élytres, ordinairement parés 
\ d'une bande ou de taches blanches. — Long. 16 mm à 23 mm . 
I C. ffloralis, F. 



Prothorax échancré au devant de l'écusson. 



, Saillie mésosternale grossièrement ponctuée, glabre. 

i Dessus du. corps d'un noir mat,, ordinairement paré de petites 

] taches ou de points blancs. — Long. \ 3 mm à 4 8 mm . C. murio, F. 

jSaillie mésosternale couverte d'une pubescence longue. 

f Dessus du corps d'un noir mat, ordinairement paré de petites 

\ taches blanches. — Long. U mm à4 6 mm . C. oblonga, Gory. 

(Saillie mésosternale globulaire. 

[Pro thorax cilié au-devant de l'écusson. — Dessus du corps or- 
] dinairement d'un beau vert métallique, brillant. — Elytres 
\ parées de faciès transverses blanches. — Long. \b mm à 23 mm . 
I C. aurata, L. 

'Saillie mésosternale obtviangulaire 5 



- 118 - 

Prothorax cilié au-levant de l'écusson. 

\Saillie mésosternale finement ponctuée. — Dessus du corps d'un 
5 vert métallique doré — Ely très parées de fascies transverses 
j blanches. — Long. 1 8 mm èr 26 mm C. floricola, Herbst. 

Prolhorax non cilié au-devant de l'écusson 6 

Prothorax marqué de quatre fossettes, et élytres parées de fascies blan- 
ches. 

q< Saillie mésosternale lisse. — Dessus du corps d'un bronzé mé~ 
j tallique brillant. — Long. 20 mœ à 25 mm . C. marmorata, F. 

Prothorax sans fossettes et élytres sans fascies 7 

( Epistome muni en avant, d'un rebord fortement relevé et échancré dans . 
son milieu. — Elytres densément marquées de points autour de 
l'écusson et de signes arqués sur le reste. 
Saillie mésosternale finement ponctuée. — Dessus du corps d'un 

7/ bronzé cuivreux verdâtre. — Long. 20 mm à 26 mm 

C. angustata, Gcrm. 

'Epistome muni en avant d'un rebord uniformément relevé. — Elytres 
superficiellement ponctuées autour de l'écusson, avec ou sans signes 
arqués sur le reste. . . . 8 

/ Elytres noires, à suture non saillante. — Saillie mésosternale fortement 
\ ponctuée. — Long. 19 mm à 21 mm C. Cardui, Gyll. 

(Elytres cuivreuses à suture saillante. — Saillie mésosternale lisse ou 



imperceptiblement poinlillée. 



Elytres superficiellement ponctuées autour de l'écusson, marquées de 
signes arqués sur le reste. — Saillie mésosternale imperceptiblement 
ponctuée. 
\Dessus du corps d'un vert métallique brillant. — Long. \9 mm 
9/ à 25 mm C. aflinis, And. 

Elytres superficiellement ponctuées sur toute leur surface. — Saillie mé- 
sosternale lisse. 

Dessus du corps d'un vert doré métallique brillant. — Lon- 
gueur 25 mm à 29 mm C. speciosissima, Scop. 



— «19 - 

13 me Groupe. 
TRIGHIID^E. 

Caractères. — Labre et mandibules à découvert. — Episiome peu visiblement 
séparé du front par une suture. — Antennes insérées dans une sinuosité 
profonde des côtés de la tête, composées de dix articles, les trois derniers 
constituant la massue. — Elytres sans échancrure à leur côté externe. — 
Pygidium non voilé par les élytres. — Abdomen de six segments. — 
Jambes postérieures munies de deux éperons. 

Les insectes de ce groupe partagent le même genre de vie 
que les Cetonidœ. 

60 me Genre. — Valgus, Scriba. 

Les Valgus sont des insectes de petite taille ; leurs élytres 
écourtées, presque aussi larges prises ensemble que longues, 
laissent à découvertle pygidium et le propygidium. Ils s'éloi- 
gnent des autres Trichiidœ par la conformation de leurs 
jambes antérieures, munies à leur côté externe de cinq dents, 
alternativement moins prononcées. Ils se distinguent, en 
outre : des Osmoderma, par leurs élytres couvertes d'écail- 
lettes, et parleur petite taille; des Trichius et des Gnorinus , 
par leur prothorax sillonné sur sa ligne médiane. 

o* — Pygidium sans prolongement. 

9 — Pygidium terminé par une tarière allongée et droite. 

Une seule espèce : 

Dessus du corps noir. — Elyfres parées de quelques taches blanches. 
— Long. 7 mm à iO mm V. hemipterus, L. 

61 !1le Genre. — Osmoderma, Le Pel. et Serv. . 

Ces insectes sont remarquables par leur grande taille. Leur 
prothorax est sillonné sur sa ligne médiane, et leurs jambes 



- 120 - 

antérieures sont armées de trois dents à leur côté externe. 

o* — Tète relevée sur les côté.' en forme de dent a'-quée en arrière. 
$ — Tète légèrement relevée sur les côtés. 

Ce genre est réduit à une seule espèce particulière au Midi ; 
Dessus du corps d'un brun noirâtre métallique. — Elytres rugueu- 
sement ponctuées. — Long. 27 mm à 32 mm . . . O. erenita, Scop. 

62 ,ne Genre. — Trichhjs, Fabricius. 

Les Trichius se distinguent des autres insectes de ce 
groupe par leur prothorax longuement pubescent, ainsi que 
l'abdomen et le pygidium. Leurs élytres, chez les espèces 
françaises, sont d'un beau jaune mat, paré de bandes noires, 
qui parfois envahissent presque toute la surface. 

<3* — Pubescenco plus longue. — Jambes antérieures plus étroites à la base 
que dans leur milieu, à premier article des tarses dilaté en dehors, ne dépas- 
sant pas l'éperon terminal. — Dernier arceau de l'abdomen ridé transversa- 
lement. 

9 — Pubescence plus courte. — Jambes antérieures plus larges à l'extrémité 
que dans leur milieu, à premier article des tarses dépassé par l'éperon ter- 
minal. — Dernier arceau de l'abdomen ponctué non ridé. 

Nous possédons en France les espèces suivantes : 

Elytres parées de bandes transverses noires, réunies entre elles par 

une bande longitudinale. — Long 10 mm à 4 2 mm . T. A oui, Pell. 

1 ' • , 

Elytres parées de bandes transverses noires, non reliées entre elles par 

une bande longitudinale 2 

/Bande apicale des élytres bidentée. — Bande médiane atteignant la su- 
9/ ture. — Long. I0 mm à I2 mm T. zonatus, Germ. 

\Bandc apicale non bidentée. — Bande médiane n'atteignant pas la suture. 3 

(Bande basilaire étendue jusqu'à l'écusson, couvrant toute la base des 
) élytres. — Long. I2 mm 1/2 à 14 mm 1/2. . . T. fasciatus, L. 

iBande basilaire couvrant seulement l'épaule et le calus humerai. — 
\ Long. 10 mm à 13 mm 1/2 T. abdominalis, Men. 



- 121 - 

63 me Genre.— Gnorinus, Le Pel. et Serv. 

Les Gnorinus ont le prothorax glabre et présentant sa plus 
grande largeur à la base. Ils s'éloignent des Osmoderma et 
des Valgus par leur prothorax non sillonné et leurs jambes 
antérieures bidentées à leur côté externe. 

a* — Abdomen sillonné sur sa ligne médiane. — Pygidium non sillonné. 
9 — Abdomen non sillonné. — Pygidium sillonné sur sa ligne médiane et par 
ce fait bituberculeux. 

Nous possédons deux espèces de ce genre qui sont parti- 
culières aux parties froides ou tempérées de notre pays. 

Dessus du corps d'un beau vert métallique, cuivreux brillant. — Elytres 
ordinairement parées de quelques taches blanches. — Long. 16 mm 
à 20 mm G. nobilis, L. 

|Dessus du corps d'un noir luisant. — Elytres ordinairement parées de 
quatre ou cinq points jaunâtres disposés en rangées transversales. — 
Long. 18 mi "à 23 mm G. variabilis, L. 

FIN DES LAMELLICORNES. 



LES PECTINICORNËS FRANÇAIS 

Caractères. — Cinq articles à tous les tarses. — Antennes insérées au-de- 
vant des yeux, composées de dix articles ; terminées en massue pectini- 
forme, celle-ci composée d'articles fixes, disposés comme les dents d'un 
peigne. 

Les insectes de cette famille ont peu de représentants, 
surtout en Europe. Ils ont une activité crépusculaire ou 
nocturne ; on les trouve dans les bois, sur les troncs d'ar- 
bres vermoulus, et causent parfois de véritables ravages en 

9 



— 122 — 

rongeant les bourgeons et les feuilles des arbres de nos bois. 
Leurs larves sont également nuisibles à nos forêts. 

Tableau dichotomique des genres. 

Mandibules non saillantes, dépassant à peine le bord antérieur de la 
tête; semblables dans les deux sexes. — Epistome armé d'une corne 
4 / allongée chez le a*, plus courte chez la $ . 1 er genre, Sinodendron. 

Mandibules fortement saillantes, s'avançant au-delà de la tète ; très 

chez le a*. — Epistome sans corne o* et $ 2 



Prothorax non séparé des élytres par un intervalle, intimement relié à 
sa base avec celles-ci. — Mésosternum présentant une forte dépression. 
cji 2 me genre, Esalus. 

|Prothorax séparé des élytres par un intervalle. — Mésosternum ne pré- 
sentant pas de dépression 3 

[Prosternum peu apparent, linéaire, enfoui entre les hanches. 
3) Elytres à neuf ou dix stries 3 me genre, Ceruchus. 

(Prosternum bien distinct, séparant largement les hanches 4 



i 



Yeux entiers, non divisés par un prolongement des joues 

4 me genre t Platycerus. 

Yeux divisés en partie par le prolongement des joues 6 

/Yeux divisés presque en entier. . 5 me genre, Dorcus. 

5< Yeux divisés seulement dans leur moitié antérieure 

( 6 me genje } Luranus. 

Tableaux des espèces 

Les longueurs sont prises sans les mandibules. 

1 er Genre. — Sinodendron, Helwig. 

Ces insectes sont remarquables parmi les Pectinicornes 
par leur forme cylindrique, leurs élytres à stries et inter- 
valles grossièrement ponctués, et leur epistome surmonté 



- 123 - 

d'une corne, faible chez la $, mais très développée chez 
le a". 

<y — Front armé d'une corne parée de chaque côté avant l'extrémité, d'une 

touffe de soies orangé. — Prothorax présentant une forte dépression en 

avant -, lisse sur son disque. 
9 — Front chargé d'une petite corne ou tubercule conique. — Prothorax 

présentant une faible dépression en avant ; complètement et irrégulièrement 

criblé de gros points sur toute sa surface. 

Ce genre ne renferme qu'une seule espèce que nous ne 
trouvons en France que dans nos provinces froides ou sep- 
tentrionales : 

Cylindrique, d'un noir luisant. — Long. 12 mm 1/2 à 15 mm . . . . 

S. cylîndricum, L. 

2 me Genre. — ^Esàlus, Fabricius 

Les JEsalus ont un faciès particulier. Ils sont entièrement 
d'une couleur jaunâtre, leurs mandibules sont armées en 
dessus d'une dent plus ou moins élevée, et les intervalles 
de leurs élytres sont hérissés de soies raides. 

ç?i — Dent des mandibules corniforme et élevée. 
Ç — Dent des mandibules courte. 

Une seule espèce : 

Ovale, convexe. — Tête et prothorax d'un jaune rougeâtre. — Ely- 
tres d'un flave jaunâtre. — Long. 4 mm 1/2à6 mD M/2 

A. scarabseoïdes, Panz. 



3 me Genre. — Ceruchus, Mac-Leay. 

Les Ceruchus ont les mandibules saillantes. Ils n'ont pas, 
comme les jEsalus, le prothorax intimement lié à sa base 
avec celle des élytres, et se distinguent des genres suivants 



_ 124 - 

par leur prosternum peu apparent entre les hanches anté- 
rieures. 

a* — Mandibules aussi longues que la tête, armées de trois dents à leur côté 

interne. 

9 — Mandibules plus courtes que la tête, armées d'une seule dent à la base. 

/ 
Une seule espèce : 

Allongé d'un noir brillant en dessus. — Prothorax transversal. — 
Elytres rayées de dix stries ponctuées. — Long. 14 mm à 16 mm . 

C. tarandus, Panz. 



4 ,ne Genre. — Platycerus, Geoffroy. 

Les Platycerus ont les mandibules saillantes, le prothorax 
séparé des élytres par un intervalle, et le prosternum large- 
ment distinct entre les hanches. Ils diffèrent des genres sui- 
vants par leurs yeux non divisés par le prolongement des 
joues. 

a* — Mandibules allongées, armées de quatre ou cinq dents à leur côté interne. 
$ — Mandibules courtes, armées seulement de deux dents à leur côté interne. 

Une seule espèce : 

Allongé, faiblement convexe. — Bleu, violet, vert ou bronzé en 
dessus. — Elytres marquées d'une strie vers la suture-, densé- 
ment et sérialement ponctuées sur le reste. — Long. \ O mm à \ 4 mm 

1*. caraboïdes, L. 



5 me Genre. — Dorcus, Mac-Leay. 

Les Dorcus forment le passage entre les Platycerus et les 
Lucanus ; leurs yeux sont divisés presque en entier par 
le prolongement des joues. Ce caractère ne permet pas de 
les confondre avec ces derniers genres. 



- 425 - 

0» — Front inerme. — Jambes antérieures et tarses postérieurs plus longs. 
Ç — Front ordinairement tuberculeux. — Jambes antérieures et tarses posté- 
rieurs plus courts. 

Les espèces françaises sont les suivantes : 

/Elytres densément ponctuées, ne présentant ni stries, ni rangées striales 
1 de points bien distinctes. 
\]Front bituberculeux chez la 2. — Long. U mm à 21 mm . . . 
i D. parallclipedus, L. 

I Elytres présentant des stries ponctuées ou des rangées striales de points. 2 

/Tête munie d'un tubercule chez la Ç. — Mandibules armées de deux 

l dents à leur côté interne. — Long. 17 nim à 29 mm 

9/ D. musimoii, Gen. 

) 

iTêle inerme a* et Ç. — Mandibules armées seulement d'une dent a 

\ leur côté interne. — Long. 4 6 mm à 27 mm . 1*. oblongus, Cbarp. 



6 me Genre. — Luganus, Scopoli. 

Les Lucanus sont remarquables parmi tous nos coléoptè- 
res européens par leur grande taille, et le développement 
de leur tête et dé leurs mandibules chez le o*. 

0* Tête plus large que le prothorax. — Mandibules très développées. — Tibias 

antérieurs étroits et allongés. 
2 — Tête moins large que le prothorax. — Mandibules courtes. — Tibias 

antérieurs courts et fortement élargis à l'extrémité. 

/Massue des antennes à quatre ou cinq dents. — Mandibules, chez le a*, 
bifurquées cà l'extrémité, armées d'une forte dent vers leur milieu, et 

I de dentelures plus ou moins nombreuses à leur côté interne. — Lon- 
gueur 2S mm à 45 mm . L. cervus, L. 

JMassue des antennes à six dents. — Mandibules non bifurquées et armées 
d'uno seule dent vers leur milieu. — Long. 3C mm à 3'5 mnv . . . 

L. Pontbrianti, Mis. 



- 126 - 

Certains auteurs considèrent cette dernière espèce comme 
une variété du L. cervus. 

Le L. capra d'Olivier et le L. pentaphyllus de Reiche, ne 
sont que des variétés peu constantes du L. cervus ; la pre- 
mière est établie sur l'absence de traces de rebord sur la 
tête, et la seconde sur la présence de cinq dents à la massue 
des antennes, au lieu de quatre. 

FIN DES PECTIMCORNES. 



Note sur les échantillons de Bilobites envoyés à 
l'Exposition géographique de Toulouse, 

Par M. J. Nery Delgado. 

Désirant répondre de mon mieux à l'aimable invitation 
du Comité d'organisation de l'Exposition géographique de 
Toulouse, qui a déclaré dans son programme (IV e section), 
qu'il accueillerait « avec un intérêt tout spécial les exposi- 
tions de la région Pyrénéenne, de l'Espagne et du Portugal, » 
ayant trait à la géologie ou à la minéralogie, j'ai choisi 
parmi les nombreux exemplaires de Bilobites que j'étudie 
en ce moment en vue d'un travail assez long sur ces sin- 
guliers fossiles, trois pièces qui me semblent des plus 
concluantes pour prouver que les Cruziana ne représentent 
pas simplement des traces d'animaux cheminant sur la vase, 
comme des géologues très autorisés l'ont cru, mais qu'elles 
sont véritablement des formes corporelles ayant eu leur 
place dans le monde organique, et qui doivent être vrai- 
semblablement rangées parmi les végétaux. 

Je ne discuterai pas dans cette occasion les motifs qui ont 
amené de savants observateurs à soutenir l'opinion contraire 
à celle que je viens d'émettre. Je n'entrerai pas non plus dans 



- 427 - 

les questions de détail qui séparent encore les géologues aux., 
quels je me rallie. Parmi les premiers, il faut réserver une 
place d'honneur à M. Nathorst, qui par ses patientes e^ 
consciencieuses observations, est arrivé à prouver que 
maintes formes considérées auparavant comme des orga- 
nismes, ne sont en réalité que des empreintes mécaniques 
ou traces laissées par le passage de différents animaux sur 
la plage ou sur le fond de la mer, bien que ce savant ne 
soit pas arrivé à reproduire une seule empreinte parfaite- 
ment comparable à celle des vrais Cruziana. D'un autre 
côté, les travaux remarquables publiés sur ce sujet par MM. 
de Saporta, Marion, Crié, Lebesconte, Morière, du regretté 
Rouault et par tant d'autres, sont trop connus pour que j'aie 
besoin d'en faire l'éloge ; je dois pourtant déclarer que 
c'est l'étude de ces divers ouvrages qui m'a poussé à 
chercher, dans les excellents matériaux réunis dans les 
collections de la Section géologique du Portugal, des 
documents à l'appui de l'une ou de l'autre théorie, et les 
ayant trouvés décisifs, à ce qu'il me semble, j'ai cru de 
mon devoir de faciliter la constatation de ces faits par les 
visiteursd e l'Exposition de Toulouse. Dans ce but, j'ai 
fait mouler quelques pièces et les ai confiées aux soins de 
M. Lartet, qui a bien voulu se charger d'en surveiller 
l'installation, ce dont je me plais à lui témoigner ici ma 
reconnaissance. 

La description abrégée de ces moulages forme donc le 
sujet de cette note. Ils répondent à peu près à tous les 
arguments qui ont été présentés contre l'origine végétale 
des Cruziana. 

Les trois échantillons proviennent des localités où ces 
formes sont le plus abondantes : Penedo de Goes, sur le 
prolongement de la serra du Bussaco (bassin du Mondego) ; 
Penha Garcia, vers la frontière du royaume, province de 
Beira Baixa (bassin du Tage), et Freixo d'Espada à Ginta, 
province de Tras os Montes (bassin du Douro). 



— 128 — 

Le n° I est une plaque de quartzite dont l'une des faces est 
couverte de moules de Bilobites (Cruziana furcifera d'Orb.), 
se croisant et s'anastomosant clans tous les sens sans que 
les ornements présentent le moindre dérangement à la 
rencontre de deux exemplaires, comme ce serait le cas s'il 
s'agissait du croisement de deux traces d'animaux. Plu- 
sieurs branches d'Arlhrophycus cf. Harlani Hall, traversent 
en outre cette plaque passant tantôt au-dessus , tantôt au- 
dessous des exemplaires de Bilobites. 

Cette pièce est surtout remarquable par la bifurcation 
quelle montre d'un des lobes d'un Bilobite se répétant 
plus loin une seconde fois, bien que le Bilobite soit parfai- 
tement limité latéralement par des plans abrupts. En 
examinant attentivement l'ornementation de ce Bilobite, 
on remarquera que les stries passent sans interruption du 
lobe simple au lobe divisé. Ce fait est en contradiction 
manifeste avec l'hypothèse d'une superposition de deux 
individus différents qui se seraient moulés ensemble , et 
encore plus avec l'hypothèse d'empreintes laissées par 
deux animaux quelconques dont les traces se seraient 
superposées pour donner un seul moule. 

Nous voyons encore sur un autre point de cette plaque 
le croisement d'une branche d' Artrophycus avec le Cru- 
ziana dans lequel le Bilobite s'enfonce brusquement dans 
la roche pour donner passage à V Artrophycus, tandis que 
dans d'autres points le Cruziana n'ayant pas, au contraire, 
subi de dérangement, VArthrophycus montre une forte 
saillie et se présente en relief presque complet sur la 
surface de la roche. 

A un troisième croisement, on voit le Bilobite comme 
refoulé d'un côté, tandis que de l'autre côté il s'enfonce 
peu à peu dans la roche. Ce fait ne pouvait pas se pré- 
senter si les deux fossiles n'avaient pas été des corps 
solides. Les moules de Cruziana montrent aussi un relief 
plus ou moins fort, quelquefois étant limités latéralement 



DÉCISIONS DU COMITÉ D'IMPRESSION 

Séance du 13 février 1884. 

1° Les Mémoires paraîtront selon leur ordre de rentrée au Secrétariat 
2° Le Secrétaire- général, chargé de la correction des épreuves, laisse 

aux auteurs huit jours par feuille pour cette correction. Ce délai expiré, 

il sera passé outre. 

3° Le bulletin présentera trois paginations : la première affectée aux 

travaux inédits, la seconde aux procès-verbaux, et la troisième à l'énu- 

mération des ouvrages reçus par la Société. 



MM. les auteurs de Mémoires imprimés dans le Bulletin 
pourront en faire exécuter à leurs frais un tirage à part aux 
prix suivants, par l'intermédiaire de la Société : 



NOMBRE DE FEUILLES. 



Pour un3 feuille (16 pages), papier, 
pliage, piqûre et enveloppe de couleur 

Trois quarts de feuille (12 pages). . . 

Demi-feuille (8 pages) 

Quart de feuille (4 pages). . . . . . . 

Pour les Mémoires qui auraient plus 
d'une feuille d'impression, la 2 e et les 
suivantes seront comptées ehacune à 
raison de 

Un titre d'une page est de , 

Une couverture imprimée 



50 


100 


200 ) 


»exemp. 


exemp. 


exemp. < 


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12 f » 


18 » 


8 » 


11 » 


20' » 


7 » 


9 » 


15 » 


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34 » 

25 » 

18 » 



27 » 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE DE TOULOUSE. 



Les séances se tiennent à 8 heures précises du soir, rue St-Rome, 28, 

les 1 er et 3 e mercredi de chaque mois, 

du 3 e mercredi de Novembre au 1 er mercredi d'Août. 



MM. les Membres sont instamment priés défaire connaître 
au secrétariat leurs changements de domicile. 



Adresser les envois d'argent au trésorier, M. J. Chalande, 
51, rue des Couteliers, Toulouse. 

Ou au Secrétariat, rue Saint-Rome, 28. 



Sommaire du présent bulletin. 

Pages. 
Travaux originaux. — Jules Chalande : Les Lamellicornes français. 43 
J. Néry Delgado ; Note sur les échantillons de Bilobites en- 
voyés à l'Exposition géographique de Toulouse 126 

Procès-verbaux, 1884. — Séances des 19 mors, 2 et 23 avril, 

7 et 21 mai vi 

Publications reçues par la Société xiij 



Toulouse. — Typographie de Durand, Fillous et Lagarde, rue Saint-Rome, 44. 



JUt 18* 




SOCIÉTÉ 




D'HISTOIRE NATURELLE 



DE TOULOUSE 



DIX-HUITIEME ANNÉE. — 1884 



BULLETIN TRIMESTRIEL 



Juillet 




— Septembre. 




TOULOUSE 

IMPRIMERIE DURAND, FILLOUS ET LAGARDE 

HUE TSAINT-ItOiME, 44 

1884 




Extrait du règlement de la Société d'Histoire Naturelle de Toulouse 

Art. 1 er . La Soc ële* a pour but de former des réunions dans lesquelles les 
naturalistes pourront exposer et discuter les résultats de leurs recheiches et 
de leurs observations. 

Art. 2. Elle s'occupe de tout ce qui a rapport aux sciences naturelles, 
Minéralogie, Géologie, Botanique et Zoologie. Les sciences physiques et his- 
toriques dans leurs applications à l'Histoire Naturelle, sont également de. son 
domaine. 

Art. 3. Son but plus spécial sera d'étudier et de faire connaître la consli- 
tulion géologique, li? flore, et la faune de la région dont Toulouse est le 
cenire. 

Art. 4. La Société s'efforcera d'augmenter les collections du Musée d'His- 
toire Naturelle de Toulouse. 

Art. 5. La Société se compose : de Membres-nés — Honoraires — Titu 
1 aires — Correspondants. 

Art. 8. Les candidats au titre de membres titulaires devront être agréés 
par une Commission d'admission. La propos-lion sera faite par un mem- 
bre de la Société et remise entre les mains du Président. 

La Commission d'admission est composée des membres du bureau et de 
ceux du comité de publication, ses décisions ne seront valables qu'avec 
.un minimum de 5 membres présents. 

Art. 9. La Société statuera par un vote au scrutin secret sur les présen- 
tations acceptées par la Commission d'admission, au plus tard dans la 
seconde séance qui suivra la présentation. 

Art. 10. Les membres titulaires paient une cotisation annuelle de 12 fr., 
payable au commencement de Tannée académique contre quittance délivrée 
par le Trésorier. 

Art. 11. Le droit au diplôme est gratuit pour les membres honoraires et 
correspondants ; pour les membres titulaires il est de 5 francs. 

Art. 12. Le Trésorier ne peut laisser expédier les diplômes qu'après avoii 
reçu lé montant du dro ; t et de la cotisation. Alors seulement les membres 
sont inscrits au Tableau de la Société 

Art. 14. Lorsqu'un membre néglige d'acquitter son annuité, il perd, après 
deux avertissements, l'un du Trésorier, l'autre du Président, tous les droits 
attachés au litre de membre. 

Art. 18. Le but de la Société étant exclusivement scientifique, le titre de 
membre ne saurait être utilisé dans une entreprise industrielle. 

Art. 20. Le bureau de la Société se compose des officiers suivants : Prési- 
dent; 1 er et 2 e Vice-présidents; Secrétaire-général ; 2 Secrétaires -adjoints : 
Trésorier ; Bibliothécaire-Archiviste. 

Art. 31. L'élection des membres du Bureau, du Conseil d'adminisration 
et du Comité de publication, a lieu au scrutin secret dans la première quin 
zaine de janvier. Ils sont nommés pour une année. Le Secrétaire-général, les 
Secrétaires -adjoints, le Trésorier, l'Archiviste et les Membres du Conseil etdu 
Comité peuvent seuls êire reélus immédiatement dans les mêmes fonctions. 

Art. 33. La Société tient ses séances le mercredi a 8 heures du soir. Elles 
s ouvrent le premier mercredi après le 15 novembre, etonl lien tous les l<-<- et 3e 
mercredi de chaque mois jusqu'au 1 er mercredi du mois d'août inclusivement. 

kri. 39. La publication îles découvertes ou études faites par les membres 
Jt la Société et par les commissions, a lieu dans un recueil imprimé aux frais 
de Celle ci, sous le titre de : Bulletin de la Société d'Histoire naturelle 
de Toulouse. Chaque livraison porte son numéro et la date de sa publication. 

Art. 41. La Société laisse aux acteurs la responsabilité de leurs travaux et 
d<> leurs opinions .scientifiques. Tout Mémoire imprimé devra donc porter la 
.signature de l'auteur. 

Art. 49. Celui-ci con-erve toujours la propriété de son oeuvre. Il peut en 
obtenir des tirages à part, des réimpressions, mais par l'intermédiaire de la 
Société. 

Ait. H. Les membres de la Société sont tous invités à lui adresser les 
échantillon! qu'ils pourront réunir. 

Art. 52. En cas de dissolution, les diverses propriété? de la Soc été revien- 
di'onl de droit à la villa de Toulouse. 



— 129 — 

par des faces aplaties analogues à celles de Cr. Goldfussi 
Rou., mais beaucoup moins larges. 

L'hypothèse qui prétendrait reconnaître dans les exem- 
plaires que nous venons de décrire des traces du passage 
d'un animal sur la vase obtenues en contre moulage sur 
le grès, n'est point applicable dans ce cas; au contraire, 
tous les faits exposés ont facilement leur explication d'après 
la supposition que ces fossiles sont des organismes marins 
de la nature des Algues. 

Le n° 2 reproduit une autre plaque de quartzite couverte 
sur l'une des faces de plusieurs individus de Cr. Goldfussi 
Rou. (Cr. Vilanovœ Sap. et Mar.) Il y a beaucoup à étudier 
sur cette plaque, nous n'examinerons cependant que sa 
partie centrale. Quelques-uns des Bilobites y montrent un 
relief insolite, et dans leur croisement ils ont été non-seule- 
ment écrasés, mais tordus, de sorte qu'il est impossible de 
se rendre compte de cette disposition, à moins que ces 
corps aient eu une existence réelle en eux-mêmes, c'est-à- 
dire qu'ils aient été des corps avec relief. Le fait même de 
l'écrasement, de la manière dont il se présente, prouve 
en outre que ces corps étaient lâches, peut-être même 
semi-lacunaires à l'intérieur, comme MM. de Saporta et 
Marion l'ont déjà prétendu pour les Bilobites en général ; 
tandis qu'extérieurement ils avaient une consistance ferme, 
ce qui est prouvé par les ruptures transversales produites 
par la distension longitudinale ou par le raccourcissement 
qu'ils ont subi. 

On voit dans cette plaque la superposition évidente de 
trois Bilobites qui ont été très déformés, comme nous 
essayerons de le décrire. 

Le Bilobite le plus inférieur (en les prenant dans 
l'ordre où ils se présentent à l'observateur), a été tordu 
d'une telle façon qu'il expose d'un côté du croisement la 
face latérale toute entière en n'en montrant la surface su- 
périeure que très obliquement, tandis que de l'autre côté du 

40 



— 130 - 

croisement, il se montre à l'observateur, comme d'ordi- 
naire, avec la face supérieure directement exposée, bien 
que montrant des vestiges de déchirures transversales. 
Evidemment, la torsion que ce Bilobite a subie a été assez 
forte pour donner lieu au déchirement de l'exemplaire ou 
du moins à son entier écrasement dans la partie qui est 
cachée par le croisement des deux autres Bilobites. 

Le second Bilobite croisant le précédent, presque à angle 
droit, et éprouvant la pression du troisième, présente aussi 
un relief extraordinaire, il s'enfonce d'un côté dans la 
roche pour disparaître sous une ramification très compli- 
quée d'autres Bilobites. Au point de croisement avec Je 
Bilobite inférieur, on voit que cet exemplaire a aussi été 
tordu. On remarque en outre, sur ce Bilobite, la dimi- 
nution de son relief près du croisement, la disparition 
temporaire de sa dépression médiane coincidant avec 
l'oblitération des cordons latéraux, et encore avec l'exis- 
tence de plusieurs plis longitudinaux irréguliers sur la 
face latérale exposée. 

Enfin le troisième Bilobite, qui se superpose aux deux 
autres, montre une double courbure pour s'adapter à 
ceux-ci ; il a été évidemment déchiré dans le croisement 
avec le Bilobite précédent, dans lequel il paraît pénétrer 
presque dans toute son épaisseur ; cette déformation et la 
déviation subite dans la direction des stries offrent un 
exemple très instructif pour expliquer la pénétration sup- 
posée de plusieurs Bilobites. 

La troisième pièce montre un cas remarquable de croi- 
sement de deux Bilobites suivant des plans différents. Les 
faces qui limitent latéralement ces Bilobites atteignent jus- 
qu'à 35 millimètres de hauteur. On ne saurait donc préten- 
dre que deux traces superposées pourraient donner lieu à 
une telle apparence. Il est évident qu'un pareil résultat ne 
peut provenir que de la réunion de deux corps fossilisés 
ensemble. 



i 



- m - 

La section de ce Bilobite serait quadrangulaire comme 
celle du Cruziana Goldfussi Rou.; mais par la comparaison 
avec les nombreux exemplaires que nous possédons et qui 
forment une longue série de Or. furcifera d'Orb., nous 
sommes obligés d'y réunir aussi cet exemplaire, malgré 
ses caractères qui ne rentrent pas bien dans la caractéristique 
de l'espèce telle qu'elle a été créée par d'Orbigny. 



Lisbonne, le 17 mai 1884. 



Observations sur la nutation de la panicule 
du Yucca pendant les mois d'août et de 
septembre 1883, 

Par le capitaine Lassère. 

Au mois de janvier 1882, je communiquais à la Société 
une notice sur quelques mouvements spontanés des plantes, 
notamment sur ceux de torsion et d'involubilité. Celle que 
j'ai l'honneur de soumettre aujourd'hui à vos appréciations 
a de grands liens de parenté avec son aînée, et ne présente 
comme elle que des points d'interrogation et des arguments 
dubitatifs pour toute conclusion , le sentiment de mon 
insuffisance m'abritant invinciblement contre toute velléité 
de vouloir faire école, par l'apport de quelque nouvelle 
théorie , alors qu'elles sont déjà trop nombreuses. A la 
patience l'observation, à la science la recherche des solu- 
tions, qui ne doivent porter, d'ailleurs, que sur les lois et 
les phénomènes qui saisissent nos esprits et frappent nos 



- 132 - 

sens, à l'exclusion absolue des spéculations sur l'essence 

des choses. 
Avant de vous exposer les observations auxquelles je me 

suis livré sur la nutation des plantes, il est bon de rappeler, 

en raccourci, la diagnose de celle qui m'a servi de type, le 

Yucca. 
Le Yucca appartient au genre des monocolylédones de 

Laurent de Jussieu , Tulipacées de de Candole , Exandrie 
monogynie de Linné. Végétal exotique, il a acquis le droit 
de cité en Europe, où il contraste agréablement avec les 
plantes indigènes de nos parterres ; la disposition de ses 
feuilles, son mode de végétation et d'inflorescence lui don- 
nent un faux air de l'Aloès. Comme dans ce dernier , au 
moment de la floraison, une hampe très belle émerge d'un 
majestueux verticille de feuilles , longues et ensiformes. 
Cette hampe revêt la forme d'un épi presque paniculô , en- 
touré de nombreuses fleurs campanulées du plus bel effet : 
celle qui est sous vos yeux portait 300 clochettes flottantes, 
et dont l'ensemble imitait, par la forme et la nuance, un 
beau cône de sucre. Je vous fais grâce des caractères bota- 
niques qui ne sont pas indispensables pour dégager cette 
plante de celles qui ont quelques points de contact avec 
elle. 

Mon œuvre repose sur 47 observations, faites de jour et 
de nuit, à l'aide de la boussole et du fil-à-plomb, afin d'es- 
sayer de saisir les relations qui peuvent exister entre la tor- 
sion de cette fleur et le mouvement de rotation du soleil, 
de son absence ou de sa présence sur l'horizon. 

J'ai dressé ci-contre un tableau synoptique des 47 obser- 
vations, avec les dates, l'indication des heures, l'orientation 
de la tête de la panicule lorsqu'elle élait infléchie, et l'état 
du ciel au moment des opérations. 



- 133 - 



MOIS 


JOURS 


HEURES 


DIRECTION 


ETAT DU CIEL 




/ 


7 matin. 


0. 


Beau soleil. 






8 — 


o.-s.-o. 


Id. 




\ 


11 - 


o.-s.-o. 


Id. 




28 - 


12 - 

1 soir. 


S.-S.-E. 
E. 


Id. 
Id. 




I 


2 — 


E.-N.-E. 


Id. 






3 — 


Droite. 


Id. 




l 


11 — 


S.-0. 


Soleil couché. 






7 matin. 


S.-S.-E. 


Beau soleil. 






12 — 


E.-N.-E. 


Id. 






1 soir. 


Droite. 


Id. 




] 29 ( 


2 — 


S.-S.-O. 


Id. 






3 — 


S.-S.-O. 


Id. 


Août. 




4 — 


S.-S.-O. 


Id. 




11 — 


S.-S.-O. 


Soleil couché. 






7 matin. 


S.-S.-O. 


Beau soleil. 




! 


8 — 


s. 


Id. 






12 — 


0. 


Id. 




30 


12 1/2 soir. 


N.-O, 


Id. 




1 1/2 - 


N.-N.-O. 


Id. 






3 1/4 — 


S.-S.-O. 


Id. 






8 1/2 — 


S.-S.-E. 


Soleil couché. 




I 


11 1/2 _ — 


E.-S.-E. 


Id. 






7 matin. 


S.-O. 


Beau soleil. 






8 — 


s.-o. 


Id. 




31 ■ 


12 — 


S.-O. 


Id. 






1 — 


s.-o. 


Id. 






2 — 


O.-N.-O. 


Id. 








N.-O. 


Forte pluie. 






8 — 


N. 


Soleil. 






12 - 


N.-N.-E. 


Pas de soleil. 




j 1" 

1 


1 soir. 


N.-N.-O. 


Un peu de soleil. 






2 - 


O.-N.-O. 


Soleil faible. 






' 3 - 


0. 


Fort soleil. 






i — 


0. 


Pas de soleil. 






6 1/2 mat. 


O.-N.-O. 


Pluie. 




2 


S0 matin. 


Droite. 


Humide. 




3 


6 - 


N.-O. 


50 fleurs épanouies. 


Septembre 


9 - 


0. 


Beau soleil. 




6 matin. 


E. 


Soleil faible encore. 




4 


7 — 


O.-N.-O. 


Beau soleil. 




9 — 


O.-N.-O. 


Beau soleil. 






11 — 


O.-N.-O. 


Bruine. 






8 matin. 


N.-N.-E. 


i L'atmosphère subit 




20 


12 1/2 soir. 


N.-E. 


' déjà toutes les vi- 






3 soir. 


N.-E. 


> cissitudes de l'équi- 


iTotal des 


21 

observât. 


2 soir. 


N.-E.. 


' noxe d'automne. 


47 



Si l'on jette un regard attentif sur ce tableau, l'on sera 
étonné de l'indifférence de la tête du Yucca pour les di- 



- 134 - 

verses stations du soleil, h l'inverse de VHelianthus annuus, 
qui est le type des tournesols. A lu première observation du 
28 août, 7 heures du matin, la panicule a été surprise ayant 
sa tête infléchie et dirigée vers 0., et par conséquent dia- 
métralement opposée au soleil, faible encore, il est vrai, à 
cette heure-là. Devait-elle cette attitude à l'action du soleil 
de la veille, qui , à son coucher, l'a abandonné et livré à la 
fraîcheur de la nuit, où elle a subi une sorte de Irempe, 
comme la barre incandescente d'acier plongée dans le bain 
froid d'un fluide qui lui fait conserver l'état moléculaire 
de dilatation du moment? 

De 7 à 8 heures du matin, la tête de la panicule, toujours 
infléchie, a marché assez vile vers le soleil levant, pour ar- 
river à O.-S -0. Etait-ce par un mouvement réflexe, les 
fibres ayant peut-être atteint le summum de tension avant 
*a trempe de la nuit? ou bien obéissait-elle à nouveau aux 
premières influences des rayons du soleil naissant? 

De 8 à 11 heures, elle a subi un arrêt d'héliotropisme, car 
à 1 1 heures je lui ai trouvé la même orientation qu'à 8. Pen- 
dant cette période de temps, en vertu du principe des parti- 
sans plus ou moins exclusifs de l'action de la chaleur sur 
les mouvements spontanés des plantes , il semble que la 
circutnnutation du Yucca aurait dû non-seulement conti- 
nuer, mais gagner même d'intensité, par ce fait seul qu'un 
faible nombre de degrés séparait le soleil de son apogée. 

Entre 11 heures et midi, la panicule a reprisses premières 
allures, pour porter successivement sa tête à S.-S.-E., — 
E., — E.-N.-E., après s'être croisée avec le soleil sur un 
même méridien, entre 11 heures et midi. 

A 3 heures du soir, sa tête s'est redressée et placée sur la 
même normale que son pédoncule. 

Cette panicule a-t-elle redressé la tête par un mouvement 
direct de distension des fibres, sans pointer, par distorsion, 
les diverses stations qu'elle avait jalonnées pour la porter 
de E.-N.-E. à S.-S.-E. ? Gela me paraît peu probable : J'in- 



- 135 - 

clinerais plus volontiers vers l'idée d'un mouvement d'os- 
cillation curviligne et isochrone autour d'une position 
normale. 

Un rapprochement entre la physiologie végétale et la 
physiologie animale nous fera peut-être saisir plus facile- 
ment la nature de ce mouvement. Les rapprochements sont 
mon plus puissant levier pour mes petites pérégrinations 
dans les sciences. 

Lorsque l'homme porte ses mains à l'état de supination 
et à celui de pronation, deux ordres de muscles fonctionnent 
alternativement : le grand et le petit supinateurs, et leur 
antagoniste le grand pronateur. La position normale des 
mains, les bras tombant librement le long du corps dans 
la station debout, se trouve à une distance angulaire de 
90 degrés de chacune de ces deux positions forcées, qui 
ne sont que transitoires. Les fibres végétales reviennent 
toujours, comme les muscles, mais par des moyens diffé- 
rents, à leur état habituel, en y ramenant les organes, 
lorsque cesse la cause qui le leur avait fait perdre. Si les 
fibres végétales n'ont pas leurs antagonistes comme les 
muscles, d'autres ressources leur sont dévolues pour l'exer- 
cice de leurs fonctions végétatives. 

Si l'on continue à faire sur le tableau des observations, 
des rapprochements entre les différents degrés de l'ascen- 
sion droite du soleil et de sa déclinaison, qui est presque 
nulle à cette époque de l'année, si l'on fait, dis-je, des rap- 
prochements entre les stations héliocentriques et les di- 
verses directions de la tête du Yucca, on remarquera que 
ces directions, par rapport au soleil, sont à lopposite, en 
quadrature ou obliques, bien plus souvent que dans sa 
direction. 

Le tableau que je viens de mentionner m'épargne beau- 
coup de détails, nécessaires sans lui, mais qui vous fatigue- 
raient et seraient peu saisissables par une simple audition. 

De l'examen approfondi de ce tableau se dégage un fait 



- 436 - 

brutal, à savoir : les fluctuations dans les mouvements 
spontanés du Yucca présentent autant d'irrégularités et 
d'anomalies les jours d'un beau soleil que les jours de fortes 
pluies : par exemple, le 28 août, à 3 heures du soir, par un 
soleil ardent, le capitule de cette fleur était sur la même 
verticale que son pédoncule ; le 4 e ' septembre, à 3 heures 
du soir, lorsqu'un soleil resplendissant dardait ses rayons 
du S.-S.-O., cette tête était à 0. ; le 20 septembre, elle 
était au N.-E., lorsque le soleil était, lui, vers le S.-O. 

Eh parcourant simultanément dans ce tableau les 47 ob- 
servations et les diverses phases de la marche du soleil qui 
y sont consignées, on pourra se convaincre do l'impossibi- 
lité d'en déduire une loi dont l'esprit puisse être satisfait. 
Cependant, si l'on se contente d'un coup d'œil d'ensemble 
général, on reconnaîtra que les inflexions et les directions 
de la tête du Yucca ont accordé une préférence à l'hémis- 
phère austral pendant le mois d'août, et à l'hémisphère 
boréal pendant le mois de septembre. 

Pour se faire une idée, même très imparfaite, des nom- 
breux phénomènes qui doivent intervenir pour produire les 
mouvements de torsion et d'incurvation des plantes, il serait 
indispensable de se livrer à un examen approfondi sur Por- 
ganographie des végétaux ; mais comme je n'ai pas la pré- 
tention de faire un traité sur la matière, je me bornerai à 
rappeler un fait connu de tous : 

Il y a des végétaux qui ont leurs libres droites et parallèles 
à Paxe de leur tige ; il en est qui les ont, au contraire, en 
hélice autour de cet axe. La hampe de la fleur qui fait 
l'objet de ma communication présente, comme le Pandanus, 
autre exotique, 3 faisceaux de fibres marchant en spirale et 
parallèlement les uns à côté des autres. Dans cette dernière 
disposition des fibres, la torsion de la tête pourra être 
possible pour prendre telle direction ou telle autre, selon 
l'état de l'atmosphère. Dans la disposition des fibres directes, 
la direction curviligne seule de la tige pourra avoir lieu 



- 137 - 

sous l'influence d'une forte chaleur qui produira une ten- 
sion hydrostatique. Cette courbure de la tige pourra avoir 
deux phases, et devra même les avoir, si la cause continue 
son action. Dans la première phase, c'est-à-dire pendant le 
maximum de tension hydrostatique, la courbure devra pré- 
senter sa convexité au foyer radiant, par suite de la diffé- 
rence d'allongement entre les fibres exposées aux rayons 
du soleil et celles qui en sont privées. 

A la deuxième phase, qui est celle delà détente des fibres 
par l'évaporation des feuilles, la courbure devra tendre à se 
redresser, et finir même, comme la douve sous la main du 
tonnelier, par présenter sa concavité au foyer de chaleur, 
si ce foyer en émet assez pour gazéifier les fluides de végé- 
tation dont les utricules sont remplies, et les absorber à 
travers les stomates ou pores corticaux et épidermiques. 

La circumnutation du Yucca n'est pas aussi régulière que 
celle de YHelianthus annuus, à cause, sans doute, des pertur- 
bations que chacune de ses (rois spires doit nécessairement 
produire sur l'évolution des deux autres, par suite de l'iné- 
galité de tension de leurs fibres qui doit toujours exister, 
comme dans le cas précédent, mais sur une plus grande 
échelle, et plus irrégulièrement, ses trois tourons ou fais- 
ceaux de fibres n'évoluant pas à l'unisson. 

Je répète ce que j'ai dit en commençant : Je n'invente 
aucun nouveau système ; je me borne à constater les divers 
phénomènes physiques et cosmiques dont mon Yucca a été 
le théâtre, n'émettant même pas d'opinion, soit sur Yorga- 
nicisme de l'Ecole de médecine de Paris, doctrine repré- 
sentée par Bichat et Broussais, soit sur le vitalisme de celle 
de Montpellier, personnifié en Barthés, soit, -enfin, sur tant 
d'autres doctrines intermédiaires et plus ou moins pseudo- 
éclectiques. 

Si ces grands penseurs ont choisi pour théâtre de leurs 
travaux la physiologie animale, ils n'ont certainement pas 
entendu la séparer, dans ses grandes lignes, de la physio- 



- 138 - 

logie végétale ; ils n'ont jamais dénié ce qu'avait établi, 
dans son style aphoristique, l'immortel auteur du Genera- 
plantorum du xvnr 3 siècle : que si le végétal ne sent pas, 
comme l'animal, il croît et il vit, comme lui. 

La plupart des phénomènes auxquels j'ai consacré mes 
observations, et dont on cherche souvent l'origine dans le 
domaine de la biologie, s'expliquent par les lois générales 
de la physique pure : la tension des fluides, l'évaporation, 
la plénitude ou la vacuité des cellules, l'endosmose même, 
sont autant d'effets de la même cause, la chaleur que les 
extra-vitalistes intransigeants invoquent pour expliquer 
leurs systèmes. 

Manquons-nous de documents, de matériaux? Non; je 
crois même que c'est leur surabondance qui porte l'hésita- 
tion dans nos esprits. On n'a, pour se convaincre de mon 
assertion, qu*à remonter seulement jusqu'à Vorgasme et 
Véréthisme de Lamarck, et descendre jusqu'à la circumnu- 
iation de Darwin, en passant par le sentiment et l'irritabilité 
de Guvier, le vitalisme physique de Claude- Bernard et tutti 
quanti. 

Dans ces abstractions, quoiqu'étant du domaine de la 
matière tangible et des fluides impondérables que la plupart 
des physiciens sont disposés aujourd'hui à considérer simple- 
ment comme des états particuliers des corps, c'est-à-dire, de 
la matière pondérable, dans ces abus de l'abstraction, dis-je, 
il semble que plus on marche, plus on accumule des chances 
de faillir ; on finit par se heurter presque toujours à des 
monceaux infranchissables de pierres d'achoppement ; plus 
on élargit dans ses études le cadre des savants anciens et 
modernes qui ont abordé les questions ardues de la phy- 
siologie végétale, plus il semble aussi que l'incertitude et 
l'hésitation grandissent sur la cause première de la nais- 
sance, de la vie et de la mort de l'herbe souffreteuse du 
rocher, comme du robuste cèdre du Liban. C'est l'architecte 
éperdu dans l'encombrement des matériaux de son futur 



— 139 — 

édifice. A quand l'érection un peu satisfaisante de ce gran- 
diose monument? Mystère ! L'aveu d'ignorance doit être la 
réponse. 

Le véritable interprèle des phénomènes physiques, chi- 
miques et cosmiques connaît bien les effets prochains et 
indéniables de la lumière, de la chaleur et des météores 
aqueux sur les végétaux ; mais la fin ne dévoile pas toujours 
les moyens : elle dissipe rarement l'obscurité de l'énigme. 

Je n'ai donné, à mon grand regret, qu'une pâle esquisse 
d'un sujet dont l'importance au moins aurait pu être mise 
en relief par quelqu'un de ces hommes éminents qui savent 
si bien allier le savoir à l'expérience, et qui possèdent seuls 
le rare secret de la pureté, de la souplesse et de l'élévation 
du style. 

Il ne me resterait plus qu'à déduire des conséquences et 
à formuler des conclusions, mais je ne sais ni je n'ose : 
Serait-ce mon trop grand nombre de printemps, ou bien 
mon trop petit nombre de connaissances qui me rend pusil- 
lanime? C'est peut-être l'un, et certainement l'autre. 



De la spermatogénèse chez le cheval, 

Par M. F. Lmjunié. 

La spermatogénèse a pour procédé uniforme la proliféra- 
tion d'une cellule aboutissant à une dernière génération de 
petits éléments dans lesquels se différencient les sperma- 
tozoïdes. Le mot spermatoblaste, appliqué à des objets très 
divers , nous paraît convenir plus exactement à ces cellules 
de la dernière génération , et en traduire très îidèlement la 
fonction. 

Le processus de la spermatogénèse , tel que nous l'avons 
défini plus haut, se partage naturellement en deux périodes : 



— 140 — 

4° une période de prolifération se terminant par la forma- 
tion des spermatoblastes; 2° une période d'évolution des 
spermatoblastes , aboutissant à la mise en liberté des sper- 
matozoïdes. Nous avons à examiner ces deux périodes dans 
*e cheval , mais nous nous proposons d'insister particulière- 
ment sur la première, c'est-à-dire sur la période de prolifé- 
ration. Cette prolifération paraît obéir, dans les diverses 
espèces, à deux directions répondant aux procédés de mul- 
tiplication par scissiparité et par gemmiparité. Elle peut 
donc affecter deux formes différentes, que M. Planteau a 
bien distinguées dans sa thèse : la formation par- endogénèse 
et la formation par exogénèse. Ces deux formes d'évolution 
ont été le point de départ de théories exclusives, qui se sont 
inégalement et successivement partagé les faveurs des histo- 
logistes. 

La théorie de la formation endogène s'affirme, en 1836 
dans les travaux de Wagner, et se développe dans les re- 
cherches de Halmann (1840), Lallemand (1841), Kœlliker 
(1846), etc. 

En 1864, Sertoli découvre dans le testicule du rat les re- 
marquables cellules ramifiées, auxquelles nous donnerons 
le no;n de cellules de Sertoli, repoussant celui de sperma- 
toblastes que leur appliquent divers auteurs, et qui ne nous 
paraît convenir qu'aux cellules, dans lesquelles naissent di- 
rectement les spermatozoïdes. 

Ces premières recherches furent reprises par Merkel (1 871 ) , 
Ebner (1871), Neumann (1875), par Sertoli lui-même et par 
Balbiani, dont le travail est devenu classique (1). Malgré la 
diversité des interprétations qu'on leur donna, les résultats 
généraux de toutes ces observations établissaient l'interven- 
tion du bourgeonnement dans la première phase de la sper- 
matogénèse chez les mammifères. 

La théorie de la formation exogène se formula dès lors 

(1) Leçons sur la génération des vertébrés. — Doin, 1 879 



- 141 - 

avec précision , et supplanta l'endogénèse dans l'esprit des 
histologistes. 

Cependant, en 1880, M. Brissaud étudiant la spermatogé- 
nèse chez le lapin , retrouve et décrit une formation par 
endogénèse, qu'on peut également surprendre dans le chien 
et le chat. 

La conclusion à tirer de ces faits, c'est que la formation 
des spermatoblastes emprunte indifféremment d'une espèce 
à l'autre les deux procédés de la multiplication cellulaire. 

En ce qui regarde les mammifères, on pourrait prendre 
comme types de ces deux modes d'évolution des cellules 
séminales la spermatogénèse chez le rat, d'après M. Balbiani, 
et chez le lapin, d'après M. Brissaud. Les résultats obtenus 
dans ces deux espèces nous amènent à admettre que la 
forme du processus de la spermatogénèse reste indépendante 
des caractères zoologiques, puisqu'elle peut différer dans 
des espèces appartenant au même ordre. Les faits recueillis 
sur un mammifère ne peuvent donc pas être étendus à tous 
les animaux du même groupe, et il convient de multiplier 
les recherches sur des espèces différentes, soit pour vérifier 
la généralité des processus déjà établis , soit pour trouver, 
si elle existe, une relation zoologique. Je ne saurais, pour 
mon compte, étendre bien loin cette enquête que j'ai dirigée 
seulement sur trois espèces, le cheval, le porc et le chat. 
Le chat m'a présenté des faits qui rentrent dans la descrip- 
tion de M. Brissaud, relativement au lapin, et qu'il est inu- 
tile de reproduire ici. 11 suffira de rappeler que la première 
phase de la spermatogénèse est une formation par endogé- 
nèse. L'exog^nèse est, au contraire, employée dans le porc 
et le cheval et particulièrement évidente dans cette dernière 
espèce. Je me propose d'en indiquer les phases principales, 
telles que j'ai pu les saisir sur des préparations obtenues 
après l'action de l'alcool absolu , et colorées au picro-car- 
minate d'ammoniaque. 

Les tubes seminifères sont coupés dans toutes les direc- 



- 142 - 

lions possibles, mais il en est quelques-uns qui ont été sec- 
tionnés bien transversalement ou parallèlement à leur axe , 
et sur lesquels l'évolution épithéliale est , on pourrait dire, 
projetée en vraie grandeur. Ce sont donc les tubes régulière- 
ment coupés qu'il faudra surtout consulter. Leur revêtement 
épithélial varie de l'un à l'autre , et on y puut reconnaître 
quatre formes principales qui répondent aux phases de la 
spermatogénèse : 

1° Examinons d'abord les tubes dans lesquels les sperma- 
tozoïdes nouvellement formés sont devenus libres, et où la 
spermatogénèse recommence (fig. 1). 

La paroi des tubes est tapissée par une couche de cellules 
polyédriques à protoplasma clair, contenant un noyau peu 
volumineux , uniformément et fortement coloré en rouge. 
Cette couche basale constitue ce qu'on appelle communé- 
ment l'épithélium des tubes seminifères. Cet épithélium est 
régulièrement interrompu par l'interposition des cellules de 
Sertoli. Ces singuliers éléments, encore appelés cellules ra- 
mifiées , ont la forme de colonnes protoplasmiques dont la 
base élargie s'étale directement sur la paroi propre du tube 
seminifèreet dont le corps se dirige vers le centre du même 
tube. L'ensemble forme un système fort élégant , dû à la 
convergence et à la direction radiée des cellules ramifiées. 

Le corps des cellules de Sertoli, souvent dissimulé par les 
éléments voisins , se dénonce toujours par un noyau très 
volumineux, ovoïde ou piriforme, vésiculeux, et pourvu d'un 
nucléole. Ce noyau peut occuper d'ailleurs des situations 
diverses. On le voit quelquefois situé à la base de la cellule 
dont il suffit à indiquer l'existence; mais il semble bien que 
cette position lui est peu familière, car on le voit fréquem- 
ment se redresser et gagner la partie moyenne des cellules 
de Sertoli. Dans la phase que nous examinons, celles-ci sont 
entièrement couvertes par des spermatoplastes, que nous 
devons examiner de près. Ils sont constitués par de 
très petites cellules sphériques, dans lesquelles le noyau 



- U3 - 

prédomine considérablement sur le protoplasma. Celui-ci 
est d'ailleurs peu distinct et se confond avec celui de la cel- 
lule de Sertoli dans lequel les spermatoblastes paraissent 
englobés. Il est bon de remarquer qu'à ce moment de leur 
formation les spermatoblastes sont disposés en séries auprès 
et autour de l'axe de la cellule qui les porte. Nous les ver- 
rons émigrer dans les phases suivantes et former des grappes 
suspendues à l'extrémité interne de la cellule ramifiée. 

Les intervalles laissés libres par ces derniers éléments 
sont occupés par une ou deux grosses cellules, formant une 
seule assise reposant sur l'épithélium. Elles sont caractéri- 
sées par un grand diamètre et un protoplasma clair sans 
granulations. Leur noyau, également très volumineux, est 
particulièrement remarquable par son aspect grossièrement 
granuleux , comme s'il était formé de fragments irréguliers 
et disjoints. Nous conserverons à ces éléments le nom de 
cellules libres que leur avait donné Sertoli. 

2° Dans la deuxième phase (fig. 2), les spermatoblastes ont 
subi les premières modifications qui doivent amener la forma- 
tion des spermatozoïdes. D'autre part, ils ont une tendance 
très marquée à émigrer vers l'extrémité centrale de la cellule 
de Sertoli, où ils forment une grappe souvent très compacte. 
Ace moment, la cellule ramifiée présente un aspect nouveau 
très caractéristique, qui est justement dû à cette distribution 
nouvelle des spermatoblastes. Ces derniers, beaucoup plus 
petits que dans leur phase initiale, sont composés d'une 
partie sphérique fixant le carmin, et qui pourrait passer 
pour une concentration de la substance nucléaire. Le pro- 
toplasma forme une traînée dirigée vers le centre et donne 
à l'ensemble du spermatoblaste la forme d'une grenade. 

A cette époque , les cellules libres ne sont pas sensible- 
ment modifiées. 

3° Dans la troisième phase (fig. 3), les spermatoblastes sont 
remplacés par les spermatozoïdes, déjà bien dessinés et im- 
plantés obliquement sur l'axe de la cellule de Sertoli , à 



- 144 - 

l'extrémité de laquelle ils figurent les épis divergents d'une 
gerbe. Comme à cette époque la tête des spermatozoïdes fixe 
encore très énergiquement le carmin , ils forment des bou- 
quets très vivement colorés qui deviennent des points de 
repère excellents quand, à l'aide d'un faible grossissement, 
on recherche dans une préparation la phase à laquelle ils cor- 
respondent. Si on examine les spermatozoïdes de cette phase 
sur des préparations faites par dissociation , on constate que 
la tête n'est pas homogène, mais qu'elle est formée de deux 
segments inégaux : le segment auquel se trouve attaché le 
cil a la forme d'un petit croissant ou d'un demwcercle for- 
tement coloré ; l'autre segment, beaucoup plus grand, se 
colore en rose pâle. 

Les cellules fixes se sont segmentées. On en trouve une 
ou deux rangées formées de deux cellules superposées. Il y 
a là l'indice d'une multiplication qui va se dessiner nette- 
ment dans la dernière phase. 

4° Dans la quatrième phase (fig. 4), les cellules de Sertoli, 
toujours très reconnaissables à leur gros noyau vésiculeux, 
portent à leur extrémité un faisceau de spermatozoïdes , 
dont l'achèvement se reconnaît à la gracilité de la tête et 
à sa coloration par l'acide picrique. Dans les intervalles des 
cellules de Sertoli, on trouve deux colonnes radiales de 
cellules plus petites et plus nombreuses que dans les pré- 
cédentes phases. Ceux de ces éléments qui touchent à l'épi - 
thélium basai, ont souvent conservé les caractères des cel- 
lules libres des premières phases, ce qui signifie assurément 
qu'elles n'ont pas encore pris part à la multiplication. 11 est 
important de remarquer ici que ces cellules de nouvelle for- 
mation ne paraissent pas attachées à un axe protoplasmique 
qui occuperait la partie centrale de la colonne qu'elles for- 
ment. Jamais, d'autre part, on ne saisit en un point quel- 
conque de cette colonne le gros noyau vésiculeux qui ca- 
ractérise les cellules de Sertoli. Ces faits trouveront plus 
tard leur application. 



— H5 — 

îl convient maintenant de dégager de l'étude qui précède 
les caractères propres à chacune des deux périodes de la 
spermatogénèse. La deuxième période, c'est-à-dire l'évolu- 
tion des spermatoblastes, se déroule, comme nous l'avons 
vu, à la surface ou à l'extrémité des cellules de Sertoli; les 
quatre phases que nous y avons distinguées se trahissent 
très nettement par les caractères morphologiques des groupes 
d'éléments portés par les cellules ramifiées, mais il faut en 
lixer tous les détails et résoudre tout d'abord une question 
préalable. Dans beaucoup d'espèces animales, on voit ap- 
paraître dans le protoplasma du spermatoblaste, un point 
brillant aux dépens duquel se forme progressivement la tête 
du spermatozoïde. On lui donne pour ce motif le nom de 
globule céphalique. Quelques auteurs, et en particulier 
M. Balbiani, tendent à généraliser l'existence de ce globule 
et à le considérer comme un incident nécessaire de la 
formation du spermatozoïde. Il est vrai que M. Mathias 
Duval nie l'intervention du globule céphalique dans la 
spermatogénèse de la grenouille et que la tête du sperma- 
tozoïde lui paraît avoir , dans cette espèce , une origine 
exclusivement nucléaire. Je concluerai de la même façon 
pour le cheval et le porc : il est impossible de surprendre 
dans les spermatoblastes de la première phase la moindre 
formation comparable au globule céphalique. La tête du 
spermatozoïde procède des modifications du noyau qui 
d'abord subit une concentration accusée par la réduction de 
son volume; puis, il s'allonge, devient ovoïde, et à ce moment 
il offre deux seguients dont le postérieur se laisse colorer 
fortement en rouge par le carmin, tandis que le segment 
antérieur se colore en rose pâle. Le segment postérieur 
rétrograde peu à peu devant le segment antérieur, qui finit 
par occuper toute la tête. A ce moment, la tête du sperma- 
tozoïde s'achève par une différenciation chimique due à 
l'intervention particulière d'une substance nouvelle qui fixe 
l'acide picrique à l'exclusion du carmin. 

M 



- U6 - 

Cette modification chimique des éléments en évolution 
n'est pas un fait rare en histologie , on pourrait citer comme 
exemple la kératinisation des cellules épidermiques. 

Quant à la queue du spermatozoïde, je n'ai rien vu qui 
pût confirmer ou infirmer la théorie universelle qui les 
fait procéder du corps des spermatoblastes. 

11 nous reste à examiner la première période, c'est-à-dire 
la période de prolifération aboutissant à la formation des 
spermatoblastes. Nous avons vu ces éléments groupés autour 
d'une cellule de Sertoli, et il paraît tout d'abord légitime de 
penser qu'ils en sont issus par bourgeonnement. Les cellules 
de Sertoli elles-mêmes pourraient passer pour le produit du 
bourgeonnement progressif de l'épithélium basai. Telle est 
la théorie soutenue par M. Balbiani sur la spermatogénèse 
du rat. La spermatogénèse serait le dernier terme de l'évo- 
lution entière d'une cellule de Sertoli, dont l'ébauche pren- 
drait naissance aux dépens de l'épithélium basai et dont la 
fin surviendrait au moment où les spermatozoïdes devien- 
nent libres. 

Dans cette manière de concevoir les choses, l'évolution 
d'une cellule ramifiée commence sur l'épithélium sous 
forme de bourgeons très petits émis par ce dernier et qui, 
par leur accroissement, acquièrent peu à peu les caractères 
des cellules libres. Le bourgeonnement continuant, il en 
résulterait les colonnes cellulaires interposées aux cellules 
de Sertoli, telles qu'on peut les voir dans la quatrième 
phase de l'évolution des spermatoblastes. D'autre part, 
comme ces éléments de nouvelle formation sont considérés 
comme produits par bourgeonnement , ils seraient attachés 
à un stolon protoplasmique central, l'axe d'une cellule de 
Sertoli, dont le corps reste invisible, dissimulé par les fruits 
qu'il a portés. L'axe de la cellule ne deviendrait visible que 
dans la deuxième période, au moment où les cellules filles 
prennent décidément les caractères des spermatoblastes. 
Nous avons déjà fait connaître les faits qui plaident contre 



— 147 — 

cette théorie : l'absence invariable du gros noyau vésiculeux 
au niveau des colonnes de prolifération , l'impossibilité 
constante d'apercevoir le corps des cellules de Sertoli dan* 
l'axe de ces colonnes me paraissent suffisamment significa- 
tives. J'ajoute que les séries radiales de prolifération sont 
appliquées contre les cellules de Sertoli qui portent en même 
temps à leur extrémité un bouquet de spermatozoïdes. 
Ces constatations me paraissent suffisantes pour écarter la 
théorie de M. Balbiani. Elles suggèrent plutôt la pensée que 
la prolifération qui remplit la première phase, s'effectue 
dans les intervalles ménagés entre les cellules de Sertoli par 
la segmentation des cellules libres. Que si les cellules issues 
de la segmentation s'ordonnent en séries radiées , c'est que 
cette direction leur est imposée par la forme de l'espace où 
elles se développent. Enfin, les cellules de la génération qui 
précède les spermatoblastes et leur donnera naissance, sont 
englobées dans le protoplasma des cellules de Sertoli au 
moment même où celles-ci portent un faisceau de sperma- 
tozoïdes. Dans cette théorie déjà formulée pour le rat par 
Sertoli, les cellules ramifiées seraient invariables et perma- 
nentes. Elles n'auraient dans la spermatogénèse qu'un rôle 
de soutien et de direction. Le mot exogénèse ne traduirait 
dès lors que des apparences de bourgeonnement dues à la 
direction régulièrement centripète du processus et au rôle 
mécanique des cellules de Sertoli. 

En résumé, la première période de la spermatogénèse a 
pour point de départ l'activité formatrice des cellules libres, 
qui par leur segmentation donnent une génération de cel- 
lules rapidement englobées par le protoplasma des cellules 
de Sertoli. La deuxième période s'accomplit entièrement 
sur ces derniers éléments avec la forme que nous avons 
vue. 

11 resterait à déterminer l'origine des cellules ramifiées et 
des cellules libres qui, chez l'adulte, sont toujours présentes. 
Il faudrait pour cela remonter au moment précis où s'éveille 



— 148 — 

la faculté génésique, et où le testicule subit les premières 
modifications qui s'y attachent. Ce point n'a pas encore été 
examiné et nous ne savons pas par quel mécanisme l'épi— 
thélium primitif du testicule se différencie pour donner 
naissance aux. éléments de la spermatogénèse. 



Note sur une nouvelle platine mobile et sur l'emploi 
de « finders » comparables pour faciliter les rela- 
tions des micrographes entre eux, 

Par M. Paul Fabre-Domergue, 
Licencié ès-sciences naturelles, membre titulaire. 

Tous ceux qui s'occupent de travaux micrographiques 
savent la difficulté qu'on éprouve souvent à retrouver, en 
temps utile, un point intéressant d'une préparation, sur- 
tout lorsque la mémoire en a déjà perdu l'arrangement 
général. La difficulté se complique bien plus encore si la 
préparation a été communiquée par un micrographe corres- 
pondant et qu'on se trouve dans la nécessité d'y retrouver 
un détail signalé par lui. 

Plusieurs modes de repérage ont été proposés pour At- 
teindre ce but. Le premier et le plus simple consiste à 
tracer sur la platine deux grandes lignes se coupant à angle 
droit et passant par son centre ; quelle que soit la position 
occupée par une préparation sous l'objectif, elle se trouve 
toujours placée sur les deux lignes croisées, et pour en re- 
pérer un détail quelconque, il suffit de faire sur le porte- 
objet deux points a l'encre tombant sur chacune des deux 
lignes vues par transparence. Il est évident qu'en faisant 
plus tard coïncider ces deux points avec les lignes croisées, 
l'objet se retrouvera de nouveau dans le champ du micros- 
cope. Ce moyen est excellent lorsque l'on n'a qu'un point 



_ U9 — 

à noter dans une préparation, mais dès qu'il s'en pré- 
sente plusieurs, la multitude des repérages amènera forcé- 
ment la confusion. 

L'on pourrait, il est vrai, tourner la difficulté en em- 
ployant des encres de couleurs différentes, mais il vaut 
beaucoup mieux se servir de l'instrument plus précis dont 
nous allons parler maintenant. 

Cet instrument se vend en Angleterre sous le nom de 
« Malthood's finder », mot qui n'a pas d'analogue en fran- 
çais, mais qui peut cependant se traduire, par la formation 
d'un néologisme, en celui de Trouveur de Malthood, du 
nom de l'inventeur. Nous lui conserverons donc, à défaut 
d'autre, son nom anglais. Ce finder est très employé en 
Angleterre, parce tous les microscopes des constructeurs 
anglais sont munis d'une platine mobile sans laquelle son 
emploi est impossible. 11 consiste en une plaque de verre 
de la dimension d'un porte-objet, au milieu de laquelle est 
photographié un carré portant des combinaisons de deux 
chiffres toujours variées. Le lableau ci -dessous en montre 
la disposition et permet de 
voir que pour retrouver 
une combinaison donnée, 
il suffit de parcourir la co- 
lonne horizontale jusqu'au 
chiffre supérieur de cette 
combinaison et de cher- 
cher ensuite dans la co- 
lonne verticale correspon- 
dante le chiffre inférieur. 

Nous avons dit que l'usage du finder exigeait l'emploi 
d'une platine mobile. Celle-ci est munie de deux barettes 
fixes, l'une inférieure et l'autre placée à gauche de la platine 
à angle droit de la première, contre lesquelles vient buter 
la préparation qui occupe toujours, par conséquent, une 
position invariable ; le centre de la platine mobile et celui 



1 
1 

4 
2 

4 
3 

4 
4 


2 
4 

2 
2 

2 
3 

2 
4 


3 
4 

3 

2 

3 
3 

3 

4 


4 
4 

4 

2 

4 
3 

4 
4 


5 
4 

5 

2 

5 
3 

5 

4 

e 


6 
4 

fi 

2 

6 
3 

6 

4 

te. 


7 
4 

7 
2 

7 
3 

7 
4 


8 
4 

8 

2 

8 
3 

8 
4 


9 
4 

9 

2 

9 
3 

9 

4 


40 
4 

40 

2 

40 
3 

•40 

4 


o 

0} 



- 150 - 

de la préparation coïncidant avec l'axe optique du micros- 
cope, mais pouvant se déplacer comme on le ferait d'une 
préparation placée sur une platine fixe. Pour repérer un 
détail quelconque/d'une préparation, il suffit dès lors de le 
placer bien au centre du champ visuel et de remplacer la 
préparation par le finder sans bouger la platine. Mettant 
alors l'œil au microscope, on lit à quelle combinaison de 
chiffres correspond ce détail et on la note sur une fiche ou 
sur l'étiquette même de la préparation. Il est évident que 
pour retrouver plus tard le même point, il suffira de placer 
le finder sur la platine, de faire mouvoir celle-ci jusqu'à 
ce que l'on ait retrouvé les chiffres correspondants et de 
substituer la préparation au finder. Comme on le voit, 
l'usage de cet accessoire est basé sur la position constante 
des porte-objets sur la platine mobile. 

Les microscopes français sont tous dépourvus de cette 
platine mobile, et celles qui se trouvent dans les catalogues 
de nos opticiens ne peuvent s'adapter qu'à leurs grands 
modèles. Désirant cependant ne pas me priver d'un auxi- 
liaire aussi utile, j'en ai imaginé et construit un modèle fort 
simple et très commode offrant l'avantage de pouvoir servir 
sur tous les microscopes avec l'aide seulement des valets. 

Deux lames de verre de m , 1 30 de long sur m ,035 de large 
sont percées à leur centre d'un trou de m , 025 environ de- 
diamètre. Elles sont collées l'une à l'autre par l'intermé- 
diaire de deux petites bandes de verre de m ,035 sur m ,00!> 
placées à leurs extrémités, et laissent par conséquent entre 
elles un espace vide correspondant à l'épaisseur de ces 
bandes de verre, soit m ,002 environ. Enfin, sur la lame 
supérieure sont collées deux autres petites règles de verre 
disposées à angle droit inférieurement et latéralement à 
gauche, de telle sorte que le slide qui vient y buter ait son 
centre au-dessus de l'ouverture des plaques de verre. Cet 
appareil se place sur la platine dont l'ouverture centrale 
correspond à la sienne. L'espace compris entre les deux 



- m - 

James sert à passer les valets qui par une simple pression 
immobilisent l'appareil. Les préparations placées sur la 
lame supérieure contre les barettes de verre s'examinent 
en faisant mouvoir le tout. Cette combinaison est, comme 
on peut le voir, très simple et peu coûteuse. 

L'application du finder ne s'arrête pas au repérage des 
préparations pour un seul micrographe, mais peut s'étendre 
bien plus loin si tous les linders sont comparables, c'est-à- 
dire si pour un même point d'une préparation ils donnent 
tous la même combinaison de chiffres, il sera facile aux 
micrographes correspondants munis de cet accessoire, de se 
communiquer leurs préparations toutes repérées et d'éviter 
ainsi une perte de temps considérable. J'ignore si les finders 
anglais sont comparables entre eux, n'en ayant eu qu'un 
seul entre les mains, mais il serait facile d'en obtenir de 
tels en photographiant à grand nombre d'exemplaires le 
même tableau et en rodant ensuite à la meule d'opticien 
les bords gauche et inférieurs jusqu'à concordance absolue. 

L'instrument que je viens de décrire étant presque in- 
connu en France, j'ai cru utile de le signaler ici en donnant 
un moyen facile de se procurer une platine mobile. Je crois 
que les micrographes en général, ceux surtout qui étudient 
des organismes libres et sans rapport entre eux, pourraient, 
en l'adoptant, économiser leur temps et leurs peines. 



4 52 



Note sur les Rhizopodes et les Infusoires des eaux de 
Toulouse, leur récolte et leur préparation, 

Par M. Paul Fabre-Domergtje, 
Licencié es sciences naturelles, membre titulaire. 

L'étude des protozoaires, négligée jusqu'ici, a pris dans ces 
dernières années un essor considérable. Grâce aux procédés 
de technique employés aujourd'hui, grâce surtout à l'emploi 
de l'acide osmique indiqué par Pelletan (1) et si savam- 
ment étudié par M. A. Certes (2), le naturaliste peut enfin 
conserver ces formes fugitives et garder toujours en collec- 
tion des éléments de comparaison sans lesquels est impos- 
sible un travail suivi. 

De nombreuses et importantes publications sur ce sujet 
sont venues du reste coordonner des travaux épars jus- 
qu'alors et permettent d'aborder avec succès l'étude des 
protozoaires (3). 

Séduit par ces formes étranges et élégantes, je les ai 
pendant deux ans recherchées dans les eaux des environs 
de Toulouse. Mon intention était alors d'en dresser le cata- 
logue et de combler une lacune de notre bulletin, mais il 
m'a été bientôt facile de me convaincre du cosmopolitisme 

(1) Pelletan, Journal de Micrographie, 1878, p. 168. 

(2) A. Certes. Sur une nouvelle méthode de conservation des Infu- 
soires. Comptes-rendus, t. LXXXVIII, p. 443, 1879. 

(3) Outre les travaux épars dans les Revues et Bulletins des Sociétés 
savantes, consultez : Dujardin, Histoire naturelle des Zoophy tes, Infu- 
soires. Paris, 1841. — Claparède et Lachmann, Etudes sur les In- 
fusoires et les Rhizopodes. Genève, 1860. — Stein, Der orga- 
nismus der Infusions- thiere , 1859 , en continuation. — Leidy, 
Fresh-waler Rhyzopods of NortJi America, 1879. — Saville-Kent, 
A Manual of the Infusoria. Londres, 1880-82. — Balbiani, Les Proto- 
zoaires, Journalde Micrographie de Pelletan, 1881-84. — De Lanessan, 
Traité de Zoologie, Protozoaires. Paris, 1882. 



- 153 - 

presqu'absolu de ces êtres qui, formant le premier degré 
du monde organisé, doivent se retrouver les mêmes dans 
des conditions de milieu aussi peu variables que celles 
que présentent les eaux douces du globe en général. 
De plus, l'évolution s'est manifestée chez ces êtres par la 
production d'un phénomène purement conservateur et des- 
tiné autant à la perpétration de l'individu qu'à celle de 
l'espèce : nous voulons parler de l'enkystement, phase de 
repos et de conservation qui se produit pour ainsi dire au- 
tomatiquement dès que les conditions de milieu deviennent 
défavorables à la vie, phase qui peut se prolonger des an- 
nées entières sans amener la mort de l'organisme et qui 
ne cesse enfin que sous l'influence du retour des conditions 
primitives. Cet enkystement permettant à l'espèce d'échap- 
per aux modifications de milieu et lui permettant aussi de 
supporter de longues périodes de sécheresses pendant les- 
quelles le vent favorise sa dissémination, peut seul expliquer 
le cosmopolitisme des êtres qui en sont cloués. 

On comprendra donc aisément qu'un catalogue local de 
protozoaires équivaudrait, après des recherches suffisam- 
ment continuées, à un catalogue général, et cette réflexion 
m'a déterminé à publier aujourd'hui non la liste complète 
des organismes trouvés par moi dans les eaux de Toulouse, 
mais un aperçu comparatif aussi complet que possible sur 
les localités où ont été récoltées ces diverses formes. 

Avant de commencer ce travail, je veux toutefois m'atta- 
cher un instant à des indications concernant la recherche, 
la culture et la préparation des Rhizopodes et des Infusoires , 
sujets peu connus encore, dans notre pays du moins ; aussi 
aurai-je souvent recours aux travaux des savants étrangers, 
plus avancés que nous dans cette voie. 

Hâtons-nous de dire cependant que c'est à M. Certes que 
revient le premier l'honneur d'avoir fait connaître une mé- 
thode sûre et complète de conservation des Infusoires et 
que tous les observateurs qui ont suivi n'ont fait que mo- 



- 154 - 

difier celte méthode par l'application de divers réactifs. 
Je ne terminerai point ces préliminaires déjà longs sans 
remercier ici M. Certes de l'appui de ses conseils qu'il m'a 
si généreusement et si largement prodigués, conseils qui 
n'ont pas peu contribué a diriger mes premiers pas dans 
cette intéressante branche de la micrographie. 

Récolte des matériaux. 

11 serait assez difficile d'énumérer tous les habitats des 
organismes qui nous occupent : les eaux douces, limpides 
ou putréfiées, et les eaux saumâtres ou salées ont des repré- 
sentants parmi les Infusoires et les Rhizopodes. Il ne s'en- 
suit pourtant pas qu'une goutte d'eau quelconque puisée 
au hasard doive nous fournir une faune abondante et variée. 
Les Infusoires, comme les Rhizopodes, ont leurs habitats de 
prédilection qu'ils ne quittent que rarement et en dehors 
desquels le hasard seul les ferait rencontrer. Ce sont ces 
lieux d'habitat que je vais essayer d'énumérer aussi systé- 
matiquement que possible. 

Les eaux limpides et courantes, bien qu'ayant leurs espè- 
ces particulières, sont relativement pauvres en organismes ; 
leur étude n'est possible qu'en employant le procédé de 
fixation en masse par l'acide osmique préconisé par M. Certes 
et sur lequel nous aurons à revenir plus loin. 

A la surface des grandes nappes d'eau douce ou salée et 
dans leurs profondeurs, vit une faune spéciale dite pélagique 
que l'on doit rechercher en draguant la vase du fond ou 
en promenant à la surface des eaux un léger filet de mous- 
seline ou de gaze de soie qui retient les organismes en fil- 
trant l'eau. Pour que cette pêche soit réellement fructueuse, 
il faut que le temps soit très calme et que l'embarcation 
dans laquelle on se trouve marche très lentement, de façon 
à ne pas produire dans la poche un remous qui en chasse 
les organismes au lieu de les retenir. De temps en temps 



— 155 — 

on agite le filet retourné dans un vase plein d'eau propre 
que l'on soumettra à l'examen dans le laboratoire. 

A l'exception de ces espèces des eaux limpides, les autres 
habitent partout où l'eau, suffisamment tranquille et chargée 
de matières organiques vivantes ou mortes, leur fournit une 
abondante nourriture. 

Les instruments de récolte consistent en une certaine 
quantité de flacons à large ouverture de 60 grammes envi- 
ron, en une cuillère et un petit filet de canevas fin pouvant 
tous deux se tenir à la main ou s'emmancher au bout d'une 
longue canne. La cuillère sert à la récolte des sédiments et 
le filet sera trouvé très utile pour capturer les insectes 
aquatiques ou ramasser les corps flottants sur lesquels on 
soupçonne la présence des Infusoires. 

Dans les eaux basses et fortement éclairées, on voit se dé- 
velopper sur la vase du fond une végétation fort riche en 
algues conjuguées. Les diatomées y forment une couche jau- 
nâtre ou brune de quelques millimètres d'épaisseur, et les 
desmidiées une couche membraneuse parfois d'un beau 
vert. Cette couche (living film de Leydy) est riche en Infu- 
soires et en Rhizopodes. 11 faut la recueillir en évitant de 
prendre la vase sous-jacente et pour cela la cuillère est d'un 
grand secours. On la passe sur le dépôt et on en vide le 
contenu dans un flacon que l'on remplit ensuite d'eau aux 
trois quarts. L'on doit éviter de mettre trop de sédiments 
dans un même flacon si l'on tient à conserver vivantes toutes 
les espèces et multiplier plutôt les flacons de récolte. Cette 
précaution permet d'avoir en même temps une certaine 
provision d'eau pour les cultures. 

L'écume brune ou verte qui flotte à la surface des eaux 
stagnantes sera aussi recueillie. Souvent elle n'est constituée 
que par des agrégations d'Infu c oires (Euglènes, peridiniens). 

La couche qui recouvre les parois des bassins et les pieux 
immergés supporte des espèces sédentaires fort curieuses. 

Les algues filamenteuses flottantes (conferves) sont sim- 



— 156 — 

plement déposées sans pression dans un flacon. Il en est de 
même de celles qui croissent au fond des eaux ou contre les 
parois des bassins. Il est prudent de les placer humides 
dans le flacon et d'emporter à part une certaine quantité 
pour la culture. On évite ainsi pendant le transport le 
ballotage qui ferait périr les espèces délicates. 

La face inférieure des feuilles aquatiques qui flottent à 
la surface des eaux est un lieu d'habitat favori des Infusoires 
et surtout des Rhizopodes (Arcella, Centropyxis, Amœba) ; 
on prendra celles qui présentent à leur face inférieure un 
dépôt brun ou verdâtre. La meilleure manière de les em- 
porter est de les replier et de les mettre humides dans un 
flacon sans y ajouter d'eau. Ce n'est que dans le laboratoire 
qu'on les placera dans un vase avec un peu d'eau emportée 
en réserve. Il en est de même des feuilles mortes flottantes 
recouvertes d'un enduit glaireux ou de touffes blanchâtres. 

Les mousses qui croissent au pied des arbres et sur les 
rochers, les sphaignes des tourbières sont des mines très 
riches qu'il s'agit d'exploiter en en emportant de petites 
touffes que l'on tiendra toujours légèrement humectées. 

Tous les habitants des eaux ont aussi leurs Infusoires pa- 
rasites; les cr-ustacées (cyclops, crevettines), les insectes, 
les hydres, 1 -s bryozoaires, les poissons eux-mêmes (bran- 
chies) seront soigneusement examinés et fourniront parfois 
d'intéressantes espèces. Un bon moyen de récolter des ani- 
maux de toutes sortes pour cet examen, consiste à filtrer sur 
un linge fin placé dans un entonnoir une certaine quantité 
d'eau et à rotourner ensuite le linge dans un vase plein 
d'eau. C'est en .quelque sorte une concentration de la faune 
aquatique. Nous avons vu employer avec beaucoup de 
succès ce moyen, au laboratoire de zoologie de la Faculté 
des Sciences de Toulouse, par M. Barthélémy dans ses sa- 
vantes recherches sur les organes appendiculaires des Arti- 
culés. 

Enfin les Infusoires parasites internes seront recueillis 



- 157 - 

avec une pipette, soit dans le sang, soit dans les diverses 
portions du tube digestif des animaux terrestres ou aquati- 
ques. C'est là un filon exploité depuis peu et qui réserve 
toujours à l'observateur de nouvelles surprises. 

Si l'on ne dispose ni de temps ni d'instruments, on peut 
encore faire des récoltes en vue d'une culture ultérieure, 
grâce à la revivification de la plupart des organismes. Pour 
cela, les sédiments, les algues, les dépôts récoltés seront 
déposés dans des assiettes et soumis aune dessication lente. 
Empaquetés dans de petits sacs de papier, avec des indica- 
tions précises de provenance, ces matériaux serviront plus 
tard à faire des cultures dans lesquelles se retrouveront la 
plupart des organismes qu'ils contenaient. 

Fixation et conservation sur place des matériaux. 

Avant de passer à l'étude des matériaux vivants rapportés 
au laboratoire , il convient d'examiner ici une méthode 
mixte qui consiste à tuer les organismes et à les fixer au 
moment même de la récolte. Cette méthode, on le com- 
prend, ne peut être employée d'une façon courante, car elle 
ne permet point l'étude des animaux vivants et rend plus 
difficile leur détermination ; mais elle sera trouvée excel- 
lente toutes les fois que le manque de temps s'opposera à 
un examen immédiat de la récolte, en voyage, par exemple. 
Il est même prudent, si l'on doute de pouvoir examiner ses 
lïacons un ou deux jours au plus lard après la récolte, d'em- 
ployer simultanément les deux procédés. 

Voici sur quel principe est basée cette méthode appliquée 
par M. Certes à l'analyse microscopique des eaux (1; : L'eau 
à analyser est mélangée d'une certaine quantité d'acide os- 
mique ; les organismes fixés se déposent au fond du vase ; 



(1) A. Certes, Sur l'analyse microscopique des eaux. Comptes-rendus, 
t. XCI. 1880. 



- 458 - 

on décante, on fait agir les réactifs et l'on examine le 
dépôt. 

Quelques indications supplémentaires sont ici nécessaires. 
Les flacons employés seront de GO grammes et on les flam- 
bera ou plus simplement on les rincera plusieurs fois avec 
l'eau à analyser. Généralement on opère sur 40 grammes 
d'eau et 18 gouttes ou I centilitre d'acide osmique suffisent 
pour cette quantité, à condition toutefois que les matières 
organiques ne soient pas trop abondantes. Le fixateur est 
vidé dans un flacon et on recueille l'eau à analyser dans un 
autre vase, soit en pressant des algues, soit en raclant les 
dépôts de diatomées, etc. On verse alors lentement en agi- 
tant toujours cette eau dans le flacon contenant l'acide osmi- 
que. On laisse agir quelques instants et on achève de 
remplir le flacon avec de l'eau pour arrêter l'action de 
l'acide. 

On laisse déposer douze ou vingt-quatre heures, on dé- 
cante et l'on ajoute graduellement un des colorants énumé- 
rés plus bas. Lorsque l'action du réactif est jugée suffisante, 
on le remplace par un liquide conservateur : glycérine au 
tiers ou mieux liquide de Brun. 

Les matériaux ainsi préparés se conservent indéfiniment 
et se prêtent fort bien à une analyse ultérieure. Il suffit 
d'en déposer une goutte sur le porte-objet, de recouvrir 
d'une lamelle et de sceller pour avoir une préparation du- 
rable. 

Examen des récoltes. — Coloration «les organismes vivants. 

Les Rhizopodes et les Infusoires surtout sont des êtres 
excessivement délicats que fait disparaître la moindre modi- 
fication du milieu qui les entoure. Les flacons de récolles 
ne doivent donc pas être laissés trop longtemps bouchés et 
encore moins soumis à des trépidations qui occasionne- 
raient infailliblement la mort des espèces délicates. Le pre- 



— 159 — 

mier soin du protistologue au retour d'une excursion est 
d'aérer ses flacons et d'en examiner le contenu aussitôt que 
possible. 

Les sédiments tels que les diatomées, desmidiées sont 
puisés au fond du vase avec une pipette, examinés som- 
mairement sous un faible grossissement et recouverts d'une 
lamelle. 

Pour étudier les espèces qui vivent sur les algues filamen- 
teuses, on en dépose quelques brins sur le porte-objet et on 
exprime sur ces filaments une goutted'eau provenant d'une 
toulfe que l'on comprime entre les doigts. 

Les dépôts formés sur les feuilles vivantes ou mortes sont 
raclés au scalpel et déposés sur le porte-objet. 

Les touffes de mousses pressées entre les doigts laisseront 
échapper une goutte d'eau dont on examinera le contenu. 

Il est nécessaire de prendre certaines précautions pour 
étudier les organismes dans de bonnes conditions. L'eau 
dans laquelle se fait l'observation doit être celle dans la- 
quelle les animaux ont été recueillis. En second lieu, lorsque 
la préparation est prête à être étudiée, c'est-à-dire quand 
la goutte d'eau et les Infusoires sont recouverts d'une la- 
melle, il est bon de la laisser au repos dans une chambre 
humide pendant une dizaine de minutes (I). Les Infusoires 
s'habituent peu à peu à leur nouvelle demeure, leurs mou- 
vements deviennent moins vifs et ils se prêtent par consé- 
quent plus facilement à l'observation. 

La préparation étant examinée sous un faible grossisse- 
ment, on voit, après un moment d'observation, les orga- 
nismes se livrer moins facilement à leurs évolutions. Les 
espèces plates ne peuvent plus se retourner, ou si des fila- 



(l) La meilleure chambre humide pour maintenir fraîches les pré- 
parations, consiste en une cloche de verre dans laquelle on place une 
petite échelle carrée destinée à soutenir les porte-objets. Le tout repose 
sur une assiette pleine d'eau. 



— 160 — 

ment s d'algues entrecroisés se trouvent dans la goutte 
d'eau, les intervalles qui les séparent constituent comme 
autant de petites prisons où sont parqués les lnfusoires. 
L'évaporation de l'eau sous la lamelle est la cause de cette 
gène et l'on peut en tirer le meilleur parti pour l'observa- 
tion. Dans ce but, aussitôt que l'on juge la compression 
convenable, ce qui a lieu d'habitude lorsque la goutte d'eau 
qui débordait un peu de la lamelle ne fait plus irruption au 
dehors, on pose sur deux des bords parallèles de la lamelle 
une gouttelette de paraffine fondue sur la pointe d'un 
scalpel. Cette gouttelette adhérant à la fois au porte-objet 
et au cover, fixe leur écartement respectif et prévient toute 
compression ultérieure. L'examen peut alors se continuer 
indéfiniment, à la condition toutefois de surveiller l'évapo- 
ration et d'ajouter une gouttelette d'eau sur les bords du 
cover dès que l'on verra l'air commencer à y faire irruption. 
En maintenant des préparations ainsi lutées dans une 
chambre humide pendant l'intervalle des observations, il 
sera facile d'y conserver vivants les organismes pendant 
plusieurs jours et de les étudier à loisir. 

11 est prudent de procéder immédiatement à la confection 
d'une ou plusieurs préparations définitives de chaque ré- 
colte. Ce n'est qu'après avoir pris cette précaution qu'on 
essaiera, si on le juge convenable, de garder vivantes dans 
les cultures les espèces destinées à fournir les matériaux 
d'une étude ultérieure. 

Dans ces dernières années, M. A. Certes (1) a fait con- 
naître un procédé de coloration des éléments organiques 
pendant la vie et a eu l'idée d'utiliser cette intéressante ex- 
périence physijlogique pour l'étude et le dessin des Infu- 



(1) A. Certes, Sur un procédé de coloration des lnfusoires et des élé- 
ments anatoiniiiucs pendant la vie. Comptes-rendus,, t. XC1I, p. 424, 
4881. 






- 161 — 

soires sous les plus forts grossissements. La coloration est, 
en effet, accompagnée d'une sorte de paralysie qui facilite 
beaucoup l'emploi des objectifs forts et permet de dessiner 
ces êtres à la chambre claire avant l'action du réactif fixa- 
teur. Voici comment opère M. Certes (1) : Une goutte de 
solution alcoolique à 1 p. 1000 de brun bismark ou de bleu 
de méthyie est déposée sur un porte-objet et ne tarde pas 
à s'évaporer laissant une mince couche de matière colo- 
rante ; on y dépose la goutte d'eau contenant les lnfusoires 
et l'on recouvre d'une lamelle. Les phénomènes de colora- 
tion ont lieu presque instantanément ; la paralysie se pro- 
duit quelques instants après. Il est facile, en graduant la 
compression par l'évaporation et enlutant avec deux gouttes 
de paraffine, de conserver les organismes immobiles assez 
longtemps pour les étudier et les dessiner. 

L'on peut enfin, après avoir fait sur le vivant les observa- 
tions nécessaires, soumettre les organismes à l'action de la 
solution d'iode qui les fixe et en rend les détails cuticu- 
laires plus apparents. 

Eti utilisant ces moyens de compression et de coloration, 
le protistologue peut déterminer commodément les espèces 
pendant leur vie et c'est le meilleur moyen d'acquérir une 
idée exacte de ces petits êtres. Les préparations fixées et 
colorées, bien que conservant la forme de la plupart des 
lnfusoires, servent surtout de terme de comparaison, ne 
permettent pas toujours de se rendre exactement compte 
du faciès des animaux vivants. 

Cultures et infusions. 

Les cultures ont pour but de garder vivants dans le labo- 
ratoire les organismes que l'on veut soumettre à une étude 
plus approfondie de leurs mœurs ou de leur organisation. 

(1) A. Certes, Nouveau procédé pour la coloration et l'étude des ln- 
fusoires vivants. Bull Soc. Zool. de France, 1881, p. 265. 

12 



— 162 — 

Il existe deux sortes de cultures. L'une a pour but de faire 
vivre les organismes pour ainsi dire sous les yeux de l'ob- 
servateur, c'est-à-dire dans des conditions telles que l'exa- 
men d'un môme individu puisse être continué aussi long- 
temps qu'on le dô&ire tout en le laissant vivre dans le milieu 
qui lui est propre : c'est la culture sur porte-objet. L'autre 
consiste à garder en nombre et vivantes dans des vases ap- 
propriés les espèces que l'on se propose d'étudier. Ces deux 
cultures sont, comme on le voit, tort différentes et sont 
toutes deux difficiles à réaliser et à conduire. Certaines 
espèces, en effet, vivront en dépit des conditions les plus 
défavorables, tandis que d'autres disparaîtront malgré les 
soins les plus assidus. La question essentielle, on le com- 
prend, est de réaliser toutes les conditions dans lesquelles 
se trouvaient les organismes à l'état libre, et la première de 
toutes est la qualité de l'eau qui doit être autant que pos- 
sible puisée au même point que les Infusoires eux-mêmes. 

Culture sur porte-objet. — La manière la plus simple de 
réaliser une culture de ce genre consiste à opérer comme 
nous l'avons dit plus haut pour l'examen des espèces. Une 
goutte d'eau est placée sur un porte-objet avec les organis- 
mes, recouverte d'une lamelle, et lutée sur deux côtés avec 
la paraffine. Dans l'intervalle des observations, la culture 
est tenue dans une chambre humide. 11 est bon dans ce cas 
de placer quelques filaments d'algues sous la lamelle, tant 
pour la soutenir et empêcher une trop forte compression que 
pour absorber l'acide carbonique excrété. 

Un grand nombre d'espèces peuvent ainsi être conservées 
vivantes pendant un certain temps, ce sont surtout celles 
qui vivent dans les matières végétales à demi décomposées 
ou dans les infusions. D'autres, au contraire, exigent pour 
vivre le renouvellement lent mais continu de l'eau qui les 
entoure ; ce sont toutes les espèces des eaux limpides, 
celles qui vivent au milieu des algues filamenteuses ou dans 



- 163 - 

les sédiments de diatomées ou de desmidiées. Leur culture 
exige donc, comme on le voit, un appareil plus compliqué. 
Le meilleur et le plus simple consiste à établir un courant 
sous la lamelle au moyen de deux petits vases pleins d'eau 
dont l'un placé à un niveau plus élevé que la platine com- 
munique avec l'eau des Infusoires par un fil de coton placé 
contre un des bords de la préparation, tandis que l'autre 
vase, également en communication par un fil de coton avec 
l'autre extrémité de la préparation, se trouve placé sur la 
table. Cette disposition est bonne, mais elle présente l'in- 
convénient d'accaparer le microscope et de rendre toute 
autre observation impossible si on ne dispose que d'un 
instrument. Nous avons imaginé un dispositif qui permet 
d'éviter cet inconvénient, sans pourtant déranger la prépa- 
ration ni interrompre le courant d'eau. 

Une lame de cuivre ou de zinc de 4 centimètres de large 
sur 15 de long est placée sur la platine du microscope. A 
l'une de ses extrémités, qui dépasse latéralement la platine de 
4 centimètres à peu près et est à son niveau, se trouve un 
petit godet plein d'eau, c'est le réservoir. L'autre extrémité 
recourbée deux fois à angle droit de l'autre côté de la pla- 
tine, forme un support qui porte aussi un godet dont le 
niveau se trouve à 1 centimètre au-dessous de l'autre. La 
préparation est placée sur la partie libre de la plaque au- 
dessus d'un trou correspondant à celui de la platine. Deux 
fils de coton placés de chaque côté la mettent en communi- 
cation avec les godets et le courant s'établit naturellement 
du vase supérieur au vase inférieur en traversant le liquide 
inter-lamellaire. Le tout se meut à la main, s'enlève et se 
remet sur la platine à chaque observation. Les seules pré- 
cautions à prendre consistent à tenir le vase supérieur tou- 
jours plein d'une eau convenable et à placer l'appareil sur 
un support qui maintienne la préparation et les godets hori- 
zontaux lorsque le microscope est employé à d'autres ob- 
servations. 



- 164 - 

Les espèces fixes, les Vorticellidœ en particulier, vivent 
admirablement dans ce milieu, à la condition que le courant 
soit très lent, ce qu'il est facile d'obtenir en modifiant le dia- 
mètre des fils ou le niveau des vases. 

Citons enfin pour terminer l'étude de ce genre de cul- 
tures, la chambre humide imaginée par Dallinger et Drys- 
dale et décrite par Saville-Kent (1) dans son Manuel des 
Infusoires. Cette chambre, qui a pour but la conservation de 
la préparation dans un milieu saturé de vapeur d'eau, est 
basée sur l'emploi d'un anneau de verre entourant la 
préparation et fermé en haut par une membrane de caout- 
chouc percée d'un trou juste assez grand pour donner pas- 
sage à l'extrémité de l'objectif. Une feuille de papier buvard 
placée sous l'anneau et la préparation plonge dans un petit 
réservoir et maintient le milieu toujours humide. 

Cultures de réserve. — Ce genre de culture, qui présente 
parfois plus de difficultés que le précédent à cause de l'ir- 
ruption soudaine des microbes, de la putréfaction et des 
Infusoires qui les accompagnent, exige pour réussir une 
proportion bien calculée entre l'eau et les matériaux qui y 
sont contenus. La lumière doit être également modérée et 
les rayons directs du soleil soigneusement évités. En règle 
générale, il est avantageux d'employer beaucoup d'eau pro- 
portionnellement aux algues et aux sédiments qui y sont 
contenus. Les Infusoires et les Rhizopodes se répandent 
rarement dans l'eau limpide. Ceux qui y vivent forment 
dans ce cas une couche à la surlace ou des nuages parfaite- 
ment distincts. 11 est donc facile de les y puiser. Les autres, 
et c'est la majorité, se trouvent toujours au milieu des 
algues dont ils font leur nourriture et c'est parmi elles qu'il 
convient de les rechercher. Il n'y a guère à craindre de voir 

(1) Dallinger et Drysdalc. Monthly microscopical journal, March. 
1874. Saville-Kent. A Manual ofthe infusoria,ip. M G, vol. I et pi. LI. 



— 165 — 

les espèces se répandre dans la masse ambiante quel que 
soit son volume. 

La forme des vases de culture varie naturellement selon 
les matériaux que l'on y place. Les sédiments de diatomées 
ou de desmidiées sont avantageusement placés dans des 
soucoupes de porcelaine recouvertes d'une lame de verre 
pour empêcher l'introduction de la poussière. La putréfac- 
tion est peu à redouter dans les cultures de ce genre. 11 n'en 
est pas de même pour celles qui contiennent des algues 
arrachées du sol ou, le plus souvent, brisées et lacérées. 
Des vases cylindriques et spacieux sont alors nécessaires si 
l'on ne veut voir bientôt la culture se transformer en infu- 
sion. 

Un bon moyen cependant de conserver vivantes les espè- 
ces que l'on a trouvées dans les paquets d'algues rapportés 
humides, consiste à les déposer simplement sous une clo- 
che humide. L'eau d'interposition suffît à la vie des orga- 
nismes et on les garde ainsi aussi longtemps que la putré- 
faction n'y fait pas son apparition. 

Quant aux mousses humides récoltées sur les rochers ou 
au pied des arbres, la culture en est on ne peut plus facile. 
Maintenues sous une cloche et légèrement humectées de 
temps à autre, elles se conservent en parfait état de végéta- 
tion et gardent leurs hôtes en bonne santé pendant des 
mois entiers. 

Culture des sédiments desséchés. — Les sédiments dessé- 
chés que l'on veut cultiver sont placés dans des vases à pré- 
cipité coniques avec de l'eau distillée bouillie dans la pro- 
portion de 1 de matière pour 20 d'eau environ. L'eau ne 
tarde pas à se charger des éléments solubles contenus dans 
les sédiments. Les organismes reviennent à la vie , et si les 
vases sont placés dans de bonnes conditions, à une lumière 
modérée et à une douce température, la culture prospère à 
vue d'œil. On détermine quelquefois l'apparition des Infu- 



— 166 — 

soires dans une culture stérile en ajoutant au liquide quel- 
ques gouttes d'infusion stérilisée. 

Il est évident que pour conserver à ces sédiments leur 
faune particulière, il convient de se mettre en garde contre 
l'introduction des germes en bouchant les vases avec du 
coton recouvert d'une calotte de papier buvard. 

Nous devons une partie des renseignements qui précèdent 
sur la culture des sédiments desséchés et l'indication des 
vases à précipité, à M. Certes qui a publié sur la revivifica- 
tion de sédiments rapportés par le Travailleur d'intéres- 
santes notices (1). 

Infusions. — Les infusions sont des macérations faites à 
froid de diverses matières organiques et dans lesquelles on 
voit au bout de peu de jours se développer une faune parti- 
culière d'organisme. Je n'ai pas l'intention de m'étendre 
sur ce sujet déjà bien étudié ailleurs (2) ; je me bornerai 
seulement à dire que pour celui qui veut étudier la physio- 
logie des Infusoires, c'est le moyen le plus simple de s'en 
procurer de toutes les tailles et d'en avoir toujours sous la 
main. 

Les substances qui se prêtent le mieux aux infusions sont : 
le foin , les tubercules de pomme de terre , les graines con- 
cassées et les matières animales en général. Pour conserver 
à une infusion toutes ses propriétés nourrissantes , il faut 
mettre dans l'eau peu de matières organiques à la fois et en 



(0 A. Certes, Sur les résultats de l'examen microscopique des sédi- 
ments recueillis a bord du vaisseau de l'Etat le Travailleur. Note préli- 
minaire. Soc. zool. de France, 4 88*. — Sur la culture à l'abri des 
germes atmosphériques des eaux et des sédiments rapportés par les ex- 
péditions du Travailleur et du Talisman (1882-83). Comptes-rendus, 
mars 1884. — De l'action des hautes pressions sur les phénomènes de la 
putréfaction et sur la vitalité des micro-organismes d'eau douce et d'eau 
de mer. Comptes- rendus, 25 août 4 884. 

(2) Dujardin, Infusoires, 1841, p. 170. 



- 167 - 

ajouter de temps à autre pour nourrir les organismes qui se 
sont développés. Les récoltes faites au milieu des matières 
naturellement décomposées, telles que les feuilles et les al- 
gues mortes, ne sont que des infusions naturelles dont 
l'examen sera souvent très fructueux. 



Préparations durables. 

La préparation des Infusoires et des Rhizopodes comprend 
plusieurs opérations successives qui toutes ont pour but 
final de conserver à ces êtres leurs formes et leurs caractères 
tout en accentuant certains détails de leur organisation. On 
peut y distinguer : 1° La fixation des organismes; 2° leur 
coloration ; 3° l'introduction du liquide conservateur; 4° la 
fermeture de la préparation. 

Fixation. — Une goutte d'eau contenant des organismes 
étant déposée sur le porte-objet, il s'agit de fixer dans leurs 
formes les êtres qu'elle contient. Plusieurs réactifs ont été 
employés dans ce but. 

L'acide osmique fut le premier indiqué ; c'est le meilleur 
de tous. On l'emploie en solution de 1 à 5 p. %, la solution 
la plus forte étant réservée pour les espèces très contrac- 
tiles (1). 

L'iode en dissolution dans l'eau et l'iodure de potassium 
ont été trouvés d'un très bon usage par Saville-Kent. Voici 
la manière de le préparer : Une solution saturée d'iodure de 
potassium dans l'eau distillée est saturée d'iode en paillettes 
et filtrée, puis étendue d'eau distillée jusqu'à couleur de vin 
d'Espagne (2). 



(1) Pelletan, À. Certes, loc. cit. 

(2) Saville Kent, A manual of the infasoria, page 1 14. 



- 168 - 

Le permanganate de potasse en solution saturée est recom- 
mandé par G. du Plessis (1). 

L'alcool a 10 p. %, le bichlorure de mercure à 1-4 p. °/o, 
le sel marin, le jus de citron ont été aussi préconisés. 

Tout récemment, entin , le D r Giaccomo Gattaneo a indi 
que l'emploi du chlorure de palladium à 1-4 p. % (2). 

J'ai moi-même essayé, avec succès, le sulfate de quinine 
en solution dans l'eau acidulée d'acide sulfurique et une 
solution de bi-iodure de mercure dans l'iodure de potassium. 
Citons enfin le procédé de fixation par la chaleur indiqué 
par M. Certes pour l'analyse microscopique des eaux et qui 
peut être aussi employé. 

Tous ces réactifs s'emploient de la même manière : la 
goutte d'eau placée sur le porte-objet est réduite au plus 
petit volume possible en aspirant avec précaution , à l'aide 
d'un fragment de papier buvard, ou, mieux encore, en lais- 
sant agir un instant l'évaporation. Ceci a pour but de per- 
mettre au réactif d'agir instantanément sur tous les points à 
la fois sans perdre son intensité. On a aussi l'avantage de 
voir entrer en extension les espèces contractiles un instant 
dérangées par la secousse. 

Avec une pipette, on puise alors un peu de réactif et, ra- 
pidement, sans hésitation, on en laisse tomber une goutte 
sur la préparation. Il est nécessaire d'agir rapidement pour 
ne pas laisser aux organismes le temps de se contracter ou 
de diffluer sous l'action des vapeurs toxiques. De plus, la 
goutte doit tomber d'une certaine hauteur (5 cent, environ), 
condition qui favorise une action égale et rapide. 

Les organismes étant fixés, on arrange la préparation avec 
une aiguille si la disposition en a été dérangée et on l'exa- 
mine sous un objectif faible. Si l'action a été bien conduite, 

(1) G. du Plessis, Science Gossip., Mardi., 1879. 

(2) Giaccomo Cattaneo, Bolletino scientifico di l'avia, n os 3 et 4 < 
1884. 






- 169 - 

les Infusoires auront conservé leurs formes. Les soies des 
Ilalotruches seront un peu contractées, mais on pourra les 
compter. Certaines Vorticellidse seront contractées , tandis 
que d'autres présenteront les divers états d'extension. 

Le volume de la goutte d'eau étant un peu diminué par 
l'aspiration à sa surface d'un peu de papier buvard, on la 
couvre doucement d'une lamelle carrée, de grandeur appro- 
priée, et on laisse agir l'évaporation que l'on surveille d'ail- 
leurs de temps à autre sous le microscope, jusqu'à ce que les 
bords de la lamelle soient parfaitement secs et que l'on aper- 
çoive même un très léger commencement de compression 
des organismes. L'on peut aussi aspirer avec précaution 
l'excès du liquide avec un petit morceau de papier buvard; 
mais, par ce moyen, les petites espèces sont souvent entraî- 
nées. Alors, sans plus tarder, avec la pointe d'un scalpel 
chauffé on dépose deux gouttes de paraffine sur deux des 
bords parallèles de la lauielle de façon à la fixer. Le scalpel 
doit être assez chaud pour que la gouttelette s'étende bien 
sans faire épaisseur et celle-ci ne doit pas trop dépasser les 
bords sur lesquels elle repose. 

A partir du moment où la lamelle est posée sur la goutte 
d'eau, elle ne doit plus être dérangée sous peine de tout 
écraser ; il faut aussi éviter autant que possible d'aspirer 
l'excès d'eau avec le papier buvard jusqu'au moment où la 
lamelle, ayant suffisamment comprimé les organismes qu'elle 
protège , aura été lutée à la paraffine. Alors seulement poul- 
ies opérations suivantes le papier buvard sera d'une grande 
utilité. 

Coloration, — La coloration a pour but de faire ressortir 
certains caractères qui resteraient, sans cela, invisibles : les 
noyaux, par exemple. De toutes les matières colorantes le 
picro-carmin , le vert de méthyle , la safranine et l'éosine 
sont, par ordre d'excellence, celles qui conviennent le 
mieux pour la coloration des Infusoires destinés à être con- 



— 170 — 

serves en collection. Il est à noter cependant que toutes les 
colorations obtenues par les couleurs d'aniline, pâlissent 
avec le temps et que le picro-carmin seul donne des prépa- 
rations inaltérables. L'action rapide du vert de méthyle et 
son affinité puissante pour la nucléine seront pourtant très 
utiles dans une foule de recherches. On les emploie toutes 
sous forme de glycérolé, la solution colorante étant mélan- 
gée de son volume de glycérine au tiers. Cette méthode, in- 
diquée par M. Certes, permet de faire commencer l'action 
lente de la glycérine en même temps que la coloration et 
elle rend en même temps plus complète l'élection des ma- 
tières colorantes. 

Une goutte de colorant étant déposée sur le porte-objet, 
à côté de la lamelle, on la fait doucement adhérer au liquide 
de la préparation avec une aiguille en prenant garde qu'elle 
ne mouille la face supérieure du couvre-objet. Il s'agit en- 
suite de remplacer l'eau de la préparation par la liqueur 
colorante. Lorsqu'on emploie le picro- carmin , dont l'élec- 
tion est très lente, on peut laisser ce soin à l'évaporation. 
Peu à peu le liquide colorant pénètre par capillarité et au 
bout d'une heure ou deux a gagné le bord opposé. Mais 
dans le cas de l'emploi du vert de méthyle et des couleurs 
d'aniline en général, il vaut mieux établir un courant par 
le papier buvard. Ici les déceptions sont fréquentes, surtout 
au début. Le courant, presque toujours trop fort, emporte 
tout et laisse vide d'organismes une préparation auparavant 
riche et bien disposée. Pour établir un courant faible et 
continu, on prend un petit fragment de papier buvard blanc 
dont on eÔile un coin, on l'humecte d'une goutte d'eau et, le 
posant doucement sur le porte-objet, on le pousse peu à peu 
jusqu'à ce qu'un ou deux de ses filaments viennent au con- 
tact avec le liquide de la préparation. Mettant l'œil au mi- 
croscope, on voit vite si le courant emporte les organismes, 
et, dans ce cas , on recule un peu le papier. En général , il 
vaut mieux un courant très faible ; l'action du réactif est 



— 171 — 

graduelle et les organismes sont moins sujets à se contracter. 
Avec le picro-carmin en solution faible, il faut environ de 
12 à 24 heures d'action, mais la coloration est superbe. La 
même action se produit en quelques minutes avec les cou- 
leurs d'aniline (1). Tandis que ces derniers pâlissent toujours 
avec le temps, les sujets colorés par le picro-carmin mon- 
tent en couleur quelques jours après qu'ils ont été montés 
dans le liquide conservateur ci-dessous ; on devra donc tenir 
compte de cette particularité et arrêter la coloration avant 
que son action ne soit complète. 

Introduction du liquide conservateur. — Quand la colora- 
tion est jugée suffisante, on l'arrête en faisant passer dans la 
préparation un courant du liquide destiné à la laver et à en 
assurer la conservation. Le liquide conservateur qui en a 
donné les meilleurs résultats est celui de Brun de Genève : 
Glycérine, 10 

Glucose, 40 

Alcool camphré, 10 

Eau distillée, 140 

Mélangez et filtrez pour séparer le camphre en excès. 
Ce qui reste du colorant en dehors de la préparation est 
enlevé avec la pipette ou le papier buvard et l'on dépose à 
la même place une goutte du préservateur. Le courant s'éta- 
blit par le papier buvard. Il est bon de le laisser continuer 
pendant quelques instants pour enlever toute trace des li- 
quides fixateurs et colorants et assurer ainsi complètement 
la conservation des organismes. 

On ne saurait trop s'attacher, dans le cours de ces opéra- 
tions, à éviter soigneusement de mouiller la face supérieure 



(1) J'ai pourtant observé qu'en laissant séjourner un jour ou deux 
dans la chambre humide les préparations contenant les couleurs d'ani- 
line avant d'y introduire le liquide conservateur, la surcoloration 
primitive disparaît et l'élection sur le noyau est beaucoup plus nette. 



— 172 — 

du couvre-objet. La fermeture de la préparation exige , en 
effet, que le verre soit parfaitement sec partout où l'on ap- 
pliquera le but, et l'on comprend la difficulté que présente- 
rait le nettoyage d'une lamelle sous laquelle se trouvent des 
corps aussi délicats. 

Fermeture. — Il ne reste plus qu'à clore la préparation 
pour en assurer la conservation en évitant l'évaporation du 
liquide conservateur. Le baume du Canada, dissous dans le 
chloroforme , est le meilleur lut. 11 a l'avantage d'être abso- 
lument transparent et de soutenir parfaitement le couvre- 
objet sans jamais laisser perdre le liquide. Mais pour que son 
emploi soit possible , il faut que les bords de la préparation 
soient secs, ce qui s'obtient en les nettoyant avec un linge 
humecté d'alcool. Alors seulement on passera avec un pin- 
ceau sur les quatre côtés une couche assez épaisse de baume. 
Le baume devra être assez fluide pour ne pas faire prise 
pendant l'opération. Les bulles d'air qui paraissent quelques 
minutes après dans la bordure ainsi formée, disparaissent au 
bout de quelques jours et la couche devient homogène et 
s'amincit. 

Nous n'avons considéré jusqu'ici que la préparation et la 
conservation dans un milieu liquide. Le procédé au baume 
est peu recommandable pour la conservation des Infusoires ; 
leurs contours y sont mal définis et ils s'y contractent tou- 
jours un peu. Ce procédé pourrait être cependant avanta- 
geusement employé, dans certains cas, pour la préparation 
du test des Rhizophodes, par exemple. 

La fixation se fait de la môme manière que précédemment ; 
mais pour la coloration on emploie les liquides aqueux sans 
addition de glycérine ; on déshydrate par les alcools à 60, 
70, 90 et 100, et l'on fait passer ensuite de l'essence de gi- 
rofle ou de térébenthine. Une goutte de baume dissous 
dans le chloroforme est alors déposée sur un des bords de 



- 473 - 

la préparation dans laquelle elle ne tarde pas à s'introduire. 
On laisse sécher quelques jours et l'on nettoie à l'aide d'un 
scalpel et d'un chiffon imbibé de chloroforme. 

Telle est la méthode que j'emploie journellement pour 
l'étude et la conservation des Rhizopodes et des Infusoires. 
Je me suis intentionnellement étendu sur des détails puérils 
peut-être à la simple lecture, mais qu'appréciera , j'en suis 
sûr, celui qui tentera d'en faire par lui-même l'application. 



RHIZOPODES 

Amseba Ehr. 

Il est impossible d'énumérer ici toutes les espèces de ce 
genre dont la présence a pu être constatée dans les eaux de 
Toulouse. Leurs caractères spécifiques sont, d'ailleurs, loin 
d'être parfaitement établis, et si le nombre de ces espèces a 
pu être porté au-delà de 44, il serait aussi facile de le 
ramener à un chiffre beaucoup plus réduit et peut-être plus 
approché de la réalité. 11 en est quelques-unes cependant 
dont on ne peut méconnaître la valeur spécifique et autour 
desquelles peuvent se grouper toutes les autres. C'est ainsi 
que Leidy, dans son beau travail sur les Rhizopodes du nord 
de l'Amérique, admet dans les Amsebiens 4 genres : Amœba, 
Ouramœba , Pelomyxa et Dinamœba. Dans le 1 er genre il 
range 4 espèces, dans le second 2, et les G 2 autres n'en com- 
prennent chacun qu'une seule. 11 n'est pourtant pas douteux 
que beaucoup d'autres types ont dû passer sous ses yeux 
qu'il a considérés comme des formes jeunes et encore indé- 
terminables. 

Je me borne donc ici à signaler les espèces types sans en 
discuter la valeur spécifique : 

A. Princeps Ehr. (A. proteiis Leidy). — Très commune 



— 474 — 

dans les eaux stagnantes parmi les plantes aquatiques, je 
l'ai prise abondamment, surtout sous les feuilles de Nym- 
phéa , au Jardin botanique en compagnie d'autres espèces. 
Son aire de distribution est fort étendue. Leidy la signale 
dans les eaux de l'Amérique du Nord sous le nom de A. pro- 
tens. Le professeur G. du Plessis l'a rencontrée au fond du 
lac Léman, et Léopoldo Maggi la signale également dans les 
eaux de la Lombardie. 11 en est de même de tous les auteurs 
qui se sont occupés des Rliizopodes. 

A. Verrucosa Ehr. — Rencontrée avec la précédente sous 
les deux aspects (verrucosa et quadrilineata) . Aussi répan- 
due. 

A. Radiosa Ehr. — Cette curieuse petite espèce se rencon- 
tre assez souvent, mais jamais en grand nombre. Canal du 
Midi, sur les Chara. Cosmopolite. 

A. Terricola Greef. — Mousses humides. Signalée par 
G. du Plessis comme appartenant à la faune profonde du 
Léman. 

Difflugîa Leclerc. 

D. Globulosa Duj. — Conferves et mousses humides. Très 
commune. Cette espèce m'a paru présenter deux formes 
très distinctes : la première , ovalaire , à grains de quartz 
serrés, telle que l'a figurée Dujardin, pi. II , iîg. 5; la se- 
conde, globulaire, tronquée au pôle oral et plutôt même 
sphéroïdale à gros grains. L'une se trouve dans les confer- 
ves, tandis que la seconde habite constamment les mousses 
humides. Les formes jeunes des deux espèces ont le même 
aspect ovoïde. Cosmopolite. 

D. Pyriformis Perty. — Eau stagnante, parmi les diatomées 
et desmidiées. Je n'ai observé que la forme type sans jamais 
trouver les variétés ligurées par Leidy. 

D. Acuminata Ehr. — Avec la précédente, mais plus rare. 

D. Lobastoma Leidy. — Canal du Midi, parmi les conferves. 



- 175 - 

Hyalosphcnia Steiïl. 

H. Cuneata Stein. — Trouvée une seule fois dans des 
mousses au bord de l'eau. Amérique et Europe. 

Nebela. 

Je place ici ce genre pour signaler sa complète absence 
des eaux des environs de Toulouse. 11 est pourtant probable 
que les sphaignes des tourbières en contiennent au moins 
une espèce , mais il ne m'a point été donné d'en examiner. 

Arcella. 

A. Vulgaris Ehr. — Très commune dans toutes les eaux 
douces parmi les algues et contre les parois des bassins. 
Cosmopolite. 

A. Discoïdes Ehr. — Sous les feuilles de Nymphéa au Jar- 
din botanique ; très commune. J'ai dans ma collection un 
individu âgé de cette espèce qui présente très manifestement 
la division sporulaire. 

A. Dentata Ehr. Une seule fois j'ai trouvé cette espèce 
dans un petit bassin à Périole, et jamais je n'ai pu la retrou- 
ver malgré mes nombreuses visites au même bassin. 

Centropyxis. 

G. Aculeata Ehr. — Ce beau Rhizopode est un des plus 
communs du canal du Midi. On le trouve sur les touffes de 
Chara , et il suffit d'en exprimer ,1'eau pour l'observer. La 
variété ecornis est aussi très commune dans la même loca- 
lité. 



— 176 - , 

Panipliagus Ha i N'Y. 

P. Mutabilis Bailey. — Mousses humides. 
P. Hyalina Ehr. — Dans une flaque d'eau, en nombre, 
près du pont des Demoiselles. 

Cyphoderia Schlumberger. 

G. Ampulla Leidy. — Rencontrée parfois dans les sédi- 
ments de desmidiées et de diatomées récoltés près du pont 
des Demoiselles. 

Euglypha Duj. 

E. Alveolata Dup. — Très commune dans les mousses 
humides ainsi que dans les sédiments de diatomées. 
E. Giliata Ehr. — Avec la précédente dans les mousses. 

Tricema Dup. 

T. Enchelys Ehr. — Cette forme est, avec la D. globulosa, 
constamment fixée aux. mousses humides dans lesquelles on 
la trouve en abondance. 

Héliozoaii'cs. 

Actinophrys sol Ehr. — Très commun clans les eaux du 
canal ainsi que parmi les desmidiées et diatomées. 



INFUSOIRES 

Les Infusoires, beaucoup plus nombreux que les Rhizo- 
podes que nous venons de passer en revue, constituent une 
des familles les plus intéressantes des protozoaires. Repré- 
sentants les plus élevés de la cellule à l'état libre, ils nous 



- 477 - 

permettent d'en étudier les modifications les plus diverses 
et nous offrent le curieux spectacle d'êtres unicellulaires 
doués de fonctions beaucoup plus complexes que bien d'au- 
tres types plus élevés dans la série animale. Nous ne de- 
vons donc pas nous étonner si leur étude a passionné les 
savants dont les opinions, dérivant de celles des premiers 
observateurs modernes Dujardin et Ehrenberg, sont en- 
core partagées sur ce sujet. Disons pourtant tout de suite 
que notre grand micrographe paraît avoir mieux qu'Ehren- 
berg, son rival, su se garder des hypothèses hasardées si fu- 
nestes en histoire naturelle et que les auteurs les plus auto- 
risés de nos jours sur ce sujet ont confirmé la plupart de 
ses observations. Son ouvrage sur les Infusoires est donc 
resté debout, et si certains faits impossibles à vérifier de son 
temps avec certitude ont été plus tard controversés par des 
observateurs mieux outillés, il n'en demeure pas moins une 
œuvre intéressante à lire et parfois bonne à consulter. 

Bien peu d'auteurs français après Dujardin ont tenté de 
réunir dans un ouvrage d'ensemble ce que l'on savait des 
Infusoires. Séduits plutôt par les problèmes que soulevait 
leur organisation, ils se sont plongés dans de délicates et in- 
téressantes recherches laissant à deux auteurs étrangers, 
Stein et Saville-Kent, le soin d'en faire la monographie spé- 
cifique. Cette lacune dans notre bibliographie peut être 
considérée comme la principale raison de la pénurie des 
documents publiés en France sur la matière. L'ouvrage de 
Fromentel(l) ne peut malheureusement être cité ici vu 
l'insuffisance absolue de ses descriptions, et si les savants 
travaux de Balbiani, de Maupas, etc., ont contribué à la con- 
naissance des Infusoires, ils n'en constituent pas moins de 
simples fragments de leur histoire. 



(') De Frotnentel : Etudes sur les Microzoaires ou Infusoires pro- 
prement dits. In-4°, Paris, 1875. 

13 



- 178 - 

Nous sommes donc contraints de nous en rapporter au 
manuel de Saville-Kentqui, malgré certaines imperfections 
inévitables dans une pareille œuvre, peut être considéré 
comme le vade-mecum de tous ceux qui s'occupent de la 
détermination des Infusoires. Je suivrai sa classification 
sans y rien changer, bien qu'elle présente à mes yeux quel- 
ques défauts sur lesquels il n'y a pas lieu d'insister ici. 

Classe I. Flagellata. 

Ordre I. Trypanosomata. 

Cet ordre, qui ne comprend qu'un genre, a été établi pour 
quelques espèces parasites internes. 11 m'a été donné d'en 
observer deux fort intéressantes : 

Trypanosoma sanguinis (Gruby ), qui n'est que YUndulina 
ranarum de Ray-Lankester. Sang de grenouille. 

Trypanosoma Balbianii. — Trouvée par M. Certes dans 
l'estomac de l'huître ; cette dernière espèce ne pouvant à 
proprement parler être considérée comme appartenant à 
notre faune. 

Ordre II. Rhizo-Flagellata. 

Types de transition entre les Amœbiens et les Infusoires. 
La forme la plus intéressante est : 

Podostoma (iligerum C. et L. — Observé dans les eaux du 
canal à l'Embouchure. J'ai aussi rencontré une fois : 

Mastigamœba simplex S. K. — Dans la petite mare qui se 
trouve près de l'Embouchure, 

Ordre III. Radio-Elagellata. 

Ces formes étant exclusivement marines, nous n'avons 
point à nous en occuper ici. 



— 179 — 

Ordre IV. Flagellata-Pantostomata. 

Ce groupe, le plus important de tous ceux des Flagellés 
puisqu'il ne compte pas moins de 138 espèces, est assez 
bien représenté clans les eaux de Toulouse. 

Les MonadibjE, qui se présentent généralement dans les 
infusions, sont des espèces éminemment cosmopolites. Leurs 
kystes très légers flottant dans l'atmosphère, se répandent 
partout et ne tardent point à se développer dans les liquides 
nutritifs exposés à Pair. Je me bornerai donc à citer : 
Monas fluida Du jardin. — Infusion de pommes de terre et 
de conferves. 

— obesa Stein. — Racines humides d'une plante aqua- 

tique. 

— irregularis Perty. — Avec la précédente. 

— concava Dujardin. \ 

— oblonga Duj. j 

— varians Duj. [ Toutes ces espèces habitent 

— kolpoda Ehr. [ diverses infusions. 

— Mica Mùller. 

— sphœrica From. 
Cyathomonas turbinata From. — Conferves. 

— viridis From. — Lemna. 

Parmi les Ceroomonadid^e, j'ai pu observer toutes les es- 
pèces du genre Oikomonas décrites par Savilie-Kent, ainsi 
que : 
Bodo intestinalis Ehr. — Intestins de grenouille. 

— rancir um Ehr. — — 

— Lymnœi Stiebel. — Intestin de Lymnée. 
Cercomonas longicauda Duj. — Infusion de feuilles. 

— crassicauda Stein. — 

— cylindrica Duj. — Commune dans les mousses. 

Cet infusoire paraît généralement dans les 
cultures de mousses après la mort des Ilhizo- 
podes qui y habitent. 



~ 180 - 

Les Dendromonàdid/e ont été représentées par la plupart 

des espèces, parmi lesquelles : 

Physomonas socialis S.-K. 

Dendromonas virgaria Weisse. 

Antophysa vegetans Mùller. — Cette dernière espèce se ren- 
contrant surtout dans les eaux de marais légèrement dé- 
composées. 
Certaines autres familles des Flagellata pantostomata m'ont 

fourni des séries de types complètes et parfaitement définies; 

d'autres, au contraire, m'ont fait presque complètement dé- 
faut, mais je ne doute pas que plus tard on ne les rencontre 

dans nos eaux. 
Ainsi, par exemple, le Bicocœca lacustris s'est montré en 

grande abondance dans un marais de Périole, tandis qu'il 

ne m'a pas été donné de trouver le genre voisin Stylobryon 

plus particulier aux eaux douces. 

Pour citer encore quelques-unes des espèces observées 

par moi dans ce groupe, je me bornerai à mentionner : 

Deltomonas cyclopum S. K. 

Spongomonas intestinalis Lienk. 

— discus Stein. 

— uvella Stein. 

Heteromita rostrata S. K., et presque toutes les espèces du 
même genre. 

Spiromonas distortum Duj. 

Trepomonas agilis Duj. 

Polytoma uvella Ehr., à laquelle Saville-Kent rattache à 
tort une autre espèce bien distincte, le Glenopolytoma 
typicum de Drésing, qui se rencontre dans les infusions de 
conferves et ne peut être considéré comme une variété 
oculée. 

Tetramitus descissus Perty. 

Chloraster tetrarhyncus Schmarda. 

Hexamita inflata Duj., etc. 



- 481 — 

Ordre V. Ghoano-Flagellata. 

Cet ordre, qui comprend des Infusoires fort petits, munis 
d'une colerette hyaline et d'un flagellum unique, est assez 
pauvrement représenté dans les eaux de Toulouse. 11 est 
vrai que leur taille excessivement petite en rend l'étude 
assez difficile et que les plus forts grossissements seuls per- 
mettent de les étudier. C'est donc une page encore neuve 
et que je me propose de déchiffrer plus tard. Les principales 
espèces trouvées à Toulouse sont : 
Manosiga consociatum, S.-K. 

— globosa, S.-K. 
Desmarella moniliformis , S.-K. 
Salpingœca gracilis, J. Glk. 

Ordre VI. Flagellata eustomata. 

Nous arrivons à l'ordre le plus nombreux des Infusoires 
flagellés, et il nous faudrait bien des pages pour énumérer 
toutes les espèces existant dans les eaux de Toulouse; aussi, 
pour éviter une énumération toujours fastidieuse lorsque 
aucune description n'en vient rompre la monotonie, me 
contenlerai-je de citer les formes les plus intéressan- 
tes : 

Paramonas globosa From. 
Petalomonas abscissa Duj. 

— mediocanellata. 
Euglena viridis Ehr. — Espèce cosmopolite signalée par 
tous les auteurs, et dont l'aspect varie à l'infini. J'en ai 
trouvé une variété très petite dans les eaux du Jardin bo- 
tanique et une autre géante dans un fossé du faubourg 
Bonnefoi. Les autres espèces du même genre, quoique 
moins communes, existent toutes dans les eaux de Tou- 
louse . 



— 182 - 

Phacus pleuronectes. — Très commun isolément. Parfois 

agrégé parmi des Oscillaires. 

Toutes les autres espèces de Phacus existent aussi à Tou- 
louse : 

Trachelomonas hispida Pty. 
— bulla Stein, 

Colacium arbuscula Stein. 
Chloromonas pigra Ehr. 
Nephroselmis olivacea Stein. 
Dinobryon stipitatum Stein. 
Uroglena volvox Ehr. 
Chilomonas paramœcium, Ehr. 
— cylindrica., etc. 

Ordre VII. Cilio-flagellata. 

Gymnodinium fuscam Ehr. 

Melodinium uberrimum Allman. — Rencontré une seule fois 

en grand nombre dans un vase à fleurs rempli d'eau, à 

Bonhoure. 
Peridinium tabulatum Ehr. — Assez commun parmi les 

conferves. Marais de Périole. 

Classe II. CilSata. 

La seconde classe des Infusoires comprend tous ceux 
pourvus de cils ou de soies qui leur servent d'appareils lo- 
comoteurs et souvent d'appareils de préhension des ali- 
ments. Les Infusoires ciliés sont généralement d'une taille 
plus considérable que ceux de la classe précédente et se 
laissent même parfois apercevoir à l'œil nu sous formes de 
petits points blancs à la lumière réfléchie. Leur étude est 
donc plus facile et l'on peut beaucoup plus facilement en 
constater la présence. 



— 183 - 

Ordre I. Holotricha 

La famille des Param^cid^e est cosmopolite et devait four- 
nir de nombreux représentants à la faune de Toulouse. Nous 
y signalerons donc : 
Paramœcium aurelia Mùll. et Par. bursaria Ehr. — La 

première est classique et considérée comme le type des In- 

fusoires; la seconde, beaucoup moins commune, se trouve 

parmi les conferves. 
Loxocephalus luridus Eberhard. 
Conchophtirius Stein. — Toutes les espèces. 

Parmi les Prouodontidje : 
Prorodon niveus Ehr. 

— teres Ehr. 

— gris eus G. et L. 
Nassula ornata Ehr. 

— ambigua Stein. 
Cyrtostomum leucas Ehr. 
Holophrya ovum Ehr., etc. 

Les Colepid.e m'ont fourni avec abondance leur représen- 
tant habituel, le Coleps hirtus Ehr., ainsi que le C. uncina- 
tus C. et L. 

Les EnchelydjE : Enchelys arcuata G. et L., dans l'eau d'un 
aquarium, et Perispira ovum, Stein. 
Colpoda cucullus Ehr. 

— pavifrons G et L. 

Les Trachelocercid^: : Trachelocerca olor Mùll., Lacry- 
maria lagenula G. et L. 

Parmi les TrachelidjE il m'a été donné de rencontrer 
presque toutes les espèces des eaux douces ; je dirai la 
même chose des Ophryoglenidje et des Pleuronemidje, que je 
me contente de citer pour abréger celte énumération déjà 
longue. 

Passant enfin les Lembid^e spéciaux aux eaux salées et les 



— 184 - 

TuiciioNYMPHiME parasites de certains insectes du continent 
américain, nous arrivons aux Opalinume, infusoires ciliés dé- 
générés par suite du parasitisme : 
Opalina ranarum Purk. 

— dimidiata Stein. 

— intestinalis Ehr. 
Anoplophrya striata Duj. 
Hoplitophrya lumbriciDuj. 

— secans Stein. 

Ordre II. Heter otricha. 

L'ordre des Hétérothriches est remarquable par la beauté 
et la grande taille de ses espèces. Un certain nombre d'entre 
elles vivent en parasites dans l'intestin de divers animaux, 
les autres nagent librement dans les eaux douces et salées 
ou y sont sédentaires. 

Les Bhrsariad^: nous fournissent : 
Bursaria truncatella Mùll. 
Balantidium entozoon Ehr. j 

— clongatum Stein. \ Parasites de la grenouille. 

— duodeni Stein. ] 
Nyclotherus cordiformis Stein. 

— gyoeryanus Stein. — Belle espèce très commune 
chez YHydrophilus piceus et qui malgré son état de para- 
sitisme possède au plus haut degré les caractères types 
de l'Infusoire. Son noyau visible sur le vivant permet fa- 
cilement les expériences les plus variées de coloration. 

Blepharisma lateritia Ehr. 
Spirostomum ter es C. et L. 

— ambiguum Ehr. 

Leucophrys patulu Mùll. 

Les Stentorid^e libres ou sédentaires nous ont donné 
plusieurs représentants parmi lesquels : 
Stentor polymorphus Mùll. 



- 185 - 

Stentor Rœselii Ehr. 

La plupart des autres espèces de cet ordre sont exclusi- 
vement marines. 

Ordre III. Peritricha. 

Les deux premières familles de cet ordre sont marines ; 
la troisième, qui ne comprend qu'un individu, VActinobolus 
radians Stein., n'est point, que je sache, représentée dans 
nos eaux. 

Les Halteriid^e nous donnent : 
Halteria grandinella Miill. 

— viridis From. 
Mesodinium acarus Stein. 
Didinum nasutum Mùll. 

Les Gyrocorid/e ne sont représentés que par : 
Urocentrum turbo Mùll. 

Les Urceolariid^e également nous présentent une es- 
pèce : 
Trichodina pediculus Ehr. — Parasite de l'hydre dont M. 

H. Peragallo a bien voulu me signaler la présence dans les 

eaux de Toulouse. 

Nous arrivons enfin à l'importante famille des Vorticel- 
lid.e, dont l'énumération de toutes lès espèces trouvées par 
nous constituerait le catalogue presque complet des espèces 
d'eau douce. 

Je me contenterai donc de passer rapidement en revue 
les principaux groupes en signalant les formes les plus inté- 
ressantes. 

Parmi les Vorticellid^: nues et solitaires, je citerai comme 
particulièrement communes : 
Gerda fixa d'Udk. 
Scyphidia rugosa Duj . 
Rhabdostyla brevipes G. et L. 
Pyxidium inclinans Miill. 



- 186 - 

Vorticella nebulifera Ehr. 

— gracilis Duj. 

— telescopica S.-K. 

— campanula Ehr. 

— nuîans Mùll. 

— globularia Mùll. 

— microstoma Ehr. 

Les Vorticellid^ assemblées en colonies parfois volumi- 
neuses, sont aussi bien représentées que les précédentes : 
Carchesium polypinum Lin. 

— epistylidis G. et L. 
Zoothamnium asellî G. et L. 
Epistylis plicatilis Ehr. 

— flavicans Ehr. 

— nympharum En g. 
Opercularia nutans Ehr. 

— articulata Ehr. 

— microstoma Stein. 

J'ai observé vers le mois de mai de cette année des co- 
lonies d'une Operculaire fixée sur VHydrophilus picens. Ces 
colonies formaient sur le prothorax et l'extrémité infé- 
rieure des élytres des touffes blanchâtres de 2 millimètres 
d épaisseur environ. Examinées au microscope, elles présen- 
taient l'aspect de VO. articulata; mais les tiges rigides qui 
constituaient le pédicule portaient des filaments chevelus 
très serrés et de même couleur que ce pédicule lui-même. 
Ges Operculaires disparurent rapidement, par suite sans 
doute de l'altération de l'eau dans laquelle était placée 
l'hydrophile et je ne pus en continuer l'étude. 

Je citerai enfin parmi les nombreuses espèces de Vorticel- 
lidse à tunique que j'ai observées : 
Vaginicola cristallina Ehr. 

— tincta Ehr. 

— globosa d'Udk. 

— inclinata From. 



- 187 - 



Thuricola folliculata Mùll. 
Cothurnia imberbis Ehr. 

— spissa From. 
Pyxicola pusilla S.-K. 
Platycola decumbens Ehr. 
Ophrydium versatile Mûll. 

— sessila S.-K. 



Ordre IV. Hypotricha. 

Cet ordre comprend six grandes familles aussi bien repré- 
sentées les unes que les autres dans les eaux de Toulouse. 

Parmi les Litonotiba je citerai : 
Litonotus fasciola Ehr. 

— varsaviensis Wrz. 
Parmi les CHLAMYDODONTiDiE : 

Phascoladon vorticella Stein. 
Chilodon cucullus Mùll. 

— propellens Eng. 

Les Dystebiid^s habitant les eaux salées ne doivent point 
nous occuper ; il en est de même des Peritromid^e. Par contre 
les Oxytrichid^e sont fort bien représentées : 
Psilotricha acuminata Stein. 
Urostyla grandis Ehr. 
Holosticha mystacea Stein. 
Stichotricha cornuta G. et L. 

— aculeata Wrz* 
Uroleptus j iscis Mùll. 

— mobilis Eng. 
Gastrostyla Steinii Eng. 
Oxy tricha fallax Stein. 

— macrostyla Wrz. 
Slylonichia myttlus Ehr. 

— pustulata Ehr. 



- 188 - 

Enfin la dernière famille des Hypotmchées nous fournit les 
espèces suivantes : 
Glaucoma scintillans Ehr. 

— margaritaceum Ehr. 
Euplotes patella Ehr. 
— char on Mull. 

Classe III. Teutaeulifera. 

J'aurai très peu de choses à dire sur cette dernière classe 
d'Infusoires. Très bien représentée dans les eaux salées, elle 
est relativement pauvre en espèces d'eau douce et je dois 
me contenter de signaler deux espèces trouvées à Toulouse. 
Il n'est pourtant pas douteux que de nouvelles recherches ne 
permettent plus tard de compléter cette partie de la faune. 
Acineta lemnarum Stein. 
Dendrocomeles paradoxus Stein. 

Disons en terminant que cette ébauche n'a pas la préten- 
tion d'être un catalogue complet. En la faisant, nous avons 
eu seulement l'intention de montrer que la faune des Infusoi- 
res est à peu près la même à Toulouse que partout ailleurs. 
Nous souhaitons que les quelques modes de préparation qui 
eu constituent la première partie, rendent plus facile cette 
étude attrayante et amènent de nouvelles observations sans 
lesquelles la question du cosmopolitisme des Infusoires ne 
pourrait être absolument reconnue. 



8 JU 




DÉCISIONS DU COMITÉ D'IMPRESSION 

Séance du 13 février 1884. 

1° Les Mémoires paraîtront selon leur ordre de rentrée au Secrétariat. 

2° Le Secrétaire- général, chargé de la correction des épreuves, laisse 
aux auteurs huit jours par feuille pour cette correction. Ce délai expiré, 
il sera passé outre. 

3° Le bulletin présentera trois paginations : la première affectée aux 
travaux inédits, la seconde aux procès-verbaux, et la troisième à rénu- 
mération des ouvrages reçus par la Société. 



MM. les auteurs de Mémoires imprimés dans le Bulletin 
pourront en faire exécuter à leurs frais un tirage à part aux 
prix suivants, par l'intermédiaire de la Société : 



NOMBRE DE FEUILLES. 



50 



r exemp. 



Pour uni feuille (16 pages), papier, 
pliage, piqûre et enveloppe de couleur 

Trois quarts de feuille (12 pages). . . 

Demi-feuille (8 pages) 

Quart de feuille (4 pages). 

Pour les Mémoires qui auraient plus 
d'une feuille d'impression, la 2 e et les 
suivantes seront comptées chacune à 
raison de 



Un titre d'une page est de 

Une couverture imprimée .5 ' »! 1 



9 f »> 

8 » 

7 » 

4 » 



7 » 
1 50 



100 


200 


exemp. 


exemp. 


12 f« 


18 » 


11 » 


2()f » 


9 » 


15 » 


6 » 


10 » 


9 » 


15 » 


» » 


» * 



500 



4 50 



38» » 

34 » 

25 » 

18 » 



27 » 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE DE TOULOUSE. 

Les séances se tiennent à 8 heures précises du soir, rue S t Rome, 28, 

les 1 er et 3 e mercredi de chaque mois, 

du 3 e mercredi de Novembre au 1 er mercredi d'Août. 

MM. les Membres sont instamment priés de faire connaître 
au secrétariat leurs changements de domicile. 



Adresser les envois d'argent au trésorier, M. J. Chalande, 
51, rue des Couteliers, Toulouse. 

Ou au Secrétariat, rue Saint-Rome, 28. 



Sommaire du présent bulletin. 

Pages. 
Travaux originaux. — Capitaine Lassère : Observations sur la nu- 
talion de la panicule du Yucca pendant les mois d'août et 

de septembre 1883 4 31 

F. Lallanié : De la spermalogénèse chez le cheval 1 39 

Paul Farre-Domergie : Note sur une nouvelle platine mobile 
et sur l'emploi de « finders » comparables pour faciliter les 

relations des micrographes entre eux 148 

Paul Farre-Domergue ; Note sur les Rhizopodes et les Infu- 
soires des eaux de Toulouse, leur récolte, leur préparation. 4 52 
Procès-verraux, 4 884. — Séances des 4 et 18 juin. 2 et 4 6 juillet, xm 
Publications reçues par la Société xxj 



Toulouse. — Typographie de Durand, Fillous et Lagarde, rue Saint-Rome, 44. 



- 189 - 

DIATOMÉES BU MIDI DE LA FRANGE 
Par M. H. Pekagallo, membre titulaire. 

PREMIÈRE PARTIE 

RÉCOLTE, PRÉPARATION ET EXAMEN DES DIATOMÉES. 



I. — Notions sommaires sur les Diatomées. 

Dans un discours prononcé par le professeur J.-E. Smith, 
devant la Société de microscopie de Dunkirk (New- York), 
on trouve les paroles suivantes : 

« On parle souvent des diatomistes presqu'avec mépris ; 
trop souvent les histologistes les regardent comme une 
classe d'observateurs qui n'emploie guère le microscope que 
pour s'amuser. Et ce fait que les diatomistes ne sont pas 
d'accord sur la structure de quelques-uns de leurs frustu- 
les favoris, est souvent aussi un argument invoqué pour 
montrer la folie de cette étude des Diatomées. Tout cela ce 
soni de purs sophismes. L'étude des Diatomées est aussi 
raisonnable que celle de n'importe quelle branche des 
sciences biologiques, et les travaux des diaiomistes n'ont 
pas été inutiles ; c'est à eux, à leurs continuelles demandes 
aux opticiens, que nous devons les merveilleux perfection- 
nements réalisés sur les objectifs; et j'ose affirmer qu'un 
diatomiste peut dire sur la structure d'un diatomée des 



- 190 — 

choses aussi intéressantes qu'un patliologiste habile sur la 
structure d'un globule du sang. 

» Mais l'étudiant, celui qui se prépare à des recherches 
nouvelles, ne doit pas négliger l'étude des Diatomées, car 
aucun exercice pratique n'a encore été découvert pour 
apprendre à l'étudiant l'usage et le maniement de ses ins- 
truments', qui soit comparable aux difficultés supérieures 
qu'oilrent ces organismes minuscules. On a dit que l'adver- 
sité nous éprouve et montre nos belles qualités. Ces pe- 
tites écailles davantage encore , éprouvent le prétendu 
manipulateur, et, comme le juge, font voir ses pires dé- 
fauts » (1). 

J'ajouterai encore quelque chose à ce plaidoyer en faveur 
des diatomislcs. Si l'étude des carapaces, des Diatomées est 
difficile, l'étude de leur histoire biologique lest bien 
plus encore. On n'a que des données très incomplètes 
sur la reproduction de ces organismes, et cette étude, pour- 
suivie sur ces infiniments petits et exigeant l'emploi des 
méthodes et procédés micrographiques les plus délicats, 
présente les plus sérieuses difficultés. Aussi ceux qui rail- 
lent les chercheurs travaillant sur cette voie, me rappellent- 
ils un peu le renard du fabuliste. 

Il est vrai que la collection des Diatomées a un grand 
charme pour celui qui ne fait du microscope qu'un sujet de 
distraction; appelons le par son nom, pour l'amateur mi- 
crographe. Mais c'est encore à mon avis une des choses 
qui devraient le plus contribuer à encourager l'étude des 
Diatomées, car tout travail scientifique sérieusement fait 
peut produire des résultats et doit être encouragé. 

Toute personne qui consacre à l'étude des infiniments 
petits de la nature les loisirs que lui laissent les occupations 
de sa vie ordinaire, sera forcément captivée par les Diato- 



(1) Journal \de micrographie, t. II, p. 197. 



- 191 - 

mées. On les trouve partout, elles présentent des détails de 
structure surprenants, les collections que l'on en peut faire 
sont peu encombrantes, ont une forme et un arpect élégants 
et sont presqu'inaltérables. 

La préparation et l'examen des Diatomées soulèvent 
une foule de petits problèmes que l'on a plaisir à résou- 
dre. Enfin, les échanges de collection à collection sont 
faciles. Toutes ces conditions, qui sont loin de se rencon- 
trer dans les autres branches de l'histoire naturelle, déter- 
mineront encore bien des personnes à collectionner des 
Diatomées. 

Ce petit travail étant spécialement destiné à donner un 
aperçu de la flore des Diatomées de notre région, je ne 
juge pas à propos d'y faire l'histoire naturelle de ce groupe 
d'algues et d'y discuter les points encore obscurs de leur 
développement. Cependant, il me semble nécessaire de 
résumer ce que l'on sait à leur sujet, renvoyant aux mé- 
moires et traités spéciaux ceux qui voudront approfondir 
ce sujet intéressant. 

Les Diatomées, dont plusieurs espèces avaient primitive- 
ment été rangées dans le règne animal à cause des mouve- 
ments dont elles sont douées, sont aujourd'hui placées sans 
contestation parmi les algues conjuguées. Elles sont carac- 
térisées par la présence constante d'une enveloppe siliceuse 
résistant à la calcination et aux acides, et contenant une 
cellule vivante appelée souvent endochrome, colorée en 
jaune brunâtre. La matière colorante paraît être une modi- 
fication de la chlorophylle des plantes supérieures. Dans 
l'intérieur on remarque, surtout à certaines époques, des 
globules de nature oléagineuse qui jouent probablement le 
rôle de l'amidon des autres plantes. 

La membrane formée de cellulose solide imprégnée de 
silice, est généralement sinon toujours enveloppée d'une 
membrane externe molle, expansion des couches protoplas- 
miques internes et d'où proviennent les stipes, gaines, 



- I93J - 

pédicelles, coussinets et appendices divers qui réunissent 
les Diatomées entre elles ou les fixent aux corps étrangers. 
Comme on a rencontré les mêmes espèces vivantes, libres 
ou lixées, isolées ou associées, il semble probable que cer- 
taines espèces sont susceptibles de vivre dans ces conditions 
diiïérentes, sinon normalement du moins à certaines périodes 
de leur existence, et la constatation de pareils faits atténue 
la validité des caractères spécifiques que les premiers dia- 
tomistes avaient tiré du mode de groupement des indi- 
vidus. 

11 y a plus. On a trouvé sur un même stipe des frus- 
tules qui, considérés isolément, étaient absolument diffé- 
rents, bien qu'appartenant au même genre, et comme le 
développement de ces intéressantes plantes n'a pu encore 
être suivi complètement, il y a lieu de penser que des 
études ultérieures amèneront à réunir bien des espèces 
séparées aujourd'hui et qui seront reconnues n'être que 
des métamorphoses, si l'on peut employer ce mot, d'un 
même individu. 

La cellule vivante communique évidemment avec l'eau 
ambiante à travers la membrane siliceuse, puisqu'elle vit, 
absorbant l'acide carbonique et dégageant de l'oxygène. 
Comment se fait cette communication? Les avis sont parta- 
gés : les uns croient à l'existence de pores, les autres, et 
c'est le plus grand nombre, pensent que les actions endos- 
motiques s'opèrent simplement à travers des portions im- 
parfaitement silicifiées de l'enveloppe solide. Cependant, il 
n'y aurait rien d'impossible à ce que certaines espèces lus- 
sent douées de pores pendant que d'autres en seraient 
dépourvues. Si ce fait était indubitablement constaté, il 
serait à étudier si les espèces de la première catégorie, qui 
malheureusement sont peu sujettes à être observées vivan- 
tes à cause de leur habitat, ne possèdent pas des appendices 
ou pseudo-organes traversant ces pores, ce qui relierait le 
groupe protophytique des Diatomées au groupe protozoïque 



— 193 — 

des radiolaires munis de carapaces siliceuses nettement per- 
forées. 

Certaines Diatomées, les navicules, par exemple, sont 
douées de mouvements souvent très vifs, mais qui ne 
paraissent nullement spontanés. On n'a encore démontré 
l'existence d'aucun organe locomoteur analogue aux flagella 
dont sont munis les zoospores et anthérozoïdes de tant 
d'algues. 11 n'y a donc aucune raison de considérer les 
Diatomées comme des protozoaires, à cause de leur pouvoir 
de locomotion, puisque des organismes chez qui les mou- 
vements sont incomparablement plus parfaits, sont reconnus 
comme incontestablement végétaux; tous les autres carac- 
tères des Diatomées les rangeant d'ailleurs parmi le règne 
végétal. 

La carapace siliceuse des Diatomées se compose généra- 
lement de quatre pièces : deux valves et deux demi-anneaux, 
les valves étant fixées aux anneaux par leur pourtour, et les 
anneaux s'emboîtant l'un dans l'autre avec un léger recou- 
vrement du plus grand sur le plus petit. Dans quelques cas, 
cependant, il semble n'y avoir qu'un anneau unique réunis- 
sant les deux valves. 

L'union des valves et des anneaux est plus ou moins 
solide, quelquefois, comme chez les Pleur osigma, elle est 
très faible, généralement elle n'est pas assez intime pour 
résister à un traitement acide qui sépare les valves et 
les anneaux qui peuvent même être partiellement dis- 
sous. 

Les anneaux épousent la forme du contour des valves 
et celles-ci présentent toutes les figures imaginables; cepen- 
dant elles sont généralement régulières et souvent admi- 
rablement symétriques. 

Je n'ai pas ici à faire la description enthousiaste des 
dessins que présentent les valves des Diatomées, ni à étudier 
leurs dispositions. Ces marques diverses sont connues de 
tous ceux qui s'occupent du microscope à un titre quel- 



- 194 - 

conque, elles se présentent sous formes de stries, aréolations, 
côtes ou perles. 

Toutes les stries des Diatomées sont-elles formées par des 
séries de perles sphériques? Gela semble probable, pourtant 
les stries de beaucoup de Pinnularia n'ont pas été résolues 
en perles, et l'hypothèse que ces stries sont formées par la 
confluence des perles est toute gratuite. 

Ces soi-disant perles sont-elles en creux ou en relief? 
La question a été bien souvent traitée dans un sens ou dans 
l'autre, jusqu'au moment où les expériences du docteur 
Abbe sont venues démontrer que toute induction sur la 
nature réelle de détails microscopiques aussi petits, était 
illusoire. 

Cependant les valves de certaines espèces : Arachnoidiscus, 
Coscinodiscus, Isthmia et Triceratium, sont évidemment 
composées de deux couches, l'une perforée et aréolée, et 
l'autre garnissant le fonds des aréolations de la première et 
souvent perlée elle-même. 

Les Diatomées se multiplient par subdivision binaire et se 
reproduisent par conjugaison. 

La multiplication s'effectue à l'intérieur de l'enveloppe 
qui s'étend peu à peu par l'allongement du ou des connectifs. 
L'utricule primordiale commence par se scinder en deux 
portions qui sécrètent chacune une valve. Chaque valve 
sécrète un connectif, soit pendant, soit immédiatement 
après la déduplication. 11 peut arriver que les nouvelles 
cellules comprennent chacune un nouveau et un ancien 
anneau connectif, ou bien que les anciens anneaux connectifs 
touchant les cellules en sécrètent de nouveaux, en tous cas, 
chaque cellule possède toujours une nouvelle et une ancienne 
valve. Les nouvelles valves étant formées à l'intérieur des 
cellules préexistantes, sont généralement plus petites que 
les anciennes, et le procédé de déduplication se reproduisant 
un grand nombre de fois, les valves, et par suite les frus- 
tules, deviennent de plus en plus petits. C'est ce qu'il est 



- 195 - 

facile de constater sur presque toutes les récoltes, et la va- 
riabilité de la taille des Diatomées d'une même espèce est si 
grande, que cette donnée est d'une valeur spécifique peu im- 
portante. 

Cependant la taille ne descend pas au-dessous d'une 
certaine limite, soit parce que l'hiver vient arrêter la suite 
des subdivisions, soit plutôt parce que, arrivée à un état 
donné de rabougrissement, la plante perde le pouvoir de 
se multiplier, pouvoir que l'espèce ne peut acquérir de 
nouveau que par un acte de régénération ou de. reproduction. 

La plupart des algues inférieures jouissent d'un autre 
mode de multiplication, l'endochrome, au lieu de se diviser 
en deux portions, se segmente en un plus grand nombre 
de fragments dans l'intérieur de la cellule préexistante qui 
se brise pour leur donner passage ; rien de semblable n'a, 
jusqu'à présent, été reconnu d'une façon certaine chez les 
Diatomées. 

On remarque aussi chez beaucoup de Protophy tes que lors- 
que, par suite du dessèchement ou de l'abaissementde la tem- 
pérature, les conditions extérieures ne sont plus favorables à 
la vie de la plante, celle-ci s'enkyste et attend, sous cet état, 
le retour des conditions qui rendront sa vie possible. Sous 
cet état, les courants atmosphériques ont toute facilité pour 
transporter le kyste et répandre ainsi l'espèce. On n'a pas 
observé Penkystement des Diatomées, mais il doit se passer 
quelque chose d'analogue, car leur reviviscence est absolu- 
ment démontrée. 

Les Diatomées, avons-nous dit, se reproduisent par con- 
jugaison ; cette reproduction, qui n'a été observée que chez 
une trentaine d'espèces, peut s'eliectuer de diverses manières. 
Ces procédés sont très bien résumés dans l'article suivant, 
tiré du Naturforscher du 23 novembre 1878 : 

« 1° Un seul individu se dépouille de ses deux valves, 
sécrète une enveloppe mucilagineuse, grossit, se développe 
et l'auxospore ainsi formée s'entoure elle-même d'une fine 



— 190 — 

membrane privée de silice et, à l'intérieur de celle-ci, elle 
sécrète les deux valves siliceuses ordinaires, formant ainsi 
la cellule premier-née d'une nouvelle génération. 

» 2" Le protoplasma d'une cellule se divise en deux 
cellules filles, nues, qui sortent de la cellule mère et forment 
une auxospore. 

» 3° Deux individus situés l'un près de l'autre sécrètent 
un revêtement mucilagineux ; chacun se dépouille de ses 
valves et il en résulte une paire de cellules nues, placées 
l'une près de l'autre, mais qui ne se touchent pas. Toutes 
les deux grandissent parallèlement l'une à l'autre dans le 
sens de leur longueur, jusqu'à ce qu'elles atteignent la taille 
normale d'auxospore. Autour d'elles se trouve une fine 
membrane ^perizonium) et, dans l'intérieur de celles-ci, les 
valves siliceuses ordinaires. 

» 4° Deux individus généralement enveloppés par une 
masse gélatineuse perdent leurs vieilles valves et entrent 
en coalescence en une seule masse nue de protoplasma qui 
s'accroît en une seule auxospore. 

» 5° Deux individus, encore enveloppés d'un mucilage, 
perdent leurs vieilles valves et chaque cellule se divise 
transversalement en deux cellules filles, nues, dont chacune 
entre en coalescence avec la cellule correspondante de 
l'autre individu. Deux zygospores nues sont ainsi formées, 
dont chacune donne naissance à une auxospore et subsé- 
quemment par la formation de valves siliceuses une cellule 
premier-née. 

» De ces cinq modes de formation, le quatrième et le 
cinquième sont certainement sexuels, puisque c'est un 
processus de formation de zygospores. Le premier mode est 
certainement asexuel, c'est un processus de formation de 
cellule par rajeunissement. Le second mode exige de nou- 
velles recherches. Quant au troisième, il y a une difficulté; 
c'est un processus de rajeunissement ayant lieu seulement 
quand deux individus sont en présence, de sorte qu'une 



- 197 — 

action mutuelle indépendante du contact réel est évidem- 
ment exercée. 

» 11 résulte de ces faits, que dans le seul groupe des Dia- 
tomées les auxospores, par lesquels une nouvelle généra- 
tion est formée, peuvent se produire soit sexuellement, 
soit asexuellement (1). » 

Que deviennent ces cellules premier-nées ou Sporangia- 
les ? donnent-elles simplement naissance à une série d'au- 
tres cellules par déduplication, ou ne sont-elles que des 
intermédiaires dont l'endochrome se fractionnant ultérieu- 
rement formera la nouvelle génération ? Ces faits deman- 
dent encore à être complètement élucidés. 

CLASSIFICATION DES DIATOMÉES 

La question de classification des Diatomées en soulève 
tout d'abord une autre : Quels sont les caractères spécifiques 
ou taxonomiques sur lesquels on peut s'appuyer pour classer 
les Diatomées ? 

Si les Diatomées présentaient des organes ou si leur 
reproduction était connue et pouvait facilement être suivie, 
on aurait les bases d'une classification naturelle. Ces carac- 
tères nous manquent, et même, chez les espèces où l'on a 
constaté des actes vrais de reproduction, ces phénomènes 
sont d'une observation difficile. Nous devons donc nous en 
tenir aux caractères extérieurs des individus et les classer, 
par conséquent, un peu comme on a longtemps classé les 
mollusques parle seul examen de leurs coquilles. 

Les caractères fournis par les individus sont de deux 
sortes : ceux que présentent les cellules vivantes ou l'endo- 
chrome, et ceux que présentent la membrane silicifiée. 



(1) Journal de micrographie, t. III, p. 84. 



— 198 — 

Pendant longtemps on a classé et encore aujourd'hui on 
classe souvent les Diatomées d'après les seuls caractères 
extérieurs. Il est évident qu'une similitude de formes indi- 
quera généralement une parenté, mais cela n'est pas absolu, 
et il est incontestable que les caractères fournis par la 
plante vivante sont les seuls sur lesquels on doive s'appuyer 
pour avoir une classification aussi naturelle que possible. 

L'honneur d'avoir établi cette classification revient à 
M. P. Petit qui, réunissant les données précédemment 
établies par M. Grunow et Piisler, a établi un système 
fondé sur la disposition de l'endochrome et qu'il a publié 
dans le Bulletin de la Société botanique de France (t. XXIII, 
séance du 8 décembre). Ce système repose sur la constata- 
tion faite par l'auteur des deux points suivants : 

1° La disposition de l'endochrome est constante clieztous 
les individus d'une même espèce; 

2° Le rapport du frustule et de l'endochrome est commun 
à toutes les espèces d'un même genre, et souvent à plusieurs 
genres ayant entre eux une grande analogie de constitution 
et de développement dans leur enveloppe siliceuse. 

D'après le système de M. P. Petit, la famille des Diatomées 
se subdivise tout d'abord en deux sous familles établies par 
Pfister : les Placochromaticées dont l'endochrome est la- 
melleux , et le^ Coccochromaticées dont l'endochrome est 
granuleux. La première sous-famille se subdivise en neuf 
et la seconde eu huit tribus, dix- sept en tout. 

Le tableau ci-contre donne la clef du système. 




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— 200 — 

Dans chaque tribu le nombre et l'établissement des genres 
est sujet à varier. Le nombre des genres anciens est consi- 
dérable et M. Grunovv en a beaucoup supprimé. J'en ai ré- 
tabli quelques-uns, non que je blâme leur suppression, mais 
parce qu'ils m'ont paru faciliter la tâche de la détermina- 
tion, et pour la raison suivante : 

J'ai dit que les caractères tirés de la disposition ou de 
l'arrangement des frustules vivants n'avaient pas une im- 
portance absolue ; je trouve qu'après en avoir tout d'abord 
fait la base de la classification , on les a trop négligés et dé- 
criés par la suite, et que puisque nous reprenons mainte- 
nant pour base de notre nouvelle classification les caractères 
de la plante vivante, nous ne devons pas négliger les don- 
nées qui nous sont fournies par le mode de disposition des 
plantes elles-mêmes dans les conditions normales de leur 
existence. 

Je trouve, en outre, à ces caractères une importance ca- 
pitale : c'est qu'en s'en servant on évite bien des tâtonne- 
ments , et qu'ensuite on prend l'habitude d'examiner les 
Diatomées vivantes, ce qui est d'une grande importance. 

Cependant , déjà pour les genres et à plus forte raison 
pour les espèces, les caractères tirés de l'endochrome ou de 
ses prolongements extérieurs deviennent insuffisants, et 
nous sommes amenés à examiner les enveloppes siliceuses 
des Diatomées. 

La taille des frustules est sujette à de grandes variations 
et serait d'un usage très restreint si cette donnée n'était pas 
si facile à mesurer. D'ailleurs, elle deviendra d'un bon usage 
si le nombre des frustules est considérable et si on peut 
prendre une moyenne. Il faudra, au contraire, la négliger 
presque complètement si l'on n'a qu'un ou deux individus 
sous les yeux. 

Les caractères vraiment importants sont ceux que l'on 
tire de la forme des valves et des connectifs des appendices, 
piquants, épines, prolongements dont ils peuvent être 



- 201 — 

munis, de la forme et de la disposition des aréolations, 
perles, stries qui ornent les valves ou conneetifs, et enfin 
du nombre de ces stries. 

11 résulte des patientes études entreprises par M. le comte 
de Castracane, que le nombre des stries est à peu près constant 
pour chaque espèce, ce qui semble résulter du mode de 
silicification de la membrane qui s'opère toujours de la 
même manière, quelle que soit la taille que puisse acquérir 
le frustule. C'est donc à cette dernière qu'il faudra recourir 
en dernier lieu et en cas de doute. Malheureusement, elle 
est difficile à obtenir d'une façon courante et précise, et 
c'est généralement lorsqu'elle serait le plus utile que l'on a 
le plus de difficultés à la mesurer. 

Il me semble cependant que l'on a été un peu loin dans 
celte voie, et que bien des espèces et des variétés qui ne se 
distinguent que par ce caractère sont à supprimer. 

Il est impossible d'établir pour les Diatomées, comme pour 
les plantes une clef dichotomique des espèces qui soit d'un 
usage certain. J'ai essayé de le faire, et je dois dire que mes 
efforts n'ont pas été couronnés de succès. Une pareille clef 
est cependant facile à établir pour les genres. Cette clef 
étant par elle-même un moyen artificiel d'arriver au but, 
il me semble que la meilleure est celle du professeur H. L. 
Smith, qui, établissant de suite trois groupes faciles à distin- 
guer du premier ceup d'eeil, facilite beaucoup la besogne 
ultérieure (1). 

M. — Rer*herc!ie et préparation des Diatomées. 

Comme je l'ai dit précédemment, les Diatomées se trou- 
vent dans toutes les eaux. 
Elles se rencontrent souvent à l'état libre sur la vase, aux 



(1) La clef dichotomique de H. L. Smilh a été publiée en français 
dans l'ouvrage du D r Van Heurck sur le microscope. 



- 202 — 

endroits où l'eau est peu protonde, et les laisses de marées 
sont souvent couvertes de Diatomées en quantités innom- 
brables. 

D'autres fois, elles ilottent à la surface des eaux en écumes 
brunes qui proviennent souvent des couches qui tapissent le 
fond. Les bulles d'oxygène dégagées par la respiration des 
Diatomées et retenues dans l'enduit mucilagineux qui les en- 
vironne, entraînent des portions de la couche à la surface. 
Ces Diatomées donnent lieu à de belles récoltes, car en 
déposant au retour l'enduit plus ou moins mélangé de vase 
dans une soucoupe, les Diatomées traversent la vase et vien- 
nent à la surface. 

Les espèces qui poussent en filaments plus ou moins soli- 
dement constitués, Diatoma, Melosira, par exemple, ilottent 
souvent au cours de l'eau en petites touffes fixées par un 
point à quelque corps étranger. 

Le plus souvent cependant on trouve les Diatomées fixées 
ou entremêlées aux algues inférieures qui tapissent les bords 
des cours d'eau ou qui flottent à la surface. Les pierres sub- 
mergées, tiges de joncs, bois flottants, pieux de jetées, etc., 
sont généralement couverts d'enduits diatomifères. Les co- 
ques des navires, écailles d'huîtres ou autres coquillages 
fournissent de bonnes espèces indigènes ou exotiques. 

Les mousses humides contiennent quelques espèces, sur- 
tout dans la montagne au voisinage des cascades. 

La sonde ou la drague rapportent du fond de la mer des 
espèces particulières aux grands fonds. Si ces recolles ne 
sont pas à la portée de tout le monde, on peut y suppléer 
de diverses façons. On peut récolter ou faire récolter les 
boues qui sont rapportées du fond par les ancres des na- 
vires; mais le procédé le plus simple consiste à rechercher 
les Diatomées dans les estomacs des animaux qui vivent au 
fond de la mer, soles, turbots, langoustes, crabes, et parti- 
liculièrement les ascidies et les holoturies que l'on vend 
bon marché dans les ports de mer. Les diatomistes qui ha- 



- 203 - 

bitent les grandes villes loin de la mer, mais possédant une 
Faculté des sciences, pourront se procurer les estomacs des 
animaux marins qui y sont envoyés des laboratoires de zoo- 
logie maritime pour les travaux des étudiants. Souvent les 
bourriches dans lesquelles les animaux -sont expédiés sont 
garnies d'aiguës et plantes marines que le laboratoire n'uti- 
lise pas et qui peuvent donner de riches récoltes. En tout 
cas, tout le monde peut se procurer, chez les pharmaciens, 
la mousse de Corse qui contient de splendides espèces médi- 
terranéennes. 

Lorsque le débutant se sera familiarisé avec l'apparence 
que présentent les couches de Diatomées, ce qui ne sera pas 
long, il verra tout de suite les endroits où il a chance de 
trouver des sujets de récolte. 

Son bagage se composera d'un sac renfermant quelques 
flacons à large ouverture , bien bouchés et suffisamment 
grands, et quelques autres plus petits pour les récoltes pures 
et peu abondantes. On n'oubliera pas de munir ces flacons 
d'étiquettes et d'emporter un crayon pour écrire le lieu de 
récolte , la date et l'espèce dominante appréciée plus ou 
moins exactement. Pour cette détermination , on se servira 
d'un petit microscope de poche ou d'une forte loupe. On 
trouve chez Thum, à Leipzik, des loupes spécialement desti- 
nées à cet usage, peu volumineuses et peu coûteuses; il ap- 
pelle cet instrument « Algensuchei\ » L'examen des récoltes 
sur place est indispensable ; sans lui on s'expose, soit à ra- 
masser des choses inutiles, soit à remplir ses flacons des 
mêmes espèces trouvées dans des localités différentes. Si on 
a beaucoup de flacons, ce dernier inconvénient n'est pas 
grave, car souvent l'espèce dominante est seule répétée, et 
les espèces associées varient , mais quelquefois il n'en est 
pas ainsi; il est bon de se prémunir contre cette éventualité. 

Pour couper et récolter les algues, on trouve chez les op- 
ticiens anglais des cannes très commodes, dont le bout porte 
une virole qui peut recevoir divers accessoires. Ge sont une 



- 204 - 

cuiller, l'instrument de récolte par excellence pour tous les 
dépôts à racler; un anneau à vis pouvant recevoir une bou- 
teille à large goulot, qui sert à aller recueillir les mucosités 
flottantes; un crochet tranchant pour récolter les joncs ou 
grandes algues qu'il est nécessaire de couper; un grappin 
que l'on peut également attacher à une ligne : en le jetant 
au milieu des masses d'algues ou de conferves éloignées, on 
a chance d'en ramener des échantillons entortillés autour 
des crocs de l'instrument; enfin, un anneau garni d'un filet 
en mousseline pour récolter les algues flottantes. Les au- 
teurs du Micrographie Diclionnary recommandent d'avoir un 
anneau à gorge, sur lequel divers sacs en mousseline peu- 
vent se fixer au moyen d'un caoutchouc. On exprime légè- 
rement l'eau de chaque récolte et on conserve les plantes 
avec le filet, soit dans un flacon, soit dans un morceau de 
toile imperméable. 

Je ne saurais trop insister sur un point capital à pro- 
pos de la récolte des Diatomées qui est, en somme, bien 
facile. Emportez de grands flacons , récoltez abondam- 
ment, vous n'obtiendrez des préparations propres qu'à 
ce prix. 

Pour terminer, je crois utile de donner quelques ren- 
seignements sur les endroits de notre région où l'on 
aura le plus chance de trouver des Diatomées en abon- 
dance. 

Les environs de Toulouse sont très riches. Les ruisseaux 
de nos allées et boulevards, principalement du quartier 
Saint-Etienne, et les bassins de nos places et jardins publics, 
sont souvent couverts de Diatomées. Les bassins du Jardin 
botanique contiennent de nombreuses espèces en mélange. 
Les herbes qui tapissent les quais du port Saint-Etienne, sur 
le canal du Midi, contiennent presque toute la série des 
Cocconema et Cymbellu, beaucoup d'Epithemia et de Synedra. 
Les ruisseaux du côté de Croix-Daurade donnent de bonnes 
récoltes. Les herbes flottantes dans le canal ou la Garonne 



— 205 - 

sont généralement couvertes de Cocconeis pediculns ou 
Placentula navicula vulgare, etc. 

De l'autre côté de la ville, les mares moussues du Poly- 
gone d'artillerie sont 1res riches en Epithemia, Eunotia,Fra- 
yilaria, Navicula Synedra, etc. L'Hers et le ïouch , par 
contre, ne m'ont jamais donné grand chose, mais j'ai fait de 
bonnes récoltes dans les vallons de Vieille-Toulouse et de 
Pouvourville au sud de la ville, et dans ceux de l'Union au 
nord. 

Les Pyrénées donnent peu de variétés, et si on n'est pas 
muni d'un microscope, on risque de remplir tous ses flacons 
de Diatoma hyemale ou Ceratoneis arcus ; mais parfois on y 
fait de belles récoltes de Melosira arenaria, par exemple. Les 
barégines des sources thermales, Ludion et surtout Olette, 
donnent des espèces très intéressantes. C'est, je crois, 
M. Guinard qui a, le premier, signalé ces barégines comme 
habitées par des Diatomées. 

Ceux de nos collègues qui veulent récolter des espè- 
ces marines, n'ont qu'à aller à Cette. En suivant le petit 
itinéraire suivant, ils sont sûrs de revenir les poches plei- 
nes: 

En débarquant le matin, on prend le long de la gare à 
l'ouest du côté du canal de l'étang de Thau, le port à cet 
endroit contient souvent des bois flottés riches en Licmo- 
phorées ; traversant le canal, on longe l'étang de Thau con- 
tre le chemin de fer. On y récolte de nombreux échantillons 
de Licm,ophora et Grammatophora avec des Bidulphia, 
Amphitetras, Rhabdonema, que l'on pourra séparer par 
levigation. Arrivé au point où le chemin de fer quitte les 
bords de l'étang, on reprend la route jusqu'au fortin situé 
au bord de la mer; là, dans le canal des salines, on trouve 
en abondance synedra fulgens, striatella unipunctata, etc. 
On entre dans les salines (demander l'autorisation), dont on 
trouve le fond tapissé d'une épaisse couche de Nitzschia 
lanceolata. Sur les parties asséchées, on rencontre de nom-" 

45 



- 206 - 

breuses espèces de Pleurosigma et autres Diatomées qui vi- 
vent sur la vase. En rentrant à Cette, on explore les bassins 
qui donnent des Schizonema, Berkeleya, Actinocyclus , etc. 
A l'heure de la rentrée des bateaux de pêche et avant de 
repartir, on n'oubliera pas d'acheter quelques Ascidies dont 
l'estomac fournira au milieu d'innombrables Chœtoceros et 
Bacteriaslrun, des Pleurosigma, Navicula, Coscinodiscus, 
Asterolampra, Asteromphalus et autres Diatomées rares : 
c'est une mine inépuisable. 

Je n'allongerai pas inutilement ces indications, je dirai 
seulement que les diatomistes qui m'honoreront de leur visite 
à Toulouse, me trouveront toujours disposé soit à les con- 
duire sur les lieux où ils ont chance de trouver des Diato- 
mées, soità leur donner des indications plus précises sur les 
endroits de récolte. 



TRAITEMENT DES RÉCOLTES. 

Les récoltes peuvent rester longtemps dans les tubes où 
on les a mises; seulement, dans ce cas, il faut ajouter du 
phénol pour empêcher la pourriture. Si l'on ne prend pas 
cette précaution, au bout de quelque temps elles exhaleront 
une odeur tellement insupportable que la préparation en 
deviendra très désagréable. Gela est surtout le cas pour les 
récoltes marines qui sont généralement conservées avec de 
l'eau de mer. Au bout d'un à deux jours, elles exhalent déjà 
une odeur infecte et le phénol est lui-même impuissant si 
on n'a pas eu le soin de remplacer l'eau de mer par de l'eau 
douce. 

Le mieux sera donc de préparer les récoltes le plus tôt 
possible. 

Si l'on veut conserver les Diatomées in situ de manière à 
montrer leurs dispositions naturelles avec les algues aux- 
quelles elles sont attachées, à conserver leurs gaînes ou 






— 207 — 

pédicelles et leur endochrome, il faut les monter dans l'eau 
camphrée ou le liquide de Ripart et Petit (I). 

Pour cela, sur un porte-objet bien propre, on fera une 
cellule soit au bitume de Judée, soit au baume du Canada, 
soit, comme le recommande le chanoine Carnoy, avec un 
mélange de baume du Canada et de baume de Tolu dissous 
dans le chloroforme. Pour cet usage, il vaut mieux em- 
ployer du baume naturel non desséché, qui adhère mieux, 
sèche moins vite et se résinifie moins. Il est très important 
que le porte-objet soit très propre, on en prendra un qui 
n'ait jamais servi, que l'on nettoyera soigneusement à l'al- 
cool et à l'éther. Lorsque cette cellule a acquis une cer- 
taine consistance, mais avant qu'elle ne soit sèche, on pro- 
cède au montage. Les fragments d'algue à monter avec les 
Diatomées quelles portent sont d'abord lavées dans un verre 
de montre avec de l'eau distillée pure, cette eau est rem- 
placée par un peu du médium à employer, dans lequel on 
laisse les objets pendant un certain temps. Lorsque l'imbibi- 
tion est jugée suffisante, on porte le fragment d'algue à 
monter au milieu de la cellule préparée dans laquelle on a 
mis quelques gouttes du liquide conservateur. 

L'algue étant bien disposée au moyen des aiguilles et le 
liquide conservatedr étant en quantité suffisante, plus tôt 
plus que moins, on place délicatement le couvre-objet en 
appuyant d'abord une extrémité et en agissant ensuite rapi- 
dement, mais sans à coups. Si on ne va pas assez vite, on 
risque de déplacer le sujet; si on va trop précipitamment, 
on emprisonnera sûrement des bulles d'air. Si l'opération 
est manquée, on peut essayer de recommencer, sinon on 



Eau camphrée 75 grammes 

Eau distillée 75 — 

Acide acétique cristallisé. 4 — 

Acélate de cuivre 0,30 — 

Chlorure de cuivre 0,30 — 



- 208 - 

appuie sur le cover qui adhère à la cellule eu chassant à 
l'extérieur le liquide en excès. Ce liquide est essuyé au 
moyen d'un buvard et on laisse quelque temps sécher; si 
l'adhérence delà cellule est satisfaisante, le liquide intérieur 
ne s'évaporera pas. Lorsque l'on juge que louie l'eau exté- 
rieure est évaporée ou absorbée par le buvard, on consolide 
le tout par une couche de lut empiétant sur le cover, et on 
laisse sécher. Lorsque le tout est bien sec, on passe une ou 
deux fortes couches de bitume de Judée pour assurer la 
fermeture. Le naturaliste qui ne cherche pas l'élégance 
exigée des préparateurs de profession, ne craindra pas de 
mettre des couches larges et épaisses de ciment pour assu- 
rer la conservation de ses préparations. 

De semblables montages soigneusement faits peuvent 
durer indéfiniment. 

Les Diatomées montées ainsi sont d'un emploi restreint, 
car leurs stries sont peu visibles. Généralement on fait par 
un traitement antérieur disparaître l'endochrome pour ne 
conserver que les valves siliceuses. 

11 est très important, au point de vue de la détermination 
des espèces, de conserver aux frustules leurs dispositions 
naturelles et d'avoir des préparations montrant soit les 
filaments des Melosira, Fragilaria, Eunotia, Achnantes, soit 
les chaînettes des Diatoma et Grammatophora, soit les élé- 
gantes dispositions rayonnées des Lichmophora meridion, 
Aslerionella. On obtient ce résultat par lacalcination, le trai- 
tement par les acides détruirait ces dispositions naturelles. 
Celraitementdésagrègeégalementbiendes frustules séparant 
les valves des connectifs, ce qui est souvent un avantage, 
mais parfois un inconvénient. Les espèces très dévelop- 
pées sur la face connective des Eunotia, Odontidium, etc., 
si .elles n'étaient pas traitées par les acides, ne montre- 
raient guère que leurs faces connectives et la détermination 
serait souvent embarrassante ou en tous cas pourrait néces- 
siter une exploration de tout le slide à la recherche d'une 



— 209 — 

valve accidentellement détachée, tandis que le traitement 
acide en donnera des quantités. D'un autre côté, les espèces 
dites composées sont désagrégées par les acides. 

Lors donc que le premier examen des récoltes aura 
démontré l'existence soit de formes ayant une disposition 
naturelle particulière (indépendamment, bien entendu, des 
dispositions pseudo-parasitaires que la préparation au 
liquide peut seule conserver), soit d'espèces inégalement 
développées sur leurs deux faces, soit d'espèces très déli- 
cates, on devra se garder de traiter toute la récolte par les 
acides et on en conservera une partie destinée à être sim- 
plement calcinée. 

Comme les caractères des valves ont une importance 
spécifique beaucoup plus considérable que celle que l'on 
déduit des connectifs ou du groupement des frustules, on 
pourra prélever les deux tiers de la récolte pour le traite- 
ment à l'acide et garder le reste. Les espèces délicates de- 
vront autant que possible ne pas subir l'action des acides. 

La récolte sortie de son flacon sera soigneusement lavée 
et tamisée sur un tamis en toile métallique ou en tissu de 
soie suffisamment large pour ne retenir que les gros brins 
d'algues et les corps étrangers, l'espacement des mailles 
pourra être d'environ 1/10 de millimètre, ce qui ne passe 
pas est rejeté, le reste mis dans un verre à décantation. Dès 
que les corps lourds et étrangers touchent le fond, on 
décante le tout dans un deuxième verre. C'est dans ces 
opérations que l'on reconnaîtra l'utilité d'avoir ramassé une 
grande quantité de Diatomées pour pouvoir en sacrifier une 
bonne partie à la propreté du reste. Si on en a peu, on 
devra être plus prudent. 

Les frustules lavés une ou deux fois, il peut se présenter 
plusieurs cas: 

1° Les espèces sont de celles qui pourraient sans inconvé- 
nient être traitées à l'acide, mais la récolte est pure. Il est 
inutile de dépenser de l'acide et on se contente de faire 



— 210 — 

quelques lavages, les derniers à l'eau distillée, et on monte 
par calcination. 

$° Les espèces sont de même nature, mais la récolte est 
plus ou moins sale, on traitera alors à l'acide. 

3° Les espèces ne doivent être que partiellement traitées 
à l'acide, alors il faut prélever la partie la plus pure de la 
récolte qui est celle qui reste en suspension au bout d'une ou 
deux secondes dans la partie supérieure du verre. On dé- 
cante le tiers supérieur que l'on met à part et on traite le 
reste à l'acide. Après les lavages qui suivent ce traitement, 
on mélangera les deux portions avant le montage. 

Le traitement à l'acide se fait de trois façons : 

1° Aux iicides azotique et chlorhydrique à froid ; 

2° Aux mêmes acides à chaud ; 

3° A l'acide sulfurique. 

M. Brun a signalé également l'emploi du permanganate 
de potasse, mais ce procédé ne m'a pas donné des résultats 
en rapport avec sa complication. 

Le procédé à froid a été signalé par M. Brun pour les 
espèces délicates. On place la récolte dans un mélange 
d'acide chlorhydrique et azotique et on le laisse digérer 
quelque temps, un jour ou deux; on décante cet acide, on 
lave avec soin et on remplace l'acide par de l'ammoniaque 
qu'on laisse agir de même. Si une première opération est in- 
suffisante on recommence. Ce procédé est long, mais il donne 
de bons résultats. Son emploi est cependant restreint, car il 
n'est pas assez énergique pour nettoyer les récoltes sales, et 
lorsqu'elles sont propres, il est souvent inutile de traiter à 
l'acide. 

Le vrai procédé est le traitement à chaud. On opère 
comme il suit. 

Les Diatomées bien lavées sont laissées en repos pendant 
douze heures environ, il se forme un dépôt assez solide 
pour qu'on puisse décanter presque foute l'eau sans le 
déranger. Si on ne veut pas attendre si longtemps, on 



— 211 — 

décantera avec précaution au moyen d'une seringue ou d'un 
aspirateur en caoutchouc. On remplace alors l'eau par un 
mélange d'acide chlorhydrique et azotique par parties égales 
et en assez grande quantité, et on met le tout dans une 
petite casserole en porcelaine couverte. On porte ensuite 
cette casserole sur un fourneau à gaz ou au pétrole et on 
fait bouillir. Les vapeurs qui se dégagent étant insalubres 
et désagréables, on peut opérer dans une cheminée si on 
n'a pas de hotte à sa disposition, ou encore en plein air. Il 
est bon de prolonger cette ébullition un temps suffisamment 
long, les Diatomées supportent généralement très bien ce 
traitement à de rares exceptions près. Je prolonge cette 
ébullition de 20 à 30 minutes en général, on peut aller au- 
delà, mais il vaut mieux s'en tenir à cette durée et recom-' 
mencer avec de l'acide neuf s'il est besoin. Vers la fin de 
1 ébullition on jette dans la casserole quelques pincées de 
chlorate de potasse, il se produit une vive ébullition et un 
dégagement de chlore et d'oxygène qui aide au nettoyage. 

Lorsque l'ébullition est jugée suffisante, on laisse refroidir 
ou, pour aller plus vite, on jette le liquide encore chaud 
dans un verre à décantation à moitié rempli d'eau et on 
laisse le dépôt se produire. On change l'eau plusieurs fois, 
jusqu'à ce que toute trace d'acide ait disparu, on examine 
alors les Diatomées; si elles sont propres, on remplace l'eau 
ordinaire par de l'eau distillée, sinon on recommence le 
traitement ou on traite à l'acide sulfurique. 

Pour le traitement à l'acide sulfurique, il est absolument 
indispensable que l'on ait fait subir à la récolte un traite- 
ment préalable à l'acide azotique suivi d'un lavage complet 
à l'eau distillée, sans cela il se produirait des sulfates inso- 
lubles dont on ne pourrait se débarrasser. Les lavages 
soigneusement exécutés, on enlève l'eau le plus complète- 
ment possible et on ajoute l'acide sulfurique avec précaution 
pour que le verre ne casse pas par suite de l'élévation de 
température qui se produit. Il est utile dans cette prévision 



- 212 - 

de faire cette opération sur une assiette, pour qu'en cas 
d'accident la récolte ne soit pas perdue. Le tout est placé 
dans une casserole et porté à l'ébuilition. Les vapeurs qui 
se dégagent étant encore plus nuisibles et plus désagréables 
que celles que produisent les acides chlorhydrique et 
azotique, il faut prendre encore plus de précaution. Lorsque 
l'ébuilition a duré un temps suffisant et que le contenu est 
devenu bien noir, on ajoute avec prudence et par très 
petites quantités du clrorate de potasse ; il se produit un 
vif crépitement et il peut y avoir des projections de goutte- 
lettes d'acide bouillant, on fera donc bien de se tenir à 
distance. Lorsque tout est redevenu blanc, la réaction est 
terminée et il ne reste plus qu'à laver de manière à faire 
disparaître toute trace d'acide. On fera bien attention en 
ajoutant la première eau, qu'il se produira alors une vive 
hydratation de l'acide avec une forte élévation de tempéra- 
ture accompagnée souvent de projections, il faudra donc 
faire cette opération avec prudence 

On peut dans ce traitement remplacer le chlorate de 
potasse par l'acide azotique, la réaction est plus calme, mais 
les résultats sont moins bons. Les lavages doivent se faire 
avec de l'eau distillée ou de l'eau de pluie filtrée. 

11 arrivera que malgré tous les traitements certaines 
récoltes ne pourront jamais être nettoyées complètement, 
on devra alors se contenter d'un à peu près; il est d'ailleurs 
préférable, lorsque l'on veut seulement étudier les Diato- 
mées sans chercher à faire des préparations irréprochables, 
de ne pas pousser les traitements acides trop loin et de se' 
contenter du degré de propreté qui est suffisant pour que 
l'observation ne soit pas gênée. Certaines récoltes cepen- 
dant, celles que l'on fait, par exemple, dans l'estomac des 
poissons et beaucoup de terres fossiles, exigent un traitement 
énergique et prolongé. 

Quelquefois les récoltes traitées par les acides contiennent 
encore de* matières filamenteuses qui retiennent les Dialo- 



- 213 - 

mées par petits paquets, ce qui est très gênant pour l'obser- 
vation. Les auteurs du Microgr. Dictionnary recommandent 
de traiter ces récoltes après lavage par le savon qui ne doit 
contenir ni silice, ni kaolin pour ne pas donner lieu à des 
précipités insolubles. J'emploie le savon sous forme de so- 
lution alcoolique filtrée, ce qui élimine ces corps insolubles. 
On ajoute un peu de la solution a l'eau renfermant les Diato- 
mées eton porte à l'ébullition, l'alcool s'évapore et le savon 
reste en dissolution dans l'eau. Les matières muqueuses vien- 
nent flotter à la surface sous forme d écumes que l'on en- 
lève. On procède ensuite à un lavage complet pour éli- 
miner le savon. Ce procédé ne m'a pas donné des résultats 
constants, il a parfois très bien réussi ; d'autres fois, au 
contraire, il s'est formé des croûtes englobant diatomées 
et mucosités et tout a été perdu. Il est donc bon de ne sou- 
mettre au traitement qu'une partie de la récolte. 

Les mêmes auteurs conseillent encore le procède suivant 
pour le même objet. On mélange la récolte dans un tube à 
essai avec égale quantité de glycérine, et on secoue vivement 
pour mélanger l'eau et la glycérine et rompre les agréga- 
tions des Diatomées dans les matières muqueuses. On laisse 
déposer, les Diatomées tombent seules au fond, les matières 
muqueuses restent en suspension ou remontent à la surface. 
Ce procédé m'a également donné des résultats inconstants. 
De plus, le dépôt des Diatomées est fort long. 

Nous supposons maintenant que nos Diatomées sont 
suffisamment nettoyées, il faut les monter. 

Le montage peut se faire à sec aux baumes ou dans cer- 
tains médiums fluides. 

Les préparations à sec se détruisent presque toujours ; 
les préparations aux liqui les sont moins fragiles, mais n'ont 
pas la durée presqu'indéfmie des préparations aux baumes. 

D'un autre côté, il faut tenir compte de la manière dont 
les médiums employés influent sur la visibilité des stries 
des Diatomées. On peut admettre que la visibilité est pro- 



- 214 - 

portionuelle à la différence qui existe entre l'indice de ré- 
fraction de ta silice diatomique et celui du médium em- 
ployé (différence positive ou négative). Les indices des 
substances que l'on peut employer au montage sont indi- 
qués dans le tableau ci-joint avec la visibilité relative < or- 
respondante, l'indice de réfraction de la silice diatomique 
étant de 1,43. 



MÉDIUMS. 


INDICE 


VISIBILITÉ 


Baume du Canada 


1.54 

1.62 
1.66 

1.68 
1.75 
1.00 

2.10 

2.40 


0.11 
0.19 
0.23 

0.25 
0.32 
0.43 

0.67 
0.97 




Dissolution d'iodure de mercure dans l'iodure 
de potassium 


— de soufre dans le sulfure de carbone 
At 


Dissolution de phosphore dans le sulfure de 

carbone 

Liquide siibio arsenical de H. L. Smith. . . . 



L'inspection de ce tableau montre que le baume du Ca- 
nada, si usité jusqu'à ce jour, est peu avantageux ; aussi le 
remplace-t-on actuellement par le styrax ou le liquidambar, 
qui ont l'avantage d'être solides ; les autres médiums, sauf 
l'air, sont liquides et peu employés; cependant le liquide 
stibio-arsenical du professeur H. L. Smith se vulgarisera 
rapidement lorsque la composition en sera exactement 
connue. La naphtaline monobromée serait avantageuse si 
elle ne dissolvait pas presque tous les vernis; la solution 
de phosphore est dangereuse à manier et en plus attaque la 
silice des Diatomées au bout de peu de temps. 

L'air semblerait le véhicule le plus avantageux, mais les 
préparations à sec s'altèrent rapidement et, en outre, pour 
des raisons que je n'ai pas à reproduire ici (1), on perd 



(1) Voyez mon travail sur l'ouverture angulaire des objectifs, dans les 
Annales de la Société, année 1883. 



— 215 — 

avec de telles préparations une partie des avantages que 
procure l'emploi des objectifs à immersion à grande ouver- 
ture. 

Quoi qu'il en soit, voici comment on procède au mon- 
tage : 

On met dans un verre de montre avec une pipette compte- 
goutte, une goutte ou deux de la récolte et on ajoute une 
plus ou moins grande quantité d'eau distillée pour qu'une 
goutte de mélange déposée sur le cover donne un dépôt de 
Diatomées suffisant, ni trop ni trop peu. 

Le cover bien nettoyé est placé sur la table de bronze à 
chauffer, on dépose dessus une goutte ou deux du contenu 
du verre de montre et l'on chauffe pour évaporer l'eau. 
Lorsque ce résultat est obtenu, on transporte le cover sur une 
lame de platine et on chauffe avec une forte lampe à alcool. 
Si les Diatomées ont été toutes traitées à l'acide, on peut 
s'en dispenser, bien qu'il soit préférable de le faire. La 
calcination s'impose, au contraire, si tout ou partie de la 
récolte n'a pas été traité aux acides, ce qui est souvent le 
cas. Au premier moment Pendochrome se carbonise et tout 
devient noir; mais en continuant, le charbon se volatilise, 
et les Diatomées redeviennent blanches et brillantes ; à ce 
moment on arrête et on laisse refroidir. En poussant trop 
loin la calcination, on court le risque de voiler le cover, 
accident peu important, mais qu'il vaut mieux éviter. 

Le cover est alors porté sous le microscope et examiné. 
On peut enlever quelques corps étrangers, si on le juge à 
propos, ce qui est , en somme, peu utile, et on examine le 
contenu. On voit si les espèces sont bien régulièrement se- 
mées sur le cover, ou si elles ne forment pas des amas qui 
rendraient l'observation difficile. On remarque s'il ne se pré- 
sente pas quelques espèces dont la silice possède une colo- 
ration qui peut servir de distinction spécifique, et on la noie 
si on ne veut pas faire de préparation à sec, car le baume la 
détruira ou la changera certainement. C'est ainsi que i es- 



- 216 - 

que tous les Pleurosigma fortement colorés et très visibles 
à sec deviennent absolument incolores et transparents dans 
le baume. Il en est de même pour beaucoup de Stauroneis 
ou Navicules. Enfin, on voit si les espèces qui composent la 
récolte ne sont pas de celles dont les stries très délicates 
exigent un montage à sec pour être reconnues avec les 
objectifs dont on dispose. Dans ce cas, le cover est retourné 
sur une cellule antérieurement fuite sur un slide et parfai- 
tement sèche, le slide est chauffé, le bitume se ramollit, et 
en appuyant sur le cover avec une aiguille, il y a adhésion. 
Les préparateurs de profession livrent ainsi leurs Diatomées 
montées à sec, mais le naturaliste fera bien de consolider le 
tout par une ou deux, couches de lut; la préparation sera 
moins jolie, mais beaucoup plus durable. 

Malgré toutes les précautions, les montages à sec ne du- 
rent pas; avec quelque soin qu'ils soient faits, peu à peu 
l'humidité pénètre et vient se déposer en gouttelettes mi- 
croscopiques sur les Diatomées qui sont perdues pour l'ob- 
servation. Aussi fera-t-on toujours une deuxième prépara- 
tion au baume pour rester dans la collection, même si on 
juge à propos d'en faire une à sec pour l'observation. 

Le montage au baume se fait de deux façons : soit au 
baume sec, soit au baume liquide. Lorsque l'on emploie du 
baume du Canada, la méthode sèche est seule à employer: 
mais on est obligé d'adopter l'autre, lorsque l'on se sert de 
styrax ou de liquidambar, ce qui tend à se généraliser. Je 
décrirai cette méthode plus loin sous le nom de préparation 
au styrax , conservant le nom de préparation au baume au 
cas où l'on emploie du baume du Canada. 

Le b.iume doit être acheté sec, ou si on ne peut se le pro- 
curer que liquide, on le dessèche complètement à l'étuve et 
> t le redissout au bain-marie, jusqu'à consistance siru- 
, dans de l'essence de térébenthine ou de la benzine 

Je préfère l'essence de térébenthine, 
over chargé de Diatomées bien sèches est placé sur 



— 217 — 

la plaque de bronze el légèrement chauffé ; on dépose alors 
sur sa surface une goutte d'essence de térébenthine qui 
pénètre les Diatomées et chasse les bulles d'air qu'elles con- 
tiennent. Si les Diatomées sont sujettes à reienir de l'air 
comme les Melosira, Bidulphia, Isthmia, Pinnularia, etc., 
on remplace l'essence de térébenthine par l'essence de gi- 
rofles qui les pénètre presque instantanément. Cependant, 
dans les cas ordinaires, il vaut mieux s'en tenir à l'essence 
de térébenthine qui s'évapore mieux. On chauffe alors len- 
tement, jusqu'à ce que l'essence soit presque complètement 
évaporée, et on ajoute une ou deux gouttes de baume. On 
continue alors à chauffer pour achever d'évaporer l'essence 
jusqu'à ce que, en transportant le cover sur une plaque 
froide, le baume devienne complètement dur. Dans le cou- 
rant de cette opération, on enlèvera les quelques bulles qui 
se produisent par accident, car l'opération en elle-même 
n'en dégage pas comme lorsqu'on emploie le baume dissous 
dans le chloroforme. Lorsque l'évaporation est complète, on 
a une petite lentille plan convexe, baume et verre. Dans cet 
état, on peut parfaitement expédier les covers à ses corres- 
pondants qui n'auront qu'à achever le montage. Pour cela, 
on renverse la petite lentille sur un slide que l'on chauffe, 
en ayant soin d'appuyer, dès le début, sur un bord du cover 
avec une aiguille pour qu'il s'applique sur le slide par un 
mouvement de charnière. Lorsque le baume est liquéfié, on 
appuie pour chasser l'excès et on refroidit le tout. 

Le grand avantage de cette manière d'opérer consiste en 
ce que tout est rapidement terminé, et que l'on peut de 
suite nettoyer les bords du cover et placer l'étiquette; il ne 
faut pas cinq minutes pour faire une préparation. 

Le seul défaut du procédé consiste en ce que si l'on 
chauffe trop le baume, il est exposé à jaunir. C'est un minime 
inconvénient, en somme, carie baume est naturellement 
assez blanc et la couche qui persiste entre les deux verres 
très mince. Mais avec le styrax il n'en est plus de même, et 



— 218 — 

la coloration serait trop forte si l'on appliquait la même 
méthode; il faut doue opérer autrement. 

On prend une dissolution assez fluide de styrax ou de li- 
quidambar dans la benzine, le chloroforme, l'éther ou tout 
autre dissolvant, et on en dépose une goutte ou deux sur le 
cover chargé de Diatomées. On laisse alors évaporer l'es- 
sence à l'air, mais à l'abri de la poussière, ce qui demande 
de 24 à 36 heures, et on monte à une douce chaleur. On 
peut, après le montage, racler avec précaution le médium 
en excès, et nettoyer d'abord avec un linge imbibé d'alcool, 
puis avec un linge trempé dans l'eau. 

Le montage fait , le reste de la récolte est placé dans un 
flacon de collection étiqueté, et on laisse les Diatomées se 
déposer ; on enlève ensuite l'eau pour la remplacer par de 
l'alcool, ce qui est important, car sans cela il se formerait 
des moisissures. 

Si l'on a, plus tard, besoin de faire de nouvelles prépara- 
tions, il faudra remplacer l'alcool par de l'eau distillée pour 
éviter que les Diatomées ne se réunissent en agrégations au 
moment du montage. 



TRIAGE DES DIATOMEES. 

Il peut arriver que l'on ait besoin de séparer une ou deux 
espèces d'une récolte pour les placer à part et isolément. 
Cette opération , qui devient délicate et difficile lorsqu'on 
veut arranger systématiquement ou régulièrement les es- 
pèces, est très simple, en somme, lorsqu'on veut simple- 
ment placer quelques fruslules au centre d'une prépara- 
tion. 

M. Rataboul, dont l'adresse est très grande, a indiqué ses 
procédés clans notre Bulletin. Ma manière d'opérer est un 
peu différente et me paraît plus à la portée des mains inha- 
biles; voici en quoi elle consiste : 



- 219 - 

Le cover est garni d'une légère couche d'une substance 
capable de fixer les Diatomées. On peut employer soit une 
dissolution de gomme ou de gélatine dans l'eau distillée, 
soit une dissolution de caoutchouc dans la benzine. Si l'on 
veut préparer les Diatomées à sec, il vaut mieux employer 
du baume du Canada. Il faut que la couche soit très mince 
et uniforme; pour cela, les dissolutions doivent être très 
légères et faites avec des substances très pures. 

On prépare le cover en déposant à sa surface une goutte 
du mélange employé qu'on laisse spontanément évaporer à 
l'abri de la poussière. Lorsque la couche est sèche, on peut 
employer le cover. 

Sur un large cover on dessèche une certaine quantité de 
la récolte dans laquelle on a des frustules à trier. On doit 
laisser les frustules se déposer et se sécher sans employer la 
chaleur qui pourrait faire adhérer les Diatomées au verre ; 
il est essentiel, en outre, que l'eau qui tient les frustules en 
suspension soit d'une pureté absolue, et que les Diatomées 
soient un peu clairsemées. Ce cover, que nous appellerons 
le grand cover pour le distinguer, est fixé sur un slide au 
moyen d'un peu de paraffine ou plus simplement avec un 
peu d'eau (1). 

On fixe sur un coin du même slide le cover destiné à 
recevoir les Diatomées, mais en marquant au centre de 
la face qui n'a pas reçu d'encollage, un petit point d'encre 
et en appliquant de suite cette face sur le slide. Le petit point 
d'encre produit l'adhérence nécessaire, tout en marquant le 
centre de ce cover que nous appellerons le petit cover. 

11 s'agit maintenant d'enlever une diatomée du grand 
cover et de la transporter au centre du petit. Le point im- 
portant est d'éviter tout mouvement intempestif de la main 



(i) M. E. H. Griffith conseille l'emploi à la place du verre d'une 
lame de mica, les Diatomées adhèrent moins et se laissent enlever plus 
facilement. 



— 220 — 

qui pourrait soit perdre le frustule, soit le fa re sortir du 
champ de vue. C'est le résultat que l'on obtient avec les 
doigts mécaniques et auquel j'arrive tout simplement de la 
manière suivante : 

Je place le manche qui reçoit le poil nécessaire au trans- 
port dans la gaîne d'un porte-loupe à double articulation et 
à crémaillère de Nachet. Le porte-loupe sans crémaillère 
peut suffire, mais est un peu moins commode; il est indis- 
pensable que les articulations soient très serrées, de manière 
qu'elles ne cèdent que difficilement. Je dispose ensuite ce 
porte-loupe sur la table, à droite du microscope, de manière 
que l'extrémité du poil vienne se trouver au-dessus du cen- 
tre de la platine, sous l'objectif et à une très petite distance 
au-dessus du slide portant les deux, covers. Cela fait, si je 
regarde dans l'instrument muni ou non d'un oculaire re- 
dresseur, je vois les Diatomées et l'extrémité du poil au cen- 
. tre du champ. Je fais alors courir le slide jusqu'à ce que la 
diatomée que je veux trier soit sous le poil ou un peu à gau- 
che, et je saisis alors le manche porte-poil avec la main 
droite, comme je fais d'une plume, le poignet restant ap- 
puyé sur la table ou sur un support si la platine du micros- 
cope est trop haute. 

Le système formé par le porte-loupe et le manche du 
poil est assez élastique pour que je puisse abaisser le poil 
jusqu'à la diatomée et la ramasser par de petits mouve- 
ments latéraux, mais il est assez rigide pour que tout 
mouvement brusque soit facile à éviter. La diatomée 
cueillie on abandonne sans brusquerie le manche et le poil 
se relève au-dessus du grand cover entraînant le frustule 
qui reste ainsi en l'air. On fait alors glisser sous le micros- 
cope le slide jusqu'à ce que le point d'encre du petit 
cover soit au centre du champ sous le slide et on y dépose 
la diatomée de la même manière qu'on l'a prise, on peut 
même la tourner ou la pousser un peu au moyen du poil, 
ce qui se fait assez facilement, tout mouvement brusque 
étant empêché. 



— 221 — 

Si le grand cover est un peu plus épais que le petit, ou 
peut faire la substitution des deux sans que la diatomée, 
momentanément suspendue, soit accrochée; mais si on a 
un porte loupe à crémaillère, il vaut mieux lever un peu 
le système au moyen de cette crémaillère pendant la subs- 
titution. 

La transposition effectuée on fixe la ou les diatomées à 
la couche d'encollage, avec l'haleine s'il s'agit de gélatine 
ou de gomme, à l'aide de la chaleur s'il s'agit de caout- 
chouc ou de baume, et l'on peut continuer l'opération. 

Si on veut monter au baume ou au styrax, ce qui est 
toujours préférable, on opère comme il a été dit pour la 
méthode au baume liquide. Si on veut monter à sec, après 
avoir eu soin d'employer le baume du Canada comme en- 
collage, on porte le cover sur la plaque de platine et on 
chauffe. Le baume de l'encollage commence par noircir, puis 
se volatilise laissant les Diatomées adhérentes au cover que 
l'on monte sur une cellule, comme il a été dit. 

11 est utile, en tous cas, de monter sur une cellule tra- 
cée sur le slide pour que les Diatomées ne soient pas 
écrasées. 

Pour terminer, disons encore que l'ordre et le soin dans 
les préparations sont d'une importance capitale, si l'on 
veut obtenir des résultats scientifiques et sérieux. On 
devra nettoyer avec soin les divers ustensiles employés, de 
manière qu'il ne se produise pas de mélanges d'espèces, 
ce qui arrive fatalement si on n'opère pas avec un soin 
méticuleux. 

III. — I/observation des Diatomées. 

LE MICROSCOPE DU DIATOMISTE 

L'étude des Diatomées nécessite d'une façon générale et 
absolue l'emploi des microscopes les plus puissants Mais ce 

46 



— 222 — 

qui est nécessaire pour la détermination des espèces très 
petites ou 1res ûnenaent striées, est loin d'être indispensable 
pour la plus grande partie des cas. Avec un bon microscope 
moyen, modèle de Nachet ou Verick, accompagné d'objectifs 
de 1 à l/'IO de pouce des mômes constructeurs, on pourra 
résoudre 95 pour cent des espèces que l'on sera appelé à 
déterminer. Pour d'autres, telles par exemple que VAmphi- 
pleura pellucida, Vanheurckia rhomboïdes, etc., la résolu- 
tion des stries est complètement inutile pour la détermina- 
tion. Pour les formes très petites mais non finement striées, 
ce qui se présente souvent, un objectif à fort grossissement, 
tel que le n° 9 à immersion de- Nachet, est particulièrement 
commode. 

Cependant pour un certain nombre d'espèces, Nitzschiées 
particulièrement, il faut absolument de très bons objectifs 
et l'emploi d'un bon condenseur pour obtenir la résolution. 
Mais la résolution n'est pas suffisante pour la détermination, 
il faut encore compter les stries, opération fort difficile qui 
nécessite non seulement une excellente résolution, mais 
encore un grossissement assez fort. 

Si donc on a déjà un microscope de modèle ordinaire en 
sa possession ou si on veut limiter sa dépense, on pourra 
se contenter des moyens et petits modèles continentaux. 
Ces modèles, sauf ceux de Zeiss, ne se prêtent pas à l'emploi 
des condenseurs, on aura donc tout avantage à prendre un 
Stand de Zeiss muni de l'excellent condenseur d'Abbe, avec 
lequel la rotation de la platine devient absolument inutile. 

Gomme objectifs on prendra les numéros 3, 6, 9 de 
Nachet, ou les BB, DD, L ou M de Zeiss. Ceux de Zeiss sont 
plus chers et quelque peu meilleurs. Les numéros analogues 
de Verick sont à peu près analogues à ceux de Nachet 
comme prix et qualités. 

Si un outillage ainsi composé peut suffire, il sera cepen- 
dant toujours préférable au diatomiste de recourir aux 
grands instruments anglais lorsque ses moyens le lui per- 



: 



— 223 — 

mettront. Les Stands présentent, en effet, toute facilité pour 
l'installation et le maniement des condenseurs, leur platine 
mécanique permet le repérage facile des sujets rares dans 
les préparations, les mouvements mécaniques sont parfaits, 
le prix est malheureusement élevé. Les Stands de Ross, 
construits sur le type Zeutmayer, nous semblent préférables 
aux autres, cependant on en aura de très bons et un peu 
meilleur marché chez Swift. 

Les objectifs anglais sont infiniment supérieurs aux 
objectifs du continent, mais coûtent le triple au moins. 
Pour l'étude des Diatomées ils sont incomparables. Je me 
sers généralement d'un 1/4 de Swift et d'un 1/8 New formula 
de Powell et Lealand, qui sont tous deux hors ligne. Si la 
dépense n'effraie pas trop, il sera bon d'ajouter un 1/1 6 e ou 
un 1/1 8 e à immersion homogène, qui servira dans le cas où 
un fort grossissement est nécessaire. Pour le 1/8 e il me 
semble préférable d'employer un objectif à sec ou à l'eau à 
un objectif à l'huile, les ennuis de la manipulation de ce 
liquide devant restreindre au minimum les cas où on se 
risquera à l'employer. 

L'objectif 1 /8 e de Powell, aidé du condensateur de Zeiss 
uni à la préparation au moyen de glycérine, permet la réso- 
lution de V Amphipleura dans le baume, il est donc parmi 
les plus recommandables et ses avantages me semblent 
devoir faire passer sur les ennuis de l'immersion. 

Pour les objectifs de faible pouvoir, de un pouce ou un 
demi -pouce, il sera préférable de les acheter en France ; la 
supériorité des objectifs similaires anglais n'étant nullement 
en rapport avec la surélévation des prix. 

Parmi les nombreux condensateurs que j'ai essayé, celui 
qui m'a donné les meilleurs résultats, surtout au point de 
vue de la commodité de l'emploi est celui du docteur Abbe, 
qui, malheureusement, se monte difficilement sur les instru- 
ments anglais, par suite de l'épaisseur de leur platine méca- 
nique. Le modèle que Zeiss construit pour les modèles an- 



— 224 — 

glais, ne s'applique qu'aux grands modèles de première taille, 
et nous aurons toujours, en France, tendance à employer tes 
grands modèles de la deuxième ou troisième taille. On peut 
encore arriver à installer le condenseur de Zeiss sous ceux 
de deuxième taille, mais il faut alors acheter le condenseur 
du type des Stands allemands et le faire arranger soi-même, 
ce qui est souvent difficile. 

On obtient de meilleurs résultats encore avec une simple 
lentille hémisphérique (iraverse lens de Toiles) et un ob- 
jectif de 1 pouce à î pouce 1/2 comme condenseur, mais il 
faut des platines très minces, simples de préférence et un 
Stand à sous-platine oscillante. 

Il n'y a rien à dire au sujet des oculaires sinon que, pour 
les Diatomées, la vision binoculaire est inutile et qu'il 
faudra toujours avoir au moins un oculaire micrométrique 
ordinaire, si l'on ne peut se procurer un oculaire micromé- 
trique mécanique qui est très commode pour compter les 
stries. 

Une bonne lampe à pétrole est indispensable, et je ne sau- 
rais trop recommander le modèle confectionné par M. Swift 
et muni d'un capuchon qui empêche toute autre lumière, 
sauf celle qui pass 3 dans le microscope, d'arriver aux yeux 
de l'observateur. 

Le modèle le plus complet comporte, en outre, un réflec- 
teur qui peut prendre la place du capuchon, et une forte 
lentille demi-boule, derrière laquelle on peut visser un 
verre bleu. 

Je parlerai, en leur lieu et place, de quelques autres 
accessoires nécessaires à l'étude des Diatomées; mais je ne 
décrirai pas les appareils tels que Paraboloïdes à immersion, 
Reflex de Beck, Oblique de Wenham , etc., qui ne servent 
qu'à résoudre des stries difliciles dans certaines conditions 
qui sortent de la pratique. 



- 225 - 



EMPLOI DU MICROSCOPE. 



Si rien n'est plus facile que d'employer le microscope sous 
la forme habituelle que nous lui connaissons en France, il 
n'en est pas de même lorsque l'instrument se complique 
d'accessoires qui ne produiront aucun bon effet s'ils ne sont 
pas convenablement employés. Aussi , au début , on perd 
beaucoup de temps à régler la lumière et le condenseur, et 
il me semble utile d'indiquer ici la marche à suivre pour 
arriver rapidement au but désiré. 

La lampe doit être munie d'une mèche plate et tournée 
de manière que le petit côté de la flamme regarde le mi- 
croscope. 

Le microscope étant muni d'un oculaire et d'un objectif 
faible et de son condenseur, est placé sur la table et incliné 
de manière à ce que l'on puisse observer commodément. La 
lampe est haussée et inclinée, si la construction le permet, 
de manière que la flamme vienne éclairer le miroir placé 
dans l'axe du condenseur. 

Le condenseur est haussé jusqu'à la position que l'on sait 
correspondre approximativement à son foyer pour une pré- 
paration d'épaisseur courante, l'objectif descendu d'une façon 
analogue et on s'assure que la lumière traverse le système. 
On opère alors dans l'ordre suivant : 

\° Centrage du condenseur. Il s'obtient en recouvrant la 
lentille supérieure du petit couvercle ad hoc et en amenant 
le trou central de ce couvercle au milieu du champ en agis- 
sant sur les vis de centrage de la sous-platine ou du nez du 
microscope. Ce centrage est important et doit être vérifié de 
temps en temps, les mouvements du diaphragme, les chocs 
que le condenseur peut recevoir par accident de la part du 
chariot de la platine étant sujets à le déranger. 

2° Mise au foyer du condenseur. Pour obtenir cette mise 
au foyer, on dépose sur la platine une préparation que l'on 



— 226 - 

met au foyer de l'objectif après avoir, bien entendu, enlevé 
le couvercle de centrage du condenseur. On élève ou on 
abaisse ensuite le condenseur jusqu'à ce qu'on aperçoive une 
image de la flamme de la lampe ou d'objets éloignés, toits, 
cheminées, etc., si l'on opère en plein jour. Remarquons que 
cette mise au foyer n'est relative qu'à la lumière centrale, et 
qu'il faudra la modifier un peu pour la lumière oblique ; elle 
correspond, en outre, à la préparation qui est sur la platine 
et qui a dû être unie probablement au condenseur par de 
l'eau, de l'huile ou de la glycérine, suivant les cas, si on 
emploie un condenseur à immersion. 

3° Centrage de la lumière. Il ne reste plus qu'à amener 
au centre du champ la partie lumineuse du ciel, au moyen 
de légers mouvements du miroir ou l'image de la flamme 
si on emploie la lampe, au moyen de mouvements soit du 
miroir, soit de la lampe elle-même. 

Il peut arriver au cours de l'observation, et surtout avec 
la lampe, que lorsque, par un changement de diaphragme, 
on passe de la lumière centrale à la lumière oblique, le 
champ du microscope se trouve plongé dans l'obscurité. 
Cela tient soit à ce que les rayons lumineux ne touchent 
pas la portion de la lentille inférieure correspondante à 
l'ouverture du diaphragme, soit à ce qu'on ait excédé l'ou- 
verture angulaire de l'objectif dans l'obliquité donnée à 
l'éclairage, soit aux deux causes réunies. La meilleure ma- 
nière de se rendre compte des conditions de son éclairage, 
consiste à enlever l'oculaire et à regarder dans le tube. Si 
l'éclairage est central, on aperçoit au milieu du champ 
l'image du diaphragme ; si on excentre le diaphragme de 
manière à rendre la lumière oblique , on voit l'image du 
diaphragme se transporter vers les bords et finalement sor- 
tir du champ lorsque l'ouverture de l'objectif est dépassée. 
Si on aperçoit l'image du diaphragme dans le champ, mais 
qu'elle ne soit pas brillamment éclairée, on modifie un peu 
l'inclinaison du miroir, de manière à amener la lumière 
dans le microscope. 



- 227 — 

Cette vérification de la portion de l'objectif utilisée est 
très importante , car elle permet de tirer des conséquences 
souvent utiles sur la nature des détails observés, comme je 
l'indiquerai plus loin. 

Le microscope étant ainsi disposé, on procède à un exa- 
men rapide de la préparation avec un objectif faible. On 
remarque ainsi ce qu'elle contient et au besoin on repère, 
comme il sera dit plus loin, les frustules isolés et rares dans 
la préparation. C'est généralement ainsi que se présentent 
les formes les plus curieuses et les plus rares Ce premier 
examen est néanmoins insuffisant, et si on s'en tenait à lui, 
on s'exposerait à ce que, clans les préparations au baume, 
certaines espèces très transparentes n'échappent complète- 
ment. On trouve, par exemple, à Cette, dans l'estomac des 
ascidies, d'innombrables frustules de chaetoceros qui sont 
absolument invisibles dans l'eau et dans le baume sous un 
grossissement faible, bien que leur taille soit considérable. 
C'est également le cas de presque tous les Pleurosigma, de 
beaucoup de Nitzchiées et de bien d'autres espèces. Aussi il 
est très important d'examiner les préparations à sec avant 
de les monter au baume ou au styrax et de noter grosso 
modo ce qu'elles contiennent. 

Ce premier examen fait, on remplace l'objectif faible par 
un bon 1/i ou 1/6 de pouce, qui permettra à lui seul de dé- 
terminer plus des deux tiers des espèces. Dans les cas dif- 
ficiles, il faut recourir aux objectifs plus puissants et sou- 
vent à la numération des stries. 

Pour mesurer les frustules, il est un procédé très commode 
que j'emploie avec avantage et qui simplifie beaucoup les opé- 
rations. Avec un tube de longueur ordinaire (22 à 25 centi- 
mètres, pius ou moins selon l'objectif), le quart de pouce 
grossit réellement trois cent trente fois, avec un oculaire C 
ou 3 (les opticiens donnent généralement à cette combi- 
naison un grossissement de 500) ; c'est-à-dire que dix divi- 
sions du micromètre oculaire qui valent un millimètre, et 



— 228 — 

étant grossies dix fois par le verre de l'œil de l'oculaire, 
paraissent un centimètre, recouvrent trois divisions du mi- 
cromètre objectif ou 3 centièmes de millimètres. On peut 
d'ailleurs, pour éviter toute discussion, se borner à cons- 
tater ce fait que 10 dixièmes de millimètre de la division 
oculaire correspondent à 3 centièmes de millimètre de la 
division objective. Si cela n'a pas lieu tout à fait, on arrive 
à établir la coïncidence en allongeant le tube du micros- 
cope, ce qui est facile avec les" instruments anglais. Si le 
draw-tube est gradué, on note la division de cette gradua- 
tion correspondant à cette coïncidence, sinon on fait un 
repère sur le tube intérieur. Ceci établi, il est évident que si 
la division du micromètre oculaire en dixièmes de millimètre 
était remplacée par une division en 1/3 de millimètre, une 
de ces divisions correspondrait exactement à 1 centième de 
millimètre, et qu'il n'y aurait qua compter le nombre de 
divisions qui encadrent le frustule pour avoir ses dimensions 
en centièmes de millimètre. En fait, la division par 4/3 est 
un peu écartée, et il vaut mieux en avoir une par 1/6. M. Na- 
chet a eu l'obligeance de m'en faire une ainsi tracée, qui a 
simplifié beaucoup mes mensurations. 

Il arrive, en outre, que les 1/8 employé; ont un grossis- 
sement généralement double des 1/4, de sorte que le même 
oculaire microinélrique sert encore avantageusement dans 
ce cas, chacune de ses divisions correspondant à 1/2 ou 1/4 
de centième, suivant que l'échelle est au 1/3 ou au 1/6. 
Bien entendu, la longueur du tube nécessaire pour obtenir 
cette nouvelle coïncidence change généralement. 

Si on n'use pas de ce moyen, le procédé le plus commode 
est d'employer une règle à calcul sur laquelle on a marqué 
les traits correspondant à la valeur de la division du mi- 
cromètre oculaire pour chaque objectif. Il est utile, lors- 
qu'on se sert couramment des ouvrages anglais et de la 
Flora Europœa de Rabenhorst , de marquer sur cette règle 
deux traits correspondant aux valeurs de ^ en fractions dé- 
cimales de pouces anglais et l'inverse. 



— 229 - 

0" 0001 = 1 = 2,54 p. 

(* == 0" 000039 = 0,39 1. 

Le même nombre, en changeant la virgule, donne la va- 
leur du pouce {'' == 45499 ^ et servira pour les ouvrages 
anglais dans lelquels on emploie des fractions non déci- 
males de pouces. 

Les mêmes nombres serviront à transformer les comptes 
de stries. Ainsi : 

N stries en 10p — 2,54 X N stries en 10 1 ou 0" 001. 

N stries en 10 1 = 0,39 x N stries eu 10 p. 

Une autre simplification que l'on peut employer aussi bien 
avec la division micrométrique oculaire normale qu'avec la 
division spéciale, consiste à faire avec un morceau de carton 
une réglette divisée qui donne la valeur des divisions du 
micromètre oculaire pour chaque objectif à l'échelle des 
planches de l'ouvrage que l'on emploie. Une carte de visite 
peut ainsi porter quatre échelles, en regard desquelles on 
mentionne le cas auquel elles se rapportent. Ainsi pour 
l'ouvrage du D r Van Heurck, on aura les échelles suivantes : 

Obj. 1/4 600/1, — obj. VH 000/1, — obj. 1/8 600/1, — 
obj. 1/8 1 000/1 e . 

Cette carte reste dans le livre comme signet. 

On pourra ainsi rapidement comparer le frustule examiné 
aux planches de l'ouvrage. Cette comparaison ne peut dis- 
penser de prendre la mesure exacte des frustules par les 
moyens indiqués plus haut pour les comparer aux nombres 
donnés dans les textes. 

Bien que ces petits perfectionnements relatifs à la ma- 
nière d'effectuer les mesures et comparaisons puissent pa- 
raître bien minutieux, je pense qu'ils ont, au contraire, une 
grande val >ur, car il n'en coûte pas beaucoup de les em- 
ployer, et ils soulagent l'attention en même temps qu'ils 
permettent d'éviter bien des erreurs. 

La numération des stries est l'opération la plus délicate 
à laquelle le diatomiste ait à se livrer. Nous avons vu qu'elle 



- 230 - 

a une grande importance spécifique. On arrive avec de la 
patience à compter les stries , en se servant d'un simple 
oculaire micrométrique à division ; mais il faut , outre une 
grande habitude, une très forte tension de l'œil qui est très 
fatigante. 

On arrive plus facilement au môme résultat en employant 
des oculaires micrométriques mécaniques, mais ces instru- 
ments sont très coûteux et très sujets à se déranger. Notons 
en passant qu'il faut absolument éviter de se servir des 
chariots de la platine; avec quelque soin qu'ils soient 
construits, les erreurs sont inévitables, et en les produisant 
à la platine elles se trouvent à l'oculaire multipliées par le 
grossissement total du microscope. 

M. de Castracane a conseillé l'emploi de la photographie 
au petit châssis avec projection ultérieure, c'est le procédé 
le plus sûr, mais il exige une série de manipulations très dé- 
licates et surtout fort longues et ne peut être employé quo 
pour des recherches spéciales, telles que celles qu'; vait 
entreprises le savant observateur qui l'a inventé. 

En somme, sauf les cas où on ne peut se passer de cette 
donnée et ceux où il est nécessaire de la connaître pour con- 
trôler les observations des auteurs, il faut éviter de recourir 
à cette numération des stries, qui produit rapidement une 
grande fatigue de l'œil, surtout aux débutants. 

L'observateur qui par une étude soigneuse de ses objectifs 
sur de bons tests -objets a appris à en connaître exactement 
la valeur, trouvera dans cette connaissance un moyen dé- 
tourné d'arriver à la détermination approchée du nombre de 
stries d'un fruslule donné. Il sait que tel objectif ne résout 
dans la lumière centrale que les stries distantes de moins 
d'un chiffre donné, et que, en utilisant toute l'ouverture de 
son objectif, il n'arrive qu'à tel autre chiffre d'une manière 
nette et courante. Il peut encore considérer le' cas où 
il n'utilise que la moitié de l'ouverture et arriver ainsi 
à des approximations que la manière dont, dans tel ou 



- 231 - 

tel cas, la résolution est obtenue viendra compléter (\). 

Quant à la connaissance de la manière dont on utilise l'ou- 
verture de l'objectif, il est aisé de s'en rendre compte en re- 
gardant dans le tube, après avoir ôté l'oculaire, ce que le 
docteur Abbe appelle d'une façon si juste l'image de l'ou- 
verture. Nous avons parlé plus bas de cet examen au sujet 
de l'éclairage du microscope. 

En parlant de la difficulté de la mensuration des stries, 
nous ne voulons parler, bien entendu, que des plus fines. 
Pour certaines autres qu'il est important de compter, les 
points carénauxdes Nitzschiées, par exemple, il n'y a pas 
de difficultés et on ne doit pas se priver de cette donnée spé- 
cifique 

Il nous reste à parler du repérage des Diatomées clans les 
préparations. J'ai dit que les Diatomées les plus rares et les 
plus intéressantes se présentaient généralement isolément 
dans les préparations. On peut, à la rigueur, les trier à part 
comme il a été dit, mais il est bien préférable de les repérer 
de manière à les retrouver au besoin : outre l'économie de 
temps et de patience, on ne sera pas exposé à les perdre ou 
les briser dans le transport , et le naturaliste trouvera toujours 
avantageux de trouver ces frustules au milieu de ceux avec 
lesquels ils vivaient et ont été récoltés. Dans les Stands les 
plus parfaits, les chariots portent deux séries de divisions 
quelquefois avec verniers qui permettent le repérage. Ce sys- 
tème a un avantage, c'est qu'il n'y a aucune manipulation à 
faire subir à la préparation pour repérer l'objet, et que l'ob- 
servation n'est pas interrompue ; cet avantage est consi- 
dérable, mais est tout personnel au possesseur du Stand qui 



(1) Les renseignements ainsi obtenus sont certainement insuffisants 
pour la détermination proprement dite, mais ils permettent de procéder 
à des éliminations qui abrègent souvent beaucoup les recherches. Je 
leur considère une valeur analogue à ceux qui sont fournis par la taille 
des frustules. 



— 232 — 

ne peut communiquer son repérage qu'au possesseur d'un 
Stand à chariots également divisés. 

Lorsque les Stands possèdent une platine porte-objet, 
mécanique ou non, mais indépendante de la platine propre- 
ment dite (barette mobile de M. Nachet ou systèmes ana- 
logues), le repérage s'obtient au moyen d'un chercheur de 
Maltvvood (iMaltvvood finder). Ce chercheur est une micro- 
photographie représentant une série de carrés égaux dont 
chacun porte deux numéros, l'un indiquant la rangée ver- 
ticale et l'autre la rangée horizontale du carré. 

Si l'objet à examiner étant au centre du champ, on super- 
pose le chercheur à la préparation tous deux buttant éga- 
lement contre un arrêt fixe, un des carrés viendra néces- 
sairement se superposer à l'objet, et en haussant un peu le 
tube du microscope, on pourra lire les numéros du carré 
en question. Il est évident que si l'on fait l'opération inverse, 
c'est-à dire qu'ayant placé sur le chariot la préparation et 
le chercheur pardessus, tous deux buttant contre l'arrêt, 
on amène par des mouvements du chariot le carré dont on 
connaît les numéros à être dans le champ ; en enlevant le 
chercheur, l'objet repéré se trouvera dans le champ de l'ins- 
trument. Ce système a un inconvénient grave, il oblige, 
lorsque l'on veut repérer un objet, à cesser l'observation 
pour placer le chercheur et à remplacer souvent l'objectif 
employé par un autre, car on ne peut examiner le cher- 
cheur avec un objectif plus fort que 1 pouce. Cet inconvé- 
nient est peu sérieux lorsqu'on se sert d'un objectif à sec, 
mais il est très sensible lorsque l'on emploie des objectifs 
à immersion. 

Néanmoins, le système du chercheur a cet avantage qu'il 
est économique et permet de transmettre ses repérages. 
On n'a en elfet qu'à envoyer avec la préparation un autre 
slide contenant un objet bien déterminé et unique, une 
diatom'îe, un simple point d'encre au milieu d'un cercle et 
dont on indique le repérage. Supposons 21 /s4 : ^ e desti- 



— 233 — 

nataire repère ce point avec son chercheur, il trouve 20 / 57 , 
par exemple, il n'aura qu'à modifier en conséquence tous les 
repérages de l'expédiieur par l'addition de la différence 
(positive ou négative) _1 /+3 Si donc on lui a écrit que tel 
frustule était repéré 4â / S3 il le trouvera repéré à son cher- 
cheur à lui 41 /s6- 

L'emploi du chercheur nécessite en tous cas l'emploi 
d'une platine ou barette porte -objet mobile. Or, si presque 
tous les instruments anglais en possèdent, presqu'aucun mi- 
croscope du continent n'en est pourvu. M. P. Fabre, qui au 
cours de ses recherches sur les Infusoires s'est trouvé amené 
à envoyer des sujets repérés, a surmonté cette difficulté d'une 
façon très ingénieuse par la construction d'une barette en 
verre très simple que tout le monde peut construire, et qui 
se superpose facilement à tout microscope. Son inventeur le 
décrit ainsi : 

« Deux lames de verre de !1 ,130 de long sur m ,035 de 
large sont percées à leur centre d'un trou de m ,025 environ 
de diamètre. Elles sont collées l'une à l'autre par l'intermé- 
diaire de deux petites bandes de verre de m ,035 sur in ,005 
placées à leurs extrémités, et laissent par conséquent entre 
elles un espac vide correspondant à l'épaisseur de ces 
bandes de verre, soit m ,002 environ. Enfin, sur la lame 
supérieure sont collées deux autres petites règles de verre 
disposées à angle droit inférieurement et latéralement à 
gauche, de telle sorte que le slide qui vient y buter ait son 
centre au-dessus de l'ouverture des plaques de verre. Cet 
appareil se place sur la platine dont l'ouverture centrale 
correspond à la sienne. L'espace compris entre les deux 
lames sert à passer les valets qui par une simple pression 
immobilisent l'appareil. Les préparations placées sur la 
lame supérieure contre les barettes de verre s'examinent 
en faisant mouvoir le tout. Cette combinaison est, comme 
on peut le voir, très simple et peu coûteuse. » 

Cet ingénieux et simple petit appareil n'a qu'un défaut, 



- 234 - 

c'est qu'il élève la préparation d'une façon notable au-des- 
sus de la platine du microscope. Ce défaut, toutefois, est 
de peu d'importance avec la plupart de nos microscopes 
français, qui ne peuvent recevoir de condensateurs. Avec 
les modèles de Zeiss, cependant, on ne pourrait employer 
le condenseur concurremment avec la barette. On pourra 
tourner cette difficulté en retrouvant d'abord le frustule 
cherché au moyen de la barette et du chercheur. Ce résul- 
tat obtenu, on marquera sous l'objectif, à côté du frustule, 
un point d'encre ou de bitume qui permettra de retrouver 
facilement le frustule lorsqu'on aura replacé la préparation 
sur la platine du microscope. 



DEUXIEME PARTIE 

LISTE DES ESPÈCES TROUVÉES DANS LE MIDI DE LA FRANCE. 

Les Diatomées dont je donne ci-après la liste proviennent 
des récoltes faites par moi dans diverses localités du Midi, 
ou communiquées par mes amis. Personnellement, j'ai ex- 
ploré les environs de Toulouse et de Cette, où je suis allé 
plusieurs fois dans le seul but d'y rechercher des Diatomées 
marines. J'en ai récolté à Nice où habilent mes parents, 
et en Médoc où je vais passer quelques jours chaque année, 
et enfin dans les Pyrénées. J'ai aussi étudié de nombreux 
échantillons de mousse de Corse. 

Mes deux frères, qui s'occupent aussi de Diatomées, 
m'ont envoyé de nombreuses récoltes du Gers, des Pyré- 
nées, de Béziers, Cette, Montpellier, Nice etToulon. M. Tru- 
tat, conservateur du Musée, m'a donné de nombreux tubes 
récollés, souvent à grandes hauteurs, dans ses excursions 
des Pyrénées. M. Comère, qui a dernièrement publié dans 
nos Annales une liste des Diatomées des environs de Tou- 
louse, m'a communiqué un assez grand nombre de prépara 



- 235 - 

lions et de récoltes de nos montagnes. M. Rataboul, enfin, 
l'habile et patient collectionneur de Moissac, m'a donné 
un très grand nombre de préparations de Diatomées dont 
beaucoup provenant des régions du Tarn-et-Garonne qu'il 
habite et qu'il explore depuis plusieurs années. 

La liste contient donc les espèces provenant de Nice et 
de Toulon qui, avec celles de la mousse de Corse, donnent 
la flore diatomique si riche de la Provence. La mousse de 
Corse, comme tout le monde le sait, se récolte sur les côtes 
rocheuses qui s'étendent entre Marseille et Nice, et l'on 
pourra voir que beaucoup d'espèces trouvées directement 
à Nice se retrouvent dans le vermifuge bien connu. 

j'ai pu y reconnaître toutes les espèces décrites par 
M. de Brébisson et quelques autres bien intéressantes que 
le savant diatomiste n'y avait pas rencontrées, telles que 
Actinocyclus Ralfsii, Asterolampra marylandica, etc. 

J'ai été moins heureux pour les espèces du Bas-Langue- 
doc et plusieurs diatomées signalées par M. Guinard m'ont 
échappé. Ce sont principalement des espèces d'eau douce : 
je n'ai pas cru devoir les laisser de côté et je les ai placées 
dans ma liste en mentionnant leur provenance. J'ai par 
contre trouvé à Cette plusieurs espèces qui ne figurent pas 
sur la liste de M. Guinard, principalement dans l'estomac 
des Ascidies. 

Eu Médoc, j'ai trouvé de très belles espèces qui vivent 
dans des eaux faiblement salées ; enfin, presque toutes les 
espèces d'eaux douces signalées proviennent de Toulouse 
ou des Pyrénées. 

Ces Diatomées ont été étudiées avec de bons objectifs, 
particulièrement un excellent 1/4 de pouce de J. Swift et le 
4 /8 e à immersion New Formula de Powell et Lealand. Cet 
objectif résout l'Amphipleura dans le baume du Canada et 
est d'un excellent emploi. Mes objectifs sont montés sur un 
Stand de Ross muni soit d'un condenseur d'Abbe , soit 
du condenseur à huille de Powell et Lealand. 



- 236 - 

Mes déterminations ont été faites principalement à l'aide 
des figures de la Synopsis du docteur Van Heurck et du 
texte de la Flore de Rabenhorst. J'ai puisé de très bons 
renseignements dans la Synopsis du révérend W. Smith,' 
l'exemplaire que j'en possède, qui a appartenu a Rabenhorst, 
est en outre enrichi de nombreuses notes du savant algo- 
logue. L'Atlas de Ad. Sclimidt m'a également fourni de 
bons renseignements. L'ouvrage de M. Brun de Genève m'a 
été précieux pour l'étude des espèces alpines ; enfin M. P. Pe- 
tit de Paris a bien voulu me prêter l'ouvrage de Gregory 
sur les Diatomées de la Cly.le, dans lequel on trouve la 
description et les figures de nombreuses espèces marines, 
principalement des genres Amphora et Amphiprora. 

En outre, toutes les fois que je l'ai pu, j'ai confronté mes 
sujets avec les types que publie actuellement le docteur 
Van Heurck. Je crois donc pouvoir garantir l'exactitude 
de mes déterminations. 

J'ai généralement indiqué comme provenance le lieu où 
j'ai personnellement trouvé les espèces indiquées, mais il 
ne s'ensuit pas qu'elles ne se trouvent ailleurs, il y a au 
contraire certitude presqu'absolue qu'on les rencontrerait 
dans tout le Midi ; lorsque j'ai cru que quelques espèces ne 
se trouvaient que dans la montagne, je l'ai mentionné. 

Ma liste est certainement incomplète, mais je travaillerai 
à la compléter peu à peu et à apporter mon humble pierre 
à l'édification de la flore des Diatomées françaises. 



- 237 - 

Liste des Diatomées du midi de la France. 

1 re Sous-famille. - P LAC OC H RO M A TICÉE S. 

i' e Tribu. — Achnantées. 
Genre ï. — Cocconeis, Ehrenberg, 1835. 

C. pediculus, Ehr Commun dans toutes les eaux douces. 

C. placenlula, Ehr Même habitat et aussi commun que le précédent. 

G. diaphana, W. Sm. . . . Marine, mousse de Corse. 

C. dirupta, Greg Marine, Nice, mousse de Corse. 

C. major, Greg. . .... Marine, mousse de Corse. 

C. sculelluni, Ehr Marine, commun Nice, Celte, Médoc, mousse de 

Corse. 

Var. B. stauroneiformis, Roper. 

Var. C. medilerranea, Klz.. Ces deux variétés et plusieurs autres que l'on 

pourrait établir se trouvent fréquemment avec 
le type qui est très variable. 

C. (Orthoneis) grevillei, W. Srn. — Marine, Nice, mousse de Corse. 

C. pellucida, Grun Marine, mousse de Corse. 

C. binotata, Grun Marine, mousse de Corse. 

C. pseudomarginata, Greg. Marine, Nice, mousse de Corse. 

Genre IV. ■ — Achnantes, Bory, 1822. 

A. exilis, Klz Eaux douces, commun. 

A. minutissima, Ktz. . . . Eaux douces, Montpellier, Toulouse, Pyrénées. 

A. parvula, Ktz Submarine, Médoc. 

A. subssessilis, Ktz Marine, commune Nice, Cette, etc. 

A. brevipes, Ag Marine, commune Nice, Cette, etc. 

A. longipes, Ag Marine, commune Nice, Cette, etc. 

2 e Tribu. — Gomphonémées. 
Genre V. — Rhoicosphenia, Grunow, 1860. 

R. curvala, Ktz. (Gomphonema curvatum, Ktz.). 

Var. b. marina, Ktz. (Gomphonema, Klz.). — Cette espèce et sa va- 
riété marine sont très communes dans toutes 
les eaux douces et saumâtres. 

47 



238 



Genre VI. — Gomplionenia , Agardh., 1824. 

G. glaciale, Klz Pyrénées. 

G. augustatum, Ktz Toulouse. 

G. exiguum, Ktz. (Minutissimum var.). — Toulouse. 

G. sarcophagus, Greg.. . . Montpellier. 

G. subramosum, Ag. . . . Toulouse. 

G. dichotomum, Ktz. . . . Toulouse. 

G. Brebissonii, Ktz. (G. sessile, Breb.). — Toulouse. 

G. vibrio, Ehr Montpellier, Médoc. 

G. capitatum, Ehr. (G. turgidum, Ehr. — G. persicum, Rab.). 

Var. b. italicum, Ktz.. . . Cette espèce et sa variété sont communes ; on 

pourrait établir un grand nombre de va- 
riétés. 

G. subtile, Ehr Pyrénées. 

G. constrictum , Ehr. (G. truncatum , Ehr. — G. pohliaeforme , 

Ralfs. — G. subramosum, Ktz. — G. 
paradoxum, Ehr. — Très commun. 

G. geminatum , Ag. nec Ktz. , Ehr. (G. ampullaceum, Grev. — 

Echinella geminata, Lyngb.). — Espèce 
essentiellement pyrénéenne. 

G. augur, Ehr. (G. cristatum, Ralfs. — G. apiculatum et saxonicum, 

Rab.). — Toulouse. 

G. acuminatum, Ehr. . . . 

Var. b. trigonocephalum, Ehr. — Toulouse. 

Var. c. coronatum, Ehr. (G. appendiculatum, Perty). — Béziers. 

G. olivaceum, Ktz. (G. Berkeleyi, Ralfs. — G. Leibleni, Ag. — G. 

geminatum, Ktz. — Gomphonella oli- 
vacea , Rab. — Echinella olivacea , 
Lyngb.). — Commun. 

G. inlricalum, Ktz Toulouse, Médoc. 

Var. b. forma subclavato-lanceolata, W. Sra. — Pyrénées. 

3e Tribu. — Cymbellées. 

Genre VII. — Cymbella, Ag., 18 3 0. 

C. Erenbergii, Ktz. (navicula inaequalis, Ehr.). — Toulouse. 
C. amphicephala, Naeg. . . Pyrénées. 



- 239 - 

C. turgida, Greg. Eaux douces, Toulon. 

C. turgidula, Grun Eaux douces, Nice, Moissac. 

C. excisa, Ktz Eaux douces, Toulouse. 

C. gastroides, Ktz. (G. maxima, Naeg. — G. elegans, Gram. — Frus- 
tulia gaslroides, Klz.). — Eaux douces, 
Toulouse. 

C. helvetica, Klz. (gastroides, var. ?). — Toulouse. 

C. maculata, Ktz Eaux douces, Toulouse, mais plus fréquente 

dans la montagne. 

C. leptoceras, Ehr. (Cocconema, Ehr. — Gymbophora maculata, Breb.). 

Var. b. forma gracilis.. . . Le type mélangé à la variété se trouve fré- 
quemment, Toulouse. 

C. laevis (G. gracilis, var.). Naeg. — Eaux douces, Pyrénées. 

G. minuta (G. gracilis, var.), Hilse. — Toulouse. 

C. affinis, Klz. (G ventricosa, Breb.). — Toulouse. 

C. ventricosa, Ag. (Frustulia, Ktz.). — Toulouse, Pyrénées. 

€. pediculns, Ktz. (Cocconeis, Ehr. nec Ktz.). — Toulouse, Pyrénées. 

G. microcephala, Grun. . . Toulouse. 

Genrb VIII. — Cocconema, Ehr. 1829. 
(Gymbella, Grun.). 

C. lanceolatum, Ehr. (G. Bremii, Naeg.). — Toulouse. 

Var. b. Boeckii, Ehr. (Doryphora, W. Sm.). — Etang de Thau, marine. 

G. cymbiforme, Ehr. (Frustulia cymbitbrmis, Ktz. — Frustulia coffeae- 

formis, Ktz — Cymbella cymbiformis, 
Breb.). — Toulouse, barégine d'Olette. 

C. cistula, Hempr. (Gymbella minor, Ag. — Gomphonema semi-ellip- 

ticum, Ag. — G. simplex, Ktz. — Ba- 
cillaria cistula, Hempr. — Lunularia 
olivacea, Bory). — Toulouse. 

C. tumidum, Breb Toulouse. 

C. parvum, W. Sm Toulouse, Pyrénées. 

Genre IX. — Encyonema, Klz. 1834. 

E. prostratum, Ralfs. (Monema prostralum, Berk. — Schizonema pros- 

tratum, Grev. — E. maximum, Warthns). 
— Assez rare, Toulouse. 



- 240 - 

E. cespitosnm, Ktz. . . . Toulouse, commun. 
E. Auersxvaldii, Rab. . . . Toulouse, eaux douces. 

Genre X — Améliora, Ehr. 1831. 

A. lyrata, Greg Marine, Cette, mousse de Corse. 

A. minutissima, W. Sm. . Eaux douces, Toulouse. 

A. lineata, Greg Marine, Nice. 

A. salina, W. Sm Marine, Celte, Médoc. 

A. turgida, Greg Marine, étang de Tbau. 

A. costata, W. Sm Marine, Celte, mousse de Corse. 

A. ovalis, Ktz. (A. incurva, Greg. — Frustulia ovalis et cupulata, Ktz. 

Cymbella ovalis, Breb.). — '■ Eaux douces 

commune, surtout les petites formes. 

A. robusla, Greg Marine, Cette (estomac d'ascidies). 

A. sulcala, Breb Marine, mousse de Corse. 

A. venela, Klz Marine, Nice. 

A. hyalina, Ktz Submarine, Palavas (Guinard). 

A. gracilis, Ehr Submarine, Médoc. 

A. affinis, Ktz Eaux douces commune , Toulouse, Moissac. 

Rabenborst la donne comme submarine. 
A. pediculus, Grun Eaux douces très commune. N'est probablement 

qu'une petite forme de la précédente. 
A. commutata, Grun. (A. affinis, W. Sm. nec Ktz.). Submarine, Médoc. 
A. marina, W. Sm. (A; dubia, Greg.). Submarine, Médoc. 
A. spectabilis, Greg. . . . Marine, mousse de Corse. 
A. arenaria, Doukin. . . . Marine, mousse de Corse. 
A. elongata, Greg Marine ; mousse de Corse. 

Genre XI. — Epithcmia, Breb. 1838. 

E. turgida ^Ehr.), Klz. (Eunolia, Ehr. — Navicula, Ehr. — Frustulia 

picla, Ktz. — F. Jurgensii. Ag. — 
Cymbella picta , Breb. — Cymbella. 
Hass. — Epithemia adnata, Breb). — 
Eaux douces, commune. 

E. Westermanni (Ehr.), Ktz. (Eunolia, Ehr. — Navicula, Ehr.). — 

Eaux douces et submarincs, Toulouse, Cette. 

E. granulata (Ehr.), Ktz. (Eunotia, Ehr. — Navicula, Ehr. — E. li- 

brile, Ehr.). — Toulouse, peu commune. 



- 241 - 

E. sorex, Ktz Eaux douces Toulouse, barégine de Luchon. 

Se trouve aussi dans la mousse de Corse ? 

(Brebisson). 
E. gibba (Ehr. j, Ktz. (Eunotia, Ehr. — Navicula, Ehr. — Navicula 

uncinata, Ehr. — Gymbella incrassata, 

Breb.). 
Var. b. parallela, Grun. . Le type et sa variété sont communes surtout 

dans la montagne. On las trouve aussi dans 

la barégine de Lucbon. Rabenborst donne 

l'espèce comme éventuellement marine. 

È. ventricosa, Ktz Eaux douces Toulouse, Pyrénées. 

E zébra (Ehr.), Ktz. (Eunotia, Ehr. — Navicula, Ehr. — Cymbella, 

Hass. — Epithemia adnala, Breb. — 

Cymbella adnala, Breb.)- — Eaux douces 

commune , Toulouse , Pyrénées , barégine 

d'Olette. 
E. proboscidea, Ktz Eaux douces Toulouse, également submarine 

(Rabenborst). 
E. gibberula (Ehr.), Klz. (Epithemia textricula, Ktz. — Eunotia lex- 

tricula, Ehr.). 
Yar. b. rupestris, W. Sm. Le type et sa variété se trouvent dans les eaux 

douces Toulouse, submarine Cette et dans 

la mousse de Corse. 
E. musculus, Ktz. (Eunotia sphaerula, Ehr.). Marine, Cette, Médoc, 

mousse de Corse. 

E. succincta, Breb Eaux douces Toulouse. 

E. argus (Ehr), Ktz. (E. intermedia, Hilse. — Eunotia argus, Ehr.). 

Eaux douces, Toulouse, très abondante dans 

la barégine d'Olette. 

4 e Tribu. — Naviculées. 

Genre XII. — Navicula. 

Groupe A. — Pinnularia. 

N. nobilis, Ehr Eaux douces Toulouse. Ne serait, d'après Ra- 
benborst, que la forme sporangiale de la sui- 
vante. 



— 242 — 

N. major, Ktz. (N. viridis, Ehr.). — Eau douce commune. 

N. Rabenhorstii, Ralfs. (Pinnularia interrupta, Rab.). — Eaux douces,. 

Cette. 

N. gibba, Ehr Eaux douces, Béziers. 

N. viridis, Rab. (N. viridula, Ehr. pro parte. — B. commutata, Grun.). 

— Eaux douces Toulouse. 
N. oblonga, Ktz. (Frustulia, Ktz. — Pinnularia polyptera, Ehr. — 

N. viridula, Ehr. pro parte). — Eaux 

douces Toulouse, Béziers, peu rare. 
N. peregrina, Ehr. .... Submarine, Cette, Médoc. 
N. radiosa, Ktz. (Pinnularia silesiaca, Bleisch.). — Eaux douces, très 

commune Toulouse, Pyrénées et ainsi que sa 

variété. 
Var. b. tenella, Breb. . . . Toulouse, Pyrénées, Médoc. 

N. viridula, Ktz Eaux douces Toulouse, Béziers, Médoc. 

N. Heufleri, Grun.. .... Eaux douces Toulouse. „ 

N. cyprinus, Ehr Marine, Cette. 

N. distans, W. Sm Marine, Cette 

N. direcla, W. Sm Marine, Celte. 

N. acuta, W. Sm. nec Ktz. (Pinnularia amphioxys, Ehr. — Nav.. 

oxyptera, Ktz. — N. Radiosa var. acuta, 

Grun.). — Eaux douces, Toulouse. 
N. Mesolepla, W. Sm. . . Eaux douces Béziers. 
N. Polyonca, W. Sm.. . . Eaux douces Marseille (Rab.). 
N. Brebissonii, Ktz. (Pinnularia stauroneiformis, W. Sm.). — Eaux 

douces Toulouse, Pyrénées. 
N. Parva, Grun. (Stauroptera, Ehr.). — Eaux douces Toulouse. 

Groupe B. — Lanceolatae. 

N. cuspidata, Ktz Eaux douces, commune. 

N. gracilis, Ehr. necW.Sm. — Eaux douces, commune. 

N. lanceolata, Ktz. (N. gracilis, W. Sm). — Eaux douces Toulouse. 

N. amphigomphus, Ehr.. . Eaux douces Toulouse, rare. 

N. angulosa, Greg Marine, Palavos (Guinard). 

N. gregaria, Donk Eaux douces Toulouse, commune. 

N. minor, Greg Marine, Celle. 

Groupe C. — Ovales. 

N. lyra, Ehr. (Nav. clavata, Greg. — N. gregoriana, Grev.). 



- 243 - 

Var. b. abrupta, Greg.. . . Marine, mousse de Corse. 

N. forcipata, Grev. (Nav. Smithii, var. Greg.). — Marine, Nice, Cdte 

(ascidie) n'est probablement qu'une variété de 
la précédente. 

N. spectabilis, Greg. . . . Marine, Mousse de Corse. 

N. Smilhii, Breb. (Nar. elliptica, W. Sm.). — Marine, Nice, mousse de 

Corse. 

N. cancellata, Donk. . . . Marine, Celte (ascidie). 

N. nitescens, Priich. . . . Marine, Celte (ascidie, Guinard). 

N. elliptica, Ktz. (N. ovalis, W. Sm.). — Eaux douces, très communes 

ainsi que ses deux variétés. 

Var. b. extenta, W. Sm. . 

Var. c. parmula, Breb. . . 

N. liber, W. Sm Marine, Cette, mousse de Corse. 

Var. b. excentrica, Grun . Bayonne, mousse de Corse. 

N. clepsydra, Donk Marine, Bayonne (Rab.). 

N. scita, W. Sm Eaux douces Pyrénées. 

N. pygmsea, Ktz. (N. minutula, W. Sm.). — Submarine, Médoc. 

N. mutica, Ktz Eaux douces Toulouse, commune; également 

submarine d'après Rabenhorst. 

N. oblongella, Naeg. . . . Eaux douces Toulouse, Pyrénées. 

N. bacillum, Ehr. (N. bacillaris, Greg.). — Eaux douces Toulouse, Py- 
rénées. 

N. minuscula, Grun. . . . Eaux douces Toulouse. 

N. seminulum, Grun. . . . Eaux douces Toulouse. 

N. relusa, Breb Marine, mousse de Corse. 

N. atomus, Grun. (Synedra atomus, Rab.). — Eaux douces Toulouse. 

Groupe D. — Limosas. 

N. limosa, Grun 

var. b. gibberula, Ktz. . . 

var. c. inflala, Grun. . . . Le type el les variétés sont communs dans 
les eaux douces. 
N. obtusa, W. Sm. (N. Hebes, Ralfs.). — Eaux douces Montpellier. 

Groupe E. — Capitatœ. 

N. inflata, Ktz. (Frustulia inflala, Ktz. — N. follis, Ehr.). — Eaux 

douces Béziers. 



— 244 — 

N. amphisbœna, Bory. . . Submarine, Cette, Médoc. 

var. B. subsalina, Donk. . Médoc. 
N. sphgerophora, Ktz . . . Eaux douces Montpellier, Médoc. 

N. ambigua. Ehr Eaux douces Toulouse. La vraie place de 

celle-ci serait plutôt après le N. cuspidata 
auquel elle est procbement unie. 

N. brevis, Greg Marine, Celte. 

N. pusilla, W. Sm Submarine, Palavas (Guinard). 

N. anglica, Ralfs. (N. tumida, W. Sm.). — Marine, Nice. 

N. rhyncocephala, Ktz.*. . Eaux douces Toulouse, Montpellier, etc. 

N. affinis, Ehr Eaux douces Toulouse. 

N. amphirhynchus, Ehr. . Eaux douces Toulouse. 
N. producta, W. Sm. . . . Eaux douces Toulouse. 

Ces trois espèces sont très voisines et se ren- 
contrent presque toujours ensemble. 
N. appendiculata, Ktz. (Cymbella, Ag.— Frustulia, Ag.). — Eaux douces 

Toulouse. 

N. amphiceros, Klz Eaux douces Toulouse. 

N. exilis, Ktz Eaux douces Toulouse. 

N. auguslata, W. Sm.. . . Eaux douces Montpellier. 
N. cryptocephala, Ktz. . . Eaux douces, très commune. 

var. B. veneta, Klz Eaux douces et submarines, très commune. 

N. dicepbala, Ehr Eaux douces Toulouse. 

N. gracillima Eaux douces Toulouse. 

N. humerosa, Breb Submarine, Palavas (Guinard). 

N. granulala, Breb Marine, Cette (ascidie). 

N. marina, Ralfs Marine, Nice, mousse de Corse. 

Groupe F. — Diploneideae. 



..*,, 



N. binodis, Ehr. (Fragilaria, Ehr.). — Eaux douces Gers, Toulouse 

Moissac. 

N. didyma, Ehr Marine, Nice. 

N. bombus, Ehr. (Pinnularia, Ehr. — Diploneis, Ehr.). — Marine, 

Nice, Bayonne, mousse de Corse. 
N. crabro (Ehr.), Klz. (Pinnularia', Ehr. — Diploneis, Ehr.). — Nice, 

mousse de Corse. 
N. pandura, Breb. (Pinnularia, Greg). — Cette (ascidie), mousse de 

Corse. 



- 245 — 

var. b. elongata, Greg. . . Mousse de Corse. 
N. nodulosa (Breb.), Ktz. (Frustulia, Breb. — Pinnularia termes, Ehr.). 

— Submarine, Médoc. 

Groupe G. — Undulatae. 

N. silicula, Ehr Eaux douces Toulouse, Médoc. 

N. mesolepta, Ehr Eaux douces Toulouse. 

N. Pyrenaïca, W. Sm.. . . Eaux douces Pyrénées. (W. Sm.). 

Groupe H. — Van Heurckia. 

N. crassinervia. Breb. (Van Heurckia, Breb.). — Eaux douces Toulouse, 

barégine de Luchon. 
N. vulgare, Heib. (Schizonema, Thw.— Colletonema, W. Sm.). — Eaux 

douces Toulouse. Celte espèce est réellement 

un Schizonema. 

Genre XIII. — Schizonema, Agardh. 1824. 

Sch. neglectum, Thw. (Colletonema, Thw.). — Eaux douces, Nice. 

Sch. subcohserens, Thw. . . Eaux douces Montpellier (Guinard). 

Sch. Thwaetesii, Grun. . . Marine, Nice. 

Sch. Grevillii, Ag. (Navicula, Heib. — Monema, Heib. — Monema 

comoides, Grev. — Sch. quadripuncta- 
tum.Hard.). — Marine, Cette. 

Sch. confertum, W. Sm. . Marine, Celte. 

Sch. mucosum, Ktz. (Micromega, Prilch.). — Marine, Nice. 

Sch. implicatum, Hard. (Sch. rutilans, var.). — Marine, Cette. 

Sch. ramosissimum (Micromega, Ag). — Marine, Nice. 

Sch. parasilicum, Hard. (Micromega, Ktz ). — Marine, Cette. 

Sch. minutum, Klz.. . . . Marine, Celle. 

Genre XIV. — Mastogloia, Thw., 1848. 

M. Smithii, Thw Eaux douces Pyrénées, Médoc, Hérault (Gui- 
nard). 

M. lanceolata, Thw Marine, Cette, mousse de Corse. 

M. Dansii, Thw Marine, Celte. 

M. apiculata, W. Sm. . . . Marine, Celte, mousse de Corse. 
M. quinque costata, Grun. Marine, Celte (Guinard). 



- 246 — 

Genre XV. — Stauroneis, Ehr., 1843. 

St. phaenicenteron (Nitzsch.), Ehr. (Navicula, Ehr. — Cymbella, Ag. 

— Bacillaria, Nitzsch.). — Eaux douces 

Toulouse, Moissac, barégine d'Olette. 

St. gracilis, Ehr Eaux douces Toulouse. 

St. punctata, Klz Eaux douces Béziers. 

St. linearis, Ehr. (St. inanis, Perty). — Eaux douces Béziers. 

St. anceps, Ehr Eaux douces Toulouse. 

var. b. ellipliea. (St. anceps, W. Sm.). — Toulouse. 

var c linearis. (St. amphicephala, Ktz.). — Hérault (Guinard;. 

St. Cohnii, Hilse Cette espèce ainsi que la suivante, semblent ex- 

St. minuta, Ktz clusivement pyrénéennes. 

St. aspera (Ehr.), Ktz. (Stauroptera, Ehr. — Navicula, Grun.). — 

Marine, Nice, mousse de Corse. 
St. pulchella, W. Sm. . . . Semble n'être qu'une variété de la précédente ; 

je l'ai trouvée aux mêmes endroits. 

St. salina, W. Sm Marine, Cette, mousse de Corse. 

St. crucicula, W. Sm. . . . Marine, Palavas (Guinard). 

Genre XVI. — Pleurosigma, W. Sm., 1863. 

P. fasciola, Ehr. (Ceratoneis, Ehr.). — Marine, Cette. 

P. formosum, W. Sm.. . . Marine, Celte, Médoc. 

P. décorum, W-. Sm. . . . Marine, Cette, Médoc, mousse de Corse. 

P. rigidum, W. Sm. . . . Marine, mousse de Corse. 

P. strigosum, W. Sm.. . . Marine, Cette (se trouve dans les eaux saumâ- 

tres et aussi dans Pestomac de l'ascidie). 
P. naviculaceum, Breb. . . Marine, Cette, d'après Guinard. 
P. obscurum, W. Sm.. . . Marine, Cette, Médoc (ascidie également). 
P. elongatum, W. Sm. . . Marine, Cette. 
P. delicatulum, W. Sm.. . Marine, Celte, mousse de Corse. 
P. angulatum, W. Sm. (Gyrosigma Thuringiacum, Rab. — Navicula 

Thuringiaca, Ktz.). — Marine, Celte,. 

mousse de Corse. 
P. ballicum (Ehr.), W. Sm. (Navicula, Ehr.). — Marine, Cette. 
P. distortum, W. Sm. . . . Marine, Celte, d'après Guinard. 



- 247 - 

P. Hippocampus (Ehr.), W. Sm. (Gyrosigma, Hass.— Navicula, Ehr.). 

— Marine, Cette. 

P. tenuissimum, W. Sm. . Marine, Cette, d'après Guinard. 

P. attenuatum (Ktz.), W. Sm. (Navicula, Ktz. — Gyrosigma, Rab.). 

— Eaux douces Toulouse, Moissac. 

P. acuminatum (Klz.), Grun. (Frustulia, Ktz. — Navicula sigma, fusi- 

formis sigmoidea et flexuosa, Ehr. — 
Gyrosigma Hassallii , Rab.). — Eaux 
douces ou légèrement saumâtres, Médoc. 

P. Kutzingii, Grun. (P. gracilenlum, Rab.). — Eaux douces Toulouse, 

Pyrénées. 

P. spencerii, W. Sm. . . . Eaux douces Toulouse. 

P. scalproides, Rab Eaux douces Toulouse. 

P. curvulum, Grun Submarine, Médoc. 

se Tribu. — Amphiprorées. 
Genre XVII. — Amphïpleura, Ktz., 1844. 

A. pellucida, Ktz. (Frustulia, Ktz. — Aulacocystis, Hass.). — Eaux 

douces, commune. 

Genre XVIII. - Berkeleya, Grev., 1827. 

B. fragilis, Grev. (Navicula, Heîb. — Baugia micans, Lyngb.). — 

Marine, Nice. 
B. pumila (Ag.). Grun. (Schizonema, Ag. — Homœocladia, Klz. — 

Homœocladia Zosterae , Menegh.). — 

Marine, Nice. 
B. Dillwynii (Ag.). Grun. (Schizonema, Ag. — Monema, Grev. — 

Conferva faetida, Dillw.). — Marine, 

Cette. 

Genre XIX. — Amphiprora, Ehr., 1845. 

A. vitrea, W. Sm Submarine, Médoc. 

A. lepidoptera, Greg. (A. quarnerensis Grun.). — Submarine, Médoc. 

A. mediterranea, Grun. . . Marine, Nice. 

A. maxima, Greg Marine, Nice, mousse de Corse^ 



- 248 — 

A. pusilla, Greg Submarinc, Médoc. 

A. paludosa, W. Sm. (amphicampa, Rab.). — Marine, Celte, Médoc. 
A. alata, Ktz. (amphicampa, Rab. — Navicula et Entomoneis, Ehr.). 

— Palavas (Guinard). 

6 e Tribu. — Nitzschiées. 

Genre XX. — Nitzschia, Hassal, 1845. 

Groupe A. — Dubiae. 

N. amphioxys (Ehr), W. Sm. (Eunotia, Ehr. — Hantzchia, Grun.). — 

Eaux douces Toulouse, Gers, peu abondante, 
var. b. elongata. (N. vivax, W. Sm.). — Palavas (Guinard). 

N. vitrea, Norman Cette espèce donnée comme submarine par Ra- 

benborst se trouve abondamment dans les Py- 
rénées. 

N. dubia, W. Sm. (Synedra constricta, Ktz, — N. constricta, Pritch.) 

— Eaux louces Toulouse, Médoc. 
N. commutata, Grun.. . . Eaux douces Toulouse. 

N. plana, W. Sm Marine, Cette. 

N. tumida, Hantzsch. . . . Eaux douces Hérault (Guinard). 

N. thermalis (Ehr.), Auerswald (Pinnularia, Ehr. — Surirella, Ktz. 

— Navicula umbonata, Ehr.). — Eaux 
douces Toulouse, submarine, Médoc. 

var. b. stagnorum, Rab. . Eaux douces Toulouse. 
N. panduriformis, Greg. (N. latestriata var., Rab.). — Marine, mousse 

de Corse. 

Groupe B. — Sigmoidea. 

N. Sigmoidea (Nitzsch.), W. Sm. (Bacillaria, Nitzsch. — Synedra, 

Klz. — Sigmatella Nitzschii, Ktz. — 
N. elongata, Hass.). — Eaux douces, 
commune. 

N. Brebissonii, W. Sm. (N. armoricana, Grun. — Syn. armoricana, 

Ktz ). — Eaux douces Gers, Pyrénées, 
Médoc. 

N. oblusa, W. Sm Marine, Médoc, Cette (ascidie). 

var. b. scapelliformis. Grun. Marine, Médoc. 



- 249 - 

N. vermicularis (Kiz.), Hassall. (SyneJra et sigmatella, Ktz.). — Eaux 

douces Toulouse. 
N. sigma (Ktz.), W. Sm. (Syne.ira, Ktz.). — Marine, Cette, Médoc. 

var. b. rigida, Grun. . . . Marine, Médoc, mousse de Corse. 

var. c. rigidula, Grun. . . Marine, Médoc. 
N. curvula, W. Sm. (N. sigmalella, Greg.). — Eaux douces Toulouse. 

Groupe C. — Lineares. 

N. fi'uslulum, Grun. . . . Eaux douces Toulouse. 

N. actiuscula, Grun. (N. thermalis var.). — Eaux douces Toulouse. 

N. Heufleriana, Grun. . . Eaux douces Toulouse. 

N. linearis (Ag.), W. Sm. (Fruslulia linearis, Ag. — Surirella multi- 

fasciata, Ktz.). — Eaux'douces Toulouse. 

N. tenuis, W. Sm Eaux douces Toulouse. 

var. b. média. (N. média, Hantzch.). — Eaux douces Toulouse. 

N. minulissima, W. Sm. . Eaux douces Toulouse. 

N. commuais, Rab. (Synedra notata, Ktz.). — Eaux douces Toulouse. 

N. ovalis, Arnolt Eaux douces Toulouse. 

N. Palea (Ktz.), W. Sm. (Synedra, Klz. — Synedra fusidioides, Rab. 

— Synedra fusidium, Ktz. — N. Kut- 
zingiana, Hilse). — Eaux douces Tou- 
louse. 

N. Kutzingii, Rab. (Synedra parvula, Ktz.). — Eaux douces Toulouse. 

N. fonticola, Grun Eaux douces Toulouse. 

Groupe D. — Lanceolatae. 

N. spalhulata, Breb Marine; Palâvas (Guinard). 

N. lanceo'.ata, W. Sm. . . Submarine, Cette, très commune. 
N. subtilis (Klz.), Gr. ^Synedra, Ktz. — Navicula acus, Ehr.). •— 

Eaux douces Toulouse. 

Groupe E. .— Pritchardia, Rab., 1863. 

N. scalaris, W. Sm. . . . Marine, Biarritz 

N. virgata, Roper Marine, mousse de Corse. 

N. spectabilis, W. Sm. (N. Smilhii, Pritch.). — Marine, Nice, Biar- 
ritz. 



- 250 - 

Groupe F. — Nitzschiella, Rab. 

N. closterium, W. Sm. (Ceratoneis, Ehr.). — Marine, Celte (ascidie). 
N. acicularis, W. Sm. (Synedra, Ktz. — Ceratoneis, Prilch.). — Eaux 

douces Toulouse, Pyrénées. 
N. birostrata, W. Sm. (Ceratoneis longissima, Breb. — Nitzschiella 

longissima, Rab.). — Toulouse. 

Genre XXI. — Homœocladia, Agardh, 1827. 

H. filiformis, W. Sm. . . . Marine, Celte. 

H. Bulnheimiana, Rab. (Nitzchia, Grun.). — Eaux douces Toulouse, 
H. sigmoidea, W. Sm. (Nitzchia fasciculata, Grun. — Nitzchia homœo- 

cladia, Heiberg.). — Submarine, Médoc. 
H. vidovichii, Grun. . . . Marine, mousse de Corse. 

Genre XXII. — Bacillaria, Gmelin, 1788. 
(Nilzcbia, Grun.). 

B. paradoxa, Gmel. (Nitzchia paxillifer, Heiberg. — Nitzchia para- 

doxa, Gr.). — Submarine, Cetle, Médoc. 

Genre XXIII. — Grunowia, Rab., 1864. 
(Nitzchia, Grunow). 

G. tabellaria, Rab. (Denticula tabcllaria, Grun.). — Eaux douces Tou- 
louse. 

Genre XXIV. — Ceratoneis. 

C. arcus (Ehr.), Ktz. (Eunolia, W. Sm. — Navicula, Ehr. — Cym- 

bella , Hassal. — Synedra gibbosa , 
Pritch.). — Eaux douces Pyrénées. 

Genre XXV. — Tryblionella, W. Sm., 1853. 
(Nitzchia, Grunow). 

T. circumsuta, Pritch. (Tr. scutellum, W. Sm. — Surirella, Bayley. 

— Submarine, Médoc. 



— 2o1 — 

T. Hantzschiana, Grun. (Nilzschia tryblionella, Hlzsch.). — Eau douce 

Gers, Medoc. 
T. navicularis (Breb.). Rab. (Surirella, Breb. — T. marginata, W. Sm.). 

— Marine, mousse de Corse. 
T. punctata, W. Sm.. . . Marine, Cette, Médoc, mousse de Corse. 
T. acuminata, W. Sm. — Marine, Cette, Médoc. 
T. augustata, W. Sm. — Eaux douces Hérault (Guinard). 
T. apiculaia, Greg. — Marine, Médoc, Celte (ascidie). 
T. levidensis, W. Sm. — Submarine, Médoc. 
T. hungarica, Grun. — Eaux douces Médoc. 

var. b. linearis, Grun. . . Même provenance. 

7° Tribu. — Surirellées. 
G^re XXVI. — Surirella, Turpin, 1827. 

S. lala, W. Sm. (Gampylodiscus productus, Johnst.). — Marine, 

mousse de Corse. 

S. fastuosa, Ehr Marine, Cette, mousse de Corse. 

var. b. minor Marine, Nice. 

S. Crumena, Breb. ^S. Brightwelli, W. Sm.). — Submarine, Cette, 

Médoc. 

S. pinnata, W. Sm. . . . Eaux douces Hérault (Guinard). 

S. minuta, Breb Eaux douces Toulouse, Pyrénées. 

S. ovata, Ktz Submarine, Médoc. 

Var. b. salina. (Surirella salina, W. Sm.). — Hérault (Guinard). 

S. ovalis, Breb Eaux douces Toulouse, submarine, Médoc. 

S. gemma, Ehr Marine, Nice, Cette, Médoc. 

S. striatula, Turp. (Navicula, Ehr.). — Eaux douces Moissac ; submarine, 

Celte, Médoc. 

S. splendida (Ehr.), Ktz. (Navicula, Ehr.). — Eaux douces Toulouse, Py- 
rénées. 

S. augusta, Ktz. (S. apiculata, W. Sm.). — Eaux douces Toulouse. 

S. biseriala (Ehr.), Breb. (Surirella et navicula bifrons, Ehr.). — Eaux 

douces Béziers. 

S. linearis, W. Sm Eau douce Hérault (Guinard). 

S. spiralis, Ktz. (S. flexuosa, Ehr. — Campylodiscus, W. Sm.). 



Genre XXVII 



C. limbatus, Breb.. . 
C, costatus, Grun.. . 
G. clypeus, Ehr.. . . 
C. parvulus, W. Sm. 
G. argus, Bail 



- 252 - 



Campylodiseus, Ehr., 1841 



. Marine, mousse de Corse. 

. Eaux douces Béziers. 

. Marine, mousse de Corse. 

. Marine, Cette, mousse de Corse. 

. Marine, Bayohne. 
C. cribrosus, W. Sm. (C. echineis, Ehr. — Endyctia cribrosa ?) — 

Mousse de Corse. 
C. Hogdsonii, W. Sm. . . Mousse de Corse. 

C. eximius, Greg Mousse de Corse. 

C. angularis, Greg Mousse de Corse. 

C. Ralfsii, W. Sm Mousse de Corse. 

G. decorus, Breb. ..... Mousse de Corse. 

Genre XXVI II. — Podocystis, Klz., 1844. 

P. adriatica, Ktz. (P. arnericana. Bailey. — Euphyllodium spalhula- 

tum, Schadb. — Doryphora elegans, 
Hoper). — Marine, Cette. 

Genre XXIX. — Cymatopleura, W. Sm., 1853. 

C. elliptica (Breb.), W. Sm. (Surirelia elliptica, Breb. — S. oophaena^ 

Ehr. — S. undulata, undata et plicata, 
Ehr. — S. Kutzingii, Perty. — Melo- 
sira grandis, Perly. — Denticula undu- 
lata, Klz. — Navicula undulata, Ehr. 
— Cymatopleura nobilis, Hassal.) — 
Eaux douces Pyrénées, Moissac. 

G. solea (Breb.), W. Sm. (Surirelia, Breb. — Navicula librile, Ehr. — 

Frustulia quinquepunctala, Ktz. — 
Sphinctocystis librilis, Ilass.). — Eaux 
douces Toulouse, Médoc, Pyrénées, 
var. b. apiculata, Prilch. (C. apiculata, W. Sm). — Eaux douces 
Montpellier, Médoc. 



- 253 - 

8 e Tiubu. — Synedrées. 

Genre XXX. - Synedra, Ehr-, 1831. 

Groupe A. — Ulnaria. 

S. Ulna, Ehr. (Frustulia, Klz. — Bacillaria, Nitzsch. — Diatoma para- 

siticum, Ag.). 

var. b. longissima (S. longissima, W. Sm.). — Commune. 

var. c. valvis undulatis . Toulouse. 

var. d. splendens. (Synedra splendens, Ktz.). — Commune. 

var. e. danica. (S. danica, Ktz. — S. radians, W. Sm.). 

var. f. vilrea. (S. vitrea, Ktz.). 

L'espèce et sos variétés sont très communes dans 
toutes les eaux douces. 
S. salina, W. Sm. (Ulna var. marina, Rab.). — Marine, Nice, Cette. 

S. capitata, Ehr Eaux douces Toulouse. 

S. amphirhynchus, Ehr. . Eaux douces Toulouse, Pyrénées. 

S. investiens, W. Sm.. . . Marine, Nice. 

S. commutata, Grun. . . . Marine, Nice. 

S. fontinalis, W. Sm. . . . Pyrénées. 

S acus, Ktz. (S. lenuis, Ktz.) — Eaux douces Toulouse. 

var. delicatissima (S. delicalissima, W. S.). — Toulouse. 
S. familiaris, Ktz Eaux douces Médoc. 

Groupe B. — Lanceolatœ. 

S. pulchella, Ktz Eaux douces Toulouse, submarine, Médoc. 

var. b. fasciculala (Syn. fasciculata, Ktz.). — Eaux douces Béziers. 

var. c. lanceolata, O'Meara. — Submarine, Médoc. 

var. d. naviculacea, Grun. — Submarine, Médoc. 
S. Smithii, Pritch. (S. acicularis, W. Sm ). — Submarine, Cette. 
S. minutissima, W. Sm. . Eaux douces Hérault (Guinard). 

S. Vaucherise, Ktz Eaux douces Toulouse, Pyrénées. 

S. fallax, Grun Toulon. 

S. rumpens (Ktz.), Grun. (Desmogonium Kutzingii, Rab.). — Eaux 

douces Toulouse. 
S. lœvis, Ehr. (Diatoma variegatum, Ag.). — Marine, Cette. 

S. lanceolata, Ktz Eaux douces Toulouse. 

18 



— 254 — 

Groupe C. — Elongata. 

S. Gallioni (Bory), Ehr. (Navicula, Bory). — Marine, Nice, Cette. 

var. b. eapensis, Grun. . . Marine, Cette. 
S. tabulata (Ag.), Ktz. (Diatoma, Ag.). — Submarine, Médoe. 

S. fasciculala, Ktz Marine, Cette. 

S. affinis, Ktz Marine, Nice, Cette, Médoc, mousse de Corse. 

var. b. gracilis, Grun. . . Submarine, Médoc. 

S. arcus, Ktz. Submarine, Médoc. 

S. undulata, "W. Sm. (Toxarium, Bailey). — Marine, Nice, Cette, mousse 

de Corse. 
*S. crystallina (Ag.), Ktz. (Diatoma, Ag.). — Marine, Cette. 

S. superba, Ktz Marine, Celte, mousse de Corse. 

S. robusta, Pritch. (Ardissonia de Nol.). — Marine, mousse de Corse. 
S. formosa, Hirsch. (Ardissonia de Not.). — Mousse de Corse. 

S. dalmatica, Ktz Marine, Cette. 

S. fulgens (Grev.), W. Sm. (Exilaria, Grev. — Gomphonema, Ktz. — 

Licmophora, Ktz. — Diatoma ramosum, 

Ag.). — Marine, Nice, Cette, mousse de 

Corse, 
var. b. conspicua, Grun. . Marine, Cette. 
S. pulcherrima, Hantzh. . . Marine, mousse de Corse. 

Genre XXXI. — Staurosiia (Ehr.), P. Petit, 1877. 

St. Smithiana (Grun.), Petit. (Fragilaria, Grun. — F. capucina var. 

major, W. Sm.). — Submarine, Médoc. 
St. capucina, Desmaz. (Fragilaria, Desm. — Fr. pectinalis, Lyngb. — 

Fr. tenuis, Ag. — Fr. rhabdosoma, 
Diophtalma, multipunctala, bipunclata, 
augusla, scalaris et lissa, Ehr.). — Eaux 
douces Toulouse. 
var. b. acula, Ehr. . . — Eaux douces Toulouse. 
var. c. mesolepta. Rab. (F. contracta, Schum. — Fr. bipunctata, 

Rab.). — Eaux douces Toulouse. 
var. d. lanceolata, Grun. Eaux douces Toulouse. 
St. mutabilis (W. Sm.), Petit. (Fragilaria, Grun. — Odonlidium, 

W. Sm. — Dimeregramma, Pritch. — 



- 255 - 

Odontidium pinnatum, Ktz. — Fr. pin- 
nata, Ehr.). — Eaux douces Toulouse, Py- 
rénées. 
var. b. intermedia, Grun. — Toulouse. 

St. Harrissonii (W. Sm.), Petit. (Fragilaria, W. Sm.)- — Toulouse. 

St. construens, Ehr. (Fragilaria, Grun. — Odontidium tabellaiïa, 

W. Sm. — Dimeregramma labellaria, 
Pritch.). — Eaux douces Toulouse. 

St. parasitica (W. Sm.), Peut. (Fragilaria binodis et constricta, Ehr. 

— Fr. undulala, Cramer. — Odontidium 
parasiticum, W. Sm.). 

St. venter, Ehr. (Fragilaria construens, var. venter, Grun.)- — Eaux 

douces Toulouse, 

9 e Tiubu. — Eunotiées. 
Genre XXXI I. — Eimotia, Ehr. 1837. 

E. gracilis, W. Sm Eaux douces Toulouse. 

E. tridentula, Ehr Eaux douces Toulouse, Béziers. 

E. lunaris (Ehr.), Grun (Synedra, Ehr. — Ceratoneis, Grun., nec. 

E. lunaris, Breb.). — Eaux douces Bé- 
ziers, Toulouse. 

E. bicapitata, Grun. (Syn. biceps, Ktz.)- — Hérault (Guinard). 

Genre XXXIIT. — Himantidium, Ehr. 1840. 

H. arcus, Ehr . Eaux douces Toulouse. 

H. parallelum, Ehr Eaux douces Toulouse. 

H. pectinale, Ktz. (Fragilaria pectinalis, Ralfs. — Fr. grandis, Ehr. — 

Eunotia depressa, Ehr.). 
var. b. strictum (II. slrictum, Rab.). 
var. c. undulatum (H. undulatum, W. Sm.). 
var. d. minus (H. minus, Ktz.). 

L'espèce et ses variétés sont communes dans 
les eaux douces. 



. - 256 — 
2« Sous-famille. — COCGOGHROM ATIGÉËS 
10 e Tribu. — Fragilariées. 
Genre XXXIV. — Fragîlaria, A g. 1824. 

F. virescens, Ralfs. (F. pectinalis, Ehr, — F. œqualis, Heyb.). — Eaux 

douces Toulouse, 
var. b. exigua, Grun. — Eaux douces Pyrénées. 

Genre XXXV. — Denticula, Ktz. 1844. 

D. tenuis, Ktz Eaux douces Gers, Pyrénées. 

D. thermalis, Ktz Barégine d'Olette. 

D. inflala, W. Sm. (D. crassula, Naeg.). — Eaux douces Toulouse. 
D. oblusa, W. Sm. (D. Kutzingii, Grun.). — Eaux douces Hérault 

(Guinard). 

Genre XXXVI. — Diatoma, de Candolle 1805. 

D. vulgare, Bory. (Baccillaria vulgaris, Ehr. — Diatoma fenestratum, 

Ktz. — D. floccosum, Ag. — Denlicula 
oblusa, Ktz.). — Commune, 
var. b. lineare, W. Sm. — Pyrénées. 
D. elongatum, Ag. (D. gracillimum, Naeg.). — Eaux douces Pyrénées, 

submarine, Médoc. 
D. tenue, Ag. (Bacillaria pectinalis, Ehr.). — Eaux douces Médoc. 
D. hiemale (Ktz.), Grun. (Odontidium, Klz. — Fragilaria, Lyngb.). 
var. b. turgidum (Odontidium, turgidum et glaciale, Ktz. — Fra 

gilaria turgida, Ehr.). 
var. c. mesodon (Odontidium mesodon, Klz. — Fragillaria meso- 
don, Ehr.). 
Cette espèce et ses variétés sont très communes 
dans la montagne; on ne les rencontre pas 
dans la plaine. 

Genre XXXVI. — Plagiogramma, Grcville 1859. 

P. Gregorianum, Grev. (Denticula slâiirophora, Greg.). — Marine, 

mousse de Corse. 



— 257 — 

H e Tribu. — Méridiées. 

Genre XXXVII. — Mer id ion. 

M. circulare (Grev.), Ag. (Echinella circularis, Grev.). — Eaux douces, 

commune. 
M. constrictum, Ralfs. . . . Eaux douces, commune. 

4 2 e Tribu. — Licmophorées. 

Genre XXXVIII. — Podosphenia, Ehr. 1838. 
(Licmophora, Grnn.). 

P. communis, Heib. (Echinella paradoxa et cuneata, Lyngb.). — Ma- 
rine, Cette. 

P. gracilis, Ehr Nice, mousse de Corse. 

P. Lyngbyei, Ktz Marine, Nico. 

P. Jurgensii (Ag.), Ktz. (Licmophora, Ag.). — Marine, Nice. 

P. ovata, W. Sm Marine, Nice. 

P. Ehrenbergii, Ktz Marine, Nice. 

P. ànglica, Ktz Marine, Nice. 

P. paradoxa (Lyngb.), Kiz. (Echinella, Lyngb.— Diatoma flabellatum, 

Jurgens. — Gomphonema paradoxum, 
Ag.). — Marine, Cette. 

P. lincla, Ag. (Licmophora, Grun. — Gomphonema tinctum, Ag. — 

Podosphenia oceanica, superba, grandis 
et meneghiniana, Ktz.). — Marine. Cette 
espèce n'est peut-être qu'une variété de la 
précédente. 

Genre XXXIX — Licmophora, Ag. 1827. 

L. flabellata (Carm.), Ag. (Echinella, Garm. — L. splendida, W. Sm.). 

— Marine, Nice, Cette. 

Genre XL- — Climacosphenia, Ehr. 1843. 

C. australis, Ktz. ..... Marine, Cette. 

C. moniligera, Ehr Marine, mousse de Corse. 

C. elongata, Bailey Marine, mousse de Corse. 



- 258 - 

13« Tribu. — Tabellariées. 

Gbnre XLI. — Diatomclla, Greville 1848. 

D, Balfouriana, Grev. (Grammatophora, W. Sm.). — Eaux douces Py- 
rénées. 

Genre XLII. — Grammatophora, Ehr. 1846. 

G. marina (Lyngb.). Ktz. (Diatoma tœniœforme, marinum, latruncu- 

larium el Lyngbyei, Ag. — Baccillaria 
Cleopatrae, Ehr. — Grammatop. mexi- 
cana, Ehr.). — Marine, Nice, Cette, 
mousse de Corse. 

G. undulata, Ehr Mousse de Corse. 

Gr. oceanica, Ehr Marine, Celte. 

Gr. macilenta, W. Sm. . . Marine, Celte, mousse de Corse. 
var. b. sublilissima. — Même provenance. 

Gr. serpentina, Ralfs. (Gr. mediterranea, Ehr. — G. anguina, Ktz.). 

— Nice, mousse de Corse. 
G. gibba, Ehr Marine, Cette, mousse de Corse. 

Genre XLII1 — Tabellaria, Ehr. 1839 

T. floculosa (Roth.), Ktz. (Conferva, Roth.). — Eaux douces Toulouse. 
T. fenestrata (Lyngb.), Ktz. (T. trinodis, Ehr.). — Eaux douces Toulouse. 

Genre XLlV. — Rhabdonema, Ktz. 1844. 

Rh. adriaticum Ktz Marine, Celle, Nice, mousse de Corse. 

Rh. arcuatum (Lyngb.), Ktz. (Striatella, Ag. — Tessella catena, Ehr. 

— Diatoma arcuatum, Lyngb.). — Ma- 
rine, Cette, mousse de Corse. 

Rh. minutum, Ktz. (Fragilaria striatula, Grev.). Marine, Cette. 

Genre XLV. — Striatella, Ag. 1832. 

St. unipunctata (Lyngb.), Ag. (Fragillaria, Lyngb. — Achnantes, Grev. 

— Tessella pedicellata, Duj.). — Nice, 
Cette, mousse de Corse. 



- 259 - 

14 e Tribu. — Bidulphiées. 

Genre XLVI. — Isthmia, Ag. 1830 

I. nervosa, Ktz. (I. obliquata, Ag. — Dialoma obliquatum, Lyngb.). 

— Marine, Cette. 
I. enervis, Ehr Marine, Cette (Guinard). 

Genre XLVII. — Bidulpkia, Gray 1831. 

B. pulchella, Gray. (Diatoma bidulphiamim, Ag.). — Marine, Nice, 

Cette, mousse de Corse. 
B. Baileyi, W. Sm. (Zygoceros mobiliensis,.Bailey). — Marine, Cette 

(ascidie). 
B. Tuomeyi, Pritch. (Zygoceros, Bailey). — Mousse de Corse. 

Genre XLVIII. — Amphitetras, Ehr. 1840. 

A. antediluviaiia, Ehr. . . Marine, Cette, mousse de Corse. 

A. alternans, Ehr. (Amphipentas, Ehr. — Triceratium penlacrinus, 

Ehr.). — Marine, Celte, mousse de Corse. 

N'est qu'une variété de la précédente. 

Genre XL1X.— Triceratium, Ehr. 1840. 

T. striolatum, Ehr Marine, Cette. 

T. orbiculatum, Schadb. . Marine, mousse de Corse. 
T. formosum,Brightw. . . Marine, mousse de Corse. 

4 5 e Tribu. — Goscinodiscées. 

Genre L. — Auliscus, Bailey 185 i. 

À. sculptus (W. Sm ), Pritch. (Eupodiscus, W. Sm ). — Marine,- 

Cette (ascidie). 
A. fulvus, W. Sm. (Eupodiscus, W. Sm.). — Marine, Cette. 



- 260 - 

Genre LI. — Actinoptychus, Ehr. 1838. 

A. undulatus, Ktz. (Actinocyclus, Ktz. — A. ternatus, San. — A. bi- 

septenarius, Ehr.). — Marine, Cette, 
mousse de Corse. 

A senarius, Ehr Marine, mousse de Corse. 

Genre LU. — Asterolampra, Ehr. 1844. 

A. mirylandica, Ehr. . . . Marine, Cette (ascidie). 

A. Grevillei, Wallich., var. adriatioa. — Cette (ascidie). 

Genre LUI. — Asteromphalus. 

A. flabellatus, Breb «Marine, Cette (ascidie). 

Genre LIV. — Actinocyclus, Ehr 1840. 

A. Ralfsii, W. Sm. (Eupodiscus, W. Sm.). — Marine, Cette. 
A. Ehrenbergii, Ralfs.. . . Marine, Celle. 

A. subtilis (Greg.), Ralfs. (Eupodiscus, Greg ). — Marine, Cette 

(ascidie). 

Genre LV. — Coscinodiscus, Ehr. 1838. 

C. radiatus, Ehr. ..... Cette, mousse de Corse. 

C. excentricus, W. Sm. . Nice, mousse do Corse. 

C. concavus, Greg Nice, mousse de Corse. 

C. cenlralis, Ehr Mousse de Corse. 

C. nitidus, Greg Mousse de Corse. 

C. minor, Ehr Mousse de Corse 

16© Tribu. — Rïelosirées. 

Genre. LVI. — Cyclotella, Ktz. 1833. 

C. operculata (Ag.), Ktz. (Pyxidicula, Ehr. — Cymbella, Ag.— Frus- 

tulia, Ag.). — Eaux douces Toulouse, 
var. b. mesoleia, Grun. — Eaux douces Toulon. 



- 261 — 

C. Kutzingiana, Thw. . . . Submarine, Médoc. 
C. meneghiniana, Klz. . Eaux douces Toulouse. 

Genre LVII. — Podosira. Ehr. 1840. 

P. Monlagnei, Ktz. (Melosira globifera, Harv.). — Marine, Cette, mousse 

de Corse. 
P. Hormoides (Montagne), Ktz. (Melosira, Mont. — Podosira nummu- 

loides, Ehr. — Hyalodiscus scoticus, 

Grunow.). — Marine, Cette, mousse de 

Corse. 
P. maculata, W. Sm. . . . Marine, mousse de Corse. 

Genre LVII I . — Melosira, A g. 1824. 

M. nummuloides (Dillw.), Ag. (Conferva, Dillw. — Fragilaria, Lyngb ). 

— Submarine, Médoc, Cette. 

M. Borreri, Grev. (M. moniliformis, Muller. — Gallionella monilifor- 

mis, Bory.). — Marine, Nice, Celte, mousse 
de Corse. 

M. varians, Ag. (Gallionella, Ehr.). — Eaux douces, très commune. 

M. Jurgensii, Ag. (Conferva lineata, Jurg.). — Marine, Nice. 

M. sulcata (Ehr.), Ktz. (Gallionella, Ehr. — Orthosira marina, W. Sm. 

— Melosira marina, San.). — Marine, 
Nice, Cette. 

M. arenaria, Moore. (Gallionella undnlata, Ehr. — G. biseriata, Ehr. 

— Orthosira arenaria, W. Sm.). — Eaux 
douces Pyrénées. 

Genre LIX. — Chsetoceros, Ehr. 1844. 

C. Wighamii, Brighlw. . . Marine, Cette (ascidie). 
€. Dichaeta, Ehr Marine, Cette (ascidie). 

Genre L'X. — Bacteriastrum, Shadb. 1860. 

B. furcatum, Shadb. (Atiniscus sexfuicatus, Ehr. — Aet. biseptenna- 

rius et bisoctonarius, Ehr.). — Marine, 
Cette (ascidie). 

B. curvatum, Shadb. . . . Marine, Cette (ascidie). — N'est probablement 

qu'un état différent du précédent. 



— 262 



Tableau des synonymes. 



Achnantes Achnantidium partim. 

— unipunctata, Grev. Slriatella, Ag. 

Actiniscus biseptennarius, Ehr. . ) 

— bisoclonarius, Ehr. . . > Bacteriastrum furcatum, Shadb. 

— sexfurcatus, Ehr. . . . ) 
Actinocyclus undulatus, Ktz. . . j 

— ternatus, San. . . . > Actinoptychus undulalus,- Klz. 

— biseplennarius, Ehr. ) 

Amphicampa, Rab Amphiprora. 

Amphipentas alternans, Ehr. . . . Amphitelras. 

Amphiprora quarnerensis. Grun. . Amphipr. lepidoplera, Greg. 

Amphoraaffinis, W. Srn Ampli, commutata, Cr. 

— dubia, Greg Amph. marina, W. Sm. 

— incurva, Greg Amph. ovalis, Ktz. 

Ardissonia formosa, de Notai*.. . Synedra, Pritch. 

— robusta, de Notar. . . Synedra, Ulzsch 

Aulacocyslis pellucida, Hass. . . . Amphipleura pellucida, Ktz. 

Bacillariacistula, Hempr Cocconema cistuia, Hempr. 

— Cleopatrse, Ehr Grammatophora marina, Ktz. 

— Phœnicenteron. Nitzch. . Stauroneis, Ehr. 

— pectinalis, Ehr Diatoma tenue, Ag. 

— Si^moidea, Nitzsch. . . . Nitzschia, W. Sm. 

— ulna, Nitzch Synedra, Ehr. 

— vulgaris, Ehr Diatoma vulgare, Bory. 

Bangia micans, Lyngb Berkeleya fragilis, Grev. 

Campylodiscus echineis, Ehr.. . . Camp, cribrosus, W Sm. 

— proiluctus, Johnst. Surirella lala, W. Sm. 

— spiralis, W. Sm. . Surirella, Ktz. 
Ceratoneis acicularis, Pritch. . . . Nitzschia acicularis, W. Sm. 

— closterium, Ehr Nitzschia closterium, W. Sm. 

— Fasciola, Ehr Pleurosigma, Ehr. 

— longissima, Breb. . . . Nitzschia birostrata. 

— lineare, Grun Eunotia lunaris, Grun. 



- 263 - 

Cocconeis pediculus, Ehr. nec Ktz. Cymbella pediculus, Kiz. 

— Thwailesii, W. Sra. . . Achnaotidium flexellum, Breb. 
Cosconema Bremii, Naeg.. .... Coccon. lanceolalum, Ehr. 

Colletonemaneglectum, Thw. . . . Sehizonema, Thw. 

— vulgare, W. Sm. . . . Navicula, Heib. 

Conferva fœiila Berkeleya Dillivynii, Ag. 

— lineata, Jurg Melosirapurgensii. 

— nummuloides, Dyllw. . . Melosira, Ag. 
Cymatopleura apicnlala, W. Sm. . Cyraat» solea, var. 

— nobilis, Hass Cymat. elliptica, W. Sm. 

Cymbella. . . . • Cocconema partim. 

Cymbella adnata, Breb Epilhemia turgida, Ktz. Ep Zébra, Ehr. 

— affinis, W. Sm A. commutata, Gr. 

— appendiculala, Ag. . . . Navicula, Ktz. 

— Arcus, Ag Ceratoneis, Ktz. 

— dubia, Greg Amph. marina, W. Sm. 

— elegans, Cram Cymb. gastroides, Ktz. 

— flexella, Ktz '. Achnantidium flexellum, Breb. 

— incrassata, Breb Epithemia gibba, Ktz 

— maxima, Naeg Cymb.ggasiroides, Ktz. 

— minor, Ag Cocconema cistula, Hempr. 

— operculata, Ag Cyclolella, Ktz.' 

— ovalis, Breb Amphora, Ktz. 

Cymbella phœnicenteron, Ag. . . . Stauroneis, Ehr. 

— picta, Breb Epithemia turgida, Ehr. 

— turgida, Hass Epithemia, Ktz. 

— ventricosa, Breb Cymb. affinis, Ktz. 

— Zébra, Hass Epithemia, Ktz. 

Cymbosira maculata, Breb Cymbella leptoceras, Ehr. 

Diatoma àrcuatum, Lyngb Rhabdomena, Ktz. 

— Bidulphianum, Ag. . . . Bidulphia pulchella, Gray. 

— cristal linu m, Ag Synedra cryslallina, Ktz. 

— fen^stratum, Klz Diat. vulgare, Bory. 

— flabellatum, Jurg Podosphenia paradoxa, Ktz. 

— floccostim, Ag Diat. vulgare, Bory. 

— gracillimum, Naeg. . . . Diat. elongatum, Ag. 

— latruncularium, Ag. . . j 

— Lyngbyei, Ag > Grammatophora marina, Ktz. 

— marinum, Ag. et Lyngb. ) 



- 264 — 

Diatoma obliquatum, Lyngb. . . . Isthmia. nervosa, Klz. 

— parasilicum, Ag Synedra ulna, Ebr. 

— ramosum, Ag Synedra fulgens, Ag. 

— tabulalum, Ag Synedra tabulata, Ktz. 

— teniaïforme, Ag Grammatopbora marina, Ktz. 

— variegatum, Ag Synedra lœvis, Ehr. 

Denticula crassula, Naeg. Dent, inflata, W. Sm. 

— Kutzingii, Grun Dent, oblusa, "W. Srn. 

— oblusa, Ktz Diatoma vulgare, Bory. 

Denticula staurophora, Greg. . . . PlagiogrammaGregoriar.um, Grev. 

— tabellaria, Grun Grunowia, Rab. 

— undulata, Ktz Cymatopleura elliptica. W. Sm. 

— — Cramer. . . . Staurosyra parasitica, Petit. 
Desmogonium Kutzingii, Rab. . . Synedra rumpens, Grun. 
Dimeregramma rnutabile, Pritch.. Staurosira naulabilis, Petit. 

— tabellaria Pritch.. Staurosira construens, Petit. 

Diomphala clava Herculis, Ehr.. . Gomphonema geminatum, Ag. 

Diploneis I\:i\ icula. 

Doryphora Bœckii, W. Sm. . . . Cocconema lanceolatum, Ehr. , var. 

— elegans, Roper Podocystis adriatica, Ktz. 

Echinellacircularis, Grev Meridion circulare, Ag. 

— cuneata, Lyngb Podosphenia comraunis, Heib. 

— flabellata, Carm. .... Licmophora, Ag. 

— geminata, Lyngb Gomphonema, Ag. 

— olivacea, Lyngb Gomphonema, Klz. 

— paradoxa, Lyngb Podosphenia communis et paradoxa. 

Encyonema maximum, Warlm. . Eue. prostratum, Ralfs. 

Endictya cribosa Gampylodiscus cribrosus, W. Sm. 

Entomoneis alata Amphiprora, Ktz. 

Epithemia adnata, Breb Ep. Zébra, Ktz. 

— intermedia, Hilse. . . . Ep. Argus, Ktz. 

— librile, Ehr Ep. granulata, Ktz. 

— textricula. Ktz Ep. gibberula, Ktz. 

Eunotia Epithemia partim. 

Eunolia amphyoys, Ehr Nitzschia, W. Sm. 

— arcus. W. Sm Ceratonei*, Ktz. 



265 - 



Eunotia depressa, W. Sm. . . . 

— texiricula, Ehr 

— sphserula, Ehr 

Euphyllodium spatulatum,Schadb 
Eupodiscus fulvus, W. Sm. . . 

— Ralfsii, W. Sm. . . 

— seul plus, W. Sm. . 

— subtilis, Greg . . 

Exilaria fulgens, Grev 

Fragilaria œqualis. Heib. . . 

— angusta, Ehr. . . . 

— binodis, Ehr.. . 

— bipunctata, Rab. . 

— capucina, Desm. . 

— constricta, Ehr.. . 

— construens, Ehr. . 

— co ni racla, Schum. 

— Diophtalma, Ehr. . 



Himantidium pectinale, Ktz. 
Epithemia gibberula, Riz. 
Epithemia musculus, Klz. 
Podocyslis aJrialica, Klz. 
Auliscus, W. Sm. 
Aclinocyclus, W. Sm. 
Auliscus, Pritch. 
Aclinocyclus, Ralfs. 
Synedru, W. Sm. 
Frag. virescens, Ralfs. 
Staurosira capucina, Petit. 
Navicula. — Staurosira parasilica. 
Staurosira capucina, Petit. 
Staurosira, Petit. 
Staurosira parasilica, Pelit. 
Staurosira, Petit. 
Staurosira capucina, var. 

Staurosira capucina, Petit 



fissa, Ehr 

grandis, Ehr Himanlidium pectinale, Klz. 

Harrissonii, W. Sm. . Staurosira, Pelit. 

mesodon, Ehr Dialoma hyemale, var. 



mullipunclata, Ehr. . 
mutabilis, W. Sm. . . 
nummuloides, Lyngb. 
peclinalis, Ralfs. . . . 



Staurosira capuc na, Petit. 
Staurosira, Petit. 
Melosira, Ag. 

Himanlidium pectinale, Ktz. 
Staurosira capucina, Petit. 



— Ehr Frag. virescens, Ralfs. 

pinnala, Ehr 

rhabdosoma, 'Ehr. . 
scalaris, Ehr. . . . 



Staurosira mutabilis, Petit. 
Staurosira capucina, Pelit. 



— Smilhiana, Grun. 



Staurosira, Petit. 



— slriatula, Grev Rhabdonema minutum, Ktz. 

— tenuis, Ag Staurosira capucina, Petit. 

— turgida, Ehr. . • .,• • Diatoma hyemale, var. 

— unipunctata, Lyngb. . Sniatella, Ag. 
Frustuliaacuminala , Ktz Pleurosigma acuminalum, Grun. 

— appendiculala, Ag. . . . Navicula, Ktz. 



- 266 - 

Fruslulia coffeaeformis, Ktz Cocconema cymbiforme, Ehr. 

— cupulata, Ktz Amphora ovalis, Ktz. 

— cymbiformis, Ktz Cocconcma, Ehr. 

— gastroides, Ktz Cymbella, Ktz. 

— inûala, Ktz Navicula inflata, Ktz. 

— Jurgensii, Ag Epitbemia turgida, Ktz. 

— linearis, Ag Nitzscbia, W. Sm. 

— nodulosa, Breb Navicula, Ktz. 

— oblonga, Ktz Navicula, Ktz. 

— operculata. Ag Cyclotella, Ktz. 

— ovalis, Ktz Amphora, Ktz. 

— pellucida, Ktz Amphipleura, Ktz. 

— picta, Ktz. . , Epitbemia tur^la, Ktz. 

— qiiinquepunctata, K.tz. . Cymaloplcura solea, W. Sm. 

— ulna, Klz Synedra, Ebr. 

— ventricosa, Ktz Cymbella venliicosa, Ag. 

Gallionnella Melosira. 

Gallionella biseriata, Ebr Melosira arenaria, Moore. 

— moniliformis, Bory. . Melosira Borreri, Grev. 

— undulala, Ehr Melosira arenaria, Moore. 

Gompbonella olivacea, Rab. . . . Gompbonema, Klz. 

Gompbonema ampullaceum, Grev. Gompb. geminalum, Ag. 

— apiculatum, Rab.. . Gompb. augur, Ebr. 

— appendiculalum, P. Gomph. acuminatum, var. 

— Berkeleyi, Ralfs. . . Gomph. olivaceum, Klz. 

— • coronatum, Ehr. . . Gompb. acuminatum, var. 

— crislatum, Ralfs. . . Gompb. augur, Ehr. 

— curvatum, Ktz.. . . Rhoicospbenia, Gr. 

— fulg'ens, Ktz Synedra W. Sm. 

— geminalum, Ktz.. . 'Gomph. olivaceunr;, Klz. 

— Leibleni, Ag Gomph. olivaccum, Ktz. 

— marinuni, W. Sm. Rhoicospbenia curvata, var. Gr. 

— paradoxum, Ag. . . Gompb. constrictum. — Podosphenia 

paradoxa, Ktz. 

— persieum, Rab.. . . Gomph. capitatura, Ehr. 

— pohliaeforme, Ralfs.. Gomph. constrictum, Ehr. 

— saxonicum, Rab. . . Gomph. augur, Ehr. 



- 267 - 

Gomphonema semiellipticum, Ag. Cocconema cislula, Hempr. 

— sessile, Breb Gomphonema Brebissonii, Ktz. 

— simplex, Ktz Cocconema cislula, Hempr. 

— subramosum, Ktz. . Gomph. constrictum, Ehr. 

— tinclum, Ag Podosphenia tincla, Ag. 

— trigonocepbalum, E. Gomph. acuminalum, var. 

— truncatum, Ehr. . . Gomph. constrictum, Ehr. 

— turgidum, Ehr.. . . Gomph. capitatum, Ehr. 
Grammatophoraanguina, Ktz. . . Gramm. serpenlina, Ralfs. 

— balfouriana, Grev. Dialomella, Grev. 

— mediterranea, E.. Gramm. serpenlina, Ralfs. 

— mexicana, Ehr. . Gramm. marina, Ktz. 
Gyrosigma. Pleuro sigma. 
Gyrosigma thuringiacum, Rab. . . Pleuros. angulalum, W. Sm. 
Hantzschia. Nitzschia. 
Himantidium minus, Ktz \ 

— strictum, Rab. . . > Himant. pectinale, Ktz., var. 

— undulatum, W. S. ) 

Homœocladia purnila, Ktz ) _ , , 

} Berkeleya purnila, Ag. 

— zosterae, Menegh. . ) 

Hyalodiscus scolicus, Grun. . . . Podosira Hormoides, Ktz. 

Isthmia obliquata, Ag Isthmia ncrvosa, Ktz. 

Licmopliora Podosphenia part im. 

Licmophorafulgens, Ktz SynedraW. Sm. 

— splendida, W. Sm.. . Licmophora flabcllala, Ag. 

Melosira globifera, Hard. ..... Podosira montagnei. 

— grandis, Perly Cymatopleura elliptica, W. Si 

— marina, Jan Melos. sulcata, Ktz. 

— moniliformis, Mu] 1er. . . Melos. Borreri, Grev. 

— nummuloides, mont. . . Podosira Hormoides, Ktz. 

Micromega Schizonema. 

Monemea comoides, Grev Schizonema Grevillii, Ag. 

— Dillivynnii, Grev. . . . Berkeleya, Grun. 



- 268 - 

Monomea Grevillii , Mcnegh. . . . Schizonema, Ag. 

— proslratum, Berk Encyonema, Ralfs. 

Navicula acus, Ehr Nitzschia sublilis, Grun. 

— alata, Ehr Amphiprora, Ktz. 

— arcus, Ehr. .. Ceratoneis, Ktz. 

— aspera, Gr Stauroneis, Ktz. 

— atlenuata, Ktz Pleurosigma attenualum, W. Sun 

— bacillaris, Greg Nav. bacillura, Ehr. 

— baltica, Ehr Pleurosigma balticum, VV. Srn. 

— bifrons, Ehr Surirella biseriata, Breb. 

— clavata, Ehr Nav. lyra, Ehr. 

— elliptica, W. Sm Nav. Smithii, Breb. . 

— flexuosa, Ehr Pleurosigma acuminatum, Grun. 

— follis Nav. inflata, Klz. 

— fragilis, Heib Berkeleya, Grev. 

— fusiformis, Ehr Pleurosigma acuminatum, Grun. 

— Gallionii, Bory Synedra, Ehr. 

— Gibba, Ehr Epithemia, Ktz. 

— gracilis, W. Sm Nav. ianceolata, Klz. 

— Grevillii, Heib Schizonema, Ag. 

— granulata, Ehr Epithemia, Ktz. 

— gregoriana, Grev Nav. lyra, Ehr. 

— Grevellii, Heib Schizonema, Ag. 

— Hebes, Ralfs Nav. obtusa, W. Sm. 

— hippocampus, Ehr. . . . Pleurosigma, W. Sm. 

— inrequalis, Ehr Cymbella Ehrenbergii, Ktz. 

— librile, Ehr Cymalopleura solea, W. Sm. 

— minulula, W. Sm. . . . Nav. pygmea, Klz. 

— ovalis, W. Sm Nav. elliptica, Ktz. 

— oxyptera, Ktz Nav. acula, W. Sm. 

— parmula, Breb Nav. elliptica, Ktz., var. 

— Phœnicenteron, Ehr. . . Slauroneis, Ehr. 

— Smithii, Greg Nav. forcipata, Grev. 

— sigma, Ehr Pleurosigma acuminatum, Klz. 

— sigmoidea, Ehr Pleurosigma acuminatum, Klz. 

— splendida, Ehr Surirella, Ktz. 

— striatula, Ehr Surirella, Turp. 

— thuringica, Ktz Pleurosigma angulatum, W. Sm. 



- 269 - 

Navicula tumida, W. Sm Nav. anglica, Ralfs. 

— turgida, Ehr Epithemia, Ktz. 

— umbonata, W. Sm.. . . Nitzschia, thermalis, Auers. 

— uncinata, Ehr Epithemia, gibba, Ktz. 

— undulata, Ehr Cymatopleura elliptica, W. Sm. 

— viridis, Ehr. ...... Nav. major, Ktz. 

— Weslermanni, Ehr. . . . Epithemia, Ktz. 

— zébra, Ehr Epithemia, Ktz. 

Nitzchia acuminata, Gr „ Tryblionella, W. Sm. 

— auguslata, Gr Tryblionella, W. Sm. 

— apiculata, Gr Tryblionella, Greg. 

— armoricana, Gr Nitzs. Brebissonii, W. Sm. 

— Buhlmeiniana, Gr. . . . Homœocladia, Rab. 

— circumsuta, Gr Tryblionella, Pritch. 

— constricta, Pritch Nitzs. dubia, W. Sm. 

— elongata, Hass Nitzs. sigmoidea, "W. Sm. 

— fasciculala, Grun Homœocladia sigmoidea. 

— homœocladia, Heib. . . . Homœocladia sigmoidea. 

— hungarica, Gr Tryblionella, Grun. 

— Kutzingiana, Hilse. . . . Nitzs. Palea, W. Sm. 

— latestriata ...... Nitzs. panduriformis, Greg. 

— levidensis, Gr Tryblionella, Greg. 

— média, Htzsch Nitzs. tenuis, var. 

— paradoxa, Gr Baccillaria, Gmel. 

— paxillifer, Heiberg. . . . Baccillaria paradoxa, Gmel. 

— sigmatella, Greg Nitzs. curvula, W. Sm. 

— Smithii, Pritch Nitzs. spectabilis. W. Sm. 

— tabellaria, Grun Grunowia, Rab. . 

— Tryblionella, Htzch.. . . Tryblionella Hautzschiana, Grun. 

— vivax, W. Sm Nitzschia amphioxys, var. 

Nitzchiella Nitzschia. 

Niizchiella longissima, Rab. . . . Nitzschia birostrata, W. Sm. 

Odontidium glaciale, Ktz Diatoma hyemale, var. 

— hiemale, Ktz Diatoma, Grun. 

— mesodon, Ktz Diatoma hyemale, var. 

— mutabile, W. Sm. . ) ,_.,. _ . 

> Staurosira mutabihs, Petit. 

— pinnatum, Ktz. . . . ) 

49 



270 - 



Odontidium parasiticum, W. Sm. 

— tabellaria, W. Sm. . 

— turgidum, Ktz . . . 
Orthosiraarenaria, W. Sm 

— marina, W. Sm .... 
Pinnularia. 

Pinnularia amphioxys, Ehr. . . . 
— interrupla, Rab. . . . 



Staurosira parasitica, Petit. 
Staurosira construens, Petit. 
Diatoma hyemale, var. 
Melosira Moore. 
Melosira sulcata, Ktz. 
Navicula. 

Navicula acuta, W. Sm. 
Navicula Rabenhorstii, Ralfs. 



polyptera, Ehr Navicula oblonga, Ktz. 

silesiaca, Bleisch.. . . Navicula radiosa, Ktz. 

stauroneiformis, W. S. Navicula Brebissonii, Ktz. 

termes, Ehr Navicula nodulosa, Ktz, 



Nitzschia, Ehr. 
Cyclotella. 

PI. Kulzingii, Grun. 
Podocystis adriatica, Bailey. 



— thermalis, Ehr. . . . 
Pixydicula. 

Pleurosigma gracilentum, Rab. . 
Podocystis americana, Bailey. . . 
Podosira nummuloides, Ehr. . . 
Podosphenia oceanica, Ktz. . , . 

— superba, Ktz. . . . 

— grandis, Ktz 

— meneghiniana, Ktz. 
Pritchardia. 
Schizonema Dillwynnii, Ag. . . 

— prostratum, Grev. . 

— pumilum, Ag Berkeleya, Grun. 

— quadripunclatum, H. . Sch. Grevillii, Ag. 

— rutilans var., Ktz. . . Sch. implicatum. Harv. 

— vulgare, Thw Navicula, Heib. 

Sigmatella Nitzschia, Ktz Nitzschia sigmoidea, W. Sm. 

— vermicularis, Ktz. . . Nitzchia, Hass. 
Sphinctocystis iibrilis, Hass. . . . Cymatopleura, solea, W. Sm. 
Stauroneis amphicephala, Ktz. . . St. anceps, Ehr., var. 

— anceps, W. Sm. ... St. anceps, Ehr., var. 
inanis, Perty.. .... St. linearis, Ehr. 

Stauroptera aspera, Ehr Stauroneis, Ktz. 

— parva, Ehr , Navicula, Grun. 



/ Podospheniatincta, Ag. 

) 

Nitzchia. 

Homœocladia, Grun. 
Encyonema, Ralfs. 



— 271 - 

Striatella arcuata, Ag Rhabdoncma, Klz. 

Surirella apiculata, W. Sm. . . . Surirella augusta, W. Sm. 

— bifrons, Ehr Surirella biseriata, Breb. 

— Breghlwellii, W- Sm. . . Surirella emmena, Breb. 

— circumsuta, Bailey. . . . Triblyonella, Pritch. 

— elliptica, Breb Cymatopleura, W. Sm. 

— flexuosa, Ehr Surir, spiralis, Ktz. 

— Kutzingii, Perty Cymatopleura elliptica, W. Sm. 

— multifasciata, Ktz Nitzchia linearis, W. Sm. 

— navicularis, Breb Tryblionella, Rab. 

— oophœna, Ehr i • , „. . _ n 

' > Cymatopleura elliptica, W. Sm. 

— plicala, Ehr ) 

— solea, Breb Cymatopleura W. Sm. 

— thermalis, Ktz. . . , . . Nitzscbia, Ktz. 

— salina, W. Sm Surir, ovata, Ktz,, var. 

— undata, Ehr 1 _, , ... . „ T „ 

t _ _, \ Cymatopleura elliptica W. Sm. 

— undulata, Ehr ) 

Synedra acicularis, W. Sm. . . . Nitzschia acicularis, W. Sm. — Syn- 

Smithii, Pritch. 

— armoricana, Ktz Nitzschia Brebissonii, W. Sm. 

— atomus, Rab Navicula, Grun. 

-m- Biassoletiana, Ktz Achnantes, Grun. 

— — Ktz Eunotia bicapitata, Grun. 

— constricta, Ktz Nitzschia dubia, W. Sm. 

— danica, Ktz . Syn. ulna, var. 

— delicatissima, W. Sm. . Syn. acus, var. 

— fasciculata, W. Sm. . . . Syn. pulchella, var. 

— fusidioides, Rab.. 

— fusidium, Ktz. . 

— gibbosa, Pritch Ceratoneis arcus, Ktz. 

— longissima, W. Sm. . . Syn. ulna, var. 

— lunaris, Ehr Eunotia, Grun. 

— notata, Ktz Nitzschia communis, Rab. 

— palea, Ktz Nitzschia, W. Sm. 

— parvula, Ktz Nitzschia Kutzingii, Rab. 

— radians, W. Sm Syn. ulna, var . 

— sigma, Ktz Nitzschia, W. Sm. 

— sigmoidea, Ktz Nitzschia, W. Sm. 



> Nitzschia palea, W. Sm. 



- 272 - 



Synedra splendens, Ktz. . . 

— subtilis, Ktz. . . . 

— tenuis, Ktz. . . . 

— vermicularis, Ktz.. 

— vitrea, Ktz. . . 
Tabellaria trinodis, Ehr. 
Tessella calena, Ehr. . 

— pedicellata, Duj 
Toxarium undulatum, Bail.. 
Triceratium pentacrinus, Ehr 
Tryblionella marginata, W. Sm 

— scutellum, W. Sm 
Van Heurckia. 
Zygoceros mobilensis, Bailey. 

— Tuomeyi, Bailey. 



Syn. ulna, var. 
Nitzschia, Grun. 
Syn. acus, Ktz. 
Nitzschia, Hass. 
Syn ulna, var. 
Tab. fenestrata, Ktz. 
Rhabdonema arcuatum, Ktz. 
Striatella unipunctata, Ag. 
Synedra undulata, W. Sm. 
Amphitetras alternans, Ehr. 
Trybl. navicularis, Rab. 
Trybl. circurasuta, Pritch. 
Navicula. 

Bidulphia Bayleyi, W. Sm. 
Bidulphia, Pritch. 




8 JUL 1886 



PROCÈS-VERBAUX. — 4884 



Séance du 2 janvier 1884, 
Présidence de M. L. de Malafosse, vice -président. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

M. Bidaud, après avoir, au nom du Bureau sortant, re- 
mercié la Société de sa sympathie , invite les membres 
du Bureau de 1884 à prendre leurs places. 

M. L. de Malafosse témoigne le désir de voir s'accroître 
les travaux de la Société et surtout les comptes-rendus 
particuliers des ouvrages reçus, et invite le promoteur de 
la proposition relative à la modification du règlement, à 
prendre la parole. 

Il résulte de la discussion que les secrétaires-adjoints sont 
rééligibles. 

MM. Ronso, sous-directeur du Crédit Lyonnais; 
Galy, conseiller de préfecture à Foix, 
sont nommés membres titulaires. 

M. Trutat signale la disparition des Diatomées des eaux de 
Toulouse, pendant les mois d'août et de septembre ; il joint 
encore à cette curieuse observation celle de Diatomées et de 
Desmidiées vivant sur une couche de chlorure de chaux 
dans le bassin d'une des places publiques de la ville. Cette 
remarque est intéressante en ce qu'un procédé de prépara- 
tion de ces algues est basé justement sur la propriété qu'a 
le chlorure de chaux de détruire leur endochrôme et que le 
cas précité ne peut s'expliquer que par le renouvellement de 
l'eau du bassin et la pureté relative des couches liquides 
supérieures « 

V 



II 

M. L. de Malafosse communique un cas de métamor- 
phisme encore inexpliqué du Peronospora viticola ; ce cham- 
pignon apparaît sur les grappes de raisins déjà formées sous 
forme de mycélium sans conidies , tandis que générale- 
ment il fait son apparition sur la face inférieure des feuilles 
et provoque la chute de celles-ci. Dans ce dernier cas, les 
ravages portent sur la plante entière, tandis que dans le pre- 
mier, le vin seul s'en ressent quant à sa qualité. On remar- 
que surtout une notable disparition de l'acide tartrique. 

La séance est levée. 



Séance du 16 janvier 1884. 
Présidence de M. Lartet, président. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

M. le Président remercie la Société de l'avoir désigné 
pour la diriger pendant l'année 1884 et s'engage à lui consa- 
crer toute son activité. Il lit ensuite une lettre de M. de 
Lacaze-Duthiers lui annonçant l'envoi à la Société d'un de 
ses mémoires. 

De belles pointes de flèches provenant de Prat et Mon- 
trégnier (Ariège), sont présentées par M. Marty. M. le Prési- 
dent et M. de Malafosse demandent quelques explications 
sur leur gisement, et M. Marty promet de revenir sur ce 
sujet après l'étude du terrain où ces objets ont été dé- 
couverts. 

M. L. de Malafosse, chargé de rendre compte du dernier 
fascicule de la Société géologique, après avoir parlé en quel- 
ques mots des divers travaux qui s'y trouvent, s'attache spé- 
cialement à une étude de M. Fliche sur les tufs de Renson, 
dans l'Aube. Il profite des remarques de ce géologue pour 



III 
les étendre aux divers tufs du Midi qu'il a pu étudier, donne 
des détails circonstanciés sur les diverses variétés de ces 
dépôts quaternaires et en signale plusieurs dans les environs 
de Toulouse qui n'ont pas été décrits. Il croit que ces roches 
adventices récentes ne doivent pas ressortir seulement de la 
géologie, mais aussi du domaine du botaniste et du malaco- 
logiste, dont les remarques sur la forme des feuillages et des 
mollusques conservés dans ces dépôts peuvent être très 
importantes soit pour fixer leur âge, soit pour définir le cli- 
mat de ces lieux aux époques de formation. 

M. H. Chalande en signale également près de Bourrassol. 



Séance du 6 février 1884. 
Présidence de M. Lartet, président. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

M. Boule présente, au nom de M. Barthélémy, deux mé- 
moires dont il fait hommage à la Société. Dans ces deux tra- 
vaux intitulés : De l'influence de la tension hydrostatique 
dans les plantes et du Mouvement des plantes dans Lamarck, 
Darwin et leurs successeurs, M. Barthélémy invoque deux 
facteurs : absorption des racines et évaporation par les 
feuilles, au moyen desquels il explique le mouvement de la 
sève dans les plantes, le sommeil des feuilles et les autres 
phénomènes de la vie végétative. 

La Société vote des remerciements à M. Barthélémy. 

M. Boule fait ensuite le compte-rendu sommaire du mé- 
moire de M. Lacaze-Duthiers sur la Laura Gerardiœ, crus- 
tacé parasite d'un antipathaire, la Gerardia. 

Ce petit crustacé vit dans les tissus du polype qui le recou- 
vre entièrement. 



IV 

La Société vote également des remerciements à M. de 
Lacaze-Duthiers. 

M. Trutat' donne des détails sur les recherches entreprises 
par les commissions de diverses nationalités chargées d'étu- 
dier le choléra en Egypte. La question est loin d'avoir été 
complètement étudiée et les résultats sont jusqu'ici peu 
appréciables. 

MM. L. de Malafosse et Monclar annoncent la découverte 
d'importantes mines de houille dans le Tarn. Des détails 
plus circonstanciés étant désirables, la Société prie M. le 
Président de vouloir bien lui procurer des renseignements 
aussi précis que possible sur cette importante question. 

M. le Secrétaire-général dépose sur le bureau, au nom de 
M. Comère, le catalogue des Diatomées des environs de 
Toulouse. 

Ce travail paraîtra dans le Bulletin. 

La séance est levée. 

Dans la séance du 20 février a eu lieu le punch annuel de 
la Société. M. Trutat, qui devait faire une conférence sur 
l'Ariège avec projections de vues photographiques, s'étant 
trouvé indisposé, M. Louis de Malafosse a bien voulu com- 
bler cette lacune par une agréable causerie sur l'Aveyron, 
accompagnée de projections. La Société lui vote des remer- 
ciements. 



Séance du 5 mars \ 884. 
Présidence de M. Lartet, président. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

M. le Président donne lecture d'une lettre de M. Batignes, 
donnant sa démission de membre titulaire ; la démission est 
acceptée. 



M. Monclar signale un fait qu'il croit pouvoir rattacher à 
la perturbation générale causée par le tremblement de terre 
de Java. Vers la même époque, en effet, un certain nombre 
d'hirondelles couvraient la façade du Casino de Luchon par 
un temps superbe et sans que rien pût motiver un tel ras- 
semblement. 

M. Lacroix pense que c'est simplement un passage de 
martinets et donne quelques renseignements relatifs au 
départ pour le Sud de diverses espèces d'hirondelles. Or, les 
martinets partent vers la fin du mois d'août. 

M. Ch. Fabre dit avoir observé, à cette date, une brusque 
dépression barométrique, plus forte même que celle qui se 
produit en temps d'orage. Il ne serait donc pas impossible 
que M. Monclar ait raison d'attribuer le fait à une pertur- 
bation atmosphérique. 

M. Marquet complète ces renseignements en ajoutant cer- 
tains faits curieux sur les hirondelles, qui disparaissent aussi, 
paraît-il, pendant les épidémies de choléra. 

M. P. Fabre présente une chambre claire en carton des- 
tinée à dessiner les objets vus au microscope ; il en explique 
l'usage et donne quelques détails sur sa construction. 

M. Peragallo décrit un appareil actuellement en construc- 
tion chez Nachet et destiné à la photographie instantanée 
des objets microscopiques. 

M. Ch. Fabre annonce à la Société que M. Van Heurck a 
pu résoudre Y Amphipleura pellucida en carré. Ce résultat a 
été atteint au moyen de la lumière solaire, d'un verre bleu, 
d'un condenseur à immersion homogène et d'un objectif de 
Zeiss, également à immersion homogène, de 4/18 de pouce. 
L' Amphipleura n'avait laissé voir jusqu'ici que des stries 
transversales. 

La séance est levée. 



\1 



Séance du lî> mars J884. 
Présidence de M. Lartet, président. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

M. le Secrétajre-général dépose, au nom de M. Fagot, un 
travail sur les Mollusques souterrains de l'Europe et de l'Al- 
gérie. L'auteur y a résumé et condensé toutes les études 
faites précédemment sur ce sujet, en y ajoutant de nom- 
breuses observations inédites. Ce travail sera imprimé dans 
le Bulletin. 

M. Peragallo expose la théorie du P* Abbe sur l'interpré- 
tation des images microscopiques. 11 répète ensuite sous les 
yeux de la Société les expériences imaginées par Stephenson 
pour confirmer cette théorie. Elles sont basées sur l'emploi 
de diaphragmes à ouvertures variées que l'on place entre 
l'oculaire et l'objectif. Une mince couche d'argent déposée 
par la pile sur un porte-objet et finement striée à la machine 
à diviser sert d'objet d'épreuve. 

M. Gh. Faere fait remarquer que la théorie du D r Abbe 
a déjà rendu d'immenses services à l'optique microscopique 
et qu'elle a contribué beaucoup au perfectionnement des 
objectifs. 

M. le Président remercie M. Peragallo de son intéressante 
communication et le prie d'en faire l'objet d'une note qui 
sera insérée dans le Bulletin. Cette théorie est, en effet, tota- 
lement inconnue des opticiens français et n'a jamais été 
qu'imparfaitement publiée dans notre pays. 

.M. le Trésorier consulte la Société à propos des mesures 
qu'il devra prendre pour faire rentrer les cotisations. La So- 
ciété décide d'envoyer aux membres qui n'auraient pas payé, 
après avertissement, des mandats grevés de 50 centimes 



VII 



pour les frais. Le timbre de quittance de 10 centimes est 
payé par le débiteur. 
La séance est levée. 



Séance du S avril 1884. 
Présidence de M. Lartet, président. 

Le procès- verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

M. J. Chalande présente à la Société un jeune lézard 
dont la queue porte à son extrémité un commencement de 
bifurcation. Cet animal vit en captivité depuis quelque 
temps déjà et M. Chalande a pu constater que cette anomalie 
provenait bien d'une blessure. 

La Société procède ensuite à l'élection des commissions 
des courses. 

MM. Lartet, 

Gh. Fabre, 

Trutat, 

Régnavlt, 

sont nommés membres de la commission des grandes 
courses. 

MM. J. Chalande, 

De Saint-Simon. 
Régnault, 
sont nommés membres de la commission des petites 
courses. 

Plusieurs membres prennent la parole à propos des 
courses à effectuer. 

M. Monclar donne quelques détails de mœurs observés 
par lui sur les vautours captifs du Jardin des Plantes. 
La séance est levée. 



vin 



Séance du 23 avril 1884. 

Présidence de M. Luitet, président. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

11 est donné lecture d'une lettre de M. Du Bourg donnant 
sa démission de membre titulaire. La démission est acceptée. 

M. le Président fait part à la Société d'une lettre que lui 
a adressée M. Grant, relativement aux mines de houille du 
Tarn, et dans laquelle il promet de réserver à la Société des 
renseignements intéressants après l'entière confirmation de 
ces découvertes 

M. Jules Chalande dépose un travail de révision sur les 
Lamellicornes français ; il donne ensuite lecture de la 
préface de ce mémoire et expose pour quelles raisons il l'a 
entrepris. Arriver à une détermination rapide et sûre des 
espèces, telle est la tâche qu'il s'est efforcé d'atteindre. 
Pour cela le classement en tableaux dichotomiques lui a 
paru répondre à toutes les exigences. 

Ce travail paraîtra dans le Bulletin. 

M. Boule devant faire une communication sur la 
période glaciaire dans le Plateau central et en particulier 
sur la célèbre colline de Perrier, donne dans cette séance 
un aperçu de la structure du Plateau central. 

Cette vaste région est formée essentiellement de terrains 
primitifs. Après la période houillère, de grandes failles se 
sont produites et ont retenu entre leurs lèvres des lam- 
beaux de terrain houiller qui ont été ainsi préservés de 
la dénudation. 

L'hypothèse que cette région primitive a pu être immer- 
gée à l'époque secondaire et que les dépôts de cette époque 
ont pu être enlevés par les érosions, a été signalée en 
passant. 

A l'époque tertiaire, un grand nombre de lacs, 



IX 



communiquant probablement entre eux , et aussi avec 
la mer, se sont produits clans les dépressions et ont donné 
des dépôts variés, depuis l'éocène jusqu'au miocène infé- 
rieur (calcaire de Beauce). 

Vient ensuite un épisode de failles. Le Plateau central 
a été divisé en gigantesques voussoirs qui ont joué entre 
eux, et le terrain tertiaire a été ainsi porté à des hauteurs 
très différentes. 

C'est à ce moment qu'ont apparu les premières mani- 
festations volcaniques. M. Bouie étudie comparativement les 
trois grands volcans du Cantal, du Mont-Dore et du Mézenc, 
essaie quelques synchronismes et insiste sur la nécessité 
d'une étude générale et comparative , étude qui est encore 
à faire, si on excepte les travaux remarquables, mais déjà 
anciens, de Poulet-Scroppe. 

Il faut apporter le plus grand soin à distinguer les roches 
de même nature, mais d'âges différents. C'est ainsi que le 
basalte dans le Cantal est la roche la plus ancienne et 
aussi la plus récente. Ces deux formations sont séparées 
par toute la série de rochas andésitiques et trachytiques 
qui sont la caractéristique de ce grand volcan. 

M. Boule décrit ensuite les volcans post-quaternaires, 
aux coulées fraîches, ayant envahi le fond des vallées qui 
n'ont subi depuis aucun creusement appréciable. 

Cette succession non interrompue de formations diverses, 
depuis l'éocène jusqu'aux alluvions actuelles, l'abondance 
relative des fossiles dans ces diverses couches, rend l'étude 
du quaternaire dans ce pays sinon plus facile, au moins 
plus intéressante que partout ailleurs, et l'interprétation 
sérieuse des restes de l'époque glaciaire peut dans ce 
pays, mieux que dans tout autre, faire avancer la question. 

Ces considérations ne sont qu'une étude préliminaire, 
une introduction à l'examen de cette période glaciaire et 
en particulier de la colline de Perrier, examen qui sera 
abordé dans la prochaine séance. 



X 

A la suite de la communication de M. Boule, plusieurs 
membres prennent la parole : 

M. L. de Malafosse rappelle une phrase de Grégoire de 
Tours, qui semblerait prouver qu'une éruption volcanique 
s'est produite dans le Plateau central sous les Mérovingiens. 

M. le Président présente quelques observations sur le 
même sujet. 11 croit que la Phonolithe n'est pas aussi 
récente que semblent le dire les derniers observateurs 
et qu'elle doit succéder d'assez près aux trachytes. Quant 
à l'absence du secondaire sur le Plateau central et aux idées 
de M. Magnan sur la dénudation, auxquelles M. .Boule a 
fait allusion, M. le Président lui signale pourtant la décou- 
verte de fossiles secondaires au Mézenc en Velay , qui 
seraient des traces de jurassique sur le Plateau central. 

M. Cartailhac dit que les ossements humains signalés 
dans la communication précédente peuvent être postérieurs 
aux dépôts de lave. 

M. le Président ajoute que le crâne du Puy ne prouverait 
qu'une chose, c'est que l'homme a assisté aux éruptions 
du Plateau central. 

M. Cartailhac présente à la Société un outil en silex dont 
se servaient anciennement les ouvriers chaïantais pour 
polir les cartes à jouer. Cet objet est bien fait pour intri- 
guer les archéologues, car il a tout à fait le faciès d'un 
outil préhistorique. 

M. Ch. Fabre signale l'apparition d'un nouveau colorant 
artificiel des vins insensible à l'action de l'alcool amylique 
mélangé d'ammoniaque. Voici la réaction au moyen de 
laquelle un chimiste de Montpellier est parvenu à déceler 
cette nouvelle fraude : 5 CC de vin sont additionnés d'une 
pincée de bichromate de potasse et de quelques gouttes 
d'acide sulfurique, l'on verse ensuite l'alcool amylique 
qui donne la coloration rosée habituelle si le vin est 
falsifié. 

La séance est levée. 



XI 



Séance du 7 mai 1884. 

Présidence de M. Lartet, président. 

Le procès- verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

11 est donné lecture d'une lettre de M. Boule 
s'excusant de ne pouvoir, par suite d'une indisposition, 
faire la communication portée à l'ordre du jour. 

M. L. de Malafosse donne quelques détails sur diverses 
courses exécutées par lui dans le Plateau central. Il cite 
plusieurs dépôts miocènes dans cette région, les anciens 
lacs calcaires de Saint-Alban notamment. Onze communes 
sont, dit-il, situées sur des calcaires recouverts par des 
coulées de basaltes au-dessus desquelles se trouvent 
des coulées de boue à débris de conifères carbonisés ou sili- 
cifiés. On rencontre dans ces boues de nombreuses variétés 
d'argiles et aussi de beaux silex noirs. M. de Malafosse 
ajoute ensuite de nombreux exemples de terrains secon- 
daires sur les limites orientales du Plateau central. 

M. le Président dit qu'il existe une grave objection 
aux mers secondaires sur le Plateau central. Elle est 
basée sur l'existence de dépots lacustres (Velay, Puy- 
de-Dôme) , dont certains auraient dû être enlevés par 
la dénudation en même temps que le jurassique. 

La béance est levée. 



Séance du 21 mai 1884. 
Présidence de M. Lartet, président. 

M. le Président invite M. Mallada , géologue espagnol, 
délégué au Congrès de géographie, assistant à la séance, à 
prendre place au bureau. 



XII 

M. G. Fabre , membre résidant à Alais , adresse à la 
Société, à propos de la dernière communication de M. Car- 
tailhac sur un polissoir en silex , la lettre suivante : 

« Monsieur le Président , 

» Je lis, dans un des derniers comptes-rendus sommaires, 
que M. Gartailhac a entretenu la Société de certains polis- 
soirs en silex dont l'usage se serait perdu. 

» Il existe en ce moment à Avèze (Gard), une fabrique 
de papiers glacés (pour confiseurs, etc.) qui emploie exclu- 
sivement, pour le polissage des papiers, des outils en pierre 
emmanchés sur des bras de levier en bois qui ont mouve- 
ment de va et vient sur le papier. 

» Ces outils sont de vrais polissoirs à tranchant émoussé ; 
ils sont en lydienne ou pierre de touche noire et provien- 
nent des Vosges. Il y a une vingtaine de métiers qui sont 
armés de ces pierres. 

» Veuillez agréer, iMonsieur le Président, l'assurance de 
mes meilleurs sentiments. » 

M. J. Chalande annonce la mort de M. Seignettes, membre 
titulaire. 

M. Gartailhac, après avoir déposé sur le bureau deux 
volumes envoyés à la Société par son intermédiaire et 
traitant du recensement en Amérique, les analyse rapide- 
ment et tait ressortir la précision et l'étendue des statistiques 
qu'ils renferment. M. Guénot consent à les analyser d'une 
façon plus complète et à en faire plus tard l'objet d'un 
rapport spécial. 

11 e-t procédé à la nomination de M. Néry Delgado, di- 
recteur de la section des travaux géologiques du Portugal, 
comme membre correspondant, et de M. Laborie, licencié 
ès-sciences naturelles , comme membre titulaire. 

M. le Président présente un travail de M. Delgado sur 



XIII 



les Cruziana , dans lequel l'auteur établit d'une façon 
péremptoire la nature végétale de ces êtres. 

M. Mallada , après avoir à grands traits rappelé la 
constitution géologique de l'Espagne, ajoute les observations 
qu'il a lui-même recueillies sur les Bilobites et qui le 
portent à se ranger entièrement à l'opinion de M. Delgado. 
L'absence de symétrie bi-latérale que l'on remarque sur 
ces empreintes lui paraît surtout concluante. 

M. le Président ajoute quelques observations sur le même 
sujet. 

M. Mallada donne ensuite des détails sur la succession 
répétée des couches paléozoïques en Espagne et explique 
cette succession par des failles répétées et par des culbutes 
qu'auraient subies les voussoirs ainsi formés. 

M. Boule fait observer que cette théorie implique un 
relief considérable avant le glissement des voussoirs. 

L'heure étant déjà avancée, M. Boule déclare remettre à 
la prochaine séance sa communication sur le quaternaire 
dans le Plateau central. 

M. J. Chalande présente un scalopendre exotique , cap- 
turé vivant au ramier, sur les bords de la Garonne. 

La séance est levée. 



Séance du 4 juin 1884. 

Présidence de M. Lassère, doyen d'âge. 

M. Boule continue sa communication sur le Plateau cen- 
tral et aborde l'étude du quaternaire dans le Cantal. Il rap- 
pelle brièvement la constitution géologique de ce départe- 
ment, insiste sur la séparation des deux basaltes et sur la 
présence de pics phonolithiques au centre du volcan. Ces 
considérations sont importantes au point de vue du glaciaire 
cantalien. 

3* 



XIV 

Dès le pliocène supérieur, les vailles étaient tracées dans 
leurs principaux linéaments. L'éruption qui clôtura dans 
le Cantal les manifestations volcaniques couvrit le dépar- 
tement d'une croûte basaltique qui combla ces vallées pri- 
mitives et recouvrit les cailloux roulés de leur thalweg. 

Puis, les glaciers s'installèrent sur toutes les hauteurs du 
Plateau central. Le Cantal se trouva recouvert d'une calotte 
de glace et de neiges qui dispersait sur toute la surface du 
département un nombre prodigieux d'immenses blocs erra- 
tiques. A la flore tropicale des cinérites avait succédé la 
flore artico-alpine dont les représentants sont aujourd'hui 
cantonnés sur les sommets. 

Cette première période fut suivie d'une fusion générale, 
débâcle formidable à laquelle M. Rames attribue le creuse- 
ment complet des vallées. M. Boule se demande si cet im- 
mense ravinement n'a été produit que par une seule période. 
Il se propose de développer cette idée à la prochaine séance 
et d'apporter quelques observations à l'appui de l'existence 
de plusieurs étapes séparant cette première période de la 
seconde période des auteurs. 

Quoi qu'il en soit, les dépôts glaciaires autres que les 
blocs erratiques et ce vieux diluvium des hauteurs, se ren- 
contrent maintenant au fond de vallées profondes, séparés 
des premiers dépôts par des abrupts de 300 mètres. Ces 
dépôts glaciaires, admirablement conservés, se rencontrent 
dans toutes les vallées du Cantal. M. Boule les étudie dans 
celles de la Cère et de l'Allagnos où ils ont été décrits par 
MM. Rames et Julien. Dans ces deux vallées, l'étude du 
quaternaire est des plus instructives et des plus intéres- 
santes. Les moraines frontales, médianes, latérales ont un 
cachet de fraîcheur tout particulier. Ces cailloux sont polis, 
striés. 

Dans les terrains du fond des vallées, M. Rames a recueilli 
des silex du type de Saint-Acheul. 

L'auteur termine et résume sa communication en disant 



XV 

que quelles "que soient les hypothèses auxquelles on se livre 
sur la cause de ces phénomènes, il résulte de l'observation 
de faits précis : 1° qu'il y a eu au moins deux périodes gla- 
ciaires dans le Cantal ; 2° que les vallées étaient creusées 
complètement à l'époque moustérienne. 

M. de Malafosse ajoute d'intéressants renseignements à 
ceux que vient de donner M. Boule. Il établit la comparai- 
son entre la faune alpine et la faune du Plateau central et 
cite plusieurs insectes, Carabus Hispanus et hortensis notam- 
ment, spéciaux à ces deux régions. 

M. Boule signale aussi les recherches faites par M. Trutat 
dans le but de retrouver les deux périodes glaciaires dans 
les Pyrénées. 

M. Monclar signale un cas de croisement d'un coq et d'une 
cane. 

La séance est levée. 



Séance du 18 juin 1884. 
Présidence de M. Marquet, doyen d'âge. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Le Secrétaire-général propose à la Société d'envoyer à 
M. Delgado vingt-cinq tirages à part de son mémoire sur 
les Bilobitesqui paraîtra dans le deuxième fascicule de 4884. 
La proposition est acceptée. 

M. le capitaine Lassère donne lecture de son travail sur 
la nutation de la panicule du Yucca sous l'influence des 
rayons solaires. Ces observations ont été faites pendant les 
mois d'août et de septembre 4883. M. Lassère a joint à son 
travail un tableau indiquant d'une façon comparative la 
position de la tige et l'état du ciel à différentes heures du 
jour. 



XVI 

Une discussion s'élève entre plusieurs membres à la suite 
de la communication précédente. 
La séance est levée. 



.Soauco Ja 2 juillet 1884. 

Présidence de M. Lassère, doyen d'âge. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

M. Cartailhac demande que le nombre des tirages à part 
offerts par la Société à M. Delgado, soit porté à 400. 

La Société prenant en considération le vœu émis par 
M. Gartailhac, décide l'envoi des 400 exemplaires. 

M. Meissonnier, commis principal à la manufacture des 
tabacs, boulevard de Strasbourg, 41, est proclamé membre 
titulaire. 

M. Guenot rend compte de l'ouvrage sur le recensement 
en Amérique dont il avait bien voulu faire l'analyse. 11 
ajoute à cette analyse de nombreuses observations tirées de 
ses lectures sur le même sujet. 

M. Gartailhac présente quelques observations à propos de 
la communication précédente. 

La séance est levée. 



Séance du 16 juillet 1884. 

Présidence de M. Lassère, doyen d'âge. 

M. Laulanié fait connaître à la Société le résultat de ses 
dernières recherches sur la Spermatogénèse chez le cheval. 
11 rappelle brièvement les travaux faits par ses devanciers 
et les deux théories de la formation par exogénèse et par 



XVII 



endogénèse. L'exogénèse est le mode de formation constaté 
chez le porc et le cheval. D'après les recherches de M. Lau- 
lanié, les cellules de Sertoli, situées de distance en distance 
sur l'épithélium des tubes séminifères et entre les cellules 
libres, serviraient seulement de support aux spermatoblas- 
tes issus de ces dernières par bourgeonnement. L'auteur 
combat donc la théorie de M. Balbiani, qui fait provenir les 
spermatoblastes de la prolifération directe des cellules de 
Sertoli. 

La séance est levée. 



Séance du 19 novembre 1884. 
Présidence de M. Lartet, président. 

MM. Bergonié, licencié ès-sciences naturelles; 
Oliver, naturaliste à Collioure, 
sont proclamés membres titulaires. 

M. Peragallo ne pouvant assister à la séance , remet à 
plus tard sa communication sur les Diatomées du midi de la 
France. 

M. de Malafosse rend compte ensuite de diverses observa- 
tions géologiques faites par lui dans la Lozère, et M. le Pré- 
sident ajoute quelques détails au sujet de cette communica- 
tion. 

Le Secrétaire-général propose, pour l'année 1885, de faire 
entrer dans le bulletin, d'une façon régulière, une revue 
scientifique trimestrielle. La proposition est renvoyée au 
Conseil d'administration. 

M. de Malafosse relate la présence du Peronospora coni- 
difère à la base des grains de raisin. 

M. le Président, après avoir rappelé la découverte des 
trilobites de M. Gourdon dans les Pyrénées, signale celle de 
traces de vers faite également dans le silurien par le même 

4* 



XVIII 

auteur, et décrite par M. Barrois de Lille, ainsi qu'un trinu- 
cléus trouvé dans un caillou roulé près du pic du Gard, par 
M. Gourdon. 

M. le Président signale sa propre découverte du carbo- 
nifère dans les Pyrénées qui vient d'être l'objet d'une com- 
munication à l'Institut. 

M. de Malafosse signale le commencement de travaux dans 
les mines de charbon et de plomb argentifère du Dadou, près 
de Réalmont. 

M. Henri Chalande dit aussi que les affleurements de char- 
bon de Laguépie doivent être, s'il faut en croire certains 
bruits, exploités de nouveau. 

M. le Trésorier demande quelle conduite il doit tenir à 
l'égard des membres qui refusent de payer leurs annuités 
arriérées, bien qu'ayant reçu le bulletin et pris part aux tra- 
vaux de la Société. Renvoyé au Conseil d'administration. 

M. Marquet a trouvé, grâce à l'observation du contenu de 
leur tube digestif au microscope, que les Dolichopoda sem- 
blent se nourrir de papillons nocturnes. 



Séance du 3 décembre 4884. 
Présidence de M. Lartet. 

M. Fontes, ingénieur en chef, est nommé membre titulaire. 

M. le Secrétaire-général avait proposé, à la séance du 
10 novembre, de faire entrer dans le Bulletin une revue des 
faits scientifiques actuels intéressant la Société. M. Lartet 
précise que ces faits devront surtout avoir trait au mouve- 
ment des sciences naturelles dans la région. Cet amendement 
est adopta. 

Il est fait part à la Société du décès de M. Daguin, mem- 
bre honoraire, et de M. Lacroix, de Maçon, membre corres- 



XIX 

pondant. M. le Président rappelle l'étendue de la perte faite 
par les Sociétés savantes de Toulouse en la personne de 
M. Daguin, et donne également des regrets à la mort de 
M. Lacroix, de Maçon, l'un des membres correspondants qui 
s'intéressait le plus à la prospérité de la Société. 

M. le Président communique une proposition de M. le 
D r Garrigou, demandant le concours de la Société en faveur 
du Congrès météorologique de Biarritz, qui doit s'ouvrir en 
octobre 1885. Il est décidé qu'on souscrira à un exemplaire 
du Recueil des travaux du Congrès. 

M. Peragallo donne ensuite communication d'un remar- 
quable travail sur les Diatomées du midi de la France. Il en 
fait l'analyse. 

M. Peragallo n'a pas de peine à justifier, tout d'abord, les 
diatomistes du discrédit dont quelques esprits prévenus sem- 
bleraient vouloir les gratifier. Il rappelle les nombreux ser- 
vices rendus à la micrographie par ceux qui se sont livrés 
aux minutieuses et patientes observations qu'exige l'étude 
des Diatomées. Il n'est pas d'exercices plus utiles pour ap- 
prendre le maniement du microscope. M. Peragallo fait gé- 
néreusement part à tous ses confrères des procédés de pré- 
paration qu'il emploie pour arriver promptement à de bons 
résultats. Enfin il décrit une quantité de Diatomées qu'il a 
recueillies un peu partout. Il termine en indiquant leur ha- 
bitat et en signalant la richesse particulière de Toulouse et 
de ses environs. 

Une excursion à Montrabé est proposée par M. Regnault 
pour le dimanche 7 décembre. Ce projet est adopté sous 
certaines conditions spécifiées par M. le Président. 



XX 



Séance du 18 décembre ISS I. 

Présidence de M. Lartet. 

La séance est ouverte par l'élection des membres du Bu- 
reau et des Conseils pour l'année 1885. 
Ont été élus : 

Président : M. de Rey-Pailhade; 
Vice-Présidents : MM. Laulanié, Peragallo ; 
Secrétaire-général : M. Laborie; 
Secrétaires-adjoints : MM. Guénot, Bergonié; 
Trésorier : M. J. Chalande; 
Bibliothécaire : M. H. Chalande. 
Conseil d'administration : MM. Ponsan, Lassère. 
Comité de publication ; MM. Lartet, de Saint-Simon, Mar- 
quet, Reverdit. 

M. Chalande donne lecture de son rapport sur la situation 
financière de la Société. Les résultats obtenus par M. le 
Trésorier sont des plus satisfaisants. Sur la proposition de 
M. le Président, des remerciements lui sont votés par l'as- 
semblée à l'unanimité. 

M. Pestours, professeur d'histoire naturelle au Lycée de 
Toulouse, est nommé membre titulaire. 

M. Charles Fabre donne ensuite communication d'une in- 
téressante étude sur l'essai des objectifs de microscope. Ce 
travail sera inséré au Bulletin. 



PUBLICATIONS REÇUES PAR LA SOCIETE 



Du 49 décembre 4 883 au % janvier 1884. 

Revue médicale de Toulouse, n° 17. 

Réunion des officiers, n° 51, 52. 

Journal d'Agriculture pratique, 4 e série, novembre 1883. 

Maître Jacques, décembre 1883. 

Société d'Agriculture , sciences et arts de la Lozère , oct. 4 883. 

Chronique de la Société d'Acclimatation, 20 décembre 1883. 

Bulletin de la Société industrielle de Rouen, n° 5, septembre et 

octobre 1883. 
Société de Géographie de Marseille, n os 10, 14, 12. 
Société de Géographie de Paris, 4 e trimestre. 
Soctété de Géographie de Bordeaux, n° 24. 
Bulletin de la Société botanique de France. 

Du 2 au 4 6 janvier. 

Bulletin de la Société de Pharmacie du Sud-Ouest, n° 67. 

Club Alpin français, n° 9, décembre 4 883. 

Association scientifique de France, n° 169, juin 1883. 

Société de Géographie de Paris, n os 17, 18. 

Société d'Acclimatation de France, n° 1, 5 janvier 1884. 

Revue vétérinaire de Toulouse, n° 1, janvier 4 884. 

Société des sciences et arts de la Savoie, 3 e série, t. IX. 

Le Prieuré de Ghamounix, vol. IV. 

Société de Géographie commerciale de Bordeaux, n° 1, 4 884. 

Société de Borda à Dax, 4 e trimestre, 4 883. 

Revue des travaux scientifiques, t. III. 

Réunion des officiers, n° 2, 4 883. 

Société d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe, 2 e série, 

t. XXI. 
Apuntes para la flora de la provincia de Sévilla. 



y 

Société départe m siitale d'archéologie et de statistique de la 

Dr ô me, janvier i s s 4 , os e livr. 
R. Coraitato geologico d'Italia. 

Du \ 6 janvier au 6 février. 

Bulletin de l'Académie impériale des sciences de Saint-Péters- 
bourg, t. XXVIII, — J. Schmalhausen : Contribution pour 
la paléontologie des plantes (avec 2 planches). — Pli. Owsan- 
nekow : Sur le système nerveux sympathique du Petromyzon, 
avec quelques observations sur les autres tissus dé cet ani- 
mal. — M. Weliky : De la terminaison des nerfs sympathi- 
ques dans les cœurs lympathiques. — D r A. Bunge : Lettre 
ù M. L. Schrenck, sur les observations d'histoire naturelle 
faites à la station météorologique polaire, à l'embouchure 
de la Lena. 

Atti délia Societa Veneto-Trentina di scienze naturali. Padova, 
volume VIII, fascicule II. — Ugolino Ugolini : La cassa 
ossea del cervello studiata analiticamente in alcuni crani di 
scimmia (continuazione e fine). — A. P. Nimu : Nuova 
specie di Gobius. — R. Canestrini e L. Parmigiani : Gli 
Otolit dei pesci. — P. Pavesi : Altra série di recerche e studi 
sulla fauna pelagica dei laghi italiani. 

Bulletin de la Société géologique de France, t. XII. — Bleicher : 
Minerai de fer de Lorraine. — Bleicher, Mieg : Note sur la 
paléontologie du terrain carbonifère de la Haute-Alsace. 

— Von Kœnen : Sur le Dôvonien supérieur et le carboni- 
fère de l'Hérault. — Poirier : Sur le lambeau de l'argile 
plastique des environs de Provins. — Ch. Lory ; Note sur 
deux faits nouveaux de la géologie du Briançonnais. — 
A. Gaudry : Restauration des reptiles fossiles. — J. Berge- 
ron : Note sur les terrains silurien et dévonien de Murasson. 

— Meuigy : Note sur la carte géologique agronomique de 
l'arrondissement de Mézières. — Parran : Coupe des terrains 
tertiaires lacustres entre Rousson et Mons, arrondissement 
d'Alais (Gard). — Gaudry : Observations sur la communi- 
cation précédente. — H. Arnaud : Position des Ilippiniles 
dilatatus et Hippurites bioculatus dans la série crétacée. 



Proceedings of the American AcEdemy of arts and sciences. — 
W- C. Farlow : Notes on some species in the third and ele- 
ventli centuries of Ellis's North American Fungi. — Sereno 
Watson : Contributions to American Botanj. 

Journal d'Histoire naturelle de Bordeaux et du Sud-Ouest, n° 1 , 
3 e année. — Fernand Lataste : Les Rapacès nocturnes, 
auxiliaires du mammalogiste. — M. C. Dupetit : Le choléra 
et son microbe. — M. J. Lamic : Maladie des sainfoins 
de Saintonge. — Leçons d'un instituteur de campagne à ses 
élèves sur les Insectes du Sud-Ouest et de leurs ennemis. 

Revue vétérinaire, 9 e année, n° 2, février 188^. — - F. Laulanié : 
Sur les Utricules psorospermiques des muscles du porc et 
les altérations qu'ils déterminent. 

Société des Études du Lot, t. VIII, 3 e fasc, 1883. — A. Soulié : 
Catalogue des plantes recueillies à Puycalvel et aux envi- 
rons. 

Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, n° 4, janv. 1884. 
— J. Grégoire : Les grottes de Durban. 

Bulletin de l'Académie royale de Belgique, n° 11, 52 e année, 
3 e série, t. VI. — Van Beneden : Compte-rendu sommaire 
des recherches entreprises à la station biologique d'Ostende, 
pendant les mois d'été 4 883. 

Bulletin de la Société des Amis des sciences naturelles de Rouen, 
19 e année, 1 er semestre 1883. — D r Hans Gadow de Cam- 
bridge : De la structure des plumes et de ses rapports avec 
leur coloration, traduit et annoté par H. Gadeau de Ker- 
ville. — Th. Lancelevée : Notes entomologiques. — Henri 
Gadeau de Kerville : Mélanges entomologiques, 1 er mémoire 
(1 er semestre 188 3). — M. Lhotte : Note sur une aberration 
de Bombyx séricigène (Àctias Luna). — Malbranche et 
Letendre : Champignons nouveaux ou peu connus récoltés 
en Normandie, pour la plus grande partie dans le départe- 
ment de la Seine- Inférieure (3 e liste). 

Anales de la Sociedad espaîïola de Historia natural, tomo XII, 
cuaderno 3. — Macpherson : Sucesion estratigraflca de los 
terrenos arcaicos de Espafia (Lamina IX). — Delés y de 
Gay.olâ : Nota sobre algunas diatomaceas recogidas en Olot 
durante el verano de 1883. — Gonzalez Fragosb : Apuntes 



IV 

para la Flora de la provincia de Sevilla (primera parte). — 
Buen y del Cor : Apuntes geografico-botanicos sobre la zona 
central de la Peninsula Iberiea. — Gundlach : Apuntes para 
la Fauna Puerto-Riquena (quinta parte). 
Proceedings o! the Boston Society of natural history, v. XXI, 
part. 4. — William M. Davis : On the classification of Lake 
basius (fin)- — H. "W. Haynes : Indications of an early race 
of Men in New-England. — S. H. Scudder : A new and 
unusually perfect carboniferous Coch roach from Mazon 
creeh. — W. J. Hoffman : List of Birds observed ad Fort- 
Berthold, D. Tin sept. -1881.— F. W. Putnam : Remarks on 
stone implements from Marsbfield, Man, and sag Harbor, 
!S T . Y. — S. Garman : On mounting Muséum spécimens ; and 
on nesting of the roch-wren. — S. H. Scudder : Occurrence 
of soutbern Butterflies en Maine ; Notes on tertiary Nevrop- 
tera from Florissant and Grenn river. — Wm. Trelease : 
Structures whicb favor cross-fertilization in seneral plants. 

— J. S. Kingoley : On the development of Molgula manhat- 
tensù. 

Proceedings of the Boston Society of natural history, v. XXII, 
part. 1. — Wm. M. Davis : Glacial érosion. — Samuel H. 
Scudder : Older fossil insects wert of the Mississipi. — Le 
même : Remarks on Scolopendrella and Polyxenus (with figures). 

— Miss Cora H. Clarke : Description of two interesting, 
houses made by çaddis fly larvée (with figures). — Miss 
Mary H. Hinckley : Notes on development of Rana sylva- 
tica. — H. A. Hagen : Papilio machaon. — W. O. Crosby : 
The elevated coral reefs of Cuba. 

Revue médicale de Toulouse, n° 2, 15 janvier 1882. 
Bulletin delà Réunion des officiers, n 0s 3, 4, 5, 1884. 
Société de Géographie de Paris, n°* 1 et 2, 1884. 
Boletin de la Sociedad Geografica de Madrid , t. XV , n os 4 
et 5, 1883. 

Bulletin de la Société des sciences et arts de Bayonne, i tr se- 
mestre 1883. 
Maître Jacques, janvier 1884. 
Société d'agriculture, industrie, sciences et arts de la Lozère, 

novembre 1883. 



Club alpin français, janvier 1884. 

Chronique de la Société d'Acclimatation, n° 2, 20 janvier 1884. 

Atti délia Societa Toscana di scienze naturali. — Processi 

verbali, vol. IV. 
Société de Géographie comm. de Bordeaux, 20 janv. 1884, n° 2. 
Société de Pharmacie du Sud-Ouest, janvier 1884, n° 68. 
Revue des travaux scientifiques, t. III, n° 9. 
Société d'émulation des Côtes-du-Nord, t. XXI, 1883. 

Du 1 er février au 5 mars 1884. 

De Lacaze-Duthiers : Étude sur la Laura Gerardiœ. (Don de 
l'auteur.) 

A. Barthélémy : De l'influence de la tension hydrostatique et de 
ses variations sur les mouvements des liquides dans les vé- 
gétaux. (Don de l'auteur.) 

Le mêm£ : Du Mouvement des plantes dans Lamarck, Darwin et 
leurs successeurs. (Don de l'auteur.) 

Ch. Helson : Notes sur la nature et le gisement des minerais de 
fer de Velmanya. (Don de l'auteur.) 

Le même : Notes sur la nature et le gisement du phosphate de 
chaux naturel dans le département de Tarn-et-Garonne. (Don 
de l'auteur.) 

Bulletin de l'Académie d'Hippone, n° 18, 1883. — Réunions du 
bureau du jeudi 8 novembre 1 883, n° 8, et du vendredi 7 dé- 
cembre 1883, n° 9. 

Journal d'Agriculture pratique pour la Haute-Garonne, jan- 
vier 1884. 

Bulletin de la Société de Géographie de Toulouse, 3 e année, 
1884, n os 1 et 2. 

Chronique de la Société d'Acclimatation, 2 e série, s et 20 fé- 
vrier 1884. 

Société d'Agriculture de Nice et des Alpes-Maritimes. 

Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de 
Semur, 18 e et 19« années, 1881-1882. — Catalogue de la col- 
lection géologique du musée de Semur (suite et fin). 

Bulletin de la Société scientifique, historique de la Corrèze, 
t. V, 4 e liv., octobre-décembre 1883. 



Bulletin de la Société géologique de France, t. XII, 19 no- 
vembre 1883 — 7 janvier 1884. — H. Arnaud : Position des 
Hippurites diîatatus et bioculalus dans la série crétacée (fin). 

— Munier-Chalmas : Note sur deux molaires à'Elephas pri- 
migenius. — Lemoine : Note sur l'encéphale du gavial du 
Mont-Aimé. — Ch. Cloez : Sur la présence de l'Arraganite 
à Morigny. — Ed. Bureau : Recherches sur la structure 
géologique du bassin primaire de la Loire. — Cotteau : Note 
sur les Echinides jurassiques, crétacés éocènes du sud- 
ouest de la France. — Torcapel : Note sur l'Urgonien de 
Lussan (Gard). — L. Carez : Observation sur la communi- 
cation précédente. 

Bulletin de la Réunion des officiers, n os 6, 7, 8, 9, 1884. 

Bulletin de l'Académie royale de Belgique, 52^ année, 3« série, 
t. VI, n° 12. — V. Beneden : Sur des ossements de Sphar- 
gis trouvés dans la terre à brique du Pas de Waes. — Jo- 
rissen : L'amygdaline et la germination. — Franjcotte : 
Sur Panatomie et l'histologie d'un Turbellarié rabdocèle. 

— V. Beneden : Contribution à l'histoire de la constitution 
de l'œuf. — Le même : La biologie et l'histoire naturelle 
(Discours). — A. Renard : Sur la nature du fond des grandes 
mers. 

Société royale belge de Géographie, 7 e année, 1883, n° s. 

Procès-verbaux de la Société belge de Microscopie, n° . — 
Francotte : Nouveaux réactifs colorants. — Le même : Cons- 
truction d'une chambre claire économique. 

Bulletin de la Société pour favoriser le développement de Royan, 
Statuts et n°s 1-4, 1875. 

Feuille des jeunes naturalistes, années antérieures, n os 1-8 — 
Wattebled : Préparation des Mollusques. — 0. du Noday : 
Les Lemnacées de la flore française. — Decaux : Notes sur 
le Rhapalapus femoratus et le Chjtus tropicus. 

Annual report of the Smithsoniam Institution, 1881. 

Bulletin de la Société des sciences lettres et arts de Pau, 1882- 
1883, 2» série, t. XII. 

Mémoires de l'Académie nationale de Caen, 1883. 

Société de Géographie commerciale de Bordeaux, 3 mars 1884, 
n os 3 et 5. — Victor Raulin : Sur la carte géologique provi- 
soire de l'Algérie. 



V1 J 

Société historique et scientifique de l'Auvergne , n° 20 , no- 
vembre 1883. 

Club alpin français, n° 2, février 18 84. 

Entomologist Tidskrift. Stokholm. 1, 2, 3, 4, 1883. 

Société de Géographie de Paris, n os 4 et 5, 1884. 

Mémoires de la Société des sciences physiques et naturelles de 
Bordeaux, t. V, 3* cap., 1883. — F. Jolyet : Sur la Torpille 
électrique. 

Bulletin de la Société royale do Géographie d'Anvers, t. VIII, 
3« fasc. 1884. 

Visite des membres du Congrès de Géographie de Douai. 

Bulletino de la Societa Veneto-Trentina. Padova, n» 1, 1884. 
t. III. — E. Gelmi : Revisione délia Flora del bacino de 
Trento. — Fr. Ambrosi : Un canestro d'Imenosniceti raccolti 
nella valle di délia nel Agasto. — A. Galeno : Del Bacillus 
anthracis nella provincia di Padova. 

Bulletin de la Société vaudoise des sciences naturelles. — E.Re- 
nevier : Etude géologique sur le nouveau projet de tunnel 
coudé au travers du Simplon, 4 pi. — Le même : Le Musée 
géologique de Lauzanne en 188 2. — J.-B. Schnet-gler : Sur 
une Chloranthie de Primula chinensis. — Le même : Sur une 
Algue aérienne habitant l'écorce de la vigne. 

Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, 
1883, n°-2. 

Bulletin de la Société hispano-portugaise, t. IV, 1883, n° 4. 

Bulletin de la Société des sciences naturelles de Nîmes. — 
Torcapel : Quelques fossiles nouveaux de lTJrgonien du 
Languedoc. 

Bulletin de la Société des sciences physiques, naturelles et cli- 
matologiques de l'Algérie, 20 e année, 1883. 

Sociedad Geographica de Madrid, t. X, n° 6, 1883. 

Eugène Lemarie : Monographie de la commune de Sainte-Ramée. 

Rayet .- Observations pluviométriques dans le département de la 
Gironde. 

Revista da Sociedade de instrucao do Porto, n° 8, août 1883. — 
Ed. Sequeira : Preparaçoes geologicas (cont.). 

Revue médicale de Toulouse, février 18S4, n° 4. 

Revue vétérinaire de Toulouse, 9* année, n° 3. 



VI lj 

Gaston de la Chenelière : Deuxième inventaire des monuments 
mégalithiques du département des Côtes-du-Nord. 

Quarterly journal of the geological Society. Février, I, 4 884, 
n° 157. — Bonney : On the geology of the South-Devon 
coast from Torcross to Hope cove. — Gwin-Jeffreys : On 
Brocchet's collection of subapennine Shells. — Johnston- 
Lavis : On the geology of Monte-Somma aud Vesuvius. — 
J.-S. Gardner : On british cretaceous Nuculidœ. — Richard 
Owen : On the Skull and dentition of a Triassic mammal 
from south Africa. — Le même : On the characters of the 
crocodilian genus Plesiosuchus. — Jukes-Browne : On some 
Post-glacial ravines in the Chalt-Wolds of Lincolnshire. — 
P. -M. Duncan : On Straptelasma Rœmeri a new coral from 
Wenlock Sehale. — Le même : On Cyatophyllum Fletcheri, 
with remarks on the group to which it belongs. — T. -M. 
Hughes : On some Tracts of Terrestrial and Freshwater 
animais. — H. Hichs : On the cambrian conglomérâtes 
rexting upon and the vicinity of some Pre-Cambrian rochs 
in Anglesey and Caernarvonshire. — Bonney : On some 
Rochs spécimens colleted by D r Hicks in Anglesey and 
Caervonshire. 

Bulletin de la Société Linnéenne de Normandie, 3 e série, VII, 
1882-83. — Bigot : Note sur la base du Silurien moyen 
dans la Hogue. — Brunaud : Contributions à la flore my- 
cologique de l'Ouest. — Bontroux : Sur les ferments alcoo- 
liques. — Corbière : Plantes recueillies dans quelques her 
borisations aux environs de Caen. — Le même : Plantes 
rares trouvées aux environs d'Argentan. — Delage : Note 
sur les organes de la circulation et de la respiration chez 
les crustacés schizopodes. — Gosselin : Le microbe de la 
morve. — Joseph La fosse : Notice sur le Chamœrops humilis 
et sur quelques espèces de bambous. — Lecornu : Sur la 
composition de certains sables et de certaines alluvions. — 
Morière : Note sur une eryonidée nouvelle. — Le même : 
Note sur une empreinte de corps organisé offerte par le 
grès armoricain de May. — Osmont : Nouvelle station de 
VOphrysMyodes. — Renault : Etude stratigraphique du Cam- 
brien et du Silurien dans les vallées de l'Orne et de la 



IX 

Laize (3 notes). — Le même : Note sur le lias de la prairie 
de Caen. — Le même : Nouvelle station de schistes à Caly- 
mène Tristani dans le bois de Maltet, et découverte du 
genre Néréites dans les phyllades d'Etavaux. — Sauvage ; 
Note sur le genre Pachycormus. — Vieillard : Communica- 
tion relative à une nouvelle espèce de Cycadée. 
Proceedings oî the Academy oî Natural Sciences of Philadel- 
phia. Evermann and Seth E. Meets. — A Review of the 
species Gerres found in Americam Waters ( conclusion )• 

— Foulhe L. G. : Observations on Actinosphœrium Eichor- 
nii. — Allen, Harrisson, M. D. : Cutaneous nerves in Mam- 
mali. — Levis, Graceaima : On the genus Heliota. — Me. Cook, 
Rév. H. C. : Note on the Intelligence of the American Tur- 
ret Spider. — Oope, E. H. : The fishes of the Batste 
river. N. J. — Le même : On the fishes of the récent and 
pliocène lake of the Western part of the great Basin and 
of the Idaho pliocène lake. — Le même : On some fossils 
of thé pueres formation. — Stearns, R. E. E. : Description 
of a New Hydrobiinoid Gasteropad from the Mountain hâtes 
of the Sierra Nevada. — Osborn, Henry : F. Preliminary 
observation upon the Brain of Amphirma. — Mechan, Thou- 
las Some : Evidences of great modem, geological changer 
in Alaska. — Le même : Exsudation fram Flowers in rela- 
tion to honey-dew. — Le même : Irritabily in the Flowers 
of Centaureas and Thistles. — Le même : Notes an Séquoia 
gigantea. — M. C. Coots. Rev. H. C. : Restoration ofLimbs 
in Tarantula. — Heilprin, Angelo : The synchronism of 
geological formations. — Meehaw, Thomas : Longevity of 
Trus. — Leydy, Jos. : Manayunka speciosa. — Heilprin 
Angelo : Note an a collection of fossils from the Hamilton 
group of Pitre Co., Pa. — Sharp, Benj. M. D. : On the ana- 
tomy of Ancylus fluviatilis. — Rand, Théo, D. : Notes on the 
geology of Chester Valby and vicinity. — Sharp Benj. M. 
D. : On visual organs in Solen. 

Archivos do Museu Nacional de Rio de Janeiro, vol. III, 1878. 

— Frederico Muller : Os orgaos odoriferos da Anthirrœa 
Archœa. Estudos geologicos et mineralogicos sobre algu- 
mas localidades de provincia de Minas. — Leandro Dupré 



junior : Estudo geologico e mineralogico da regiao E. de 
Ouro Preto, cqmprehendida entre aquella cidade, a povoa- 
caodo Taquaral c o rio de Carmo. — Luiz Adolpho Corrôa 
de Costa : Estudo geologico da regiao de S. Bartholomeu 
e da mina da Tapera perto da Ouro Preto. — D r Lacerda 
Filho : Algumas experiencias com o veneno do Bufo Icte- 
ricus, Spix (crapaud du Brésil). — D r Frederico Muller : 
A prega costal das Hesperidas. — D r Lacerta : Investiga- 
çoes experimentaes sobre o veneno do Crotalus horriçlus. — 
Orville, A. Derby : A geologia da regiao diamantifère da 
provincia do Paranà, no Brnsil. — Frederico Muller : Sobre 
as casas construidas pelas larvas de insectos Trichopteros 
do provincia de Santa Catharina. Supplemento a -o mesma 
trabalho. — Orville, A. Derby M. S. : A Bacja Cretacea do 
Bahia de Todos os Santos. — Richard Batlibun : Observa- 
çôes sobre a geologia aspecto da ilha de Itaparica, na 
Bahia de Todos os Santos. — D r Ladislau Notto : Resumo 
do curso de botanica do Museu Nacional, professado pelo. 
Bibliographia. Indice gérai do volume III. Èsplicaçâp das 
estampas. 
Annuaire de l'Académie royale de Belgique, 188 4. 

Du 5 au 19 mars 18 8 4. 

Bulletin de la Société d'Études scientifiques d'Angers, \ 2 e et 

4 3 e années, 1882-18^3. — Gallois : Matériaux pour une 
faune entomologiquc de Maine-et-Loire (suite) — Mégnin 
et Trouessart : Note sur la morphologie et sur la classi- 
fication des Sàrcoptides plumicoles. — Œhlert : Note sur 
Terebratula (Ccnlronella). — Guerangeri. Préaubert : Ob- 
servations sur le Peplis Borœi Guép. de la flore de Maine- 
et-Loire. — Déséglise : Recherches sur l'habitat en France 
du Rosa Cimnamomea Lin. — Préaubert : Révision des Cha- 
racées de la flore de Maine-et-Loire. — Paul Noël et Georges 
Viret : Vie et Mœurs des Lépidoptères du genre Vanessa 
observés dans la Seine-Inférieure. 
Société d'Acclimatation de France, 3 e série, t. X, n° 12, dé- 
cembre 4 883. — Delauricr aîné : Educations d'oiseaux 



exotiques. — Raveret, Wattel : L'établissement de piscicul- 
ture d'Ettelbruek. — Douchy : Essai d'acclimatation de 
VA ttacus Perriyi. 

Bulletin de la Société d'Anthropologie de Paris, t. VI, 3 e sé- 
rie, 4 e fascicule, juillet à décembre 1883. — Daily, Hayem , 
Blanchard, Manouvrier, Delaunay : Etude microscopique du 
sang dans les principales races. 

Société de Géographie commerciale de Bordeaux, 7 e année, 
2 e série, n° 6. — Victor Raulin : Sur la carte géologique 
provisoire de l'Algérie (suite et fin). 

Bulletin de la Société des Études littéraires, scientifiques et 
artistiques du Lot, t. VIII, 4 e fascicule. — J. Iudicki : 
Origine inorganique des combustibles minéraux (suite). — 
A. Soulié : Catalogue des plantes recueillies à Puycalvel et 
aux environs. 

Association scientifique de France, 2 e série, t. VII, août 1883. 

Société de Pharmacie du Sud-Ouest, 8 e année, n° 69. 

Société de Géographie de Toulouse, 3* année, n° 3. 

Société d'Acclimatation de France, 2 e série, n° 5. 

Société d'agriculture, industrie, sciences et arts du départe- 
ment de la Lozère, t. XXXIV, décembre 1 883. 

Réunion des officiers, 14 e année, n os 4 0-1 1 . 

Revue des Travaux scientifiques, t. III, n os 1 0-4 1 , t. IV, n° 1. 

Société géologique du Nord, annales X, 1882-^883. — Bar- 
rois : Sur l'existence des trois faunes dans le Silurien de 
la Haute-Garonne. — Gosselet : Une excursion dans les 
Pyrénées. — Six : Sur l'existence du lias inférieur dans la 
Haute-Garonne. 

Du 19 mars au 2 avril. 

Mission scientifique au Mexique (don du ministère de l'Instruc- 
truction publique). — .Duméril et Bocourt : Etudes sur les 
reptiles et les batraciens, p. 529-592. PI. 31-35. — Vaillant 
et Bocourt : Etudes sur les poissons, p. 121-200. PI. 5 bis, 
10 bis. 

Revue médicale de Toulouse, I er janvier et 1 er mars 1884. 

Bulletin de la Réunion des officiers, n os 42 et 13, 1884- 

Société royale de géographie d'Anvers, t. VIII, 4 e fasc. 



X1J 

Revue vétérinaire de Toulouse, 9 e année, n° 4. 

Maître Jacques, février 1884. 

Société de Géographie de Paris (compte-rendu des séances), n° 6. 

Chronique de la Société d'acclimatation de France , n° 6, 

20 mars 1884. 

Société de Géographie de Marseille, n os i, 2, 3, 1884. 

Bulletin de la Sociedad geografica de Madrid, n 03 1 et 2, 1884. 

Bulletin de l'Académie royale de Belgique, n° i., 1884. — Pro«- 
grarame de concours pour 1885. Questions relatives aux 
sciences naturelles : 1° On demande de nouvelles recherches 
sur les dépôts nutritifs dans les graines et spécialement sur 
les transformations qu'ils éprouvent pendant la germination ; 

— 2° On demande de nouvelles recherches sur le développe- 
ment des Trématodes au point de vue histogénique et orga- 
nogénique-, — 3° Etudier l'influence de l'oxygène comprimé 
sur les phénomènes de la vie. 

Société languedocienne de Géographie. n° 4,'déc. 18*3. 

Mittheilungen der Deutschen gersellschaft Yokohama , fe- 
bruar 1884. 

Mémoires de la Société académique du département de l'Oise,. 
t. XII, 1 re partie. — Ch. Janet et J. Bergeron : Excursions 
géologiques aux environs de Beauvais. 

Bulletin de la Société belge de microscopie, n° 6, 1884. -— 
Communication de M. Renard sur les caractères microsco- 
pique des cendres volcaniques du Krakatau. 

Feuille des jeunes naturalistes, n° 162, avril 1884. — P. Audol- 
lent : Les explorations scientifiques (Exposition du Travail- 
leur et du Talisman). — J. Chalande : Note sur les espèces 
françaises du G. Rhijssemus. — P. de Rusunan : Note sur le 
Phallus impudicus. — C. Houlbert : Stations de quelques 
plantes rares dans la Mayenne. 

Société botanique de France (Comptes-rendus des séances), n° 5. 

— E. Burnat : Le Saxifraga florulenta. — A. Battandier •' 
Note sur quelques plantes d'Algérie, nouvelles, rares ou 
peu connues. — L. Trabut : Les graminées du sommet du 
Djurjura. — Leclerc du Leblon .- Note sur la tige de la gly- 
cine. — Feuillaubois : Nouvelles localités du Goodyera re- 
pens. — Emile Koehne : Les lythrariées françaises. — Le- 



jU^. 1B86 




XI 1J 

maire : Note sur l'origine des racines latérales chez les 
Dycotylédonées. — L. Trabut : Sur l'existence du Pennisetum 
à un seul stigmate. — P. Duchartre : Sur une fleur double 
de Nœgvlia — Eg. Bertrand : Note sur le G. Vesquia, taxiné 
fossile. — R. Gérard : Structure de l'axe des Œnanthes. — 
Leclerc du Sablon : Sur la déhiscence des fruits secs — 
V. Tieghem et Morat : Anomalie de structure de la tige des 
P'ylidium. — V. Tieghcm : Sur la situation de l'appareil 
excréteur dans les composées. — Lamy de la Chapelle : Ex- 
position systématique des lichens de Cauterets, de Lourdes 
et leurs environs. 
Bollettino del R. comitato geologico d'ïtalie, n 09 11 et 1 2, 4 883. 
— B. Lotti : Contribuzione allô studio délie serpentine ita- 
liane et délia loro origine. — Taranelli : Sunto di alcune 
osservazioni stratigrafiche nell' Appennino piacentino. 

Du 3 au 2:5 avril 4 884. 

Chronique de la Société d'acclimatation de France, 2 e série, 
n° 7 et 8. 

Société de Géographie de Paris, n° 7 et 8. 

Réunion des officiers, n os 4 4, 4 5, 4 6. 

Club Alpin français, n° 3, mars 4 884. 

Société de Géographie commerciale de Bordeaux, n° 7. 

Comitato geologico d'Italia, n 03 1 et 2. — L. Mazzuoli ed A. 
Issel : Nota sulla zona di coincidenza délie formazioni 
cfiolitiche eocenica e triasica délia Liguria occidentale. — 
A. Issel : Délia esistenza di una zona ofiolitica terziaria 
a Rivara Canoveze. — Dott. A. Negri : Le valli di Leogra, 
di Posina, di Laghi e dell'Astico nel Vicentino : appunti 
geologici. — Ing. B. Lotti : Osservazioni geologiche nelle 
isole deU'Arcipelago Toscano. 

Bulletin de la Société d'Étude des sciences naturelles de 
Nîmes, n° 4 2, décembre 4 883; n 03 4-2, janvier et février 
4 884. — M. Marion, membre honoraire : Récentes découver- 
tes en histoire naturelle dans le Gard et dans l'Océan, cau_ 
série. 

Atti délia Societa Toscana di scienze naturali, vol. IV. 

6 



XIV 

Société d'Agriculture , industrie , sciences et arts de la Lozère, 
t. XXXV, janvier 1884. 

Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne, n° 2!, janvier 
et février 1884. 

Bulletin de la Société départementale d'archéologie et de statis- 
tique de la Drôme, avril 1884, 69 e livraison. 

Société scientifique et littéraire d'Alais, 1882, t. XIV, 2 e bul- 
letin. 

Revue médicale de Toulouse, n 09 6 et 7, 1884. 

Société royale de Géographie d'Anvers, t. VIII, 5 e fasc. 

Bulletin de la Société académique franco-hispano-portugaise de 
Toulouse, t. V, 1884, n° 1. 

Société des sciences et arts de Bayonne, 2 e semestre, 1883. 

Bulletin mensuel de la Société nationale d'Acclimatation de 
France, 4 e série, t. I, n° 1, janvier 1885. — Camille Dareste : 
Etudes expérimentales sur l'incubation, 2 e partie. 

Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Fer- 
rand, t. XXIV, 18«2. 

Revista da Sociedade de instruçâo do Porto, n° 9, septembre 
1883, terceiro anno. — Conselbeiro D r Manuel Paulino 
d'Oliveira : Catalogue des insectes du Portugal (cont.) — 
Ed. Sequeira : Preparaçôes zoologicas (cont.) 

Un po di luce sulla hyalina obscurata porro studio analitico 
sentetico del socio Napoleone Pini. 

Sulla fauna italiana del socio Napoleone Pini. 

Nuove forme di clausiliae italiane. 

Bulletin de la Société de Pharmacie du Sud-Ouest, n» 70, mars 

1884. 

Bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arts de la 
Haute-Savoie, 3« série, n° 14. 

Société aiïégeoise des sciences, lettres et arts, n° 5, mars 1884. 

Revue des travaux scientifiques, t. IV, n° 2. 

Bulletin de la Société géologique de France, 3 e série, t. IX, 
1881, n° 7. — Lory -. Compte-rendu de la course du 4 sep- 
tembre aux carrières de la Porte de France, aux exploita- 
tions de ciment et au plateau de la Bastille. — Benoît : Ob- 
servations sur la communication précédente. — Lorj : 
Compte-rendu de la course du 7 septembre, de Grenoble à 



XV 

Sassenage et à l'Echaillon. — Renevier : Sur la composition 
de l'étage urgonien. — Lory : Course du 8 septembre, de 
Grenoble à Vizille et au bourg d'Oisans. — Lory : Compte- 
rendu de l'excursion des 9 et 10 septembre, du bourg d'Oi- 
sans à La Grave et retour. — Lory : Sur les schistes cris- 
tallins des Alpes occidentales et sur le rôle des failles dans 
la structure géologique de cette région. — Hébert : Sur la 
position des calcaires de l'Echaillon dans la série secon- 
daire. — Gosselet : Sur les analogies de structure entre les 
Ardennes et les Alpes. — Lory : Résumé de la course du 
12 septembre à Allevard. — H. Kiïss : Note sur les filons 
de fer spathique du canton d'Allevard. 

Bulletin de la Société géologique de France, 3 e série, t. XII, 
n° 4. — Jannetaz : Mémoire sur les clivages des roches 
(schistosité, longrain) et sur leur reproduction. — Ame- 
ghino : Résumé d'un mémoire de M. Adolphe Dering sur 
la géologie argentine. — Dépéret : Nouvelles études sur les 
ruminants pliocènes et quaternaires d'Auvergne. 

Bulletin de l'Académie royale des sciences, des lettres et des 
beaux-arts de Belgique, 53 e année, 3 e série, t. VII, n os 2 et 3. 
— N° 2 : D r Classon : De l'action physiologique de Yaspidos- 
permine. — N° 3 : M. Mac Leod. J. : Communication préli- 
minaire relative à l'anatomie des Acariens. 

Journal d'Histoire naturelle de Bordeaux et du Sud-Ouest. — 
D r Mathias Duval : Les anomalies anatomiques au point de 
vue du transformisme. — Leçons d'un instituteur de cam- 
pagne à ses élèves sur les insectes du Sud-Ouest et leurs 
ennemis (suite). 

Journal d'Agriculture pratique et d'économie rurale pour le 
midi de la France, 4 e série, t. XII, février 1884. — M. G. 
Neumann : Sur la cachexie aqueuse du mouton ; les origi- 
nes et l'état actuel de la question. 

Bulletin de la Société de Borda à Dax, 9 e année, 1884, !- r trimes- 
tre. — D r Blanchet : Liste des plantes trouvées en 1883, 
pour la première fois, dans les départements des Landes et 
des Basses-Pyrénées . 

Bulletin hebdomadaire de lAssociation scientifique de France, 
n os 204-209. — Vélain : Conférence sur les volcans (suite). 



XVI 

Transactions oî the entomological Society of London, i88:î. — 

Nombreux articles d'entomologie. 
Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme, 

16° volume, 2 l> série, t. XII, 1831 ; \1% volume, 2 e série, 

t. XIII, 1 8 s 2 - 8 ;i . 



Du 23 avril au 7 mai . 

Die Basler Mathematiker Daniel Bernoulli und Leonliard Euler, 

1884. 
Société de Géographie commerciale de Bordeaux, n° 8, : e an- 
née, 2* série. 
Club alpin français, section de Provence, n° 4, trimestre de dé- 
cembre 18»:*. 
Bulletins de la Société d'Anthropologie de Paris, t. VII, 3 e sé- 
rie, 1 er fascicule, janvier à mars 1884. 
Rapport de la sous-commission portugaise de nomenclature, en 
vue du Congrès géologique international devant avoir lieu 
à Berlin en 1884. 
Cercle pratique d'horticulture et de botanique de l'arrondisse- 
ment du Havre, 4 er et 2 e bulletins. 
Maître Jacques, mars 1884. 
Réunion des officiers, n os 17 et 18. 

Société d'agriculture, industrie, sciences et arts du départe- 
ment de la Lozère, t XXXV, février 1 88 4. 
Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire 

de Béziers, 2 e série, t. XII, l re livraison. 
Revue vétérinaire, e année, n° 6, mai 1884. 
Feuille des jeunes naturalistes, i4 e année, n° 1G3, mai 1884. 
Société de Géographie de Paris, n° 9, 1 884. 
Association française pour l'avancement des sciences, n° 38. 
Revue médicale de Toulouse, n° 8, '8 e année. 
Société d'Agriculture, d'Horticulture et d'Acclimatation de Nice 
et des Alpes-Maritimes, 3 e période décennale, année 1884, 
94 e bulletin, l tr trimestre. 
Bulletin de la Société de Pharmacie du Sui-Ouest, n» 7i, 8 e an- 
née, avril < 98 \ . 



XV1J 

Société d'Acclimatation de France, 2 e série, n° 9, 5 mai <8S4. 

Verhandlungen der Naturforschenden Gesellscliaft in Basel. — 
F. Miiller : Dritter Nachtrag zum Katalog der herpetologis- 
chen Sammlung des Basler Muséums. — F. Mùller : Die 
Verbrestung der beiclen Viperarten in der Schweiz. — J. 
Kollmaan : Pori aquiferi und Intercellu largànge un Fusse 
•der Lamellibranchiaten und Gasteropoden. — J. Kollmann : 
Craniologische Grâberfunde in der Schweiz. — J. Koll- 
mann : Das Ueberwintern von europaischen Froschund Tri- 
tonlarven und die Umwandlung des mexiekanischen Axolotl. 
— L. Rûtimeyer : Studien zu der Geschichte der Hirschfa- 
milie, II. Gebiss. — J. Kober : Studien ûber Talpa europaea 
(Fortsetzung). — Fr. Burckhardt : Eine Stelle in Lucretius, 
lib. VI, 177 ff. — A. Miiller: Einige neuere Erwerbungen 
fur die mineralogischen und geologischen Sammlungen des 
Muséums. 

Bulletin de la Société géologique de France, 13 e série, t. XII, 
feuilles 18-21, 28 janvier-3 mars 1884, planches IX à XI. — 
Dépéret. — Nouvelles études sur les ruminants pliocènes et 
quaternaires d'Auvergne (fin). — De Lapparent : Notes sur 
les roches éruptives de l'île de Jersey. — E. Fallot : Note sur 
un gisement crétacé fossilifère des environs de la gare 
d'Eze (Alpes-Maritimes). — Kuss : Note sur la constitution 
géologique d'une partie de la Zambézie. — • Bertrand : Rap- 
ports de structure des Alpes de Glarès et du bassin houiller 
du Nord. — Fontannes : Note sur la faune et la classifica- 
tion du groupe d'Aix, dans le Gard, la Provence et le Dau- 
phiné. 

Bulletin de la Société botanique de France, t. XXXI, 2 e série, 
t. VI. — Eug. Bertrand : Lois des surfaces libres. — Ed. 
Cocardas : Idées nouvelles sur la fermentation. — G. Bon- 
nier et L. Mangin : Sur l'absence d'absorption ou de dégage- 
ment d'azote dans la respiration des Champignons. — Ch. 
Wignier : De la végétation à Berck-Plage, canton de Mon- 
treuil-sur-Mer (Pas-de-Calais). Constantin : Influence du 
milieu sur la structure anatomique de la racine. — Lecture 
d'un travail de M. Feuilleaubois sur le Phallus fmpudicus. — 
Ph. Van Tieghem : Sur les canaux sécréteurs du péricycle 



XVII] 

dans la tige et dans la feuille des Omhellifères et des Araliées. 
— Ph. van Tieghem : Sur les canaux sécréteurs du péricy- 
cle dans la feuille des Pittosporées. — J. Godfrin : Recher- 
ches sur l'anatomie comparée des cotylédons et de l'al- 
bumen. — Em. Mer : Recherches sur le mécanisme et la 
cause de la pénétration dans le sol et de l'enracinement de 
l'extrémité des tiges de Ronce. 
Bulletin de la Société botanique de France, t. XXX, 2 e série, 
t. V. — Edouard Lamy de la Chapelle : Exposition systé- 
matique de Lichens de Cauterets, de Lourdes et de leurs 
environs (suite). 



Du 7 au 21 mai 1884. 

Annales de la Société d'agriculture, industrie, sciences et arts 
de la Loire, 2° série, t. III, 27 e volume de la collection, 1883- 

Bulletin de la Réunion des officiers, n 0s 19 et 20. 

Journal d'agriculture pratique pour le midi de la France, 14 e sé- 
rie, t. XII. 

Club alpin français, n° 4, avril 1884. 

Discours prononcé par M. Fallières, à la séance générale du 
Congrès, le samedi 19 avril 1884. 

Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de 
Lyon, t. XXVI. — F. Gonnard : Notes minéralogiques sur 
les environs de Pontgibaud. — D r Saint-Lager : Des origi- 
nes des sciences naturelles. 

Mémoires de l'Institut national genevois, t. XV, 1880-1883. 
Cari Vogt : Les prétendus organismes des Météorites. — 
Hermann Fol : Sur la Sticholonche Zancléa et un nouvel or- 
dre de Rizopodes. 

Journal d'histoire naturelle de Bordeaux et du Sud-Ouest, n° 4. 
D r Testut : De la valeur des anomalies musculaires en An- 
thropologie et en Zoologie. — D r F. Henneguy : La lutte 
contre le phylloxéra. Le terrain tertiaire de Saint-Palais, près 
Royan. — D r J. Guillaud : Gisement de mammifères quater- 
naires à Eymet. — J. Lamic : Naturalisation du Cyperus ve- 
gelus Willd, dans le Sud-Ouest de la France. — N. Merlet : 



XIX 

Raretés mycologiques. — Variétés : Laçons d'un institu- 
teur de campagne à ses élèves sur les insectes du Sud-Ouest 
et leurs ennemis (suite). 
Third Report of the united states entomological commission. 

— The rocky mountain locust in montana in 1880. — The 
rocky mountain locust in Wyoming, montana in 1881. — 
Notes on other locust and on the Western cricket — Data 
obtained from solar physics and eathquake commotions 
applied to elucidate locust multiplication and migration. By 
M r H. H. Swinton. — The armi worm. — Canker-worms. 

— The hessian fly-its ravages, habits, and the means of pre- 
venting its increase. — Descriptions of larvas of injurious 
forest insects. — The embryological development of the 
locust — The embryological development of"Orthopterous 
insects. — Development of caloptmus atlanis. — Develop- 
ment of caloptenus spretus — The development of the bank- 
boring beetles Hylurgopsond xyleborus." — The numbre of 
segments in the head of winged insects. — The systematic 
position of the orthoptera in relation to other orders of in 
sects. — Note on the geographical distribution of the rocky 
mountain locust, illustrated with a colored zoo-geog*raphi- 
cal map of North america. — Early références to the occu- 
rence of the Hessian fly in North america. — A. Description 
of the rye gall-gnat. By D r Herman Loew. B. Observations 
on the new crop gall-gnat. By D r Balthasar Wagner fuldas 
1861. Translated by Cari F. Gissler. — The Hessian fly in 
Silesia in 1869. By Professer D r Ferd. Cohn. — Koeppen's 
account of the Hessian fly. By F. T. Koeppen, S l -Peterbury 
(1880). — The Hessian fly not imported from Europe. By 
D r H. A. Hagen. Cambridge Mass. — Report on the rocky 
mountain locust in 1880. By John Marten. — Report of no- 
tes made in 1880 by A. J. Chipman. — Miscelianeous locust 
notes. — Expérience with the spring canker-worm. By Mar- 
tin A. Howell, J. R. 

Société de Géographie de Paris, n° 10. 
Société de Géographie commerciale de Bordeaux, n° 9. 
Société d'Acclimatation de France, 4 e série, t. I, n° 2, février 
1884. 



XX 

Bulletin de la Société d'agriculture, sciences, arts et lettres de 
l'Ardèche, t. II, »« série, 1883. 

Société de Géographie de Toulouse (convocation à la séance du 
IG mai). 

Catalogue du Médailler de Savoie, par André Perrin, vol. V. 

Atti délia Societa Toscana di scienze naturali, procès-verbaux, 
vol. IV. 

Recueil des travaux de la Société d'agriculture, sciences et 
arts d'Agen, 2 P série, t. VIII. — Delherm de Lare en ne : Ca- 
talogue des coléoptères du Gers et du Lot-et-Garonne, 
3 e partie. 

Anales de la Sociedad espafiola de Eistoria natural, torrfo XIII, 
Cuaderno 1°. — Bolivë'r : Monografia de los Pirgnmorfinos 
(Lamenas I, II, III y IV). — Fairmaire : Liste complémen- 
taire des espèces du G. Timarcha. — E. Simon : Arachnides 
observés à Miranda-de-Ebro au mois d'août 1883. — Lacoiz- 
queta. — Catalogo de les plantas que espontaneamente 
crecen en el valle de Vertizarana, primera parte. 

Atti délia Societa Toscana di scienze naturali résidente inPisa, 
vol. VI, fasc. 1°. — L. Facciola : Descrizione di nuove specie 
di Leptocephali dello stretto di Messina. — L. Bussatti : 
Fluorite dell Isola del Giglio. — E'luorite di Carrara. — 
L.-G. Bornemann Jr. — Sopra una specie mediterranea del 
génère Lingulinopsis. — G. Papasogli e A. Bartoli : Nuova 
contribuzione alla istoria del Carbonio. — G. Angelini : Os- 
servazioni sopra alcuni uccelli appartenenti alla sottofami- 
glia degli Embezerini. — M. Canavari : Contribuzione alla 
conescenza dei Brachiorodi degli strati a Terebratula Aspa- 
sia Mgb. — V. Simonelli : Faunula del calcare ceroide di 
Campiglia Marittima, — A. Mori : Contribuzione alla Flora 
lichenologica délia Toscana. 
Bulletin de la Société belge de Microscopie, i o e année, n° 7. 
A. Gravis : Procédés techniques usités à la station géologi- 
que de Naples, en 1883. — Defrenne : Présentation d'une 
microphotographie du Baccilus tuberculosis. 
Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme, 

18« vol., 3 e série, t. I er , mai 1*84. 
Compendium of the tenth census, part. I et II. 



8 JUL 1886 




xxj 
Du 21 mai au 4 juin 1884. 

The Quaterly journal of the Geological Society, (vol. XL, May 1 
1884). — M. J.-J.-H. Teall : On some North of England 
Dykes (Plates XII et XIII). — M. G. Parkinson : On the 
Droitwich Brine-springs and Saliferous Maris. — M. A. -T. 
Metcalfe : On vertebrate Remains in the Triassic Strata of 
the South Coast of Devonshire. — M. T. Mellard Reade : 
On a Dilta in miniature. — M. T. Mellard Reade : On 
Ripple-marks in Drift. — M. T. Mellard Reade : On Rock- 
fragments from the South of Scotland in the low-level Boul- 
der-clay of Lancashire. — Prof. T.-M.-K. Hughes : On the 
so-called Spongia paradoxica from the Red and White Chalk 
of Hunstanton. — M. E.-T. Newton : On Antelope Remains 
in newer Pliocène Beds in Britain, with the description of a 
new Species, Gazella anglica (Plate XIV). — Rev. J.-F. 
Blake : On the Volcanic Group of St. David's. — M. G.-W. 
Lamplugh : On a récent Exposure of the Shellj Patches in 
the boulder-clay at Bridlington quay, with notes on the 
Fossils by Dr. J. Gwyn Jeffreys, M. E.-T. Newton, and 
D^ H.-W. Crosshey (Plate XV.) — MM. Shrubsole and 
Vine : On the Silurian Species of Glauconome. 

Bulletin de la Société de Géographie de Toulouse (3 e année, 
1884, n° 4). 

Bulletin de la Réunion des officiers (n 03 21 et 22). 

Maître Jacques (avril 1884). 

Chronique de la Société nationale d'Acclimatation de France 
(n° 10). 

Bulletin de la Société de Géographie commerciale de Bordeaux 
(n 03 10 et 11). 

Revue des travaux scientifiques (tome IV, n° 3). 

Feuille des jeunes naturalistes (14 e année, 1 er juin 1884, n° 164. 
— L. Fauconnet : Tableau sj T noptique des espèces fran- 
çaises de Clythriens. — A. Finot : Notes sur la préparation 
des Orthoptères. — A. Matthey : Oiseaux de la faune de 
Neuchàtel et des environs. 

Annales d3 la Société Géologique de Belgique (tome IX, 



XXI] 

1881-82). — G. Cotteau : Description des échinides fossiles 
de l'île de Cuba. — L.-G. de Koninck : Sur quelques cépha- 
lopodes nouveaux du calcaire carbonifère de l'Irlande. — 
P. Cogels et 0. Van Ertborn : Sur la construction géolo- 
gique de la vallée de la Senne. — L.-G. de Koning : Notice 
sur la famille des Bellerophontidae. 

Enumeratio insectorum Norvegicorum (fasciculum V, impartie). 
Die silurischen etagen 2 und 3 im Kristianiagebiet und auf 
Eker. Vœxtlivet i Norve, med Sœrligt hensyn til plantegeo- 
graphien. 

Mémoires de la Société des sciences et lettres du Loir-et-Cher 
(tome X^. 

Bulletin hebdomadaire de l'Association scientifique de France 
(2 e série, tome X, n° 21 3\ 

Boletin de la Sociedad Geograflca de Madrid (tome XVI, n os 3 
et 4). 

Société des Sciences et Arts agricoles et horticoles du Havre 
(26 e et 27 e bulletins 1882, 1 er et 2« trim.). 

Revue médicale de Toulouse (18 e année, n° 10). 

Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne (n° 22, mars et 
avril 1884). 

Revue vétérinaire (9 e année, n° 6, juin 1884). 

Journal d Agriculture pratique pour le Midi de la France (4* 
série, tome XII, avril 1884). 

Bulletin de la Société belge de microscopie (n° 8, 1884). — 
Francotte : Description des différentes méthodes employées 
pour ranger les coupes et les diatomées en séries sur le 
porte-objet. — Francotte : Aspirateurs pour tenir constam- 
ment saturée d'air l'eau des récipients où l'on observe les 
animaux et les plantes aquatiques. 

Annales de la Société belge de microscopie (tome VIII, années 
1881-1882). — Prinz et E. Van Ermengem : Recherches sur 
la structure de quelques diatomées contenues dans le 
« Cemenstein » du Jutland. — Casse : Terrains et mi- 
crobes. 

Bulletin de la Société de Pharmacie du Sud-Ouest (mai 1884}. 



XXllj 

Du i au 18 juin 1884. 

Bulletin de l'Académie royale des sciences, des lettres et des 
beaux-arts de Belgique (53 e année, 3 e série, tome VII, n° 4). 

— Michel Mourlon : Sur les amas de sable et les blocs de 
grès disséminés à la surface des collines samenniennes dans 
l'Entre-Sambre-et-Meuse. — Ed. VanBeneden et Ch. Julin : 
La spermatogénèse chez l'Ascaride mégalocéphale. — G. 
Dewalque : Sur l'état de la végétation le 21 mars 1884. — 
J. Gosselet : Considération sur la cause du métamorphisme 
de la région de Rocogne. — A. -G. Guldberg : Sur l'existence 
d'une quatrième espèce du genre Balaenoptera dans les 
mers septentrionales de l'Europe. — A. -G. Guldberg- : Sur 
la présence aux temps anciens et modernes de la baleine de 
Biscaye (ou Nordcaper) sur les côtes de Norwège. 

Journal d'histoire naturelle de Bordeaux et du Sud-Ouest (n° b). 

— D r L. Testut : Unité de plan et atavisme. — Guillaud : 
Catalogue des champignons observés et récoltés dans le 
Sud-Ouest. 

Chronique de la Société d'acclimatation de France (2 e série, 

n° 11). 
Bulletin de la Société d'études des sciences naturelles de 

Nîmes (n os 3 et 4). 
Bulletin de la Société Archéologique de la Corrèze (tome VI, 

1" liv.). 
Société de Géographie de Paris (n° 11). 
Club Alpin français (n° 5, mai 1884). 
Bulletin de la Réunion des officiers (n° 23, 24; 14 e année). 
Bulletin de la Société d'Acclimatation, n° 3, mars 1884. 
Société de Géographie commerciale de Bordeaux, n° 12, juin 

1884. 
Société belfortaine d'émulation, 6e année, 83-84. 
L'Exploration, 2 e semestre 1884, n° 385. 
Société d'Agriculture de la Lozère, mars 1884. 
Maître Jacques, mai 1884. 
Société d'Agriculture de Douai, t. XV, 1878-80. 
Société Languedocienne de Géographie, t. VII, n° 1, mars 1 884. 



XXIV 

R. Comitato geologico d'Italia, 1884, marzo et aprile.— A.Negri : 
Le valli di Leogra, di Posina, di Laghi" e dell'Astico, nel 
Vicentino (continuazione efine).— B. Lotti : Considerazioni 
sulla età e sulla origine dei graniti Toscani. 

Société des études du Lot, tome IX, 1 er fasc. — J. Judjcki : 
Origine inorganique des combustibles minéraux (suite 
et fin). — Catalogue des plantes recueillies a Puycalvel et 
aux environs par A. Soulié, instituteur. 

Société impériale des naturalistes de Moscou, «883, n° 3. — 
Ant. de Gregorino : Sur les Pecten excism et P. pyxidatus. 

Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, 1883. 
— H.-E. Sauvage : Notice sur le genre Caturus. 

Memorie délia Academia délie scienze dell'Instituto di Bologna, 
4 e série, t. IV. — G. Cocconi e F. Morini : La sistemazione 
délie Puccinie. — L. Calori : Intorno al processo sopra con- 
deloides interno del femore nei Mammiferi e nell'Uomo. — 
G. Capellini : Di un' Orca fossile scoperta a Cetona in Tos- 
cana. — G.-B.Ercolani : Nuove ricerchedi anatomia normale 
e patologica sulla placenta dei Mammiferi e délia Donna. — 
A. Rossi : Sul modo di terminare dei nervi nei tendini e 
nei muscoli degli Uccelli. — G. -P. Piana : Osserviazioni 
anatomo-istologiche intorno a Cinque Mostri Bovini del 
gen. Amorphus di Gurlt con alcune considerazioni sulla 
Coro Tratagenia. — G.-V. Ciaccio : Osserviazioni istologi- 
che intorno alla terminazione délie fibre nervose motive 
ne* muscoli striati délie Torpedini, del Topo casalingo e del 
Ratto albino condizionati col doppio cloruro d'oro e 
cadmio. 

Bulletin de l'Académie impériale des sciences de Saint-Péters- 
bourg, t. XXIX (feuilles 1-14 1/4). — C.-J. Maximowicz : 
Diagnose de nouvelles plantes asiatiques. 

Mémoires de l'Académie impériale des sciences de Saint-Péters- 
bourg, t. XXXII, n° 13. — Die Pflanzenreste der Steinholi- 
len formation am ostlichen abhange des ural-gebirges von 
J. Lehmalhausen. 



XXV 



Du 18 juin au 2 juillet 1884. 

Bulletin de la Société des sciences de Nancy (2 e série, tome VI, 
fasc 16). — Ad. Lemaire : Liste des Desmidiées obser- 
vées dans les Vosges. — Thouvenin : Note sur un cas de 
monstruosité produit par l'espèce Brebis (avec 2 planches). 

— Fliche : Description d'un nouveau Cycadeospermum du 
terrain jurassique moyen (avec une planche). 

Bulletin de la Société géologique de France (3 e série, tome XII, 
feuilles 22-25, 3 mars, 17 avril 1884. Planches XII à XVII.) 

— De Raincourt : Note sur des gisements fossilifères des 
sables moyens. — Hang : Note sur quelques espèces d'Am- 
monites nouvelles ou peu connues du Lias supérieur. — 
Lemoine : Note sur VEupterornis. — Fontannes : Sur une 
des causes de la variation dans le temps des faunes molaco- 
logiques, à propos de la filiation des Peclen restitutensis et 
latissimus. — De Rouville : Note sur le Dévonien de l'Hé- 
rault. — Zeiller : Sur la dénomination de quelques nou- 
veaux genres de fougères fossiles. — Gaudry : Sur un Siré- 
nien d'espèce nouvelle trouvé dans le bassin de Paris. — 
Fontannes : Nouveau gisement fossilifère des marnes plai- 
sanciennes de Saint-Ariès. 

Bulletin de la Société géologique de France (3 e série, tome X, 
feuilles 33-44. Planches XIII à XVI.) — Hébert : Sur la 
structure géologique du vallon de Pradières — Coupe au 
nord du moulin d'Illat. — Coupe de la Cluse de Péreille. — 
Disposition du terrain tertiaire à Lavelanet. — Succession 
des couches du terrain crétacé supérieur à Saint-Sirac. — 
Pouech : Note sur le massif calcaire de Tarascon-Ussat. — 
Hébert : Note sur la grotte de Lherm et la formation gla- 
ciaire de Foix. 

Chronique de la Société nationale d'acclimatation de France, 
2 e série, n° 12, 20 juin 1884. 

Table chronique, méthodique et alphabétique des travaux in- 
sérés dans les mémoires de l'Académie des sciences, arts 
et belles-lettres de Caen. 

Bulletin agricole de l'arrondissement de Douai (année 1882). 



XXVj 

Revue médicale de Toulouse (n° 11). 

Bulletin de la Société nivernaise des sciences, lettres et arts 

(3 e série, tome II e ; XII e vol. de la collection, 1 er fascicule). 
Bulletin de la Réunion des officiers (n° 25 et 26). 
Société de Géographie de Paris (n° 1?). 
Bulletin de la Société de Géographie de Marseille (n°« 4, 5, 6, 

avril, mai, juin 1884). 
Boletin de la Sociedad Geografica de Madrid (tome XVI, n° 5, 

mai 1884). 
Bulletin de la Société belge de microscopie. Procès-verbal 

n« IX. 
Revue vétérinaire de Toulouse, 9 e année, n° 7. 
Société royale de Géographie d'Anvers, t. VIII, 6 e fascicule. 
Journal d'agriculture pratique pour le Midi de la France, 

mai 1884. * 
Société d'étude des sciences naturelles de Nîmes, mai 1884. — 

G. Fominier : La grotte sépulcrale de Rousson (Gard). 
Feuille des Jeunes Naturalistes, juillet 1884. — G. Contagne : 

Révision sommaire du genre Moitessieria. — A. Finot : 

Notes sur la préparation des Orthoptères (suite et fin). — 

0. Meyran : Le Colombier-du-Bugey. 
Procedings of the Academy of natural sciences of Philadelphia, 

— Nombreux articles concernant la Géologie, la Botanique 

et la Zoologie. 
Bulletin périodique de la Société ariégeoise des Sciences, Let- 
tres et Arts de Foix. 
Revue des Travaux scientifiques, tome III, n° 12; tome IV, 

n° 4. 

Du 2 au & juillet 1884. 

Société de Géographie de Paris, n° 13, 1884. 

Maître Jacques, juin 1884. 

Société murithienne du Valais. — Notice botanique sur le pays 
d'Enhaut. — Herborisations de la Société murithienne. — 
Stations nouvelles et plantes non encore signalées dans le 
Valais inférieur. 

Bulletin de la Société d'Acclimatation, avril 5 884. 



XXVlj 

Atti délia Societa Toscana di scienze naturali, p. 73-96. 
Annales de la Société botanique de Lyon, 10 e année, 81-82. — 
D r Perroud : Herborisations dans le Chablais et le Valais. 

— A. Boulhe : Herborisation de Mallevalà Chavanay (Loire). 

— L. Sargnon : Florule de la presqu'île Perrache. — 
L. Débat : Révision de la section Harpidium du genre Hyp- 
num d'après les recherches de M. Renauld. — D r Cauvet : 
Note sur la vrille des Ampélidées. — D r Perroud : Herbori- 
sations dans la vallée de la Gervanne et au Pic de Toulan 
(Drôme). — Smirnoff : Quercus macranthera et Acer traut- 
wetteri, essences caractéristiques de la végétation arbores- 
cente dans le Caucase. — Veuilliot : Excursions nrycolo- 
giques en 1881 et 1 882. — D r A. Magnin : Observation sur 
la flore du Lyonnais (suite). — L. Débat : Sur quelques 
formes critiques de mousses. — Viviand-Morel : Note sur 
l'acclimatation des espèces adventives. 

Journal d'Histoire naturelle de Bordeaux et du Sud-Ouest, n° 6. 

Chronique de la Société d'Acclimatation, n° 13, 1884. 

Verhandlungen der Schweizerischen naturforschen den Ge- 
sellschaft in Zurich, den 7, 8 und, 9 august 1883. 

Société vaudoise des sciences naturelles, v. XX. — Hans 
Schardt : Etudes géologiques sur le pays d'Enhaut. — 
Auguste Favrat : Des contenus stomacaux chez l'homme. 

Bulletin de la Réunion des officiers, n os 28, 29. 

Société de Géographie commerciale de Bordeaux, n° 13. 

Société de Pharmacie du Sud-Ouest, n° 73, juin 1884. 

Société de Géographie de Toulouse, n° 5, 1884. 

Association scientifique de France, décembre 1883. 

Club Alpin français, n° 6, juin 1884. 

Société d'Anthropologie de Paris, t. VII, 2 e fasc, 1884. 

Société de statistique de l'Isère, t. XII, 1883. 

Du 16 juillet au 6 août 1884. 

Société de Pharmacie du Sud-Ouest, n° 74, juillet 1884. 
Bulletin delà Réunion des officiers, n oi 29, 30, 31, 1884 
Société de statistique de l'Isère, 3 e série, t, XII. 
Maître Jacques, juillet 1884. 



XV11J 

Association française ponr l'avancement des sciences. — Infor- 
mations. 

Revue vétérinaire de Toulouse, 9 e année, n 8 8. 

Société d'agriculture de la Lozère, avril 4 88 4. 

Société d'Archéologie de la Drôme, année 1884, juillet. 

Société de Borda à Dax, 9« année, 1884, 2 8 trimestre. 

Revue médicale de Toulouse, n° 12, juin 4 884. 

Société de Géographie de Toulouse, 3 e année, 1884, n° 5. 

Verhandlungen der Schweizerischen Naturforschenden Gesells- 
chaft in Zurich, deu 7, 8, 9 august 1883. 

Chronique de la Société d'acclimatation n os 13, 14 et 1^. 

Club Alpin français, section vosgienne. 

Revue des travaux scientifiques, t. IV, n° 5. 

Société de Géographie de Paris, n° 14. 

Société de Géographie commerciale de Bordeaux, n° 14. 

Société d'Étude des sciences naturelles de Nîmes, juin 18S4, 
n° 6. — A. Lombard-Dumas : Les phosphates de chaux dans 
le département du Gard. 

Journal d'Histoire naturelle de Bordeaux et du Sud-Ouest, 
n os 6 et 7, 1884. — L. Testut : Reproduction chez l'homme 
par l'anatomie anormale de toutes les dispositions simiennes. 

Feuille des Jeunes Naturalistes, août 188 4. — Des Gozis : 
Etude du groupe des Charançons-Cionidse. 

Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne, juin 1884. 

Société d'Agriculture , sciences et arts de la Sarthe, 2° série, 
t. XXI. — Gentil : Erpétologie de la Sarthe. — Monnot : 
Coléoptères de la Sarthe (note complémentaire). — Knoc- 
naert : Coléoptères de la Sarthe (note complémentaire). — 
Contributions à l'histoire naturelle de la Sarthe. 

Bulletino délia Societa Veneto-Trentina di scienze naturali, 
n° 2. — Berlese : La diffusione délie spore dei funghi a 
mezzo dei piccolo arthropodi. — R. Canestrini : Nota sulla 
voracita dei Lucio. 

Mémoires de l'Académie de Nîmes, t. V, 1882. — Jeanjean : Les 
couches géologiques des Cévennes. 

Mittheilungen fur natur-und volherhunde ostasiens, Yokohama. 

Sociedade de instruccao do Porto, n° 10, H e 12. 

Journal d'agriculture pratique et d'économie rurale pour le 
Midi de la France, 4 e série, t. XII, juin 1884. 

8 JUL iqpA 






XXIX 



Volumes reçus pendant les vacances. 

Journal d'histoire naturelle de Bordeaux et du Sud-Cuest (3 e an- 
née, n° 8). — Guillaud, Fronquignon et Merlet : Catalogue 
des champignons observés et récoltés dans le Sud-Ouest. 

The Quaterly journal of the Geological Society, (n° 159, août 
1884). — Nombreux articles de géologie. 

Bulletin de l'Académie royale des sciences, des lettres et des 
beaux-arts de Belgique (n° 5).— Van Beneden et Ch.Julin : 
La segmentation des Ascidiens dans ses rapports avec l'orga- 
nisation de la larve.— F. Plateau : Recherches sur la force 
absolue des muscles des invertébrés, force absolue des mus- 
cles fléchisseurs de la pince chez les crustacés décapodes. 

Bulletin de l'Académie royale des sciences, des lettres et des 
beaux-arts de Belgique (53 e année, 3 e série, tome VII, n° 6). 
— De l'action des hautes pressions sur la vitalité des micro- 
organismes d'eau douce et d'eau de mer. — P.-JL Van Be- 
neden : Sur la culture, à l'abri des germes atmosphériques, 
des eaux et des sédiments rapportés par les expéditions du 
Travailleur et du Talisman. — P.-J. Van Beneden et A.-F. Re- 
naud : La station marine d'Edimbourg. — F.-L. Cornet : 
Note sur la découverte d'un silex taillé dans les alluvions 
quaternaires. — Porissen : Recherches sur la germination 
des graines et des amandes douces. 

Bulletin hebdomadaire de l'Association scientifique de France 
(2 e partie, t. IX, juillet 1884, n° 222, 223, 224, 225, 226). 

Feuille des Jeunes Naturalistes (* er septembre, 14 e année, 
n° 167). — E. Durand : Note sur le bassin houiller d'Alais. 
— Des Gozin : Etude du groupe des charançons. — J. Ca- 
mus : Tératologie du Paliurus aculeatus et du Gleditschia 
triacanthos, L. 

R. Comitato geologico d'Italia (Bolletino n 09 5, 6, 7, 8). — Nom- 
breux articles de Géologie. 

Mémoires de la Société académique de l'Aube (année 1883). — 
Camille Pourdheuille : Catalogue des Lépidoptères du dé- 
partement de l'Aube. 

Bulletin de la Société géologique de France (t. XII, 1884, n° 7). 

d 



XXX 

— Parran : Notice sur les travaux géologiques de Louis Gri- 
mer. — Lemoine : Note sur un Simœdosaurus. — iEhlert : 
Etudes sur quelques Brnchiopodes dévoniens. — Bleicber : 
Note sur la limite inférieure des lias en Lorraine — Fon- 
tannes : Note sur la présence des sables à Potamides Bas- 
teroti dans la vallée de la Cèze. — Bertrand : Failles courbes 
dans le Jura et bassin d'affaissement. — Fontanes : Note 
sur la constitution des sous-sol de la Crau et de la plaine 
d'Avignon. — Dru : Note sur la géologie et l'hydrologie de 
la région de Bechtaou (Russie- Caucase). — Mourlon : Sur 
le grès du signal d'Asfeld, observé près de la citadelle de 
Charlemont. — Gosselet : Classification du terrain dévonien 
de l'Ardenne. — Dupont : Compte-rendu de la course du 
8 septembre de Marienbourg à Dourbes et à Fagnolle. 
N° 8 (t. XIII). — Dupont : Sur le métamorphisme de l'Ardenne. 

— Mourlon : Sur la question des faciès à propos du classe- 
ment stratigraphique des dépôts famenniens de la Belgique 
et du nord de la France. — Gosselet : Sur l'orographie de 
l'Ardenne. — Dupont : Compte-rendu de l'excursion du 
10 septembre de Marlemont à Sautour, Neuville, Roly et 
Matagne. — Dupont : Observations sur les calcaires coral- 
liens du dévonien supérieur. — Mourlon : Compte-rendu de 
l'excursion du 1 1 septembre, de Heer à - Hastière, dans le 
terrain famennien (dévonien supérieur). — Dupont et Mour- 
lon : Compte-rendu de la seconde partie de l'excursion 
du 11 septembre, de Hastière à Wauhort, Frejr et Dinant. 

— Dupont : Sur les calcaires coralliens carbonifères. — Re- 
nard, de Rouville, Rutot : Observations sur l'origine de la 
dolomie. — Ch. Barrois : Observations sur l'origine de la 
dolomie. — Dupont, Van den Braeck : Observations sur 
l'origine delà dolomie. 

Réunion des officiers, n 09 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 

42, 43, 44, 45, 46. 
Mémoires de l'Académie des sciences d'Amiens (n° 10, 5 e série, 

1883). 

Atti délia Societa Toscana di scienze naturali (vol IV). 
Bulletin de la Société d'études des sciences naturelles de 
Nîmes (juillet 1884, n° 7). 



xxxj 

Journal d'agriculture pratique pour le Midi de la France 
t. XII, juillet-août-septembre 1884). 

Mémoires de la Société d'agriculture du département de la 
Marne (années 1882-1883). 

Jahresbericht der Gewerbeschub zu Bistritz in siebenbùrgen. 

Bulletin de la Société archéologique de la Corréze (tome VI). 

L'Exploration (t. XVIII, 2* semestre 188 4). 

Recueil de l'Académie des sciences du Tarn-et-Garonne (an- 
née 1882-83). 

Bulletin de la Société de Géographie de Paris (1 er , 2 e et 3 e tri- 
mestres 18S4). 

Bulletin de la Société de Géographie de Paris (n° 1 s). 

Bulletin de la Société académique Franco-Hispano-Portugaise 
(t. V). 

Bulletin de la Société de Géographie de Madrid (t. XVI n* 1, et 
XVII n" 2, 3). 

Bulletin de la Société de Pharmacie du Sud-Ouest (n° ?s). 

Bulletin de la Société royale de Géographie d'Anvers (t. IV, 
1 er fascicule. 

Bulletin de la Société de Géographie commerciale de Bordeaux 
(no» 4 5 et 16). 

Bulletin de la Société de botanique de France (A. E. n° 2, 3, 
4, 5). 

Mémoires de l'Académie de Stanislas (1883, t. I). 

Mémoires de la Société d'agriculture d'Orléans (t. XXIV, n° 4). 

Revue médicale (n os 13, 14, 17, 18 et *9). 

Société centrale d'agriculture et d'horticulture de Nice et des 
Alpes-Maritimes (9o c bulletin),. 

Maître Jacques (août 1884, septembre et octobre). 

Revue vétérinaire (n° 9, septembre 1884; 10, octobre 1884; 
1 1, novembre i 884). 

Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne (n° 25, juillet 
1884). 

Chronique de la Société d'acclimatation de France (n 03 16, 

17, 18, 19, 20 et 21). 

Société languedocienne de Géographie (t. VII, 2* trimestre, 

1884). 

Société royale belge de Géographie (n°* 1, 2 et 3, 1884). 



XXX1J 

Bulletin de la Société de Géographie de Toulouse (n<>» 6, 7 et 8 

4884). 
Bulletin de la Société de Géographie commerciale de Bordeaux 

(n 01 17, 18, 19, 20, 21 et 22). 
Entomologisk tidskrift (n os 1 et 2). 

Bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arts de la Lo- 
zère (juillet et août 1884). 
Revue médicale de Toulouse (n 0B 15 et 16). 
Bulletin périodique de la Société ariégeoise des sciences, let- 
tres et arts (n° 7, septembre 1884). 
Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de 
l'Yonne .année 1884, 38 e volume). — G. Cotteau : Les explo- 
rations marines à de grandes profondeurs. — J. Lambert : 
Etude sur le terrain jurassique moyen du département de 
l'Yonne. 
Bulletin mensuel de la Société nationale d'acclimatation de 
France (n° 5, mai 1 884 -, n° 6, juin 1 884 ; n 9 7, juillet 1 884). 
Bulletin de la Société de Géographie de Marseille (n oi 7, 8 et 

9, juillet, août et septembre 1884). 
Annales de la Sociedad espanola de historia natural (t. XIII). 
— Lacoizqueta : Catalogo de las plantas que espontanea- 
mente crecen en el vallede Vertizarana. — Calderon : Rocas 
eruptivas de Almaden (Lamina V). — Brenosa : Las porfi- 
ritas y microdioritas de san Ildefonso y su contornos (La- 
mina VI) — Truan y Luard : Ensayo sobre la sinopsis de 
las diatomeas de Asturias (parte primera). 
Bulletin de la Société de Borda, à Dax (3° trimestre 1884).— 
H. du Boucher : Matériaux pour un Catalogue des coquilles 
fossiles du bassin de l'Adour. L'Atlas conchyliologique de 
Grateloup révisé et complété. 
Bulletin de l'Académie royale des sciences de Belgique (n°« 7 
et 8;. — N° 7 : E. Van Beneden et Oh. Julin : Le système 
nerveux central des ascidies adultes et ses rapports avec 
celui des larves Urodèles. — M. Stuckens : Sur la ventouse 
abdominale de Liparis Barbatus. — E. Delsaux : Sur la res- 
piration des chauves-souris pendant leur sommeil hibernal- 
J. Fraipont : Le rein céphalique du polygordino. — J. Frai- 
pont : Le système nerveux central et périphérique des 
Archiannélides et des Archiochœtopdes. 



XXXI1J 

Atti délia Societa italiana di scienze naturali (giugno, ottobre, 
febbraio, aprile 1883 et gennayo 1884). 

Procedings of the Davenport Academy of natural sciences 
(3 e partie). 

Cercle pratique d'horticulture et de botanique de l'arrondisse- 
ment du Havre (3 e et 4^ bulletins). 

Procedings of the scientific meetings o the Zoological Society 
of London ferthe year 1883 (avril, juin et août 1SS4). 

Bulletin de la Société botanique de France (revue bibliogra- 
phique). 

Giuseppe Leonardelli : Il saldame il rego e la terra di punta 
merlera in istria corne formazione termica. 

Journal d'Histoire naturelle de Bordeaux et du Sud-Ouest 

(u° 9). 

Bulletin de la Société d'étude des sciences naturelles de Nî- 
mes (n os S et 9). 

Bulletin de la Société de Pharmacie du Sud-Ouest (n os 76, 77). 

Club Alpin français (n° 7, octobre 1 8 84;. 

Bulletin hebdomadaire de l'Association scientifique de France 
(avril et août 1884). 

Bulletin de la Société d'Anthropologie de Paris (3 e fascicule, 
mai à juillet 1 884). 

Société languedocienne de Géographie (3 e trimestre 188 4). 

Annual report of the board of régents of the Mithsonian ins- 
titution 1882. 

Mémoire delà Société d'émulation du Jura (4 e volume 1883). 

Boletin de la Academia nacional de ciencias en Cordoba (t. VI). 

Bulletin de l'Académie d'ïïippone (bulletin n° 20, fascicule 1). 

Société de secours des amis des sciences (1884). 

Bulletin de la Société d'Archéologie et de statistique de la 
Drôme ^octobre 1884). 

Revue de Yokohama. 

Feuille des jeunes naturalistes (n os 168 et 169). 

N° 168. — E. Durand : Note sur le bassin houiller d'Alais. 

— Des Gozis : Etude du groupe des Charançons. 
No i69 4 — pjj # François : Anatomie d'une chenille de pa- 
pillon diurne (concours de dissection). — E. André : Le 
monde des fourmis. 

d* 



XXXIV 

Bulletin de la Société géologique de France (tome XII). — Ber- 
geron : Note sur les strobiles du Walchia piniformis. — 
Gorceix : Gisement de diamants de Graomogor (province de 
Minas Géraësï, Brésil. — Gourdon : Note sur le gisement 
du pré de Roger, près Saint-Béat. — Collot : Observations 
sur la communication de M. Fontannes de Sarran d'Allard. 

— Recherches sur les dépôts fluvio-lacustres antérieurs et 
postérieurs aux assines marines de la craie supérieure du 
département du Gard. — Schlumberger : Note sur les Mi- 
liolidées trémaphorées. — Bourgeat : Note sur la découverte 
de trois lambeaux nouveaux de cénomanien dans le Jura. 

— Lodin : Note sur la constitution des gîtes stannifères de 
la Villeder (Morbihan). — De Boury : Liste de quelques es- 
pèces rares recueillies à Cuise-Lamotte. — Zeiller : Sur les 
traces d'insectes simulant des empreintes végétales. — 
Tardy : Nouvelles observations sur la Bresse ou de la jonc- 
tion au pliocène et au quaternaire. — Pouech : Note sur la 
constitution géologique du Pech de Foix. 

Annales de la Société d'émulation du département des Vosges, 
1884. — D r Mougeot : Desmidiées des Vosges observées par 
M. Lemaire. — D'Arbois de Jubainville : La rouille des 
blés. Péronospera viticola. Nectria ditissima. Le Pourridié 
de la vigne. Cephus compressus. Fusicladium pirinum. — 
J.-F. Lebrun : Mémoire sur l'âge des roches des Vosges. 

Bulletin de l'Académie impériale des sciences de Saint-Péters- 
bourg. — C. E. Mercklin : Sur un échantillon de bois pé- 
trifié provenant du gouvernement de Riasan. — N. We- 
denski : Phénomènes téléphoniques dans le cœur provoqués 
par l'irritation du nervus vagus. 

Comptes-rendus des séances de l'Académie des sciences de 
Paris (n° 17, 27 octobre 1884). — M. Marey : Les eaux conta- 
minées et le choléra. — Berthelot et André : Sur la formation 
du salpêtre dans les végétaux. — Vivier : Analyse de l'apa- 
tite de Logrozan (Espagne). — F. Gommard : Sur une peg- 
matite à grands cristaux de chlorophyllite des bords du 
Vizézy, près de Montbrisson (Loire). 

Mémoires de la Société académique des sciences et arts de 
Saint-Quentin (t. V). — J. Dubut : Catalogue méthodique 
des lépidoptères de l'arrondissement de Saint-Quentin. 



XXXV 

Procedings of the American Academy of arts and sciences, i re et 

2 e partie 4 884. — 1™ partie. — Asa Gray : Contributions so 
north american Botanj. — By William Barney : On the 
Development of the posterior fissure of the spinal cord, 
and the réduction of the central canal in the Pig. — Albert 
H. Tuttle : The relation of the ex ternal meatus, Tympa- 
num, and Eustachian tube to the First viscéral cleft. — By 
Samuel H. Scudder : The fossil White ants of Colorado. 

Bulletin de la Société d'émulation du département de l'Allier 
(t. XVII). — E. Olivier : Supplément à l'essai su? la faune 
de l'Allier (vertébrés), 

Bulletin de la Société des études du Lot (t. IX). — A. Soulié : 
Catalogue des plantes recueillies à Puycalvel et aux envi- 
rons. 

Mémoires de l'Académie des sciences, inscriptions et belles- 
lettres de Toulouse (t. VI, 1 er semestre). — Lavocat : 
Ceinture scapulo-claviculaire des vertébrés. — Lavocat : 
Transformation progressive des quadrumanes. — Clos : 
Contribution à la morphologie du calice. 

Institut national genevois (n 09 manquant sauf n° 11). 

Du 19 novembre au 3 décembre 1884. 

R. Comitato geologico d'Italia (bulletins 9 et 10, 1884).— Nom- 
breux articles de géologie. 

Bulletin de l'Académie royale des sciences, des lettres et 
beaux-arts de Belgique (n oi 9 et 10). — A. Renard : Note 
sur des pseudo-cristaux de quartz, affectant la forme de la 
pyrite arsenicale. — J. Mac-Leod : La structure de l'intestin 
des Arachnides. — J. Mac-Leod : Sur l'existence d'une 
glande chez les Phalangides. — J. Mac-Leod : De l'herma- 
phrodisme de Trombidium. 

Feuille des jeunes naturalistes (n° 170, 1 er décembre 1884). — 
A. Lameere : Les rouages d'une chenille. — J. Camus: 
Botanique et philologie. — E. André : Le monde des 
fourmis. 

The Quaterly Journal of the Geological Society (n° 160). — 
M. J.-W. Davis : On sone Renains of fossil fishes from the 
Yovvale séries at Lezburn in Wensleydale 'plates XXVI et 



XXXVJ 

XXVII). — M. T. Roberts : On anew species of conoceras 
from the Llanvirn Beds, abereiddy, Pembrokeshire (plate 
XXVIII). — M. J.-J. Teall : On the Chemical and microsco- 
pical characters of the whin sill (plate XXIX). — M. W.-H. 
Pennings : On the High-level Coal fielos of south Africa. — 
M. A.-W. Waters : On fossil by clostomatous Bryozoa from 
Australia (Plates XXX et XXXI). — M. R.-F. Tomes : On 
the Oolitic Madreporaria of the Boulonnais (Plate XXXII). 
— Prof. J.-W. Judd : On the nature relations of tho jurassic 
depositis which underlie London; v.ith an Introductory 
note bj nir. C. Homersham (plate XXXIIIj. — M. T.-R. Jo- 
nes : On the Forcminifera and ostracoda from the Deep Bo- 
ring at Richmond (plate XXXIV). — D r G.-J. Hinde : On 
fossil calcisponges from the well-Boring at Richmond 
(plate XXXV). — M. G.-R. Vine : On Polyzoa found in the 
Boring at Richmond. — D r G.-J. Hinde : On the Structure 
andaffînitier of the famillj Receptaculitidse (plates XXXVI 
et XXXVII). — M. G.-R. Vine : On sone cretaceous Licheno- 
poridœ.— Lt. Col. H. H. Godwin-austen : On certain Tes- 
tiary formations at the South Baseof the Alps in north Italv. 

Réunion des officiers (n 03 47 et 48). 

Société de Géographie de Toulouse (n° 9, 1884). 

Société royale de Géographie d'Anvers (t. IX, 2 e fascicule). 

Bulletin mensuel de la Société d'Acclimatation de France (n° 8, 
août 1884). 

Chronique de la Société d'Acclimatation de France (n° 22, no- 
vembre 4 884). 

Revue médicale de Toulouse (n° 20). 

Société de Géographie de Paris (n° 1 6). 

List of the Geological Society of London (novèmber 1884). 

Compte-rendu des travaux de la Société de médecine, chirurgie 
et pharmacie de .Toulouse (1884). 

Club Alpin français (n° 8, novembre 1884). 

Revue vétérinaire (n° 12, décembre 1884). 

Maître Jacques (novembre 1884). 

FIN 



TABLE DES MATIÈRES 



Pages 

Composition du Bureau de la Société pour l'année 1884 5 

Etat des membres de la Société d'Histoire naturelle de Toulouse 

au 1 er février 1884. . . . 6 



TRAVAUX ORIGINAUX 

J. Comère : Catalogue des Diatomées des environs de Toulouse. 13 

P. Fagot : Mollusques souterrains de l'Europe et de l'Algérie. . 25 

Jules Chalande : Les Lamellicornes français 43 

J. Nirt Delgado : Note sur les échantillons de Bilobites envoyés 

à l'Exposition géographique de Toulouse 126 

Capitaine Lassère : Observations sur la nulation de la panicule 

du Yucca pendant les mois d'août et de septembre 1883. . 131 

F. Laulanié : De la spermatogénèse chez le cheval 139 

Paul Farre-Domergue : Note sur une nouvelle platine mobile et 
sur l'emploi de « finders » comparables pour faciliter les 
relations des micrographes entre eux 148 

Paul Farre-Domergue : Note sur les Rhizopodes et les Infusoires 

des eaux de Toulouse, leur récolte, leur préparation 152 

Capitaine H. Peragallo : Diatomées du Midi de la France. ... 189 



XXXV11J 



PROCES-VERBAUX 

Séance du 2 janvier 1884 i 

Séance du 1 6 janvier n 

Séance du 6 février in 

Séance du 5 mars iv 

Séance du 19 mars vi 

Séance du 2 avril vu 

Séance du 23 avril vin 

Séance du 1 mai xi 

Séance du 21 mai xi 

Séance du 4 juin xm 

Séance du 18 juin xv 

Séance du 2 juillet xvi 

Séance du 16 juillet xvi 

Séance du 19 novembre xvn 

Séance du 3 décembre xvm 

Séance du 1 8 décembre . xx 



PUBLICATIONS REÇUES PAR LA SOCIÉrÉ 

Du 10 décembre 1883 au 2 janvier 1884 i 

Du 2 au 16 janvier i 

Du 16 janvier au 1 er février ij 

Du 1 er février au 5 mars v 

Du 5 au 19 mars x 

Du 19 mars au 3 avril xj 

Du 3 au 23 avril xiij 



XXXIX 

Du 23 avril au 7 mai xvj 

Du 7 au 21 mai xviij 

Du 21 mai au 4 juin xxj 

Du 4 au 18 juin xxiij 

Du 18 juin au 10 juillet , xxv 

Du 10 au 16 juillet xxyj 

Du 1 6 juillet au ô août. xxvij 

Volumes reçus pendant les vacances xxix 

Du 19 novembre au 3 décembre xxxv 



FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES 



<JUL 1386 




TOULOUSE, IMPRIMERIE DURAND, FILLOUS ET LAGARDE. 



ERRATA 



Quelques fautes d'impression s'étant glissées de la page 153 à la page 18G, lo 
lecteur est prié de les corriger comme suit : 



page 



153 
156 

158 


ligne 


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4 

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: perpétration 

quantité 
: centilitre 


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: d'eau 
cent, cube 


161 
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25 
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des microbes, delà 


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et ne permettent pas 
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167 


— 


23 


— 


ont été trouvés 


— 


a été trouvé 


169 


— 


2 


— 


llalotruches 




— 


Holotrichés 


171 


— 


5 


— 


derniers 




— 


dernières 


174 


— 


33 


— 


Lobastoma 




— 


Lobostoma 


180 
181 


— 


29 
10 


— 


Dresing 
Monasiga 




— 


Diesing 
Monosiga 


184 
185 


z 


21 
13 


— 


Nyclotberus 
Didinum 




— 


Nyclotherus 
Didinium 


186 

187 


— 


20 

18 


— 


picens 
Dystebiidse 




— 


piceus 
Dysteriidœ 



Toulouse. — Typ. Durand, Fillous et Lagarde, rue Saint-Rome^ H.